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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK - ACTE 23 : THEATRE ASSASSIN

Message  Babanek le 16/02/18, 01:36 am

A contre courant des autres spectateurs, qui sortent dans la liesse et ne semblent rien avoir remarqués, nous nous frayons un chemin dans les gradins. Nous remarquons alors une orque aux longues dreadlocks blanches qui nous fait des signes, de l'autre côté de la salle : Cham T'nala nous a retrouvés! Elle nous avait quitté à Throal, avant que nous ne partions à la recherche des galions. Un esprit l'avait contacté à travers son amulette et elle était partie précipitamment en parlant de sa tribue, d'une transhumance d'orcs et d'une certaine Krathis Gron et d'un royaume nommé Cara Fahd. Ma foi, son retour parmi nous est peut-être providentiel... J'espère que les ennemis seront chevelus...

Nous montons finalement sur la scène et passons derrière le rideau : toute la troupe est assemblée et nous tourne le dos. On nous somme de quitter les lieux avant qu'un acteur nain ne reconnaisse nos insignes des Forces d'Exploration et demande aux autres de nous laisser avancer, voyant en nous des représentants de la loi, de la sienne en tout cas. La victime était un orque d'âge mur, son visage restant crispé dans la mort. D'après Cham, tout semble indiquer une crise cardiaque, mais cette dernière s'ouvre à l'espace astral, en quête de confirmation, imitée par Lirna. Hoquetant de surprise, la sylpheline nous indique que l'architrame du théâtre et les émotions positives qui l'alimentent continuellement ont fait de ce lieu une curiosité de l'espace astral. Habituellement bleuté et froid, il revêt ici des couleurs sublimes. L'énergie astrale se modèle en tourbillons et en myriades de lumières, tandis que les murs sont couverts de formes artistiques et joyeuses, de chaleur et d'émotion. Le rideau de la scène est perpétuellement agité d'un courant invisible et la scène est couverte d'une herbe pure. Un rayon de lumière bienfaiteur éclaire la scène d'en dessous.
Se focalisant sur la victime, Lirna ne peut que confirmer la mort de Garon, qui était un Troubadour de 5e cercle, mais remarque la présence d'une substance nocive et violente parcourant sa trame, qu'elle identifie comme un poison. Elle repère l'épicentre de l'infection : un point derrière le cou de l'orque.
Gruuth lui fait boire sa fameuse potion dans un élan d'espoir, mais rien ne se passe, il est trop tard.

J’ai hélas remarqué de nombreuses interactions entre les acteurs qui ont interprétés plusieurs rôles… Donc chacun ont eu de nombreuses occasions.
Une femme orque le tient dans ses bras et dit l’avoir vu convulser avant de s’immobiliser, se tenant le cœur.
Cham'tnala ausculte le corps : la piqûre est récente, et le poison (mélange de poison) est très chevronné.
Jothan nous fait alors signe pour aller parler dans un coin, et nous révèle que le mort était évidemment la personne qu’il devait rencontrer, son contact de l’œil de Throal… il y en a surement 1 ou eux autres sur le navire, mais il ne les connait pas, et ils sont sûrement en danger… Lui-même se sent en danger, nous lui laissons donc Léorak et Celyanna en garde du corps, les invitant à se réfugier dans l'une de nos chambres.

Un nain roux se présente ensuite à nous : Pithorius Tartakull, fils d'Elbonius Tartakull, le fondateur du 1er Théatre itinérant crée après le Châtiment, pour répandre la joie.
Prêtant foi à nos insignes de Throal, il nous demande de l’aide pour résoudre ce crime infâme. Nous demandons alors la liste des acteurs, leur qualifications et leur temps de présence dans la troupe.
- Le mort : Garan Clairevoie, orque troubadour, 10 ans
- Lognard le Lumineux, nain, illusionniste (effets spéciaux), depuis 50 ans dans la troupe.
- Elwind Dansingblade, maître d’arme humain, 1 mois
- Gaelin "Fait mouche" archère elfe, 1 mois
- Ysilla Elcomi, guerrière naine, 1 mois
- Alvar Lightfoot, éclaireur humain, 1 mois
- Silthas Vertevallée, elfe voleur, 1 mois
- Aliane et Methos, couple elfe maitres d’arme, 5 ans
- Adrian et Lothar frères humains maîtres d’armes, 5 ans
- Maéra et Noran sœurs nains, troubadours, 5 ans
- Aerathas orque, troubadours, 5 ans
- Lorga orque, troubadours, 5 ans
- Gotri, nain ménéstrel, 5 ans
- Luévia, ménéstrel, 5 ans
- Vilmir, ménéstrel, 5 ans

Par principe tous les plus récents (et les elfes) sont louches, ainsi que le voleur.
Les plus proches de la victime à la fin du spectacle : Alvar, Silthas, Methos, Lothar, Maéra, Aerathas, Lorga.
(Cf : voir photo du tableau récapitulatif)

Gris'kall Filedroit ,quartier maître T’skrang, se présente aussi à nous, après s'être enquerri des troubles. il nous annonce que les artistes et passagers sont renvoyés dans leur cabines. Il est 23H.
Nous voulons au plus vite fouiller le corps du mort, puis sa cabine du mort (au cas où…).
Gruuth ne trouve rien sur le corps, mais Lirna trouve dans la cabine un cahier dont il manque 2 pages. Ce sont des textes de chanson, il manque une chanson (possiblement codé, vu l’étrangeté des textes et l'absence de sens). Enfin, les pages d’avant et d’après étaient récentes.

Nous allons d’abord voir Silthas, qui refuse que nous fouillions sa chambre. J’argumente : c’est une enquête judiciaire, nous avons été mandatés par le quartier maître et le chef de troupe, …Ensuite, l’assassin est assurément un tueur mandaté par Théra et que la résolution de ce crime participe à la défense de Barsaive, et qu’il doit nous donner toute information qui pourrait nous être utile. (Je cherche à m’inspirer du talent oratoire de Celyanaa, et demande le soutien de Lochost, mais rien n’y fait) Calypso tente une autre approche, jetant son regard le plus noir et indiquant un Gruuth tâtant son lourd marteau de guerre, tout en évoquant la manière forte. Menacé, il nous laisse finalement faire.
Lirna perçoit un double fond dans l’armoire : il y a des bijoux et une fiole dans une bourse, qu’il aurait volée à une spectatrice ou une passagère nommée Elysia Brabant (brodé dans la bourse) La fiole est annotée d’un petit papier pourvu de lignes écrites en orque. Cham l’identifie comme un extrait de plante dont lui a parlé le shaman T'saarlisk (Souche-Sèche) lors de notre séjour dan la Servos : du Ghavida, pour juguler le gahad orque et ses pulsion meurtrières.
Interrogé, Silthas nous dit que la pièce s’est passée comme d’habitude selon lui, pas de détail en plus.
Garon était proche de Lorga (l'orque qui le tenait dans les bras), mais parlait à tout le monde. Il était celui avec qui tout le monde parle, celui auquel tous se confient.

En sortant, nous entendons un cri, et nous précipitons vers sa source. A l'étage inférieur, les frères humains et un nain inconnu se tiennent devant la porte d'Alvar Lightfoot. Ysilla tient le corps sans vie d’Alvar dans la cabine de ce dernier. La chambre a été bousculée, la fenêtre est grande ouverte et la dague plantée dans son l'oeil de l'humain en dit long sur sa condition physique. Dans l’astral, cham remarque que sa tête est étrange, révélant la teinture de ses cheveux finalement grisonnants. Grâve à la vision des filaments procurée par mon talent de tissage, je découvre qu’il était Eclaireur de cercle supérieur au mien (le tueur doit donc être d’assez haut cercle aussi). Ysilla dit qu’elle le connaissait avant d’intégrer la troupe. Nous examinons la pièce sans succès, seul le lit encombré du corps et d’Ysilla nous est inaccessible. Recueillant le bandeau de cuir d'Alvar (que j'ai vu brillant dans l'astral), la naine fait appeler Vigor, le machiniste troll, pour préparer le corps afin de le brûler selon les rites du Marrac, d'où était originaire Alvar.

Nous voulons réunir la troupe et membres d’équipages, pour parler devant tout le monde de l'Oeil de Throal (le but étant que le dernier survivant vienne nous voir avant de crever ! et éventuellement voir la réaction des gens : le coupable pourrait aussi réagir). Calypso prend donc la parole et invite tout Oeil de Throal à se présenter à nous. A première vue, il y a peu de réactions dans la foule.

Sur le corps du mort, il y a des traces de lutte, ainsi que du sang sur bouche, nous décidons donc d’observer les avant-bras de tous ceux réunis :
- Le forgeron (s’est tapé le doigt),
- Aliane blessure de deux jours,
- Elwind : blessure fraîche à la main qu’il se serait faite à l’entraînement le matin…
Cham, notre nouvelle spécialiste médicale, nous dit que cela semble plus récent…Sa cabine est à l’étage supérieur, au dessus de celle du dernier mort (cela expliquerait sans doute pourquoi la fenêtre était ouverte)
Je regarde de près sa trame : il est de cercle supérieur. Et en interrogeant son camarade d’entraînement, ce dernier ne se souvient plus bien des détails de l’entraînement.

En fouillant la chambre du suspect, mes camarades ne trouvent rien de bien intéressant. De mon côté, j’’examine le râtelier d’arme et reconnais le style des Maîtres d’armes Galants, école des gentes lames de Throal, dont le nain Folk semblait aussi faire partie. C'est d'ailleurs de sa bouche que nous avons pour la première fois entendu parler de l'Oeil. Vu le style, il aurait pu dans la chorégraphie discrètement planter le poignard…
L'épée fine au-dessus de son lit attire mon oeil et je l'étudie de plus près. Aucune trace du poison au bout de la lame, mais je décèle un manche creux, ce dernier renfermant un papier crypté.
De retour à nos cabines, Jothan parvient à le décrypter :
« Garon de l’Oeil de Throal tué, d’autres présences suspectes sur le navire : Celia, Lognar, Elwind. Priori…. (Mot coupé : interrompu) », écriture fraîche.
Je garde la lame comme pièce à conviction.

Léorak s’est entre temps joint à nous, et il inspecte à nouveau la pièce du second meurtre, y cherchant un début de piste du tueur pour un pistage magique par Lirna. La piste mène à la chambre d’Elwind au-dessus !
Nous pouvons enfin fouiller le lit du second meurtre et bingo : un pied de lit est creux et dissimule les 2 pages manquantes du carnet de Garon ! (messages codé en throalique que Léorak parvient à déchiffrer)
« à surveiller : activités suspectes : Alvar, Silthas, Agnar, et Celia »

Nous retournons interroger Elwind, dans sa chambre. Profitant d'être seul avec nous, il nous dit être un Oeil de Throal, et qu’il a tué Alvar, car ce dernier était l’assassin de Garon. Il a trouvé le document mentionnant l'orque comme agent de Throal et lui-même comme suspect….
Il nous demande ce que nous savons de l’Oeil de Throal… Il sous entend qu’il y a d’autres agents mais ne nous connait pas assez…pour nous les livrer….Nous le menons à Jothan, et Elwind est un temps interloqué à sa vue avant de se reprendre :
- « vous savez qui c’est ?! »
- « oui, nous l’escortons ! »
- « ok, je vous fais confiance et vous aiderai, mais préservez ma couverture, en interrogeant d’autres personnes… »
Il nous révèle qui sont les autres agents de Throal : Lognard le lumineux, et Gotri (messager)
Enfin, Elwind soupçonne Agnar comme agent Théran.

Nous allons interroger Agnar, nain chauve et imberbe ! (hérétique !c’est comme un sylphelin qui ne vole pas, ne blague pas…je ne le sens pas du tout !) Il semblait dormir.
Sa version : il dormait dans la chambre à côté d’Alvar et a entendu du bruit, il a alors découvert le corps, puis Ysilla qui était dans le couloir non loin est venue, a crié, …Il n’a pas l’aire de mentir. Autre détail, ses sourcils sont teints (signe distinctif des traîtres… ? ou juste d’artistes...). Il devait initialement être blond.
Nous lui signifions qu’en tant que premier arrivé sur le lieu du crime, nous devons fouiller sa cabine. Calypso a alors un flashback et soutient qu'il ressemble énormément aux nains thérans de l’équipe qui était montée sur le navire de pierre que nous ramenions à Throal et que nous avions affrontés. Mais je croyais ce nain noyé dans le Serpent… Finalement, nous n’avons rien de concret sur luin mais beaucoup de détails douteux tout de même.

Nous allons par la suite interroger Ysilla, qui revient à peine de la cérémonie de crémation d’Alvar. Il a été mis dans un linceul et déposé sur un radeau auquel Gaelin a mis feu d'une flèche. En détaillant son architrame, nous apprenons que Ysilla est une guerrière de cercle plus élevé que nous, avec un serre tête astralement remarquable. Elle a toujours serré dans sa poche le bandeau d’Alvar, qu'elle dit avoir rencontré à Throal il y a 2 ans … Elle ne nous croit pas quand on dit qu’Alvar est un assassin, … (l’amour rend aveugle…)
Elle a un tatouage étrange sur la nuque, en langue du Marak faite par Alvar : « Aiguisée comme une lame, pointue comme un couteau, chauffée comme une flamme et puissante comme un brisement des os ».

La nuit est bien avancée (1h du matin), nous craignons d’aller dormir et de laisser un criminel agir.
Comment allons-nous confondre les agents thérans ?
Nul doute que l’Oeil neuf d’une petite créature ailée joviale ne nous aiguille vers de nouvelles pistes !

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK - ACTE 24 : JEU D'ESPIONS

Message  Babanek le 14/03/18, 11:19 pm

Nous sommes pressés par le temps, il y a un mort par heure depuis la fin de la représentation !! Et j’enrage ne n’avoir plus de temps pour faire interrogatoires et fouilles en règle de plus de passagers.
Hélas, Vu l’heure de la nuit, nous devons nous résigner à nous coucher.

Aux premières heures du jour, un nouveau cri brise le silence matinal, Lognard le lumineux est mort, la gorge tranchée. Il aurait ouvert sa porte à une personne qui l’aurait égorgé net, avant de refermer la porte de sa chambre ! Et autre détail, en fait c’était une naine !

Le rythme effréné ne va donc pas cesser ! Il faut donc passer à l’interrogatoire des occupants des chambres voisines.
Celyanaa commence donc par une de nos suspectes principales : Celina. Notre sorcière fait usage d’un nouveau talent et tente de regarder l’aura de Celina pour en distinguer les émotions, mais elle peine à lire ses états d'âme. Cette dernière est soit très résistante, soit un sociopathe ?! Elle affirme être là depuis 3 ans et venir d’une ville nommé Kratas (ville réputée pour ses voleurs, …), de plus elle certifie ne pas être adepte (alors qu’elle résiste aux sorts de Celyanaa ! Donc elle ment... donc, nous devons la jeter par-dessus bord, non !?). Celyanaa décide de lui parler en draconique : « tu es sûr que tu n’es pas adepte ? », elle plisse alors les yeux en fixant la sylpheline et lui répond en draconique. S’en suit une discussion télépathique : elle savait que Lognard était une femme, elle dit fuir quelque chose, et se cacher…, d'un dragon ?

Nous ne trouvons rien dans la chambre de la victime, pas d’indices, d’illusions…
Celyanaa, prenant son air le plus sérieux, analyse les indices de la scène : la victime a été égorgée à l’ouverture de la porte puis le tueur a crocheté ladite porte pour la refermer.
Gruuth se penche sur un livre de contes sur le bureau, l’une des historie au milieu du livre est inconnue : un faux conte, crypté par illusion, il recèle en réalité des notes d’un agent de Throal, mais les données sont anciennes.
Nous en cherchons d’autres, mais les données sont toujours anciennes.

La cloche sonne alors au réfectoire : Pithorius fait un discours pour annoncer la mort de Lognard, et encourage l’équipage à garder espoir et à ce que la vie continue.
Le capitaine vient ensuite nous voir pour savoir où nous en sommes. Nous lui expliquons que tout va trop vite, seul 12h sont passé, et il y a déjà 3 morts !! Cependant, nous avons déjà des éléments, mais nous devons continuer à enquêter. Il nous propose alors son aide, vu qu’il connait tous les recoins du navire. Nous lui demandons s’il connaît une pièce secrète chez Lognard : non, mais il y a une cache (pour contrebande) non loin. Il nous demande de rester discrets sur ce point-là.

Celyanaa décide d’aller voir Celina dans sa cabine pour parler entre « dragons »… Cette dernière vient de Iopos, un Grand dragon aurait protégé la ville contre le châtiment. Par contre, la famille du Grand dragon fait parfois des choses pas très morales (elle a failli en être victime), des expériences, …
Celyanaa lui parle de son cristal draconique où est enfermé l’esprit d’un drake (une création magique liée au dragon qui l’a créé, et qui devient donneur de nom). Ce dernier s’appelle Penjin, elle le lui présente, et Celina lui demande s’il a des conseils à lui donner, s’en suit donc une surprenante conversation télépathique entre Célina et l’esprit Drake contenu dans le cristal !
Après quelques minutes de silence, Célina remercie Celyaana en lui restituant son objet. Une fois sortie de la cabine, notre espiègle amie demande à Penjin de quoi ils ont parlé : Penjin lui dit le nom du dragon de Iopos : Deinerastas, qui a été rejeté par les dragons de Barsaive car il fait des enfants draconiques pour faire des expériences dessus…

Nous explorons donc la cache secrète du navire, mais il ne s’y trouve rien d’intéressant, de la poussière indique l’absence de passage, et il n’y a rien non plus dans l’espace astral.

Nous voulons par la suite interroger Gotri, le dernier agent de Throal en vie que nous n’avons pas encore vu (il serait regrettable de ne pas avoir ses informations s’il venait à mourir…). C’est un nain bien entretenu et propre sur lui. Il nous explique l’intérêt de la présence d’autant d’agents sur le navire : c’est que ce dernier voyage beaucoup et collecte donc des informations pour Throal, recueille les rapports des agents croisés sur le chemin…
S’il devait dresser sa propre liste de suspect : Alvar, Gaelin et Vigor, tous deux qu’il a vu chuchoter avec Alvar.

Elwind étant à priori le prochain mort (disons la prochaine cible), Gruuth le suit. De mon côté, je vais monter la garde au niveau des chambres de Gotri et Célina. Cette dernière était sur les listes de suspects de tous les espions, elle risque gros.
Rapidement, notre obsidien est témoin d l'agression d'Elwind ! (une flèche, et un agresseur). Il a eu du flair le bougre !
Elwind semble se défendre face à un adversaire invisible ?!
Gruuth charge les assaillants qui s’empressent de prendre la fuite. Non loin de la scène, Agnar est pris à partie par le quartier maître, une lame ensanglanté dans la main… des marins semblent avoir été témoins de la scène !
Vu qu’il y a tir de flèche, nos soupçons se portent évidemment vers l'archère de la troupe et grande ami de l’agent théran Alvar : Gaelin. Mais aux dire de témoin, elle était sur scène à faire des répétitions … et son arc n’est pas magique.
Nous demandons à ce que Gaelin soit surveillée jusqu’à interrogatoire.
Aux quelques première questions, Agnar réagit comme le nain théran croisé sur la vedette théran que nous ramenions à Throal, qui s’était suicidé grâce à une dent creuse pourvue de poison. Il a lui aussi un anneau magique, dans le nez.

