Mission N°5

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Mission N°5

Message  Babanek le 13/09/17, 12:22 am

Le 3 janvier 2024, nous eûmes la surprise de découvrir une enveloppe glissée sous la porte de notre loft. On nous donnait rendez-vous dans un bar de Charter Hill vers 21h.

Angel nous précéda d’une bonne demi-heure, testant la moto qu’il venait de s’acheter : une Ashigaru flambant neuve ! NJ, Telma et moi, on prit le bus blindé, envisageant de s’acheter une caisse si jamais on économisait assez. On dut se balader un peu dans le quartier de style victorien avant de tomber sur le bar, plutôt miteux de l’extérieur, avec une enseigne indiquant Forlorn Hope. La bécane d’Angel étant garée devant, on s’était pas gourés.
A peine la porte passée, l’atmosphère se fit soudainement tendue. Le son ambiant, déjà faible alors qu’on ouvrait la porte, se fit silence alors que toute la salle nous dévisageait d’un œil mauvais. Les baroudeurs attablés, dont la plupart avaient l’air de solos, n’avaient pas du tout l’air ravis de notre présence ici. Refrénant comme je le pouvais, une suée et un léger tremblement, j’allais chercher à boire en bégayant pendant que les autres rejoignaient Angel. Il était  attablé dos à un mur, contemplant les graffitis de la table, pas non plus très à l’aise, quoique plus que moi.
Angel et Telma repérèrent Bunny & Clyde, attablés dans un coin sombre et échangèrent un discret salut.

De stress, j’avais vidé ma synthé-bière d’une traite et on commençait à se demander ce qu’on foutait là quand un type en costard s’amena près de nous. Il se présenta comme Chronos et semblait déjà savoir qui étaient notre Fixer et notre Solo. Il avait un boulot pour nous, risqué au point qu’il ne voulait pas le faire lui-même, pas franchement illégal, mais requérant beaucoup de discrétion (là, j’eus un doute en me remémorant certains exploits de l’équipe quand il fallait faire profil bas, mais j’attendis la suite).
Il nous parla d’un yacht, que les colombiens utilisaient pour infiltrer des équipes sur le territoire américain et approvisionner les villes portuaires en drogue. On lui avait demandé de trouver ce bateau et de le couler. Le hic, c’était qu’une quinzaine de bateaux actuellement présents à la marina correspondaient à son calibre, mais qu’aucun n’affichait pavillon colombien. Il avait déjà essayé de trouver l’info à l’Ambassade colombienne via un Runner, sans succès.
Il nous faudrait donc pénétrer dans l’ambassade et trouver, dans le coffre du Consul, les documents identifiant le bateau. L’Ambassade colombienne se trouvait au 5e étage de l’Immeuble Steiner, haut de 7 étages. La sécurité de l’Ambassade comprenait 6 à 8 gardes entraînés. Pour plus de fun, l’ensemble du bâtiment était sous contrat avec Arasaka. En plus des 2-3 gardes présents à l’accueil du rez-de-chaussée,  toute alarme déclenchée dans le bâtiment ferait intervenir une équipe de nos concurrents sous 4 minutes, sans moyen de couper l’alerte. Enfin, pour couronner le tout, nous n’avions que 72h pour trouver le bateau et le faire sombrer, sans quoi il risquerait d’être déjà parti.

Chronos avait quelques infos en plus, obtenues par son Runner, Ben Wright, à savoir :
- le Consul ne rentrerait pas avant 3 semaines
- les plans de construction et de réseaux de l’immeuble, ainsi que les matériaux utilisés
- toute personne entrante était fouillée par Arasaka
Chronos nous proposa 1000 Eb pour la mission et nous promettait d’obtenir le matériel nécessaire. Angel nous négocia 1500 Eb dont une avance de 500 Eb immédiatement, la fourniture des explosifs et un numéro pour le joindre.

Après un bref repérage visuel du quartier et une analyse des données, un plan fit surface :
- un bureau avait été modifié et sa fenêtre murée, derrière un trompe œil… on misait sur le bureau du Consul, notre cible. Un autre grand bureau à l’opposé du couloir, serait notre second choix.
- une gaine technique, accessible par le toit, donnait à quelques mètres du bureau muré.
- un proche immeuble, séparé par un boulevard de 20m à la circulation dense, était haut de 6 étages et possédait un accès par un escalier extérieur.
- on accèderait au toit du Steiner par un câble tendu entre les deux bâtiments au moyen d’un lance-grappin, d’un treuil et de matériel assurant notre progression suspendue.
- notre sortie se ferait en rappel par une fenêtre, donnant à proximité d’une plaque d’égout repérée et préparée. Après une progression souterraine pour éviter les AV d’Arasaka, on sortirait à côté d’une voiture volée, avant de se réfugier dans une planque.
- notre employeur semblait vouloir trier avec nous au plus vite et on soupçonnait qu’il soit intéressé par d’autres infos contenues dans le coffre… on ferait donc le tri avant, toute info non demandée dans la mission pouvant être marchandée.
Pour faciliter l’accès aux données, j’achetai un chalumeau portatif et un décodeur de serrure électroniques à carte. On prit aussi des puces pour comprendre l’espagnol, ça pourrait nous servir à réagir. On demanda un versement supplémentaire à Chronos pour payer le matériel d’escalade, de bonnes longueurs de corde et de quoi fabriquer un lance-grappin. Je m’attelai à modifier deux grenades et un lance-grenade pour propulser 30m de corde doublée sur le toit d’en face, avec un franc succès. Là on était dans mes cordes !