Cherchant à comprendre qui a pu intervenir ou aider les coupables, nous réalisons qu’il y avait aussi près de la scène des spectateurs (en fait il n’y en a pas beaucoup sur le navire), donc à ajouter à la liste des personnes présentes sur le bateau :
- Ghorak Cornetordue (troll)
- Elysia Brabant humaine marchande (tiens, nous avons trouvé sa bourse)
- K'toll Griffe-de-dragon T’skrang, danseur caudale 2e cercle
- Josie et Alfred Arrighi, humains
S'y ajoute lesmembres d'équipage :
- Sshis’kas et SS’kale Myrenal (élémentalistes travaillant dans salle des machines).
- 20 soldats du fleuve
- 6 charpentiers nains
- 2 marins orques
- Quartier maître Gris’kall (t’skrang)
- Second T’sslilk Myrenal (t’skrang)
- Capitaine Ayapagoam Myrenal (t’skrang)

Le temps presse et il y a beaucoup de choses à faire, la culpabilité d’Agnar étant confirmé, nous fouillons son atelier (nous l’avions déjà évoqué précédemment, mais nous avons dû être interrompu par un mort…) : Gruuth trouve sous l’enclume (il a cherché là où les autres ne fouillaient pas) un parchemin écrit en théran, codé. Ainsi que dans une armoire à double fond, un attirail d’aventurier (dont un marteau de guerre, une armure de cuir, et un arc court possédant des auras notables dans l'astral.
Jothan décrypte le message : « prince Neden a quitté Throal incognito sous faible escorte »
On transmet immédiatement le message à Throal via Gotri.

Soudain, une idée folle me traverse l’esprit, mais nous sommes trop pressés pour évoquer ensemble la chose sur l’instant.

Nous avons confié Agnar aux « bons soins » de Calypso, mais ce dernier ne parle pas, même sous la torture. Notre voyageuse en semble affectée (frustrée ?) et elle se réfugie dans sa chambre pour faire le vide.

Gruuth et Celyanaa tentent de montrer la flèche envoyée sur Elwind à K’toll, et fouillent sa chambre, rien.
Même chose avec Gris’kall (qui était aussi sur la scène du crime, il a arrêté Agnar, il pourrait facilement le faire libérer…), ce n’est pas lui, mais il reconnait la flèche comme l’une des dizaines que possèdent les membres de l’équipage. Mais hélas, elles auraient pu facilement être volées…
Celyanaa passe en revue les hommes d’équipage (trame) : tous Soldats du fleuve, Gris’kall est de haut cercle et suit également la discipline de Danseur caudal. Il a une belle dague qu’ils examinent (argumentant qu’il faut savoir s’il elle aurait pu égorger Lognard). Mais la belle dague en obsidienne, bien que franchement magique, n’a pas servi depuis longtemps.

Puis sur Silthas : rien

(Note : il faudrait aussi interroger Vigor, qui aurait pu envoyer un message lors de l’inhumation d’Alvar, et voir la trame de Ghorak au cas où)

Dans l’urgence, nous agissons un peu chaotiquement, oubliant parfois certaines démarches initialement prévues…

Pour finir, nous passons à l’interrogatoire de notre autre principale suspecte : Gaelin. Cette dernière se montre peu inquiète. Celyanaa cherche à voir si son arc a pu tirer la flèche : pas sûr, mais c’est possible. Elle dit qu’elle n’y est pour rien dans le crime, elle était sur scène, mais Celyanaa perçoit qu’elle ment. Elle perçoit de plus qu’elle a du maquillage : sa peau est verte alors qu’elle est cuivrée sous les vêtements ! Lui parlant en théran elle lui demande si elle vient de Créana, et Gaelin répond par réflexe : non en théran ! (difficile de mentir à la fois sur le contenu et la langue !). Gênée (prise au piège) elle se justifie en clamant être une esclave en fuite, mais semble encore une fois mentir. Enfin, Celyanaa perçoit de la colère (« je me suis fait prendre »), et un anneau astralement actif, en forme d'œil de chat, qui se révèle être un objet de trame.

Après une heure passée à étudier l'objet au calme, la sylpheline revient avec un franc sourire : la lecture de l’architrame de l’objet est extrêmement fructueuse car elle révèle l’architrame d’un groupe, le même que celui de l'anneau d'Agnar. Celyanaa a pu y lire les Noms suivants : Gaelin, Ysilla, Granak, Alvar, Agnar, Orkal, « L’élite » (= nom du groupe)
Là on a de l’info de première !!!! Le nom de tous les agents thérans !!!

Je finis tout de même par évoquer l’idée qui ne cesse de me trotter dans la tête depuis le décryptage du message d’Agnar : je crois bien que notre ami Jothan le fort est en réalité le fameux prince Neden de Throal, en voyage incognito !!! Cela explique la surprise démesurée d’Elwind, et surtout, cela a du sens, dans les négociations à venir au lac Ban, la voix de Throal n’en sera que plus forte si elle s’exprime par le biais du prince héritier en personne, risquant sa vie pour participer à la réunion !

Soudain, la cloche sonne : « Bran le bas de combat, vedette thérane en approche !!! » Reste à savoir ce que nous allons faire de nos deux espions à notre merci, et si nous allons pouvoir mettre hors d'état de nuirles autres agents thérans à temps...
Nous n’avons tout simplement pas le droit à l’échec, la vie du futur monarque de Throal est entre nos mains, et l’avenir du monde libre dépend peut être de la réussite de notre mission !
Un léger sourire se dessine sur mon visage : la cause est on ne peut plus juste, l’enjeu immense, le défi de taille, c’est un beau jour pour pourfendre du théran ! Thystonius et Lochost seront ravis !

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK - ACTE 25 : CACHE-CACHE ET COMEDIE

Message  Babanek le 26/04/18, 05:00 pm

Nous avons peu de temps devant nous, le navire théran se rapproche inexorablement, sans même ouvrir le feu. Les agents thérans identifiés doivent être exécutés d’urgence ! Toute information qu’ils pourraient transmettre pourrait être dangereuse pour la cause ! Sans ménagement, Gruuth et Calypso achèvent les 2 prisonniers esclavagistes.
Dans le même temps, je monte à grandes enjambées avec Celyanaa pour voir si Ysilla se trouve encore dans sa cabine. Sur place, je défonce violemment la porte : personne.
Nous montons alors hâtivement, il faut trouver le prince Neden !
De sa porte entrouverte, Gotri nous siffle : « Cachez-vous dans la planque secrète ! » Mais nous refusons, attendre de nous faire pincer ne nous plaît pas!

A priori l’équipage reste calme et ne compte pas se défendre…
En montant, nous voyons que les acteurs attendent sur scène, dont Ysilla ! Celyanaa tente une entrave à distance, mais la Guerrière résiste à sa magie. J’hurle alors à l’assemblée : « Arrêtez Ysilla, c’est un agent théran, elle a tué Lognard ! »
En un instant, l’agent ennemi est en fuite, et nous la prenons en chasse quand soudain, une voix féminine au milieu de la foule me crie « Stop ! » Je suis alors brutalement paralysé des jambes !!! l’illusionniste est dans la foule !!! (Que puis-je faire face à de puissants mages s'ils m'immobilisent aisément de la sorte sans que je ne puisse rien faire !! J'enrage intérieurement !)

Léorak s’était positionné sur le pont pour être témoin de l’approche inexorable de la vedette thérane et de ses 200 soldats d’équipage !
Jothan se dirige vers la cache secrète et, croisant Léorak, il lui confirme être le prince Neden. Il préfère tenter de survivre et de s’enfuir discrètement, donnant priorité à sa cause plutôt qu'à son envie manifeste de combattre, au vu de son poing qui se serre régulièrement.

Celyanaa traque toujours Ysilla, mais sans succès.
De leur côté, Calypso et Léorak passent par la cabine du capitaine qui leur explique que ce n’est qu’un contrôle standard théran, que ça arrive souvent depuis l'arrivée du béhémot et qu'on ne risque rien si on a rien à se reprocher. (Personnellement, je suis serein avec mes actes, mais je ne pense pas que les thérans soient du même avis !)
Je suis toujours bloqué par cette maudite magie, impuissant, alors que Calypso, et Léorak veulent descendre pour jeter par-dessus bord les deux agents thérans morts. Sur leur parcours, notre voyageuse croise Ysilla qui la renverse d’une violente charge à l’abdomen. Celyanaa, non loin de la scène, parvient enfin à l’entraver et ajoute à qui veux l’entendre : « Saucisson à gérer ! ». Léorak suit et décide de mettre un terme à la vie d’Ysilla.

Une brume magique prenant la forme d’une atroce créature apparait sur scène au niveau de Gruuth qui prend peur et s’enfuit hors de la zone, imité par une quinzaine de personnes. L’obsidien et moi ne parvenons pas à identifier l’illusionniste, bon sang, nous devons y parvenir, l’enjeu est trop grand !
Un "Stop!" surgit à nouveau et Gruuth s’immobilise aussi ! La situation s’aggrave !
J’ai au moins perçu d’où venait la voix, et j’interpelle Célina non loin pour lui demander son aide. Elle me répond qu’elle peut au moins me dire qui est le jeteur de sort : c’est Elysia Brabant ! Enfin une bonne nouvelle ! Je m’empresse de le crier haut et fort, avant de me saisir de ma hache faucon et de l’envoyer dans l’épaule de l’agent théran identifié ! Je peux me délecter de son hurlement de douleur, elle l'a bien sentie passer !
Celynaa nous rejoint enfin et entrave la traîtresse thérane.
Léorak déboule à sa suite par les gradins et se précipite vers le nouveau saucisson pour l’achever.

Vigor, à l’autre bout, me fixe en murmurant : « Dessèches-toi » Mon bras commence soudain à se flétrir, m’arrachant un cri. Je lui retourne un lancer de hache dans les jambes.
Au niveau inférieur, Calypso poursuit son œuvre et jette le corps d’Ysilla par une écoutille de canon, alors que Celyanaa parvient enfin à immobiliser Vigor. A son niveau, notre danseur martial poursuit sa course une fois Elysia achevé (son corps prend alors l’apparence d’une orque), pour aller donner la mort à Vigor (de son vrai nom Granak).
Enfin libéré de mes chaines, je bondis, ailes déployées, pour aller récupérer le corps de l’orque à bazarder.

Au martèlement qui résonne dans les escaliers, nous comprenons que le débarquement théran a débuté ! Il est trop tard pour atteindre la planque…Jetant à l'eau les derniers corps, nous nous précipitons tous pour nous dissimuler, et une sorte de cache-cache mortel débute !
Celyanaa se faufile dans la bouche d’un canon, Léorak et moi nous jetons à l’eau. Le t'skrang semble à l’aise sous l’eau, alors que je cherche à me maintenir juste sous la surface de l’eau à l’aide de mes griffes propres à l’escalade.
Gruuth finit par sauter par une fenêtre mais se rate et se retrouve entravé par la chaîne de l’ancre… Léorak sourit, puis blasé, démarre une longue série d'allers-retours pour donner de l’air à l’obsidien qui se trouve maintenant au fond de la rivière, dans la vase.
Alors que nous patientons nerveusement en scrutant tous les signes des mouvements thérans, Celyanaa, ne tenant plus, lâche un éternuement du fait de la suie. Elle doit alors faire appel à toute sa concentration pour ne plus craquer à nouveau et, pour se faire, elle se remémore un de ses livres en mémoire.
Calypso ne tient plus et tombe à l’eau, le bruit faisant venir un soldat théran. Mais pour son plus grand bonheur, Gloublibloub vient la secourir et la remonte pour qu'elle s'accroche à la coque, sous la ligne de vue du pont.

40 minutes passent ainsi et, après une attente qui nous a paru interminable, le navire esclavagiste reprend enfin son envol. Nous pouvons enfin respirer et remonter à bord. Si seulement les thérans pouvaient réaliser un jour la prise qu’ils ont manqué ce jour-là !! Cette simple pensée me réjouit !
Retrouvant le capitaine, ce dernier nous explique que les thérans ont pris une « taxe » d’objets de valeur (minerais élémentaires, soie) et ont cherché leurs espions, ainsi qu’un groupe correspondant à notre description. Le capitaine a heureusement fait passer le mot pour faire dire que les personnes que les thérans décrivaient n’avaient jamais été présentes sur le navire. Il avait aussi expliqué que le groupe de six présent dans leur troupe avait précipitamment quitté le navire à notre dernier arrêt.
Nous nous expliquons avec lui sur les agents thérans. Il nous remercie car sans la mort des agents ennemis, son navire aurait sûrement été immobilisé, fouillé et dépouillé.

Le soir venu, Pithorius Tartakull toque à notre chambre :
- « Je sais que vous avez déjà fait beaucoup, mais j’aurais une dernière faveur à vous demander…nous avons une représentation à venir, et une réputation à tenir…pourrais-je vous embaucher dans la troupe pour une pièce retraçant l'épopée de J"role l'Humble Voleur et de Releana l’Elémentaliste ? Elle retrace le retour des thérans en Barsaive après le Châtiment, la rafle esclavagiste qui a vu le kidnapping des jumeaux de nos héros par le Gouverneur de l'époque, l'alliance de ces derniers avec les trolls du Crépuscule et leur attaque conjointe lors de la Bataille de Quai des Nuages.»
Nous ne pouvons pas nous résoudre à laisser la troupe en difficulté après ce qu’ils ont fait pour nous. Après tout, ils nous ont tous couverts face aux thérans, risquant ainsi leur vie.

Chacun d’entre nous va donc chercher à utiliser ses talents à bon escient :
- Celyanaa : brillante démonstration logique pour convaincre la foule lors des scènes poignantes, sortilèges de traits de feu, de brise-serrures et de lapidation pour les effets spéciaux, acrobaties en vol pour les cascades
- Calypso déploie un éventail martial polyvalent de bagarre, d'acrobaties, de danse des airs, de bond de lézard, de maniement du fouet façon esclavagiste, pêche au filet de feu à la troll, guérison par le feu pour les effets spéciaux,
- Gruuth : toute la panoplie du Guerrier au combat : affrontement à mains nues, danse des airs, attaques acrobatiques, esquives, …
- Moi, j'utilise allègrement la première impression, le sarcasme et l'éloquence, mes arme de jets de manière exceptionnelle (jamais je n’ai si bien manié mes haches !), du combat comprenant des esquives, des ripostes, et du brisement de chaîne pour mettre en avant la lutte pour la liberté, …
- Léorak sera moins présent, lors des répétitions, ne pouvant s’empêcher de s'éloigner du scripte pour se mettre en avant à outrance…

La représentation a lieu à quai, finalement à l'abri derrière les protections élémentaires de la Cité flottante du Lac Ban.
Acte I : 1458 : Le village de Releana est attaqué par les vils thérans.
Gruuth et Calypso y joueront des thérans, Celyanaa une enfant, moi un défenseur, nos histoires personnelles (à mon amie sylpheline et moi) étant similaires, nos interprétations n’en seront que plus poignantes.

Acte II : Releana est emprisonnée et J'Role s'arrange pour partager son sort : vie d’esclavage, récolte de minerais, le fouet…

Acte III : Essai d’une bombe thérane dans le ciel qui crée une brêche vers le plan élémentaire de l'air, suivi par la colère des élémentaires d’air et la rébellion des esclaves…

Acte IV : Le vaisseau de Releana se crache dans les Pics du Crépuscule et est pris par le clan troll des Griffes de pierres. Releana y affronte Vrograth, le chef de la motte pour éviter l’esclavage. Elle réussit par la ruse en déterminant le duel : un duel de patience, si l’autre bouge, on a le droit de le frapper et c’est au 1er sang… Les trolls partent en guerre convaincus par Releana, nuit de danse et de fête où les Passions marchent parmi eux…seulement 9 drakkars reviennent sur les 30 partis…

Acte V : Releana travaille sur l’épave du navire théran avec du cristal vivant, qu’elle incruste dans la coque pour le faire à nouveau flotter, puis convainc le chef troll d’unir les trolls de toutes les mottes des Pics.

Acte VI : Le navire est nommé : « Arc-en-ciel de pierre », puis, avec les drakkars troll, ils attaquent deux vedettes théranes au-dessus de la Mer des Enfers

Acte VII : Infiltration du Quai des nuages avec les vedettes capturées, commando troll jusqu’au Gouverneur, récupération des enfants de Releana et J'Role, puis combat final des troll face aux thérans qui, défaits, fuient vers Vivane.

Dans l’ensemble nos prestations ont été bonnes, Calypso a parfois été un peu trop réservée, Celyanaa et moi avons fait quelques prestations remarquées, nous étions bien dans l’histoire. Celle-ci m’a particulièrement touché, car c’est un peu mon histoire, ainsi que l’épopée que je rêve de vivre !
Le public produit une standing ovation et des fleurs volent sur la scène. Nous sommes soulagés et la troupe nous félicite : nous avons assuré pour une première ! Ce fut une expérience inédite et exaltante, j’en garderai un souvenir radieux !
Vient enfin le temps de l’au revoir poignant aux acteurs. Je suis persuadé que nous recroiserons leurs routes un jour ou l’autre.

Ayant quitté le navire, Jothan nous invite à l’accompagner, l’heure des négociations est venue et il se présente au Grand Dôme comme le Prince Neden de Throal, après avoir retiré le cuir qui voilait son bouclier aux armes du royaume nain et la cire qui masquait les symboles de ses armes.
La Shivalahala V'strimon l'accueille personnellement et lui annonce que les autres participants sont déjà arrivés :
- Ayhasu Ss'kala Syrtis, capitaine du Fendeur de fleuve, représentant une faction de la maison t'skrang Syrtis (son aropagoi est divisé sur la question théran)
- Omasu : fondateur de la Rébellion pour la Roche-de-vie, obsidien qui ressemble fortement à Caedrus, l’un des 3 rescapés de la tragédie de  Ayodhya, où beaucoup des siens sont restés coincés à l’intérieur de la Roche-de-vie.
- Cellendhyl, Maître d’armes elfe de sang, guerrieros pour la Résistance barsavienne de la ville de Vivane (mais… mais je le connais !!!!!!!!!), qui lutte jour après jour contre les thérans.
La réunion aura lieu le lendemain.

Calypso en profite pour monter tout en haut de la Tour du vent, pour y apprendre le langage des élémentaires de l’air. L’ascension est longue et compliquée (100m !), mais elle parvient à ses fins. En haut, un Soldat du fleuve observe un segment du fleuve Serpent situé à une centaine de kilomètres, prétendant le voir très distinctement grâce à la magie des lieux.
La descente est plus compliquée, mais sécurisée par un jeu de filets et finalement elle évite la chute fatale en se rattrapant in extremis à une maille solide après 25m de chute. Elle ne s’en sort qu’avec des douleurs à l’épaule. (Un petit bucher pour soigner ça ?)
Le soir venu, on nous dépose une invitation pour l’après-midi suivante à la Salle du conseil du Grand Dôme.

Nous sommes accueillis dans une pièce jouxtant les appartements de la Shivahalala. Autour de la table se trouvent les personnalités nommées la veille.
Majestueux, Neden nous présente ainsi : « Les Porteurs d’espoir et Calypso, qui font partie des forces d’Exploration de sa Majesté. » Il évoque nos faits d’armes : la récupération d’une vedette thérane emmenée à Throal, la découverte de deux galions, la libération d’un kaer, … l’élimination de 6 espions thérans (Entendre ces réussites fait du bien au moral, nous avons accompli de belles choses !)
Les personnalités se présentent ensuite une à une.
Elles expliquent à l’assemblée les précédentes décisions du Conseil : pas de combat direct, nous n’en avons pas les moyens.
La présence thérane est coûteuse, mais ça pourrait être pire. On ne veut pas les provoquer par peur des représailles et du durcissement de leur présence. Il faudrait pour les attaquer une alliance plus importante.
J’apprends aussi qu’Omasu étant très riche, il paye des adeptes pour actes de résistance contre Théra.

Vient enfin le sujet qui justifie réellement notre présence à la réunion : Ils ont besoin d’un groupe expérimenté comportant un obsidien pour aller voir la Pierre-de-vie et savoir ce que sont devenus les frères d’Omasu. Il faut aussi enquêter de l’intérieur sur le béhémot et recueillir des informations sur les troupes ennemies, les installations, les effectifs (dont l’origine de ces soldats, car leur présence affaiblit peut-être une autre zone).
La Shivalalala nous demande de passer par la route du pèlerinage car, traditionnellement, le pèlerin qui la suit du début à la fin pourra poser une question à la Shivahala Syrtis , une référence en matière d’oracle. Cette tâche est à présent impossible du fait de la présence du béhémot. Nous pourrions lui demander beaucoup de choses importantes, comme ce qui se passera si nous ne faisons rien face aux thérans, lui prouvant ainsi à elle et aux siens qu’il faut se mobiliser en masse face à Théra. Je pense évidemment au lieu de détention des miens. La guide des V'strimon remet à notre groupe un parchemin décrivant les étapes de notre périple :

La Route du Pèlerinnage
Le voyageur se rendra sur la colline sacrée d'Ayodhya, où trône la Roche-de-Vie de nos frères obsidiens. Auprès des fils de la terre, bercé par les vents qui tournoient au sommet de la colline, bordé d'un côté par la mer de bois et de feuilles de la Servos, de l'autre par le bleu profond du Lac et du fleuve, le voyageur sentira alors le feu s'allumer en lui.
Devenu pèlerin, il collectera les témoins qui jalonneront sa route, attestant de son voyage.
En descendant, le pèlerin rendra hommage à Shivos dont l'autel est partagé entre terre et eau.
Puis la route mènera le pèlerin à la première demeure du Vieil Homme au filet, près d'Aikos.
A travers le lac, il rejoindra ensuite la seconde demeure du Vieil Homme, que Shivoam lui demanda d'ériger et à laquelle sa femme consacra sa vie.
Le pèlerin parcourra les cinq tours et se baignera au pied de la sixième, là où Shivoam rendit visite à la famille du Vieil Homme une fois sa famille installée.
Puis le pèlerin remettra pied à terre pour poursuivre la route, sur la plage de sable blanc où l'emprunte de Shivoam est à jamais gravée.
Le pèlerin pénétrera dans le Bois de la Mémoire, où le passé se mêle au présent.
A Kralipur, où les Unnao entretiennent la Flamme Sacrée crée par une écaille de T'Scholme, le pèlerin écrira son vœu le plus cher sur un parchemin de papyrus du fleuve. Puisse les cendres qui en résulteront le protéger du mal.
Dans les montagnes de Throal, le pèlerin admirera les Quatre fondateurs, à jamais gravés dans la pierre. Seul face à leur regard immortel, seul le plus digne d'entre eux se verra accordé le don des dragons.
Le pèlerin se baignera dans l'Etang de Florannus et recueillera son sang, figé au fond du bassin. Puisse t'il éloigner tous ses cauchemards.
Dans le canyon des Mille Voix, le pèlerin entendra peut-être parmi la multitude de réponses, celle correspondant à sa question.
Loin au-dessus de la rivière Alidar, Le pèlerin devra marcher vers sa plus grande peur et la surmonter.
Le pèlerin restera humble devant la majesté de la Cité Falaise des gorges de Lalai, d'où les siècles le contemple.
A la Porte du Pinacle, surplombant la Cité et le Fleuve Serpent, le pèlerin pourra à nouveau rendre hommage à Shivoam, terminant la Route comme il l'a commencée. Il pourra alors jouir d'un repos réparateur et méditer sur son périple, protégé par la maison Syrtis et personnellement accueilli par sa shivalahala qui prédira son avenir.


Omasu propose d’utiliser un contact jouant l’esclavagiste chez les K’tenshins pour être envoyés à la forteresse, en passant par le marché aux esclaves de Servalen. Il faudra mettre en œuvre les conditions pour nous faire capturer dans la zone voulue … Le marchand obsidien aurait un objet qui permettrait d’infiltrer notre matériel : le Sac du passeur, un grand sac en peau pouvant contenir beaucoup et pouvant ensuite passer pour une tenue d’obsidien. Séparé d’une pierre rouge blanc rosé elle ne parait plus magique. Nous pourrions modifier notre apparence astrale grâce à un « charme de sang de tromperie astrale » sous forme d’anneau pour cacher notre architrame d’adepte et ne pas être inquiétés à l’entrée du béhémot. Restera à changer notre apparence physique pour ne pas être identifiés comme les Porteurs d’espoir.

La mission nous parait relativement suicidaire, mais Celyanaa et moi sommes finalement assez curieux de nature et surmotivés par la cause pour accepter de risquer notre vie. Gruuth est évidemment enclin à œuvrer pour la libération des siens, de même que l’héroïque Leorak, pressé de libérer le site qui est aussi sacré pour les t’skrangs. Reste Calypso et Lirna, qui ne sont pas très rassurées, mais qui vont suivre.

Le soir venu, j’aimerais prendre le temps de boire un verre avec Cellendhyl afin de deviser sur les mois passés depuis notre dernière rencontre et pourquoi pas faire une petite passe d’armes amicale pour que nous puissions chacun constater les progrès de l’autre. Le petit cachotier d’elfe m’avait caché bien des choses à l’époque !

Quelle folle entreprise nous attend ! Que Lochost nous accompagne !


Dernière édition par Babanek le 11/10/18, 09:43 pm, édité 2 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK - ACTE 26 : DANS LE VENTRE DU BEHEMOT

Message  Babanek le 23/05/18, 01:03 pm

La mission nous a été donnée le 30 Rua.
Afin de mener à bien notre mission, nous travaillons nos couvertures et pour se faire, commençons par un nom d’emprunt :
- Calypso : Thaly
- Léorak : K’tarlak
- Gruuth : Orunas
- Lirna : Polype O’Kate
- Celyanna : Lassante
- Asht’Aark : Al K’Trash
Délestés de notre équipement placé dans le sac magique confié à Gruuth, nous prenons des vêtements et quelques éléments de matériel de substitution. Nous nous déguisons au mieux, à l’aide de nos amis artistes encore présents à quai. Celyanaa devient blonde, change de coiffure et de tenue, Léorak teint sa crête en rouge et change d’armure, Lirna adopte une surprenante teinture arc en ciel. Mes cheveux sont aussi teints en roux et dressés sur ma tête et je me pare d’un colliers d’osselets.
Gruuth garde sa couleur obsidienne rare en cette partie de Barsaive.

Il reste 3 jours avant le départ, alors nous nous occupons : Celyanaa va étudier un nouveau sort, Léorak narrer ses aventures à qui supporte de l’entendre si longuement. Je passe quelques temps dans une forge et en profite pour renouer avec mon ami elfe de sang Cellendhyl…
Il faut se faire prendre le 4e jour de la semaine, car c’est le 5e jour où les thérans vont s’approvisionner au marché d’esclaves de Servalen. Un certain T’suul est notre contact chez les esclavagistes.
Amenés par bac au sud du lac Ban, nous entamons une marche d’un jour et demie en longeant les berges. A l’embouchure sud-ouest, nous avisons un blocus mis en place par les K’tenshins pour interdire le sud du fleuve à tout autre navire.
Enfin, arrivés à la zone décidée, nous faisons un campement en haut d’une colline boisée, avec un beau feu et surtout pas de tours de garde.

Au petit matin (4h du mat), les esclavagistes K’tenshin nous font prisonniers ne se moquant de notre naïveté de « citadins ». « On vend ce qui se vend de mieux : des Donneurs-de-noms. Les sylphelines sont placées dans une cage sur dos de Gruuth et nous sommes encordés poings-liés.
Dans l’après-midi, , nous atteignons Servalen, ville portuaire du lac Pyros, qui doit sa luminosité orangée à des algues endémiques phosphorescentes. Le port de commerce est devenu un repaire d’esclavagistes et de mercenaires. Dans la nuit, le chef esclavagiste qui nous a capturé emmène les cages de nos sylphelines dans sa tente et leur révèle être T’suul. Il nous souhaite bonne chance (ou bonne mort vu ses mots…) et nous conseille de nous séparer au milieu des autres esclaves, notre groupe aura ainsi peu de chances d’être identifié. Excepté l’obsidien, il trouve nos déguisements très convaincants.

Le lendemain aux aurores, soit le 5 Mawag, après un bon repas de gruau insipide et d’eau, nous sommes menés au marché et un régiment théran ne tarde pas à se montrer. Là, un notable au visage droit comme une statue, typique de son peuple, négocie le rachat de la centaine de Donneurs-de-noms dont nous faisons partie, comprenant beaucoup de t’skrangs et de catans de la jungle de Servos.
Nous sommes attachés en deux colonnes et prenons un bac qui traverse le Lac Pyros. Après deux heures, nous empruntons à travers les jungles de Servos une voie nouvellement créée par les innombrables pas des esclaves. Arrivés en vue du Béhémot, nous marchons un temps sur la fameuse route du Pèlerinage, qui descend du côté sud de la colline sacrée avant de poursuivre en longeant les berges vers le Lac Ban.

L’antre des thérans est une colossale forteresse de 355m de côté, avec des murs de plus de 30m de haut, bardés de canons à feu. Nos magiciennes nous disent ressentir la présence d’un dôme de protection en air élémentaire, capable de retenir tout ce qui est plus grand qu’un Donneur-de-nom, comme celui de la Cité Flottante. Les patrouilles théranes sont nombreuses.
A l’entrée, nous sommes tous inspectés et Gruuth et les sylphelines sont mis de côté. (Aïe !)
Après interrogatoire sur les siens, Gruuth est ramené sous bonne garde et nous sommes guidés à travers des puits et tunnels vers les niveaux inférieurs. Nous finissons par percevoir la partie supérieure de la pierre-de-vie obsidienne. Selon notre Guerrier, elle devrait pulser d’une vie manifeste et semble à présent terne et quasiment éteinte.

Parvenus aux zones de minage, des gardiens munis de fouets se présentent à nous pour fixer quelques règles : « Je suis Mabon Ardos, votre maître ! Obéissez et vous vivrez un jour de plus.» Puis, en chœur avec une quinzaine de ses collègues : « Vous ferez des navettes jusqu’à la surface pour y acheminer le minerai extrait jusqu’au coucher du soleil »
A notre grande surprise, nous ne pouvons résister à ses ordres !! Un questeur de Dis, soutenu par ses initiés, mais également lui-même très puissant ! (ajout sur ma liste de gars à tuer).
Au travail, nous sommes encadrés par des patrouilles de 5 soldats thérans, mais aussi par des gardiens qui, de temps à autre, nous donnent des ordres pour maintenir le pouvoir de coercition.
A chaque niveau de sous-sol, la terre est différente, dénotant une fusion progressive de la pierre de la forteresse avec celle de la colline.

Une fois dans le dortoir commun et la transe passée, la fatigue accumulée dans l’après-midi nous frappe de plein fouet. Nous retrouvons nos deux sylphelines qui se faufilent discrètement jusqu’à nous. A leurs dires, elles se sont éclipsées, car le sort qui les attendait aurait fait passer le nôtre pour une cure thermale.

J’apprendrai plus tard qu’elles ont été amenées à un certain Azim Keel, un élémentaliste sylphelin de l’Empire théran ou ghareez. Là où les sylphelins sont joviaux et heureux de la vie, ceux-ci sont tristes et amers, irrespectueux de la vie des autres et hautains. Les deux magiciennes ont pu voir le laboratoire magique de celui qui doit diriger les opérations élémentaires de la forteresse. Il a apparemment soumis plusieurs élémentaires pour l’aider à faire tourner une installation mêlant magie et technologie, ayant pour but de drainer la magie contenue dans la pierre-de-vie. Il semblait même tenter de récolter à distance les minerais élémentaires de la région, eau du lac comprise ! Visiblement de haut rang, il utilisait une débauche de magie alimentée par différents objets, esprits soumis et surtout la magie du sang aux dépens d’un sylphelin placé dans une cage voisine. Lirna avait difficilement reconnu en lui Puck, un membre de la tribu Almarra du Lac. Mais ce dernier était aux portes de la mort, à semi-inconscient, le corps couvert de cicatrices, torturé par Keel. Après une bonne heure passée à les ignorer, l’élémentaliste avait finalement daigné leur jeter un coup d’œil. Il avait remarqué en Celyanaa quelque chose de différent et avait évoqué l’envoyer chez un certain Héféra pour en savoir plus. Au bout d’une longue séance de travail, il s’était finalement absenté, non sans une observation astrale poussée sur ses prisonnières pour s’assurer qu’elles ne soient pas adeptes, ni en mesure de s’échapper. Une fois encore, les anneaux de sang de tromperie astrale avaient remplis leur fonction. Le sylphelin parti, les deux mages avaient alors retiré leurs anneaux et Celyanaa avait utilisé un sort de Brise-serrure pour s’échapper. Elles avaient également accordé à Puck la merci d’une mort par Dague mentale, après avoir appris de ce dernier qu’Héréfa était un archimage versé dans l’étude des dragons. Puis elles avaient utilisé la nuit et leur petite taille pour se dissimuler et plonger dans un puit et nous retrouver.

Le sylphelin parti, les deux mages avaient alors retiré leurs anneaux et Celyanaa avait utilisé un sort de Brise-serrure pour s’échapper. Elles avaient également accordé à Puck la merci d’une mort par Dague mentale, après avoir appris de ce dernier qu’Héréfa était un archimage versé dans l’étude des dragons. Puis elles avaient utilisé la nuit et leur petite taille pour se dissimuler et plonger dans un puit et nous retrouver.

Celyanaa, durant son évasion a bien pris le temps d’observer les alentours et de recueillir de précieuses informations, elle a ainsi reconnu :
- La 5e légion, habituellement postée à Marak
- La 8e légion, habituellement postée à Vivane et Quai des nuages
- La 7e flotte, habituellement postée à l’Ouest en vasgothia
- La 5e flotte, habituellement postée à Théra et Quai des nuages.

Nous sommes dans la salle 200 esclaves pour 40 gardes. Nous nous regroupons discrètement et Celyanaa nous dit devoir agir ce soir car leur absence va rapidement être remarquée. J’invoque discrètement les pouvoirs de Lochost pour briser mes liens, puis ceux de Calypso, quand déboule brusquement le geôlier en chef :
- « Je le sens, certains se sont libérés ! »
(Mais c’est quoi ces pouvoir ?!!) Commence alors une vérification en règle des liens de l’ensemble des esclaves. Celyanaa m’aide à renouer vaguement les miens, mais les elfes au fouet parviennent à nous avant que Calypso n’ai pu renouer les siens et le premier l’invective en hurlant :
- « Comment t’es-tu détaché toi!? »
- « En mordant mes liens »
- « Te fous pas de moi ! Es-tu questrice de Lochost ? »
- « Non »
Ces raclures d’elfes de Dis emploient leur pouvoir de coercition pour forcer Calypso à parler et la situation pourrait rapidement dégénérer. Nous autres membres du groupe échangeons de longs regards, nous sommes tous d’accords : le moment n’est pas opportun pour agir. Il y a bien trop de garde à affronter, sans même avoir notre équipement. Il nous faut être plus isolés pour que notre Guerrier puisse chanter et activer le sac contenant notre précieux équipement. Heureusement, notre Vorst fait bon usage de ses nerfs d’aciers et ne s’en sort finalement qu’avec une grosse raclée de coups de fouets, la chair en sang et de nouveaux liens plus solides dans le dos.
Nous ne pouvons pas nous empêcher d’échanger quelques mots et, après un ultime avertissement, les gardiens décident en conséquence de punir tout le monde au travail de nuit ! (C’est très bien ça ! Voilà comment nous allons pouvoir nous isoler un peu pour passer à l’action)
A nouveau, les disciples du détestable Dis nous lancent leurs injonctions au travail et nous nous efforçons de respecter les ordres tout en descendant un peu plus profondément pour atteindre notre but ultime : la base de la pierre-de-vie.

Après quelques heures de minage, Léorak se stoppe en sentant une odeur forte d’œuf pourri. il meugle brusquement : « Gaaaaz ! » Et il n’a que le temps de plaquer au sol le malheureux mineur en première ligne quand l’explosion survient ! (L’éclairage à la torche, ce n’est pas le meilleur moyen d’éviter que du gaz ne s’enflamme !) Gruuth et Lirna, eux, subissent le souffle de plein fouet, mais leurs blessures s’avèrent superficielles.