Telma nous trouva un parking non surveillé pour braquer une caisse et la première voiture me causa quelques problèmes. La seconde fut la bonne et on trouva un coin tranquille où la garer,  à un pâté de maison du Steiner et à côté d’une bouche d’égout. J’emmenai notre corpo sous terre pour repérer notre route de sortie, s’assurer qu’elle soit libre et desceller la plaque située au bas de l’immeuble.
A 1h du matin, on monta sur le toit du bâtiment d’à côté et on prépara notre infiltration.

A2h, Angel fit feu et réussit à accrocher le grappin sur le toit du premier coup. J’installai le treuil, assuré de sa solidité, avant que Telma ne commence son ascension. Mais le vide peut filer les pétoches à n’importe qui, même à un Solo ! Elle se retrouva rapidement suspendue à sa ligne de vie et rapatriée sur notre toit. Angel essaya à son tour, plus confiant et posa le pied sur le toit, heureusement vide de tout garde ou système d’alarme immédiat. NJ suivit, puis Telma et enfin moi, juste à temps avant que notre corde ne se détende : le treuil avait lâché ! On récupéra la corde grâce à un système de coupure télécommandé que j’avais installé. Avisant les portes des ascenseurs et des escaliers, je notai qu’elles étaient sécurisées par une alarme, de même que le panneau de la gaine technique. Mais quand on est Techie, ce n’est rien de plus qu’un challenge supplémentaire et une occasion d’apprendre. Le panneau fut vite ouvert, l’alarme neutralisée.

Assurés par une corde, on descendit aussi silencieusement que possible… enfin pas tous ! Notre solo, qui avait embarqué avec elle toute la corde, se prit dedans en jurant bruyamment alors que je posais les pieds au 5e. Deux paires de rangers apparurent rapidement devant la grille scellée du conduit et j’entendis les gardes se demander si une maintenance était prévue ce soir. Notre Solo prit ses responsabilités et continua sa descente plus bas, continuant à faire du bruit et évoquant à voix haute la pharmacie du 3e. Les gardes s’éloignèrent pour aller s’assurer à l’accueil que tout était normal. Aïe, là il allait falloir réagir vite.

Je mis toute ma concentration à déboulonner le panneau sans bruit, avant de repérer le bureau du Consul, qui était bien celui escompté. D’un accord silencieux, je partis l’ouvrir, tandis que Angel et NJ contournaient les bureaux pour précéder les gardes à l’accueil de l’étage, pistolets silencieux en main. Mon décodeur de serrures électroniques fit des miracles et je pénétrai rapidement dans le noir, refermant derrière moi. La lumière me révéla un bureau, un meuble bas, une bibliothèque, un meuble TV et un tableau du président Colombien, mais pas de coffre apparent. Il faudrait chercher. Le Vac Gymer qui était en moi me fit débuter par le tableau, sans succès. J’enchainais avec la bibliothèque et trouvai rapidement le coffre, dissimulé derrière une encyclopédie trompe l’œil.
Alors que je me concentrais sur la serrure, l’oreille collée au coffre et ce, malgré le boucan que faisait Telma, que j’entendais encore malgré les cloisons, j’entendis un pfiou-pfiou-pfiou suivi d’un PFIOU et de deux chutes. Les gardes avaient été neutralisés par mes collègues. Un « Hey, José, Ramon, que passa ? » raisonna dans le couloir, puis un clic au niveau du coffre, qui s’ouvrit sur une série de disques et des liasses de documents.

Tout s’accéléra alors.
Deux portes s’ouvrirent dans le couloir, suivies d’une détonation et d’un hurlement bref… Angel avait pacifié le garde à l’accueil d’une grenade à fragmentation. J’embarquai le contenu du coffre avant de ressortir, alors que les coups de feu éclataient. Angel et NJ avaient nettoyé un second garde et Telma, qui était reparue près de moi, s’occupait de celui placé entre nous et notre sortie. Je la rejoignis en arrosant deux autres gardes d’un chargeur d’uzi, NJ et Angel ayant fait la jonction. Notre Fixer s’occupa de la fenêtre avec son gun thermo électrique, pendant que j’installai une première corde. Puis il s’occupa de mes poursuivants d’une seconde grenade qui les cueillit de plein fouet.
Telma et NJ se retrouvèrent vite bloqués sur la corde, leur matériel grippant à cause d’une utilisation trop hâtive. J’installai donc une seconde corde avant de descendre d’un rythme plus lent mais plus efficace. Angel me rejoignit après avoir condamné la pièce d’une grenade incendiaire.

On parvint enfin tous en bas sans bobo, avant de disparaître dans les égouts. Tout n’avait duré que deux ou trois minutes.

Notes pour la rencontre prochaine avec Chronos :
- lui demander comment il savait que les infos qu'il recherchait étaient là où il nous a envoyé
- lui demander comment il a eu notre adresse
- lui demander qui lui a conseillé notre équipe
- marchander les informations non prévues au contrat s'il veut y avoir accès / lui cacher celles qu'il ne demande pas expréssément

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