Plus tard, au second sous-sol, un vieil elfe éreinté s’effondre au pied d’un gardien qui se met immédiatement à le fouetter : « Tu retournes au travail ou tu meurs mon gars ! » C’est alors qu’un jeune troll se plaque sur le vieil homme en protection et se propose courageusement de subir le châtiment à sa place.
Nous sommes séparés au travail, mais non loin de la scène se trouve Calypso et Celyanaa qui, n’en tenant plus, interviennent discrètement en lardant le gardien de Dagues mentale, pendant que notre voyageuse assène des coups de pioche sur le tortionnaire qui meurt rapidement, non sans avoir émis un cri d’alerte.
Le vaillant troll s’est relevé et l’image qu’il offre à mes amis n’est guère réjouissante : l’épuisement se lit sur ses traits et son corps. De plus, il dispose d’une corne brisée, d’un œil crevé et infecté, et son dos est lézardé de cicatrice. Sans perde de temps, il s’empresse de mettre en scène une explosion de gaz et parvient ensuite à convaincre la patrouille thérane ayant accouru sur place de la mort accidentelle du gardien.
Celyanna s’est immobilisée et observe plus attentivement ce troll en piteux état. Un détail la surprend : ce dernier me ressemble étrangement ! Connaissant mon histoire et se rapprochant de lui, elle lui glisse à l’oreille :
- « K’trash’Kor ?
- Oui !? Mais comment connaissez-vous mon nom ?!
- Je suis une amie de ton frère Asht’aark, qui est aussi ici…
- Mon frère… ici ? Il a aussi été pris !?
- Non, nous faisons partie des Porteurs d’Espoir, en mission pour Throal, nous allons te libérer,
suis-nous !
Peinant à réaliser les mots échangés, K’trash suit l’intrigante petite fée volante qui lui promet la liberté.
Au détour d’un nouveau couloir, je tombe nez à nez avec ce troll : mon frère !! Malgré son état de santé probablement proche de la mort, je le reconnais immédiatement. Submergés par l’émotion et la gorge nouée, nous échangeons un long regard. Nous ne pouvons laisser éclater notre joie avec les gardes si proches…mais nous ne pouvons nous empêcher de saisir l’autre par l’épaule, pour s’assurer de la réalité de la scène. Evidemment, mon regard s’attarde sur les nombreuses blessures qui recouvrent son corps, sa corne brisée, son œil perdu… Mon cœur est empli à la fois de joie et de rage, je me sens prêt à mener l’assaut à l’ensemble de la garnison thérane ! Celyanaa me confirme qu’au vue de sa trame affaiblie, sans soins rapides, il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre !! Nous devons faire vite, atteindre notre objectif, et récupérer notre matériel.
Echouer si près du but est tout simplement exclu.

Une heure plus tard, alors que nous sommes finalement parvenus au niveau le plus bas, un élémentaire de terre émerge d’un mur et commence à broyer un à un les esclaves à portée, se téléportant d’un mur à l’autre ! Lorsqu’il parvient au niveau de Léorak et moi, nous ne voulons pas tuer inutilement un élémentaire qui ne fait que défendre son territoire face aux thérans, …Mais la retraite est difficile, et Celyanaa doit l’entraver pour nous éviter un combat. Finalement une petite escouade thérane déboule et met rapidement fin à ses jours… encore une vie que nous ne sommes pas parvenus à sauver…

Gruuth, accompagné de Lirna, est enfin arrivé aux pieds de la pierre-de-vie et commence son chant (il lui faut 10 minutes pour pouvoir activer la pierre).
Je m’efforce alors de convaincre la vingtaine d’esclaves présents à se rebeller et à ouvrir leur esprit, pour vaincre l’emprise de Dis… mieux vaut combattre libre que vivre esclave jusqu’à une mort certaine.
« Nous sommes les Porteurs d’Espoir et nous sommes volontairement venus ici pour œuvrer à la lutte contre Théra et à la libération de la pierre de vie des obsidiens. Vous autres, Donneurs-de-noms, c’est en homme libres que vous avez vu le jour. Théra vous en a privé et compte bien en priver tout Barsaive !  Comment retrouver cette liberté me direz-vous?
Il faut se battre !
A quoi bon vivre quelques jours de plus, en esclaves ici ? Votre seul perspective est la mort par épuisement. Faites ce choix de combattre ici tant que vous en avez la force ! Sinon, d’ici quelques jours, vous regretterez assurément de ne pouvoir échanger vos tristes vies momentanément épargnées pour une chance de revenir ici, à cet instant, et de tuer nos ennemis. Car ils peuvent peut-être nous ôter la vie, mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !!!!! »

Malgré des débuts hésitants, tant dans ma voix que dans mon attitude, je finis par sentir le pouvoir de Lochost affluer en moi et porter ma voix : ce ne sont plus des esclaves que j’observe devant moi, des Donneurs-de-noms libres ! L’influence de Dis a subitement cessée et nous sommes à présent totalement libres de nos mouvements. Armés de leurs pioches, des groupes d’esclaves vont aller se poster aux différents points d’accès pour monter la garde.

Puis la pierre commence à vibrer, jusqu’à une apothéose et un visage obsidien commence à émerger lentement, accommodant difficilement sur ce qu’il voit.
Gruuth les enjoint à tenir bon et leur explique qu’Omasu et nombre de gens soutiennent leur pierre-de-vie !
Le visage lui répond : « Les thérans vampirisent notre pierre de vie et nous devons nous réfugier au cœur même de celle-ci pour la protéger de nos âmes, ou risquer de tous nous éteindre. Nous tiendrons peut-être des jours, des semaines, voire des mois de plus, mais notre fin est inéluctable à ce rythme. Sauvez-nous ! »
Celyanaa lui demande alors s’il existe un passage pour sortir sous la montagne.
« Je dois déjà y retourner si je veux rester en vie, mais sachez qu’il existe bien un passage qui mène à des tunnels souterrains sous la colline, il se situe au niveau d’un bloc de roche qui ressemble à une petite pierre de vie. Notre frère saura quoi faire. Elle m’appelle… »

Grutth chante cette fois pour libérer notre matériel et nous pouvons enfin nous réarmer. Celyanaa et moi fournissons immédiatement deux potions de guérison à mon frère qui semble reprendre des couleurs. J’en profite pour mettre dans sa main la belle hache d’arme prise il y a quelque temps sur un Forgeron théran, ainsi que mon bouclier dans l’autre main. C’est dans ces circonstances extrêmes que je vais vivre l’un de mes rêves de jeunesse : batailler aux côtés de mon frère !

Soudain, un esclave surgit d’un couloir : « Les gardes seront là d’ici une minute !
L’heure de vérité a sonnée. Il nous faut tenir et trouver cette sortie pour pourvoir transmettre nos précieuses informations.
Intérieurement, je ne peux m’empêcher de souhaiter avoir l’occasion d’occire bon nombre de thérans et disciples de Dis avant de pouvoir battre en retraite. Les muscles déjà tendus, je contiens avec peine mon impatience.
Que Tysthonius et Lochost soutiennent nos bras !

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK - ACTE 27 : PORTES PAR LOCHOST

Message  Babanek le 09/07/18, 12:09 am

Léorak et moi nous projetons vers l’accès d’où doivent parvenir les thérans. Je vois à nouveau le célèbre Leorak Lamevent, la danse céleste, la lame des cieux, le cri du vent, de la maison V’strimon, le torse bombé, loin du piètre esclave qu’il s’est amusé à interpréter ces dernières heures (image que je garderais longtemps en tête : « Je ne suis qu’un pauvre T’skrang insignifiant… », venant de lui l’image est très plaisante). Ce dernier met habilement un elfe au sol, avant de se positionner sur le croisement pour laisser Gruuth se placer à nos côtés et pulvériser la peau de bois d’un Guerrier orque. J’engage à mon tour l’orque et l’écrase au sol, mais bien que mal en point, il se relève. Quant à Calypso elle remet au sol l’elfe qui s’était relevé d’un puissant estoc de sa lame dentelée. Enfin, Celyanaa lance un sort de Fureur guerrière sur Calypso et se positionne non loin derrière nous, suivie de Lirna qui psalmodie sa prochaine salve magique.
Les thérans sifflent dans leur siffler pour sonner l’alerte et nous pouvons lire leur incompréhension quant à notre force et notre détermination, comment se peut il que des adeptes équipés aient pu s’infiltrer dans le Béhémot !?
Deux elfes sont rapidement tués. Nous laissons les ennemis gravement blessés et au sol aux bons soins des esclaves libres qui nous accompagnent, car c’est un flot d’esclaves qui se répand dans les nombreux couloirs souterrains !
Nous sommes positionnés au centre d’un carrefour pour stopper plusieurs accès.
Les thérans chutent sous nos coups, se relèvent, rechutent… nous sommes implacables, comme le flot de la liberté brisant un barrage! Les thérans ne nous font que peu de dégâts, Lochost guide nos coups ! Lirna envoie des Flèches liquide, l’une transperce un elfe.
Celyanaa nous octroie peu à peu à tous une sainte furie, puis enchaîne avec une funeste Lapidation qui commence en douceur puis qui s'emballe pour briser dents, os, … de deux thérans.
Nous entendons que des combats ont lieu un peu partout, bon nombre d’esclaves nous suivent dans notre tentative de percée mais les renforts esclavagistes affluent de toute part.

Nos 10 thérans tués, nous pouvons apercevoir que la nature du sol sur le couloir parallèle au notre est différente, (comme la gemme magique de Gruuth verrouillant son sac magique, ayant permis de cacher notre matériel). Nous suivons la piste, en courant, car le temps presse. Je garde un œil en arrière pour m’assurer que K’trash est toujours présent. Celyanaa me rassure d'un regard, je peux m’occuper d’ouvrir la voie à coup d’épée, elle garde un œil sur lui. Ne sont parvenus à nous suivre qu’un petit groupe de rescapés.

Soudain, sous sommes bloqués : une escouade surgit dans notre dos, alors qu’un groupe de suppôts de Dis nous fait face. J’exhorte mes camarades à ne pas fléchir face aux injonctions de Dis !
D’une même voix ils nous intiment alors de déposer les armes, Calypso irradie une sorte de pouvoir de volonté, qui allié aux pouvoirs de Lochost nous permet de résister in extremis à la terrible coercition des questeurs impies !
Gruuth et moi chargeons les questeurs adverses dont les 2 premiers chutent sous nos coups, alors que Calypso et Léorak ferment la marche avec les sylphelines au centre. L’arrière garde cogne efficacement les gardes, Lirna flèche le meneur de Dis.

J’exhorte toujours mes amis à résister aux nouvelles injonctions de Dis !!
" Tenez bons mes frères et sœurs de sang, les Porteurs d’Espoir ont encore bien trop de choses à accomplir pour céder si près du but! "
Celyanaa, esprit jovial et indomptable, héraut de la Liberté, nulle entrave ne peut t’atteindre tant ta soif de délivrance est grande et celui qui désir te clouer au sol et t’intimer le silence n’est pas né !
Léorak Lamevent, je ne peux croire que l’artiste que tu es puisse finir ainsi, puisse taire ses coups et cabrioles mortelles. Tu es le cri du vent, des chaînes ne peuvent entraver ta valse de mort !
Gruuth toi qui guerroie pour délivrer les tiens, quelle folie que de croire que l’on peut te stopper alors que la pierre-de-vie de tes frères est si proche et que les tiens ont tant besoin de toi. Implacable et inébranlable, voilà ce que tu es !
Calypso, âme rebelle et indépendante à la volonté de fer, qui peut se targuer de te dicter tes actes ? Sûrement pas une creusure de Dis, tu es formé pour résister à une horreur et ce n’est pas un petit théran ridicule qui va t’ordonner quoi que ce soit !
Lirna, insaisissable feu follet chasseur de cailloux, tu as encore tant à découvrir du monde, un sylphelin ne saurait accepter de perdre sa liberté. Résiste et riposte !
Il y a comme un crépitement d’énergie autour du groupe, mais nous tenons bons !

Soudain, Mabon Ardos se focalise sur moi, il semble comprendre que je participe à la résistance de mes amis et, étant questeur de Lochost je dois être une sorte d’insulte à sa vue. Il m’intime alors individuellement de lâcher mes armes et me mettre au sol, cherchant à m’atteindre personnellement. Sa détermination est plus pesante et je ne peux qu’observer, la mort dans l’âme mes mains s’ouvrire pour lâcher mes armes et mes jambes s’affaisser au sol ! Que Dis soit maudit à jamais !
Celyanaa réplique dans la foulée : « Mets-toi au sol et ne bouge plus sale con ! » lance-t-elle en lançant une entrave sur Mabon qui commençait à peine à jubiler ; ce dernier tombe saucissonné !
Les geôliers lancent de nombreux filets et bolas sur Gruuth qui se retrouve lourdement entravé !
A l’arrière garde, Calypso et Léorak ont copieusement dégagé le terrain, Calypso goutant pour la première fois à la joie de la Fureur guerrière, elle se délecte de la puissance de ses coups, mais des renforts thérans affluent à nouveau !
Devant, Gruuth, devenu une sorte de monticule de filets implacable, continue même empêtré à frapper les assaillants. Le suppôt de Dis a commis une monumentale erreur en me croyant hors combat, au sol et désarmée car, la rage au ventre, je peux continuer le combat au sol, et de mes mains, j’attrape les parties maintenant accessibles sous l’armure de cuir de mon opposant et arrache violemment ces chairs molles du théran qui s’l’effondre au sol, se tenant instinctivement l’entre jambe avec un rictus de douleur.
Il ne reste plus que 2 serviteurs devant nous. Hélas, Le chef parvient à se libérer de ses entraves , sortant des griffes acérées !
Celyanaa lapide le chef Dis et un de ses disciples, qui est achevé par Gruuth. De mon côté, roulant sur moi-même, j’esquive l’attaque de mon opposant et lui assène un coup magistral sous le tablier.
Mabon Ardos, les yeux injectés de sang se rue alors sur moi :
« Meurs serviteur de Lochost ! »
J’esquive in extremis son puissant coup, ma passion me protège ! Acculé, je croise le regard de Celyanaa et, comprenant son intention, j’acquiesce d’un regard. Notre sorcière sentant l’urgence de la situation déplace ainsi sa zone de jonglerie sanglante sur les derniers serviteurs de Dis, les achevant. J’accepte de payer le prix du sang en étant également lourdement touché.
Mais le résultat est là, la voie est dégagée !

Nous reculons progressivement et un soldat tente d’atteindre Lirna momentanément exposée, mais sa manœuvre est veine. Nous nous mettons à l'abri, couverts par la caillasse sanglante.
Nous parvenons à un pan de mur de la même matière que la pierre-de-vie et, après avoir fini de retirer les filets de Gruuth, ce dernier insère dans un emplacement qui semble parfaitement adapté à sa forme le fermoir en pierre de sa cape magique, puis se met à chanter pour ouvrir la porte secrète.

Soudain, nous ressentons un malaise et du feu jailli dans la zone que nous venons de quitter il y a peu. Après un court temps de récupération et quelques potions, je vais me positionner avec Calypso et Léorak, en barrière au croisement pour tenir le front face à l’éventuelle menace qui pourrait débouler.
C’est alors que surgit des flammes une vision d’horreur : un énorme guerrier de près de 3m avec les traits du questeur de Dis : une Augure de DIS !!!!! Et l’abomination fonce sur nous, hurlant de rage. Nous nous positionnons en garde défensive, en priant pour que Gruuth parvienne rapidement à ouvrir une issue.
La monstruosité traverse les caillasses qui le frappent fort, mais elle se rue sur nous, assenant une série de coups surpuissants sur nos chairs meurtries. Sa puissance est incroyable, nous risquons de ne pas tenir bien longtemps ! Nous lui mettons quelques coups, je l’insulte copieusement : « Ton père t’as conçu avec un chien, crevure ? » mais le combat tourne inexorablement en notre défaveur, et mes frères d’arme m’interpellent : « Et Lochost il fout quoi là !!?? »

Le temps semble alors s’arrêter… je vois comme un petit enfant troll aux yeux bleus irradiant de magie :
« Asht’Ark, votre quête est noble et je peux t’aider, mais pour cela je devrais puiser toute ton énergie karmique. »
J’accepte évidement sans la moindre hésitation : « C’est un honneur que de devenir votre augure pour sauver des vies, mes amis et défaire Dis ! »
Le pouvoir afflue en moi et, investi de la puissance de Lochost, un combat de titan s’engage entre deux augures. Mes camarades profitent de ce répit pour se soigner un instant. Empli de la fureur du juste, j’assène de nombreux coups à l’augure de Dis en l’invectivant, je porte en moi la souffrance des victimes des thérans présentes ici et, dans un instant de plénitude, l’augure de Dis explose, en même temps que l'essence de Lochost quitte mon corps. Dis vient de vivre une cuisante défaite !
Je viens de vire l’une des expériences les plus extraordinaires de mon existence !

Survient un bruit de roche profond, suivie de l’appel de Gruuth : le passage est ouvert !
C’est une voie souterraine, qui descend, aboutissant sur une grotte fermée par des buisson particulièrement épais. Celyanaa nous précise qu’il ne semble pas y avoir de danger derrière et que, plus loin, une pierre semble d’une pureté étincelante, n’ayant pas été souillée par les horreurs.
Gruuth appelle Jaspree pour demander au buisson de s’ouvrir et nous débuchons alors sur un amas de maquis, puis une immense stèle de pierre, dont le somment forme un dragon de pierre : Shivoam, l’esprit du fleuve ! Nous sommes sur la route du Pèlerinage et l’aube sera sur nous dans quelques heures.

Nous descendons une heure sous couvert des sous-bois. Et nous pensons nous reposer un temps, nous en sommes à 24h de travail et de combat sans repos ! Nous reprendrons le chemin du pèlerinage une fois requinqués.
Je peine toujours à réaliser ce qui vient de nous arriver et ce que nous avons accompli ! Je viens de retrouver et libérer K’Trash !! Je vis pour cela depuis près d’un an, je voudrais hurler ma joie ! J’en suis dorénavant persuadé, les Passions guident notre quête !
Je prends le temps de remercier les Porteurs d’espoir pour tout ce que nous avons bravé ensemble et pour l’affranchissement de mon frère et, me tournant vers Gruuth, puis vers Celyanaa, je leur promets d'être plus que jamais au service de la cause de Barsaive, la cause anti-thérane, la cause de la liberté des peuples, à commencer par les obsidiens enfermés si près de nous.

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK -ACTE 28 : PELERINAGE AUTOUR DU LAC BAN

Message  Loupgris le 05/08/18, 04:39 pm

Le soir venu, Celyanaa s’attelle à relaxer magiquement K’Trash afin d’accélérer sa guérison, car son corps garde encore de profondes blessures. Etant encore en zone d’occupation thérane, nous décidons de réaliser 3 tours de garde par groupe de deux, un perceptif et un combattant. Celyanna et moi, puis Calypso et Cham’Tnala, et enfin Lirna et Léorak. Gruuth, visiblement éprouvé par ses communions avec la pierre de vie dormira sur l’ensemble du temps de repos.

Au milieu de la « nuit » (il fait jour à ce moment de notre repos) Calypso entend un bruit, comme si un groupe se rapprochait discrètement ! Nos amis cherchent à nous réveiller discrètement, mais nos assaillants pressent le pas ! S’en suit un réveil précipité de tout le monde, et Calypso se positionne en première ligne.
Un nain au tabard théran se lance dans une attaque acrobatique sur notre Voyageuse qui esquive le coup habilement. Celyanaa me lance une Fureur guerrière, et je sens l’adrénaline gonfler mes muscles : aujourd’hui encore, des thérans vont souffrir ! Un orque me charge ; je pars in extremis son coup à deux doigts de mon épaule gauche et, effectuant une rotation, je riposte d’un violent chassé qui l’éjecte à terre, avant de l’achever au sol en rabattant ma lame sur lui, l’ouvrant en deux. Lirna, perchée sur sa branche, projette une Flèche liquide fulgurante qui transperce un orque net. Cham et Léorak sont engagés par deux maîtres d’armes qui les insultent copieusement. Notre T’skrang se trouve en difficulté car il ne s’est toujours pas totalement rétabli de ses blessures reçues lors de notre folle échappée. Deux elfes surgissent à l’est, l’un d’eux se heurte à mon bouclier, l’autre s’élance sur Léorak qui vacille mais tient bon. Puisant dans ses ultimes forces, il plante proprement sa lame dans le cou de l’humain lui faisant face. Celyanaa saucissonne l’elfe qui prenait en tenaille Léorak, et ce dernier le frappe au sol. Le nain et Calypso se livrent un combat équilibré mais stérile en sang versé, et l’esclavagiste voyant notre T’skrang ensanglanté se déplace pour lui assener un vicieux coup dans le dos. Notre ami s’effondre au sol. Cham semble aussi en difficulté aux prises avec un humain, je saute donc sur le théran qui tombe sous l’impact de ma lame. Au sol il cherche un cor dans son sac, mais Cham parvient à l’achever d’un Dard de cristal dans la nuque. Je rêve ou Cham vient de nous sauver la mise !! Décidément, cette aventure est pleine de surprises !). Je poursuis ma route vers le nain qui cherche à achever Léorak, et la violence de mon coup dans le thorax le plie en deux ! Celyanaa l’entrave alors, clôturant proprement le combat.
Sur nos ennemis, nous prenons le cor, 4 potions de récupération et une de guérison, 1 hache d’arme forgé +2, 5 dagues, 5 boucliers d’infanterie, 4 épées larges forgés +1, 69 PA théran et 17 throalique, 1 cote de maille et 4 armures de cuir, autant de tabards, que nous mettons dans le sac magique de Gruuth.

Nous finissons notre nuit interrompue et nous soignons à l’aide des sorts (relaxation, nourriture, cercle de bien-être…). Au « petit matin » (en réalité vers 16h) nous sommes tous en pleine forme.

Après 4h de marche, nous parvenons au village de Aïkos et nous pouvons y observer une stèle en T’skrang « ici vécut le Vieil homme au filet… » Léorak nous raconte que c’est un héros très connu, ainsi que sa femme, Vranna aux mille paniers. Le Vieil homme, aventurier à ses heures, ramena une graine du pays des sirènes… Sa femme en colère par sa longue absence la jeta dans le lac Ban, qui rapidement se recouvrit d’un roseau géant d’une espèce inconnue et vivace. Shivoam ; l’esprit-mère du fleuve, leur dit de tresser un panier avec ce roseau, qui donna naissance à l’île du lac Ban… le vieil homme apparaitrait encore en esprit… dit-on ; une bien belle légende.
L’image gravée sur la stèle, nous la décalquons sur un parchemin avec un fusain car nous devons prouver notre passage sur chaque étape du pèlerinage.

Nous devons ensuite aller à la seconde demeure du vieil homme, la cité sur le Lac, mais nous ne possédons aucune embarcation. Nous nous rendons donc à proximité du village. I se trouvait il y a peu encore, un village humain et un village T’skrang accolés. L’humain a été brûlé, mais non loin Cham distingue un camp de tentes, avec de légères fortifications en bois.
Cham part en observation en prenant la forme d’aigle, et perçoit aux oriflammes que c’est un avant-poste théran ! Avec de nombreuses patrouilles en vadrouille, dont l’une n’est pas si loin de nous… Nous avons un long trajet sur l’eau à effectuer et nous ne sommes pas tous en capacité de le faire. Construire une embarcation de fortune semble compliqué …
Finalement, Calypso envoie un message lumineux à la Shivalahala pour lui indiquer où nous récupérer, et mentionne la présence du camp théran. La réponse ne tarde guère et on nous fixe un rendez-vous vers la stèle, un navire et une diversion viendront à nous. Notre danseur caudal, familier de ce type de zone géographique nous trouve une cachette, jusqu’à l’arrivée de deux navires bien éclairés, pistés par deux navires ennemis ainsi que d’une petite barque de pêche aux voiles noires qui nous embarquent discrètement. Les deux premiers navires finissent par éteindre les lumières et semer leurs poursuivant dans la pénombre.

Une fois arrivée, nous sommes accueillis par Omasu et la Shivahalala qui nous félicitent et sont impatients de nous entendre ! Ils nous recevront officiellement le lendemain (il est 2h du matin tout de même) après un repos bien mérité.
On nous annonce que le prince Neden a subitement disparu, il aurait été aperçu en présence d’un marchant vêtu à la mode du Cathay, mais il nous a laissé une note « je vous attends à la maison ». Je ne peux m’empêcher de sourire intérieurement tant je suis persuadé qu’il nous concocte déjà une future mission ! En tout cas, voilà un prince qui donne de sa personne, et il a toute ma confiance.

Omasu reprend son sac magique, mais nous donne en récompense deux pièces en orichalques. Nous donnons notre rapport :
- 1000 soldats toujours présents + 1000 en patrouilles diverses, les légions, les flottes, le passage secret, le sylphelin élémentaliste psychopathe, la collecte de minerais élémentaires.
- Omasu est inquiet, mais se rassure un peu, ses congénères semblent avoir trouvé le moyen de se préserver.

Une fois notre rapport de mission donné, Nous pouvons nous atteler à compléter le pèlerinage, et les étapes semblent être nombreuses et ponctuées d’épreuves ! Dans un premier temps, Il faut visiter les 5 tours élémentaires.

Nous commençons par l’Eau. Nous trempons les mains et pieds, Calypso et Lirna ressentent les navires sur le lac, ce qui se passe à la surface, … c’est une expérience incroyable ! Celyanaa, elle, ressent plus encore, ce qui se passe sous l’eau, dont une vie au ralentie endormie sous l’eau (Shivoam, un dragon ?), une sorte de communion avec le lac, toutes formes de vie sous-marine…. Le procédé est très apaisant (comme lorsque l’on s’est trempé dans de l’eau élémentaire). Cham communique avec un esprit lacustre (une sorte de loutre à moustache aux yeux cristallins), et la convainc d’explorer le monde à l’aide de son « Arche » spécifiquement conçue pour accueillir des esprits. Ce dernier accepte après une petite conversation, il reste libre, mais grâce à de l’eau élémentaire, il se sent bien.

La Terre est la plus petite des tours. A l’entrée, de nombreux souliers sont déposés, ce que l’on fait aussi, et l’on doit escalader la paroi, munie de nombreuses prises. Parvenus en haut, nous découvrons qu’une énorme pierre bleutée, veiné de rouge sang (comme la pierre de vie obsidienne) surmonte la tour, avec de nombreuses sculptures. Nous gravons chacun un petit quelque chose, Celyanaa le symbole des Porteurs d’espoir, moi en inscription runique, le nom de notre groupe, Cham ripe et raille un bout de pierre… Lirna cherche à ressentir un esprit élémentaire, Cham un esprit naturel de la pierre, mais sans pouvoir communiquer : ils sont trop loin enfoncés dans le sol et n’en émergent pas.

La tour du Feu est en pierre, dont les fondations se perdent dans les roseaux, nous montons un escalier en colimaçon, pour aboutir sur une grande salle ouverte sur 4 côtés, avec des personnes autour, dont l’une converse avec le gigantesque brasier central. Le t’skrang se tourne vers nous « Puis-je éclairer votre lanterne ? » (et il semble fier de son jeu de mot…) Calypso aimerait apprendre la langue du feu. Notre hôte nous révèle que Sprouuuuf, l’esprit du feu habitant la tour, est justement là pour échanger avec les Donneurs-de-Noms, capable de leur apprendre sa langue, de dialoguer avec qui le comprend sur l’origine du feu élémentaire, les interactions entre les plans lorsque l’on crée une flamme, … Il nous révèle que l’élémentaire de feu réside ici car un jour il fut marqué par une horreur et libéré par une Shivalahala.
Certains courageux tentent de traverser le feu, son intensité varie d’une personne à l’autre.Nous y allons tous un par un, Léorak se brûle très légèrement, Celyanaa, Calypso,Cham et moi non, alors que l’élémentaire semble rire au passage de Lirna qui subit un peu plus que les autres. Calypso réussit de justesse à apprendre la langue qui s’avère extrêmement complexe.

A la Tour du Bois, une étrange symbiose entre le roseau et un arbre elfique sert de base aux racines d’un immense arbre. Lirna nous dit que la reine elfe Dalia aurait jadis fait cadeau d’une graine à la Shivalahala. L’arbre géant abrite le Collège de la Vigne, école de magie élémentaire réputée, pourvu de ponts, d’échelles, de plateformes et de vignes folles rependues partout sur l’arbre. Elles produisent des grains de raisin presque de la taille des sylphelins ! Il produit du Kryspriss très spécifique, très amer, acide, puis doux au palet… Nous nous essayons à gober ces grains, et si l’expérience est n’est pas inintéressante, elle s’avère assez éprouvante pour bon nombre d’entre nous, qui finissent aux toilettes.

Enfin, la Tour de l’Air est un mas de navires culminant à 100 m de haut, avec des paliers de filets tous les 25m, des cordes, des échelles. Non loin devant nous un T’skrang est en train d’escalader, comme l’a fait Calypso avant notre départ pour le Béhémot. Nous nous élançons donc tous avec enthousiasme et avec succès pour la plupart, sauf Celyanaa qui finit par voler pour le premier palier (mais à quoi bon escalader quand on peut voler ! Le temple de l’air doit être honoré par des êtres volants, non ?). Calypso, Cham et moi chutons sur le deuxième palier, puis reprenons la montée (Lirna et Cham volent). Au fur et à mesure, la difficulté augmente, et nous devons nous rattraper régulièrement pour reprendre la monté, certains chutent au dernier palier, cette ascension s’avère être une épreuve périlleuse et plutôt éreintante, mais quel plaisir d’atteindre enfin son but ! J’y parviens enfin, suivie de Léorak, alors que Calypso rechute sans cesse, mais persévère longuement (rechutant jusqu’au 2e palier). Mon frère nous a suivi, effectuant de temps à autre d’immenses sauts.
Une fois en haut, s’offre à nous un grand nid de pie muni de barrières. Il est dit que les Soldats du fleuve peuvent voir n’importe quelle partie du Fleuve Serpent du haut de cette tour. Léorak cherche à voir le prochain passage de notre pèlerinage (l’empreinte de pas sur la plage de sable blanc…)
Moi je cherche à voir la Mer de feu, mais je ne parviens à voir que sa limite, vers les marécages, et j’y vois une vedette thérane qui éclaire le sol, à la recherche de quelque chose.
Celyanaa ne parvient pas à voir quoi que ce soit car elle a volé, elle décide donc de redescendre pour refaire la montée, s’envolant pour éviter les chutes et reprendre la montée. Elle met TRES longtemps, mais elle peut enfin profiter du « pouvoir » de la tour, et observe loin au nord… Lirna fait de même. Décidément, ma cité est étonnante. Et moi qui ignorais tout cela…

Pour la suite du pèlerinage, nous devons nous baigner au puit devant le Dôme central, (très profond dit-on), au centre du réseau de roseau. La légende veut que Shivoam venait rendre visite au Vieil homme en passant par ce puit. Baignade générale des Porteurs d’Espoir, nous ressentons encore une fois une sensation de sérénité. S’ensuit une séance de séchage des ailes et des poils avant de poursuivre.

Le soir venu, nous partageons un diner, avec la Shivalahala, à la table historique, il y a des roseaux tressés de façon très artistiques, nous dégustons un banquet riche en victuailles. Au cours du repas, sur la chaise en bois réservée au fondateur de l’Ile, nous nous rendons compte que siège un vieux T’skrang qui rit à la dernière blague (celui qui nous avait déjà guidé la première fois que nous sommes venus !) : le Vieil homme aux filets nous honore de sa présence ! Il nous fait parler de nous puis nous raconte ses prouesses d’antan… Même si de nombreux T’skrangs rappliquent pour le voir et l’écouter, sa présence semble faire partie des habitudes. Celyanaa lui demande ce qui dort au fond du lac et l’esprit rit, cherchant à détourner la conversation.

Puis arrive une délégation menée par la Shivalahala et 20 de ses congénères, richement vêtus et hauts en couleur. Toujours sublime, elle se tourne vers Léorak « vos actes ont rendu honneur à la maison V’strimon », elle le nomme de son très long nom complet, et lui propose de choisir son g’doinya, son nouveau nom à ajouter à sa liste de nom, ainsi que son bracelet de roseau de la Fondation centrale. Il fait enfin partie des membres honorés de l’aropagoi Il pourrait s’il le voulait devenir officier sur un navire. Notre ami a rarement autant bombé le torse et la fierté illumine son visage, il est claire qu’il briguait cette distinction de longue date !

Les 3 jours suivants nous nous accordons du repos et chacun vaque à ses occupations. Nous en profitons pour vendre le matériel théran (phase de jeu à effectuer la prochaine fois), pour ne pas quitter la ville inutilement chargés.
Je me sens particulièrement confiant ces derniers temps, et heureux des prouesses accomplies, je me sens prêt à relever tous les défis que Lochost et les passions mettrons sur notre route !
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Message  Babanek le 05/08/18, 06:13 pm

Laissez le poignard volant, le grand Léorak, vous racontez notre dernière aventure !

Nous avions laissé derrière nous la cité du lac Ban pour aller à la 5e étape du pèlerinage, une plage de sable blanc avec l'empreinte de Shivoam, le dragon du fleuve, la mère nourricière. Après avoir admiré l'immense empreinte, je partis avec un peu du sable blanc de la plage. Nous reprîmes notre route en direction de la 6e étape, le Bois de la Mémoire. Sur le chemin, nous fûmes attaqués par des T'skrangs de Théra montés sur des griffons. Il semble que notre élémentaliste les ai repéré avant leur attaque mais les pris pour de simples animaux en chasse. Je n'échappais à leur attaque surprise que grâce à ma broche de vigilance, qui me permit de lancer mon fidèle Surodoi Kaze dans le dos de l'un de nos attaquants alors qu'il se remettait en position de charge.
Nous étions désavantagés, des cavaliers impossibles à désarçonner sur des montures rapides leur donnait un avantage certain. Notre élémentaliste représentait un atout lorsqu'elle arrivait à lancer un sort, mais le reste d'entre nous n'avait que peu d'options. J'essayais de monter sur l'une de leurs montures, sans succès, mais la chance nous souris lorsque deux des cavaliers tombèrent de leurs griffons du fait de leur propre maladresse. Le troisième les rejoignit au sol lorsque je coupais les sangles de sa selle. Leur mort fut rapide, et leur dernier compagnon chuta de sa monture sous l'assaut magique de notre sylpheline. Il essaya de sortir ses ailes, car c'était un K'stulaami, un t'skrang ailé, mais mon poignard volant l’attrapa en vol.

Faisant deux prisonniers, mes compagnons décidèrent d'interroger l'un d'entre eux, apprenant qu'ils étaient une patrouille de la 8e légion, sous les ordres de l'envahisseur, le général Carinci. Notre groupe était visiblement leur ennemi public n°1 et de nombreuses patrouilles étaient à notre poursuite, mais ils ne semblaient pas savoir que nous étions sur la route du pèlerinage. J’essayai pendant ce temps d'expliquer la nature du peuple t'skrang à ce renégat, qui aurait par tradition dû rejoindre la maison Sesslakai qui était entièrement formé de t'skrangs ailés. J'appris qu'ils avaient été élevés sur Théra à partir d’œufs volés à travers le monde entier et n'avaient jamais rien connu d'autre que les mensonges de l'Empire. Je ne pus sauver son âme, malheureusement.

Reprenant notre route, nous arrivâmes à l'entrée du Bois de la Mémoire. L'aubergiste qui tenait échoppe à l'entrée de celui-ci nous apprit qu'il avait transformé il y à 10 ans l'échoppe de magie de son ancien maître après sa disparition dans la forêt. Il avait tenu commerce pendant 2 ans en utilisant les visions du passé du bois pour découvrir les connaissances-clés des objets magiques de ses clients avant de mystérieusement disparaître. Comme on nous l'avait annoncé, les énergies magiques du bois nous firent voir une vision de la bataille entre la coalition de Barsaive et les forces de Thera en 1458, il y à presque 30 ans. J'y reconnus le navire de mon niall, ce qui me rendit incapable de remarquer que des agents Thérans utilisaient la vision pour couvrir leur avance. La boule de feu prit son dû avant que nous ripostâmes, deux guerriers orcs, un combattant nain et deux maîtres d'armes humains servant de bouclier au mage humain pris en duel par notre propre arcaniste.

Fanfaronnant au début, les deux maîtres d'armes adverses perdirent rapidement de leur superbe, et les combattants de mêlée des forces de l'envahisseur se retrouvèrent rapidement à terre. La sphère de blizzard de notre élémentaliste força leur élémentaliste à quitter sa cachette, qui grâce aux prières à Jaspree de Gruuth était devenue bien moins accueillante. Il finit empalé sur un arbre d'un coup de ma lame. Notre victoire assurée, je ramassais un peu de bois pour le pèlerinage et après une remarque pertinente de Calypso, me liait à la fiole de Geai Plumal de notre obsidien afin de doubler notre capacité à utiliser notre seul objet de soin.

La nuit fut fort enrichissante. Je rêvais d'un orc bardé de colifichets et de dreadlocks affrontant une horreur de magma, qui détruisait la nature autour d'elle. Il invoqua le pouvoir d'un esprit de la nature pour la vaincre, esprit dont le visage était celui du fétiche de notre chamane. Puis, après ma garde, de rêvai de trois t'skrangs, un à la peau rouge affrontant au combat un à la peau bleue sous le regard d'un troisième à la peau blanche en train de forger un wakizashi, mon arme. Les autres eurent eux-aussi des visions, de chacun des objets magiques que les Porteurs d'espoir portaient sur eux.

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK -ACTE 30 : PELERINAGE LE LONG DU SERPENT

Message  Babanek le 11/10/18, 04:40 pm

Poursuivant le pèlerinage, nous voyageons 3 jours en forêt, longeant le fleuve Serpent. Nos rations s’amenuisent et nous peinons à trouver de quoi manger sur le chemin. Calypso se sent rapidement mal lorsqu’elle revient avec d’étranges champignons, alors que Celyanaa nous indique fièrement avoir trouvé des baies. Gruuth invoque les pouvoirs de Jaspree pour les faire pousser plus encore, mais il n’obtient que la fanaison les pousses. De son côté, Léorak parvient à pêcher quelques poissons, quant à moi, je reviens bredouille.
Nous parvenons enfin à un village t’skrang à Kralipur,  où les Unaho entretiendraient une flamme sacré. Cherchant une auberge, nous faisons halte au « Pèlerin éreinté ». Le tavernier ressemble à un pirate estropié. Moyennant une bonne histoire, il nous offre la boisson, Léorak est enchanté de narrer ses/nos exploits. Notre hôte semble surpris de savoir qu’il existe encore des pèlerins… (Vu qu’il y a un Béhémot sur le point de départ…)

Au coucher du soleil, nous voyons des fleurs de lotus céleste qui fleurissent et s’envolent à ce moment précis de la journée. C’est un spectacle plaisant et ces végétaux sont réputés pour produire de l’air élémentaire ! Ceux d’entre nous qui disposent d’un récipient pouvant contenir du minerai élémentaire en prennent autant que possible (Léorak, moi, Celyanaa, Calypso et Lirna).

Nous rencontrons la Shivalahala du village qui nous demandent nos motivations (libérer Barsaive, buter des thérans, porter l’espoir…), puis elle nous scrute, chacun notre tour, intensément, avant de se parer d’un sourire bienfaisant et de nous décréter «purs».
Afin de réaliser l’étape de la flamme sacré, nous devons à nouveau plonger car la lueur est sous l’eau…Une joie immense se lit sur le visage fermé de Celyanaa! Cette dernière finit avec Lirna dans un sac étanche dans le dos de notre « meilleur nageur » Gruuth…

Sous l’eau, s’offre à nos un spectacle grandiose : un imposant dôme parcouru de pulsations surplombe une esplanade accessible par des marches qui mène à une superbe coupole où brûle une flamme ! Cette zone est étanche sous l’eau ! Et il y a des cheminées qui évacuent l’air du feu ! La magie élémentaire est décidément étonnante !
Un meuble de pierre contient des parchemins.
Celyanaa voit que toute la zone sèche est magique.
Nous écrivons tous notre vœu le plus cher:
- La fin de l’esclavage
- Que Jaspree retrouve ses droits
- Que Léorak devienne une légende immortelle
- Que chacun puisse être libre et heureux
- La destruction de toutes les horreurs
Nous avons tous écrit avec notre cœur, même si Celyanaa a longuement tergiversé, énumérant nombres de vœux dégantés digne d’une sylpheline particulièrement espiègle.
(Je ne peux évidemment pas tous les coucher sur le papier, mais certaines images ne peuvent quitter mon esprit… l’idée de fleur changeant constamment de couleurs, d’excrément sentant la fleur, …)
Les papiers une fois brûlés, laissent une belle cendre que nous mettons dans une bourse spéciale prête à cet emploi, fabriquant ainsi un charme qui aide à se battre contre les horreurs. Mais le contact avec la cendre nous brûle la peau…

Nous poursuivons le pèlerinage, et après quelques heures de marche, nous passons sous les contreforts sud de la chaîne de Throal. (Celyanaa ne semble guère enchantée par l’idée de quitter la verdure, le lendemain d’une plongée sous-marine, la journée s’annonce maussade… et celle-ci est loin d’être finie…) Notre périple sous-terrain nous entraîne jusqu’à une petite salle où nous tombons nez à nez avec 3 tas… de donneurs de noms morts, à la peau rongée… Celyanaa nous précise qu’ils semblent avoir été brûlés par de l’acide magique brûlant la trame aussi… à priori des sorts de « brume acide » et « danse des os » : soit de puissants sorts de nécromancien (l’un des gars aurait été contrôlé pour tuer ses collègues).
Alors que nos pensées étaient plongées sur ce sombre spectacle, nous entendons au loin une voix masculine donner des ordres et une voix féminine se plaindre…
Réagissant à l’unisson, nous prenons la direction de ces voix, et Celyanaa repère, grâce à un sort de Perception astrale, 2 groupes de 3 trames, un groupe de 2, puis une très brillante (le nécromancien). Enfin elle nous précise que la zone est fraîchement en train d'être souillée.
Nous surgissons le plus discrètement possible à l’entrée d’une grande caverne en coupole inversée, dont les murs sont ornés des gravures "tailles réelles" de 4 grands dragons. Un groupe de 6 formes, 3 humains et 3 orques agressent une forme frêle au sol qui peine à lire quelque chose, alors qu’un nain la houspille.

Ayant buté sur une pierre et fait du bruit, Léorak s’avance fièrement vers nos antagonistes afin de couvrir notre présence.
- Qui t’es toi !? passe ton chemin !
- Pourquoi maltraitez-vous cette femme ?
- Ce n’est pas tes affaires !
Après avoir reçu une Fureur guerrière de notre petite sorcière, Gruuth apparaît puis charge férocement dans le tas et écrase le pauvre orque qui vient de le recevoir !
Calypso fait un bond prodigieux pour attaquer en piquer le gardien du nécromancien… mais s’écrase au sol… Je m’envole pour la rejoindre et jette au sol le nain. Léorak temporise et lance sa lame dans le torse du second orque et la récupère dans la foulée.
Deux mêlées s’engagent alors, Calypso et moi affrontons le leader nain ainsi que les 3 hommes alors que Gruuth est toujours aux prises avec les orques encore debout. Nos assaillants font de nombreuses attaquent désordonnées, mais ils parviennent à placer quelques puissants coups.
L’attaque acrobatique de Gruuth échoue et ce dernier s’étale à son tour sur le sol… et les deux orques en profitent pour le larder de coups, mais notre mastodonte en a vu d’autre, je suis confiant.
La femme prostrée crie, alors que personne ne lui fait rien. Puis se met à psalmodier un sort que Celyanaa comprend comme une sorte de chute d’éclair…
Léorak, que Celyanaa vient de bénir d'une Fureur guerrière, se jette au front sur les 3 gars qui sont aux prise avec Calypso et moi…

… Gruuth sous l’emprise de sa fureur se relève d’un bond et à la surprise générale, je jette sur Léorak, et lui assène un énorme coup à la nuque en l’invectivant : « Ne viens surtout pas m’aider, ce n’est pas comme si j’étais au sol contre deux adversaire à la fois ! », ce dernier s’effondre assommé net. Nous ressentons tous comme un froid fugace dans notre esprit.

Calypso intime au gardien de la nécromancienne de la surveiller puis se retourne contre un autre ennemi qu’il blesse. Interloqué par la scène que je viens nettement de percevoir, je suis trop distrait pour voir venir le gros coup de masse du nain dans mon dos, puis une seconde attaque que je pars et à laquelle je riposte, le tranchant en deux.
Nos opposants s’acharnent sur Gruuth, qui les a délaissé un instant alors que Cham’Tnala envoie des Dards de cristal. Celyanaa finit par entraver la jeune femme au sol qui crie "Mon bébé mon bébé !! "(Elle est visiblement enceinte et proche du terme).
Léorak émerge sans savoir ce qui s’est passé, alors que nos ennemis survivants rompent le combat.
Nous nous ne laissons pas de fuyard en vie, mais j’en assomme un en vue d’interrogatoire.

Une fois le tumulte des combats clos, Gruuth va pester contre Léorak de l’avoir laissé en plan !
Nous sommes tous sous le choc de ce qu’il vient de se passer !! Car à aucun moment Gruuth n’avait appelé à l’aide… et nous avons généralement confiance en sa grande résilience.
Qu’est-ce qui a bien pu lui passer par la tête !! Nous aurions tous pu y rester ! Je suis très inquiet, Raggok, la passion folle, serait- elle parvenue à embrumer l’esprit de notre ami !?
C’est une nouvelle brèche dans les Porteurs d’espoir, alors même que nous œuvrons contre Théra, contre les horreurs, pour la libération de Barsaive, de la pierre de vie, … Bon sang mais ne pouvons-nous pas mettre de côté nos enfantillages pour collaborer tous ensemble !?
Je reste comme étourdi, ne sachant comment intervenir sans jeter de l’huile sur le feu… C’est donc cela que ressentent les gens face à un troll impulsif ?! Pour le bien de la cause, je suis heureux d’avoir appris à me contrôler, mais je ne peux m’empêcher de repenser avec effroi à la fois où, plus jeune, j’étais à deux doigts d’exploser le crâne de mon cousin Mog’Kormek qui m’avais un peu trop cherché…
Celyanaa réplique enfin à l’obsidien qu’en agissant ainsi il a mis l’ensemble du groupe en danger, et que si quelqu’un devait refaire ce genre d’action absurde elle irait dispenser la paix et l’espoir ailleurs.
Il faut croire que les récents événements ont entamé les nerfs de certains d’entre nous plus que nous l’admettions.

Ressouder le groupe est une priorité absolue et Gruuth finit par reconnaître avoir agi impulsivement en commettant une erreur. Il semble, de plus, ressentir alors une douleur profonde, apparemment une blessure de la trame des Porteurs d’espoir… Un serment de sang rompu, ce n'est pas rien...
… C’est décidément une bien sombre journée…

Nous dépouillons nos ennemis vaincus et emportons ce qui est encore revendable parmi : 7 épées larges/masses, 7 cottes de maille, une cape avec cercle en argent avec 6 yeux, probablement un symbole d’horreur… (Vergigorm, une horreur draconique millénaire, probablement la première horreur, mère de toutes les autres ???).
La nécromancienne, proche du terme, est une elfe à la peau sombre scarifiée d’écritures magiques…comme si sa peau était son grimoire !!
Celyanaa perçoit qu’elle est également sorcière. Elle discerne de plus que la trame des agresseurs est sale, comme souillée par la corruption des horreurs.
Après l’avoir rassurée en draconique, Cellyanaa établit le contact : elle s’appelle Aina, d’origine du Bois de Wyrm, pas du Bois de Sang, ce qui la rend près de cinq fois centenaire!!!… «Je me rendais au-delà de Barsaive pour accoucher… »
Ces gars lui seraient tombés dessus, mais les contractions l’empêchait parfois de lancer des sorts … ils voulaient lui faire lire des inscriptions runiques.
Ces agresseurs seraient un groupuscule plus important lié à l’horreur…
A notre question « Qui est le père ? » elle nous répond : « c’est compliqué… mais ma présence avec vous est dangereuse… Normalement, nous, les elfes, accouchons au bout de quelques jours après le début des contractions… or cela fait des semaines que les contractions ont débuté… »
Celyanaa l’apaise autant que possible à l’aide d’un sort de Relaxation.

Dans la salle, nous pouvons observer un dragon aux écailles blanches : Syrtis, La lune, à l’opposé un dragon aux écailles rouges et orange : T'Scholme, le soleil. Puis Shivos : la terre, et enfin Shivoam : le fleuve. Les yeux des dragons semblent manquer (ils auraient eu la taille d’assiettes obsidiennes!) Léorak entreprend de recopier les phrases sacrées en ancien t'skrang sur du parchemin prélevé auprès de la flamme éternelle.

Nous nous penchons enfin sur le cas de notre prisonnier, et ce dernier semble plutôt benêt, il suivait le chef nain, qui a probablement corrompu et souillé ses compagnons.
Nous débattons sur son sort. Peut-être peut-il être sauvé…Nous lui intimons de retourner au lac Ban en notre nom, pour y être protégé du mal, expier ses fautes en menant une nouvelle vie, honnête (il est pêcheur). Il s’excuse auprès de l’elfe et repart, nous lui laissons son arme et armure ainsi que les pièces d'argent de ses anciens confrères.
Nous n’avons pas toujours traité ainsi nos prisonniers, mais cela fait un bien fou de tenter quelque chose pour sauver une vie, œuvrer à une rédemption, surtout avec la journée que nous venons de passer!
Je le confie à Lochost alors qu’il reprend la route pour le lac Ban.

La nuit, nous effectuons des tours de garde à nouveau par deux, un balaise et un perceptif. Je commence avec Celyanaa, tout le monde sait à quel point je suis perceptif…
Nous sommes tous réveillés ou surpris par le hurlement de Gruuth et Ania. Gruuth a brandi son marteau : « Il y a quelque chose qui rode ! »
Après examen complet de la zone, sans trouver d'intrus, Celyanaa s'aperçoit qu'elle ne voit pas du tout la trame du bébé…(ça sent très mauvais cette histoire !)
Aina, l’air fatigué nous avoue finalement :
- « Une horreur accompagne mes pas depuis des dizaines d’années…Tous ceux qui restent trop longtemps avec moi finissent par mourir… jamais directement sous la main de l’horreur, des accidents, … »
Cette elfe vit depuis longtemps (plus que les elfes normaux…), et son temps de gestation est supérieur à la moyenne…
Peu après s'être rendormie, Calypso hurle à son tour, toujours en même temps qu'Aina…Calypso se sent marquée, sans qu'aucune des sorcières présentes ne distingue de marque…. Cela doit venir d’une vieille horreur (Calypso et Gruuth ont décri une créature serpentine, visqueuse, aux mains griffues d’après leurs visions cauchemardesques !)
La nuit se finit enfin, mais les sommeils ont été très agités.

Au réveil, nous parvenons à l’Etang de Floranus, lac de montagne circulaire où il faut se baigner et recueillir le sang (le sable rouge). Le temps est orageux, et il a y des silhouettes capées de noir partout autour du lac. Une mélopée plane dans l'air….ainsi qu’une odeur, un gout de sang…on jurera que l’eau du lac est réellement du sang ! L’atmosphère est oppressente !
Aina demande de regarder dans l’astral : le lieu est corrompu, cela vient d’un point au-dessus du lac (100m au-dessus du centre), nous distinguons comme un œuf de la taille d’une maison proche de l’éclosion d'après les mouvements à l'intérieur…
Serions-nous sur le point d’assister à la naissance (la renaissance ?) d’une horreur !!??
Celyanaa analysant rapidement la situation annonce : « On charge les psalmodieurs ! »
Nous suivons comme un seul homme ! (pas de temps à perdre !)

Puis un groupe armé d'orks surgit à notre gauche, avec un oriflamme munie d’un oiseau violet sans peau…
Avant le contact, Celyanaa me lance une fureur guerrière, puis s’envole vers la nécromancienne (un œuf qui éclos dans l’astrale, + une femme enceinte…. Ça pue !!!!! il faut quelqu’un à côté si elle accouche !) Cham prépare une sphère de blizzard mais son incantation risque d’aboutir juste après la charge ! J’envoie donc une hache faucon dans la tête au premier gars, n’explosant qu’une peau de bois, et me positionne au-devant avec mon frère pour recevoir la charge du groupe ennemi !

Stopper la naissance d’une horreur, tuer des corrompus, combattre coude à coude avec mon frère, et mes amis, c’est une belle journée qui s’annonce ! Encore un affrontement d’une importance capitale pour Barsaive, de quoi ressouder les rangs ! L’échec n’est tout simplement pas envisageable !
Pour les Porteurs d’Espoirs, pour Lochost et Thystonius, couvrons nos lames de sangs impurs !

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK -ACTE 31 : PELERINAGE AU SUD DES MONTS DE THROAL

Message  Babanek le 26/10/18, 03:29 pm

Gruuth et Léorak ont chargé les psalmodieurs en bas de la pente. Alors que K’Trash, Calypso et moi, faisons front pour recevoir la charge de 10 orques.
Ce sont des Guerriers endurants, effectuant de nombreuses attaques mais ils ne nous font peu de dégâts. Lirna les cueille avec une Sphère de blizzard et en blesse plusieurs, tandis que Celyanaa en entrave un ayant résisté au froid. Ce dernier se retrouve immobilisé au milieu des bourrasques glacées.
Ceux encore en vie dans le blizzard prennent la fuite piteusement ! K’trash prend quelques coups mais vraiment rien de grave. Nous distribuons des coups mais nos belligérants encaissent vraiment bien. Calypso virevolte et n’est jamais touchée, K’trash et moi encaissons grâce à nos lourdes armures. Celyannaa fournit une Fureur guerrière à K’Trash, qui massacre son adversaire direct. J’en fais de même.
Cela fait plaisir de combattre ainsi côte à côte avec mon frère, surtout qu’il tape fort le bougre, je peine à suivre sa cadence de châtaignes !

Gruuth et Léorak tentent de tomber les psalmodieurs mais ils se défendent et encaissent bien eux aussi tout en continuant leur sombre besogne ! Au passage Léorak encaisse plusieurs mauvais coups, cela risque d’être compliqué de mettre à bas autant d’ennemis à temps !

La nécromancienne est soudain debout en train d’invoquer et les sylphelines perçoivent une sorte de triple trou donnant, via l’espace astral, sur une autre dimension… nous sommes toujours inquiet la concernant, pouvons-nous la laisser faire… ? Soudain, suite à son incantation, trois abominations apparaissent sortant de l’astral : d’énormes mâchoires volantes pourvues de tentacules qui happent 3 des psalmodieurs, avant de se tourner vers des suivants. Fort heureusement, elles semblent répondre positivement aux ordres d’Aina !
Nous avons des sueurs froides, espérant ne pas être pris pour cibles par ces choses… Nos deux amis sur place regardent anxieusement ces monstruosités. Ces dernières recrachent les os et chaires… Tous les morts se liquéfient et le liquide coule vers le lac de sang…

Dans l’astral, Celyanaa perçoit que l’horreur dans l’œuf s’agite… et après avoir fourni Calypso en Fureur guerrière,, elle se tourne vers l’horreur et appelle Tinsoo pour s’en rapprocher. La mélopée s’accélère et se fait plus forte !

Notre danseur de guerre engage une manœuvre de contournement de la bestiole pour s’attaquer à d’autres ennemis dans son dos.
Nous avons enfin mis définitivement en déroute (surtout en pièce) le groupe d’orque, et pendant que Calypso et mon frère remontent vers la nécro (au cas où…), je fonce vers 2 psalmodieurs qui sont à l’abri des invocations horrifiques. J’en tranche un en deux d’un magistral chassé de Titania.
Soudain, Aina s’effondre au sol, plié en deux par une contraction, son ordre s’étrangle dans sa gorge, et les 3 horreurs libérées dézonent. Léorak voit anxieusement l’une d’elle le poursuivre ! Il bifurque pour que la créature le suive en direction d’autres ennemis… la situation se complique !
L’arrivée de l’horreur semble dorénavant imminente !
Après avoir enragé Gruuth, Celyanaa fonce à dos de Tinsoo vers le cocon d’horreur en se mettant les cendres de Kralipur sur le front, tout en tissant une attaque astrale.
Léorak se retrouve avec 2 mâchoires-horreurs sur le râble et multiplie les manœuvres d’évitement mais il ne tiendra pas bien longtemps à ce rythme-là !
Calypso et K’Trash atteignent Aina. Le premier lance un Cercle radieux pour maintenir à distance une éventuelle horreur et le second relève la frêle jeune femme pour l’aider à se reprendre. Le visage crispé, elle parvient à intimer aux 3 mâchoires de quitter le monde physique, ce qu’elles font dans un épouvantable hurlement…

Le dernier psalmodieur s’ouvre enfin la gorge dans une dernier geste d’incantation… l’espace astral s’ouvre laissant voir une énorme forme d’œuf que d’ignobles griffes commencent à ouvrir et une horreur draconique s’en extirpe ! Elle vole, fait dans les 30m de long, de couleur noir aux reflets rouge sang, suintant du sang, hurlant de rage !
Pour Calypso et Celyanaa c’est plutôt un jeune dragon, à peine adulte, qui agit par instinct à cet âge-là… il est bien sûr corrompu et très probablement le fait de Vergigorm, la Grande Chasseresse, qui l’aura piégé dans son cocon de l’espace astral durant le Châtiment.
Celyanaa prend la fuite vers le bord du lac pour rapatrier la bête vers nous, alors que je me dirige aussi vers le bord en utilisant mes cendres de Kralipur… imité un à un par l’ensemble des membres du groupe. Quant à Ania, elle s’écroule à terre, inconsciente.

L’horreur fonce vers la berge vers nous. Cherche-t-elle à atteindre Aina ?!! Elle est poursuivie par une Celyanaa déterminée qui envoie une puissante attaque astrale, avant de se réfugier derrière Gruuth.
L’horreur dragon a poussé un effroyable beuglement, le regard fixé sur notre sylpheline, se redressant, il souffle un large flot d’un feu noir cendré, brûlant aussi dans l’espace astral sur Gruuth Celyanaa et moi, nous enflammant, d’un feu infernal qui ne s’éteint pas ! Gruuth, semble ne pas brûler par la force de sa volonté ! Celyanaa se concentre et active sa régénération en tissant un nouveau sortilège.
Lirna, trop impressionnée par la répugnante chose qui nous fait face, rate ses incantations les unes après les autres…
Gruuth et moi l’engageons pour la frapper de toutes nos forces. La bête hurle de douleur sous nos coups et nous griffe tous deux, avant de se relever sur elle-même pour abattre un énorme coup d’aile pour nous faire dégager au loin !
Celyanaa vole à 17m et s’écrase violement sur le sol durant cet affrontement, notre petit sorcière n’aura jamais pris autant de dégâts, heureusement que ses pouvoirs draconiques naissants lui permettent de régénérer une parties de ses blessures ! Quant à Gruuth et moi, nous tenons bon, ne reculant que de 2 et 3m, nous nous relevons pour le charger à nouveau et assenons avec force nos armes, entaillant gravement ses flancs…Ma détermination gonfle ma volonté et je parviens à ignorer les flammes qui ne me brûlent plus !
Calypso et K’Trash, ayant déposé Aina non loin, sont près de nous, Calypso relance un Cercle radieux et se joint au combat… avec mon frère qui abat sauvagement sa hache sur le torse de la bête tout en lui flanquant un énorme coup de bouclier sur le museau. Celyanaa régénère à nouveau mais sa trame demeure gravement touchée, car la chute fut douloureuse. Pourtant, elle riposte d’une nouvelle attaque astrale. La bête régénère aussi une partie de ses blessures !

Maintenant que nous l’encerclons, nous la harcelons de violents coups. Forte est notre détermination et nous sommes tous sous augmentation magique grâce aux Fureurs guerrières et aux cendres de Kalipur, l’horreur n’a aucune chance face aux Porteurs d’espoir ainsi unis.
Finalement Léorak et Calypso la mettent à terre et j’en profite pour insérer Titania dans sa boite crânienne et déchausser la tête du corps ! Les flammes s’éteignent enfin sur Celyanaa…
Le tumulte du combat retombe : nous sommes tous blessés, éreintés, couverts de sueur et de sang, un bon repos sera amplement mérité !

Une grande flamme apparait subitement au centre du lac. Celyanaa perçoit comme une forme humanoïde dans la flamme, les bras au ciel, probablement une manifestation de Florannus, la Passion de la renaissance, de l’énergie et surtout de la victoire !

Dans notre dos, des pleurs s’annoncent au niveau d’Aina : un corps tout petit, une tête d’un enfant de 10 ans, yeux bleus incroyables et hypnotiques… Celyanaa regardant sa trame, se sent percée à jour en retour, architrame incluse ! Dans son esprit, l’étrange nourrisson se présente alors dans ces termes : « Je suis Thaïs », puis il éclate d’un rire enfantin, dont aucun nouveau n é n’est normalement capable.
Après cet incroyable affrontement, nous sommes maintenant témoins de la naissance d’un incroyable être, doté de parole mentale, d’une conscience déjà adulte. Il est difficile de le qualifier : selon Celyanaa, dans l’astral, là où les Donneurs de nom paraîtraient blancs et les horreurs noires, lui est gris !

La flamme sur le lac explose et la chaleur nous couche au sol. Nous ressentons une sensation de pureté, de bien-être… Aina, toujours aussi étonnante, s’occupe de son corps tout en gardant Thaïs contre elle. Visiblement, cette partie de la médecine lui est connue, au soulagement de tous.
Il n’y a plus de trace de corruption et les cadavres sont purifiés par le feu, il n’en reste que des os. L’eau semble toujours rouge mais ne sent plus le sang. Le soleil a enfin percé les nuages et nous pouvons aller nous baigner pour accomplir l’étape du pèlerinage et ramasser du sable rouge.

Nous disposons donc à ce jour de sable de Florannus, qui selon la légende a le pouvoir de repousser les cauchemars et de repousser les effets néfastes s’attaquant à notre sommeil.
Nous récupérons quelques dents, os et écailles de dragons, échangeant sur les éventuelles utilisations de ce type de matériaux rares et surtout prestigieux !
Enfin, nous faisons le point sur ce qui peut être récupéré sur les orques et surtout du poids que nous pouvons nous permettre de transporter. Nous sélectionnons, parmi le matériel récupéré précédemment sur les tortionnaires d’Ania et celui des orques d’ici, ce qui est de meilleure qualité et transportable (je doute que nous puissions porter près de 14 mailles et armes de poing !)

Nous décidons de refaire un pacte de sang de groupe pour stabiliser notre architrame vacillante. Gruuth, un peu penaud, s’engage à ce que son acte absurde ne se reproduise plus… il en fait le serment sur son marteau (sa blessure de pacte de sang mettra plus de temps à guérir semble-t-il…) Nous nous posons la question sur l’éventualité de l’intégration de K’Trash dans le groupe… les membres n’y sont pas opposés, mais reste à savoir ce que désire K’Trash : il sort à peine d’une traumatisante expérience de servitude, il a sans doute besoin d’un peu de temps pour décider de ce qu’il va faire de sa vie.

Nous prenons le temps de nous reposer un peu, nous en avons bien besoin et nous en profiterons pour méditer.
Le 1er soir, Aina se réveille en sursaut : Thaïs est parti(e ?) ! Ania est paniquée ! Après de longues minutes à faire le tour du lac et à soulever bêtement chaque pierre ou couverture, elle se met en boule et reste prostré sur elle-même… la pauvre femme fait peine à voir…
Au petit matin, après quelques difficultés à s’endormir à cause des sanglots, nous découvrons un elfe de sang roux habillé de vêtements colorés, impressionnant avec ses douloureuses épines… Il nous dit venir chercher Ania, guidé par un certain Thaïs depuis 2 semaines pour la rejoindre car elle était en danger… Il se dit s’appeler Caiembeul, également connu sous le nom d’« Harlequin » Avec un sifflement d’admiration, Celyanaa nous glisse qu’il serait à la fois Sorcier, Elémentaliste, Illusionniste et Troubadour !
Nous lui demandons de prôner la cause de libération de Barsaive auprès des siens et surtout de sa tristement célèbre reine, Alachia. Il semble d’accord et nous invite à le rechercher si jamais nos errances nous mènent un jour au Bois de Sang. Il nous quitte enfin, une Aina bien docile et complètement déboussolée pendue à son bras.

Un dragon corrompu par une horreur rayé de la carte, un combat épique, une femme sauvée, un bébé surnaturel épargné, un lac purifié, un groupe ressoudé, enfin une belle journée ! J’imagine déjà les Passions nous sourire ! En repensant à Florannus le jour précédent, je pense qu’elles le font déjà un peu…


Dernière édition par Babanek le 14/11/19, 06:01 pm, édité 2 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK -ACTE 32 : FIN DU PELERINAGE

Message  Babanek le 05/12/18, 06:21 pm

Après cette incroyable et éprouvante journée, nous reprenons la route du pèlerinage, il ne reste que deux étapes, nous touchons au but.
Après quelques heures de marche, nous tombons sur des empreintes de sortes de gros chats, cela doit être de beaux félins, elles ne me sont pas inconnus mais je ne parviens pas à me souvenir pourquoi.
Après une demi-journée de pérégrination, nous atteignons le « Canyon des milles voix ». Entre temps, Calypso et Gruuth ont cherché de la nourriture et ont trouvé et préparé du « bouquetin à la marmotte ». La recette à l’air savoureuse, mais ne semble pourtant pas enchanter nos petites et virevoltantes amies.
Je suis finalement tiré de mes rêveries par les râleries de mes camarades... il est vrai que nous n’avançons plus depuis un certain temps maintenant. Me rapprochant de l’avant de la colonne, je trouve Cham’Tnala en pleine conversation (depuis pas mal de temps aux dires de mes camarades) avec les esprits de la montagne !
Il y a de temps à autre des chutes de pierre, et certains esprits « travaillent » à les remonter (« l’entretien » du canyon disent-ils…). De notre point de vue, Cham’Tnala parle à des cailloux… elle semble avoir convaincu « Blok », un esprit tellurique d’intégrer son arche à esprit. Elle arbore depuis un sourire comblé presque inquiétant !
La légende voudrait que le canyon réponde aux questions des voyageurs, nous nous prenons donc au jeu.
Nous cherchons à poser des questions diverses et les échos se répandent, et changent en revenant, comme si les esprits s’amusait avec nous, déformant nos propos blaguant sur le sujet, …
Par exemple : "Isgrat", "la vallée des aînés", "voyager à dos de chameau", "Dvilganon", "j’aime les pok émones"… (ils sont comiques ces esprits ! mais nous pouvons distinguer des éléments de réponses intéressants…)
- Comment chasse-ton les thérans de Barsaive ? (42)
- Qui a corrompu Calypso (Isgrat)
- Qui a marqué Gruuth (Dvilganon)
- Que cherche les thérans sur la mer des enfers ? (les montagnes du Cathay »)
- Ou trouve-t-on des fleurs qui sentent le pet ? (« dans ton c..)
- Quelle race produit des pets qui sentent la fleur ? (« Je t’en pose des questions…)
- …
Nous finissons la descente et sortons du canyon de nuit.
Comme chaque nuit, nous effectuons des tours de garde par deux, Léorak et moi débutons la garde, mais sans mauvaise surprise. Puis Cham et Calypso prennent le relais, mais ces derniers se font surprendre par 4 sortes de chats géants à fourrures jaune à brun très dures (des sortes de lions !) qui lacèrent rapidement Cham’, alors que Calypso est sauvé par son armure. La riposte de cette dernière ripe sur la peau bien dure de l’une des bêtes.
Gruuth se lève avec son marteau en main et intime un ordre ferme au lion à la plus grosse crinière : « Défends-nous ! » S’il parvient a user de son pouvoir de Jaspree sur ces fauves, nous pourrons éviter un massacre inutile.
Léorak prend le temps de s’attacher une lame à sa queue et s’apprête à sortir de sa tente, alors que je bondis les armes à la main pour rejoindre Cham déjà mal en point face à deux bêtes. L’un des lions de pierre mord d’ailleurs violemment Cham qui s’effondre au sol, inconsciente.
Léorak surgit aux côtés de Cham, prenant une posture de défi mais l’armure de ses ennemis stoppe ses assauts. Je lance à la suite un puissant cri de guerre sur celui me faisant face et lui assène un coup qui passe à peine sa lourde peau de pierre !
Gruuth réitère ses ordres et contrôle désormais 2 des lions ! Un de chaque côté de la mêlée, l’affrontement devrait vite tourner court, je hurle et cogne donc le boucher de Cham, qui couine de douleur!
Calypso peine à passer la fourrure blindée, tandis que Léorak multiplie les estafilades, alors que Gruuth cherche à en contrôler d’autres. Je finis par trancher le mien en deux, le mâle alpha finit par rugir sur ses congénères qui prennent la fuite…
Excepté Cham qui est mal en point, nous ne nous en sortons pas si mal. Cette dernière met un certain temps à soigner ses blessures (à grand renforts de « Elixir de Geai Plumal »).
Calypso sais que l’on peut récupérer un peu de terre élémentaire de la peau de ces créatures, elle dépèce donc la peau. Léorak récupère la tête tranchée qui fera un superbe trophée pour la maison des Porteurs d’espoirs à Throal.
Me recueillant un instant, je glisse quelques paroles sur le courage et la force du lion, précisant que sa mort ne sera pas veine et que sa chair nourrira la nôtre. Nous cuisinons donc sa chair qui bien que très ferme et corsée est plutôt bonne... nous autres trolls apprécions beaucoup ce type de viande.

Le lendemain, nous parvenons à un étroit pont de pierre couvert de brume, surplombant 300m de chute et une petite rivière. Pour cette étape, le pèlerin doit « surmonter sa peur ». Léorak se précipite donc pour être le premier à prouver son courage !
Nous allons tous vivre une illusion ou une vision d’un extrême réalisme, nous confrontant à nos peurs les plus profondes…
- Léorak rencontre un immense T'skrang menaçant la shivalahala V'strimon
- Moi le gouverneur théran de Vivane jetant un à un mes proches dans le vide…
- Calypso rencontre son père, possédé par l'horreur la plus célèbre des légendes Vorst
- Gruuth, son frère de pierre-de-vie, en train d'être éxécuté par un obsidien maléfique
- Cham en ressort bave aux lèvres comme enragée par le Gahad... elle a dû choisir entre la nature et son mentor
- Celyanna ? (probablement une captivité…)
- Lirna ? (idem ?)

Après cette éprouvante expérience, nous avons bien mérité une bonne nuit de sommeil, que nous effectuons avec les tours de garde habituel.
Mais au beau milieu de la nuit, je suis assailli par un atroce cauchemar où la fameuse horreur serpentine m’entrave de son puissant et répugnant corps, au beau milieu des restes de l’ensemble du groupe massacré et finit par m’égorger…
Mon hurlement guttural ayant réveillé mes compagnons, ils peuvent pourtant me confirmer que je ne semble toujours pas marqué…Dorénavant, je garderai chaque nuit le sable de Florannus dans ma main…

Après deux jours de marche, nous parvenons aux falaises des gorges de Lalai « d’où les siècles vous contemplent »…Nous avons une vue imprenable sur la cité Falaise des gorges de Lalai de la maison Syrtis ! Magnifique cité troglodyte donnant sur le fleuve Serpent, et dernière étape du pèlerinage !
Après quelques heures en suivant le haut de la falaise, un T'skrang sort d’une imposante porte circulaire, et d’un geste pacifiste nous accueille.
- « Bienvenue à la Cité de la Falaise. Permettez moi de me présenter, je me nomme F’vuktumi. Je vous félicite pour votre voyage et j’espère que vous êtes parvenus à passer par toutes les étapes du Pèlerinage de la maison Syrtis. Tous les pèlerins, à la fin de leur voyage, sont invités par la maison Syrtis durant leur séjour en ces lieux.» Il se penche et ramasse un sac de toile au pied de l’autel. «Maintenant, veuillez s’il vous plaît me prouver votre passage dans les différents lieux du pèlerinage en me racontant votre voyage et en me montrant ce que vous avez ramassé sur votre route.»

Léorak se fait un plaisir de raconter nos aventures et de montrer nos preuves ! Nous ressentons l’admiration de notre interlocuteur car la première stèle est située sous le Béhémot !! Nous racontons la vérité, même l’infiltration chez les thérans (après tout, nous espérons bien faire basculer ce peuple dans la cause).
Notre hôte nous offre un élégant médaillon en forme de dragon d’argent (symbole de la maison Syrtis), il prouve que le pèlerinage a été fait entièrement, reconnu par tous ici, nous donnant accès à la gratuité des auberges, et il nous conseille vivement l’établissement du « Léviathan endormi ».

«Je vais maintenant arranger une audience pour vous avec notre Shivalahala. Cela ne pourra avoir lieu que demain, en attendant, je vous prie de bien vouloir accepter encore une fois mes chaleureuses félicitations. Vous pouvez choisir votre auberge, l’emblème de Syrtis, le Dragon de la Lune, prouvera au tenancier que vous avez bien accompli le Pèlerinage et que vous êtes donc les hôtes de la Cité de la Falaise pour quelques jours. Cependant, la plupart du temps, je conseille le Leviathan endormi, auberge de qualité au 7e niveau. Mais avant tout, je vous propose la Porte de Nithagi, au niveau supérieur, soit le premier en descendant à partir d'ici. Bon séjour!"»

Cette cité s’avère époustouflante !
Nous descendons par palier, et parvenons à la porte de Nithagi, arche commémorant la victoire contre des elfes… sur l’esplanade, nous surplombons les architectures extérieurs (griffons géants…)
Nous sommes interppelés par une patrouille recherchant une t’skrang albinos ayant disparu : un membre haut placé du nial Vavram (il y aurait 8 nials qui auraient fondé la maison Syrtis, dont 7 subsistent).
Nous parvenons à un quartier plutôt cossu, l’auberge fait aussi taverne et il se trouve qu’on a très faim !!!

En marchant, nous trouvons les rues un peu vide (surtout pour une zone commerciale…), alors même qu’il y a pas mal de patrouille (qui ressemblent à un équipage de navire, mais qui aident les passant, sorte de police de proximité). Dans les rues, les échos sont parfois étranges, comme au Canyon des milles voix, il nous semble entendre parfois des réponses… d’esprit (de conversations anciennes…pré-châtiment !). Nous croisons quelques autres donneurs-de-noms, Calypso croit apercevoir de temps à autre des obsidiens, mais ils disparaissent à chaque fois que l’on porte attention à eux…Cham perçoit beaucoup d’esprits, et les esprits de son « arche » sortent pour profiter un peu de liberté de mouvement (loutre cristalline…)
Il y a beaucoup de styles architecturaux mêlés dans cette ville, et l’on aperçoit à l’occasion des traces de runes de défense aux entrées : nous sommes dans un Kaer !
Calypso interroge un vieux t'skrang pour savoir où se trouve la pierre de vie obsidienne (à priori loin sous la terre). Il explique que la faible quantité de population est dûe au Châtiment, au trop faible nombre d’œuf Syrtis, et au départ de population après le Châtiment pour cause de discorde politique. Historiquement, le kaer a été forcé 6 fois, menant une shivalahala à se sacrifier pour sauver le kaer… Une mort douloureuse par une horreur qui laissa de profondes cicatrices psychologiques. Or il est connu que la shivalahala Syrtis hérite des souvenirs de toutes les anciennes shivalahala ! L’actuelle fut nommée à 8 ans, aujourd’hui, elle a 14 ans, et elle est la plus seine d’esprit depuis plusieurs générations (elle sortirait au 8e niveau la nuit somnambule, jetant des sorts…).
Cette cité est chargée d’histoire et de légendes !
Nous parvenons au niveau 5 : le "quartier des équipages" qui est presque vide, et où l’on ne croise que des miliciens ! Lorsque nous les questionnons, ils expliquent que la quasi totalité des navires sont sur le fleuve avec leurs équipages, ce qui explique le peu de population restant en ville. Je trouve que dans cette cité on s’accommode bien facilement de nombreuses excuses douteuses pour expliquer la faible population. Ne peut-on pas plutôt réfléchir à une solution pour repeupler cette prestigieuse et majestueuse citadelle !?
Le milicien ajoute enfin que la milice est l’équipage du « Dreadnought », plus gros navire de guerre t'skrang jamais construit, mais dont les moteurs n’ont jamais été fini… L’architecte serait mort dans une explosion, et aucun génie n'aurait su l'égaler pour terminer l'ouvrage... Il mouille ici, c’est une sorte de station de défense, dont le symbole est un dragon d’argent ordonnant à plusieurs artilleries pointées en cercle vers l’extérieur faisant feu…
Au niveau 3, nous débouchons sur une place du marché, à 200 m à l'aplomb du fleuve, munie de grandes corniches ouvertes avec bâtisses à 3 niveaux et plein de tentes. Sur chaque maison en dur on distingue le symbole des 7 familles…
Nous revendons le matériel glané lors de nos combats, du moins celui encore en état : 1600 PA en tout.
Certains vendent les morceaux de dragon environ 5000 PA par personne.

Voilà une bien belle cité, chargé d’histoire, mais aussi de mystère.
Dans un premier temps, on nous annonce les entretiens avec la shivalahala Syrtis le 2 Ghamil, pour bénéficier de sa clairvoyance.
Un tournoi martial est également prévu le 3 Ghamil et je serai un bien piètre Maître d'armes si je n'y participais pas!

Lochost et chères Passions, guidez nos pas et nos actes, que nous puissions dénouer quelques malheurs et œuvrer pour la cause !
Nous avons été intelligemment menés jusqu’ici, que cela ne soit pas en vain !


Dernière édition par Babanek le 28/06/19, 09:20 am, édité 1 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 33 : LE GRAND TOURNOI SYRTIS

Message  Babanek le 22/01/19, 10:01 am

Tous les combattants du groupe ont décidé de participer au tournoi organisé par la cité. Il est important de montrer aux locaux de quelle trempe sont faits les Porteurs d’espoir et de pourquoi pas gagner le respect de bon nombre de t’skrang. Nous sommes tous remontés à bloc et Léorak bombe le torse comme jamais, peu de chose l’excitant autant que de combattre devant un public.
La compétition s’organise dans un premier temps par des poules qualificatives pour les 16e de finales. Gruuth et moi passons notre poule en sortant 1er, Léorak, Calypso et K’Trash 2nd.

J’affronte en premier lieu une certaine Nahindra Vorst, Voyageuse à la peau incrustée de galets de sang, cheveux courts et bruns, l’air féroce, maniant un marteau et épée large.
Très vive, elle porte 3 coups par passe d’arme car elle ajoute à ses assauts de vilains coups de pied. Cependant, ses attaques manquent de puissance et lorsqu’elle me touche, elle ripe sur mon armure. Fidèle à mon style de force tranquille, j’attends le moment propice pour placer une riposte robuste et cogne vigoureusement. Le tout en l’agaçant par de cinglantes remarques sur sa coiffure et en faisant appel à la force de Kat’Raw en lui rugissant dessus. Elle finit au sol, éreintée et abdique. Je n’ai pas la moindre blessure, voilà qui est de bon augure pour la suite !
J’aide la jeune femme à se relever en m’excusant pour mes mots, lui assurant que sa coupe lui sied à merveille et au vu de son sourire, elle ne semble pas rancunière.
J’affronterai au prochain tour  X’zrur « danse mort », un t’skrang aux écailles orangées, confrère Maître d’armes.

Calypso affronte Drum « fesses-de-dragon », un nain Guerrier à grosse armure qui pratique aussi la danse des airs, les attaques acrobatiques et la peau de bois. Le combat est interminable avec peu de touches et de grosses peaux de bois. C’est un combat d’usure tant les deux antagonistes se défendent bien. Calypso parvient tout de même à placer quelques bons coups et finit enfin par vaincre ce solide nain !

K’Trash se retrouve contre un adversaire de taille : Gruuth ! C’est un beau combat, K’trash est parvenu à placer quelques coups, mais la vivacité de Gruuth et sa puissance font peu à peu la différence. Mon frère finit au sol, l’obsidien est un client sérieux pour la victoire finale !

Léorak se confronte à Puk, un sylphelin vêtu en camouflage maniant une rapière, qui effectue des manœuvres agiles. Léorak tient son rang, fait voler son adversaire plusieurs fois par la violence de ses coups et finit vainqueur haut la main, totalement intact !

Au 2e tour, je rencontre Xzrur « danse mort » aux écailles orangées, un Maître d’arme flamboyant maniant deux armes. Le choc sera intense mais plutôt rapide, il enchaine les attaques, me touchant d’une belle première passe, alors que je riposte violement sur sa seconde frappe, vidant son charme d’absorption des coups et le faisant chanceler. Je lui administre ensuite un superbe chassé de Titania qui le jette au sol, mon insulte l’ayant bien piqué au vif, avant de rugir et de l’achever au sol.

Calypso bataille au 2e tour contre Krark, un troll exilé aux cornes coupées, en armure de cristal vivant, et des tatouages plein le corps : un ex-écumeur du ciel qui embrasse à présent la discipline de Guerrier banni. Il a vaincu très aisément un danseur caudal au tour précédent. Le combat est serré, Krark est un véritable tank, mais Calypso lui oppose un combat défensif infranchissable et elle finit par faire mordre la poussière à son puissant opposant. Il a beau ne plus être un troll aux yeux de sa motte et de ma race, je peux difficilement me résoudre à le considérer comme un moins que rien, quoi qu’il ait fait pour lui valoir l’humiliation ultime.

Gruuth affronte quant à lui l’un des favoris du tournois, le capitaine Yoke Syrtis, Soldat du fleuve d’assez haut cercle. Le combat s’avère ultra serré tant les deux hommes sont de redoutables machines de guerre. Les attaques acrobatiques fusent, les peaux de bois volent en éclat et les pas dansent dans les airs. Le capitaine manie dans un premier temps une épée large et un filet et Gruuth se retrouve rapidement enchevêtré, puis le vétéran local dégaine une seconde lame courte. Mais par la force de sa détermination, notre ami Guerrier de pierre a tenu bon et l’emporte in extremis.

Léorak affronte un t’skrang ailé Danseur caudal virevoltant. Notre lame des vents ne lui laisse aucune chance, il enchaine d’entrée 3 frappes précises tout en esquivant les quelques assauts de son opposant et le cueille en moins de 10 secondes ! Probablement le record du tournoi !

Au 3e tour, c’est les demi-finales et il ne reste que des Porteurs d’espoir ! Quelle démonstration de force de notre groupe !!!
J’affronte Calypso et le duel s’étend à nouveau en longueur, car elle esquive à merveille et je peine vraiment à porter mes coups. Calypso dispose d’une sorte d’armure d’eau étonnante conférée par l’épée de Kegel, alors que de mon côté, fidèle à mon style de Maître d’arme, j’encaisse les coups et agace mon opposant par des piques verbales répétées, appuyées de temps à autre par de puissants rugissements. Finalement, la Vorst se fatigue peu à peu et perd de plus en plus son calme et sa patience, ce qui se retrouve dans ses mouvements. La confrontation se solde par ma victoire, lente mais inexorable.
Reprenant mon souffle, je m’en vais féliciter Calypso, visiblement un peu frustrée par sa performance.

Léorak croise le fer avec Gruuth dans l’arène pour la 2e ½ finale. Gruuth impose d’emblée le rythme du combat en se montrant plus rapide que notre ami t’skrang, mais ce dernier ne se laisse pas démonter et entame sa danse mortelle de séries d'estafilades plus ou moins profondes. L’obsidien assène sèchement deux terribles frappes qui handicapent déjà notre danseur caudal. S’en suivent quelques échanges violents, des coups nombreux de Léorak face à quelques imposants matraquage de masse de Gruuth. Finalement, c'est une victoire sur le fil de Gruuth qui bien que chancelant, se montre plus vif à porter le coup de grâce. Un magnifique duel très disputé! (2e fois en peu de temps qu’il le met à terre tout de même…)

La « finale des Porteurs d’espoirs » oppose Gruuth la montagne noire à Asht’Aark le troll lion, les deux poids lourds de l’équipe. C’est un gros combat, avec de formidables coups, Gruuth est rapide et puissant, mais je me défends et encaisse plutôt bien ses assauts. Mes sarcasmes le déstabilisent particulièrement et enrayent peu à peu sa mécanique bien huilée. En appelant à toute la puissance que me confère Kat’Raw, je rugis sauvagement à plusieurs reprises engourdissant ses réflexes aux moments clés du duel, ce qui me permet de placer plusieurs redoutables frappes de Titania. Je parviens inéluctablement à pousser mon avantage jusqu’à la victoire.
Je hurle ma joie au public, remercie Kat’Raw, Titania, Lochost, Thystonius, et tous les Porteurs d’espoir sans qui je ne serais pas là !
Je jubile intérieurement, mon père serait tellement fier et je gagne même le droit de vantardise !!! Une pièce d’orichalque m’est confiée en récompense, ainsi qu’à Gruuth et je pourrai à nouveau utiliser les dons de prophétesse de la shivalahala.

Au cours des petites festivités qui suivent, Calypso se dirige vers Nahindra, l’autre Vorst Voyageuse, pour prendre des nouvelles du pays et discuter sur le style choisi. Cette dernière a déjà entendu parler d’un dragon corrompu vaincu dans les jungles de Liage par Usun, réputé pour être physiquement très fort, même pour un grand dragon…
Nous festoyons copieusement, et j’use largement de mon droit de vantardise pour rire avec mon frère ! Nous devisons aussi sur le tournois, remarquant que mon style de combat est plus propice au duel à 1 contre 1, puisque je me focalise sur un ennemi pour le déstabiliser, alors que mes camarades ont tendance à être plus efficace dans une mêlée nombreuse du fait de leur grand nombre de coups portées.
Nous reprenons ensuite l’enquête d’après les informations en possession de Gruuth : un foulard argenté a été trouvé sur une scène de disparition. En questionnant quelques locaux, nous apprenons la signification de ces foulards, emblèmes des croyances politiques. Les Argentés sont une faction qui pense qu’en étant en bon termes avec les thérans, la maison Syrtis y gagnerait. Les Or sont issus des sans-emplois et des descendants de la maison Maratha, dissoute il y a des décennies suite à une défaite militaire contre la maison Ishkarat. Très nombreux mais de basses classes sociales, ils ne sont pas représentés à la Haute chambre mais pourraient très bien finir par se rebeller. Les Bleus prônent l’alliance avec les elfes contre l’arapagoi Ishkarath, cristallisé par la défense du fleuve au kaer Eidolon. C’est la faction au pouvoir, dont sont issus l’actuel Amiral et le Chambellan. Pour finir, les Verts défendent l’idée d’une alliance avec Throal et l’arapagoi V’strimon, ainsi que l’abandon des castes sociales ! Il faut savoir qu’il existe 5 rangs de noblesse en fonction des ancêtres…dont dépend toute la hiérarchie sociale au sein de chaque maison.

De plus, Celyanaa sait que l’apprenti sorcier du vendeur de potions Ss’tyk « le mystique » a lui aussi disparu.
La Maison Syrtis est gouvernée par un trimumvirat : la shivalahala (spirituel), le Chambellan = législatif, et l’Amiral (militaire-policier), puis par une chambre de vote (les grandes maisons), sachant que la shivalahala peut demander un vote.

Nous retournons voir la shivalahala Syrtis et lui demandons ce que nous pouvons faire pour elle, pour l’orientation politique de l’arapagoi et pour les disparitions. Généralement, il y a souvent des votes nuls car l’un des 7 clans vote systématiquement blanc, de quoi maintenir un immobilisme politique qui préserve les inégalités en place. La faction verte n’a donc jamais réussi à passer des lois pour changer le système. L’amiral est plutôt pour l’ouverture, la flotte Syrtis est trop faible à son gout. Le chambellan est bleu et plutôt ouvert, donc théoriquement, le gouvernement est pour des changements !
Les maisons Fénestrale et Brabant sont plutôt pro théranes et elles disposent du soutien de la maison Bran, sachant que la maison Toulika vote toujours neutre…
La Shivalahala nous révèle aussi une inquiétude qui la travaille : dans sa race, à un certain âge, on peut changer de sexe avant d’être adulte et, dans son cas, c’est la 1ere à avoir acquis le statut de Shivalahala alors qu’elle était encore mineure… Ce serait catastrophique si elle changeait de sexe, car il n’existe pas de shivalahala mâle !
Par contre, elle semble plus que motivée pour faire bouger les choses ! C’est maintenant une femme plus sûre d’elle qui nous fait face.
Nous partons tous avec la shivalahala pour aller voir l’Amiral. Il se montre d’abord surpris mais accueillant.

Elle prend la parole pour parler de ses visions (provoquées par nous), puis aborde le fait que la maison Syrtis doit trouver des alliés, s’affirmer sur Barsaive, se positionner face à Théra et sortir son arapagoi de son endormissement. Elle nous présente comme mandatés pour travailler à résoudre les disparitions qui frappent la cité et demande donc que nous puissions avoir l’autorité de l’Amiral ! Elle semblait timide au début de la conversation, puis s’est progressivement affirmé dans ses propos. Nous félicitons sa nouvelle implication. L’amiral est d’accord, la milice dont il dispose n’étant pas assez nombreuse et il est heureux d’avoir de prestigieux volontaires. Il nous confie un brassard aux armes du dreadnought. Nous demandons s’il y a un début d’enquête, d’éléments consignés…ils n’ont que ceux des quelques nobles disparus… (le t’skrang albinos…). Nous demandons si les Dorés ont un représentant, mais personne n’est connu (il y en a surement plusieurs à la ruche). Nous préciserons que l’Amiral et la shivalahala nous mandatent car ils s’inquiètent des disparitions.

Nous demandons enfin, en cas de forte opposition, sur qui/ quoi nous pouvons compter et l’on nous confie un sifflet d’alerte pour faire rappliquer la police du dreadnought.
Nous commencerons donc par la Ruche, au second niveau, après un détour chez Ss’tyk le mystique au 4e.

C’est partie, les porteurs d’espoirs vont faire le ménage chez les Syrtis, le vent se lève, et il hurle au changement !


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Message  Babanek le 26/01/19, 07:05 pm

Pour débuter l’enquête, nous faisons donc une halte chez Stik le Mystique, dont l’apprenti (Ss'yltak) a disparu à son départ du 4e niveau. Ce dernier nous révèle qu’il vivait dans la Ruche et a disparu depuis 3 jours. Il travaillait chez l’alchimiste depuis quelques temps déjà, était sérieux et ses parents faisaient partie de « l’Ordre auguste des Cordes et Poulies », son père adoptif s’appelle Ss'yltenek.
Nous nous souvenons de plus que la disparue albinos, Ass’Ylk Wavram, est disparue du 8e niveau. C’était une membre haut placée du niall Wavram (bleu). Le foulard argenté confié à Gruuth par ses pairs a été trouvé au 5 niveau.

Nous partons ensuite en direction de la Ruche et nous repérons sur le trajet des gravures et peintures sur les blocs de maisons qui indiquent les factions et confréries d’artisanat.
Parvenus à la Ruche, en suivant les indications pour trouver la confrérie de « l’Ordre auguste des Cordes et Poulies », nous aboutissons en un point où il n’y a plus de route, mais une corde pendante au milieu d'un petit gouffre. Il est donc temps de s’adonner au plaisir des locaux... Nous en avons chez les trolls, car l’équilibre est important pour naviguer sur un drakkar du ciel, je maîtrise donc à la perfection. Léorak réalise aisément l’envol en réalisant quelques cabrioles pour épater les badauds qui nous observent, alors que Calyspo se montre crispée et manque de chuter. Quant à Gruuth, fidèle à son habitude, il chute lourdement plusieurs mètre plus bas et hurle de douleur…, le suit une Cham’Tala hésitante qui peine tout du long, pour finir Celyanaa s’envole joyeusement, non sans nous avoir regardé avec un mélange d’amusement et de curiosité.
Après avoir questionné un passant, on nous indique la maison de Ss'yltenek le cordier. Et à voir sa mine défaite et sa posture courbée, ce dernier semble peu en forme.
Nous nous présentons comme diligentés par le gouvernement pour mener l’enquête sur les disparitions qui frappent la cité. Nous obtenons la description physique du fils disparu ainsi qu’une affiche de recherche. Les 1ères disparitions seraient survenues il y a 1 ou 2 mois.

Après réflexion, nous optons pour valider la proposition de notre cher t'skrang, de faire « l ’appât », copieusement déguisé et portant un brassard doré, ainsi que son anneau de tromperie astrale (le fameux « je ne suis qu’une merde ») activé ; il m’a auparavant confié son matériel. Dans une ruelle, alors que nous suivons notre lame des vents devenus pouilleux à 50m de distance, Celyanaa perçoit une sandale seule au sol. Elle est cassée, avec un peu de sang : indubitablement des traces de combat, ainsi que plusieurs traces de sang aux alentours. Celyanaa se concentre et nous décrit la scène du combat de la victime à travers les diverses traces laissées. Calypso et Cham’Tala tentent donc un pistage. Les traces s’estompent à une intersection, au niveau de traces de chariots, que nous allons pister jusqu’à un ascenseur élémentaire bloqué par un panneau « en panne », pourvu de 10 gemmes correspondant aux 10 niveaux de la cité. Nous montons au 5e étage, il marche très bien ! En calculant le temps qu’il a mis pour monter au 5e et pour venir à nous, il devait être auparavant au 1er. Mais lors de la re-descente, le bouton 4 s’allume. Celyanaa perçoit plusieurs formes s’enfuyant et une forme devant la porte (une victime). Les vauriens auront compris que, l'ascenseur ne venant pas du 1er comme ça doit être le cas d'habitude, leur forfait est découvert. Léorak que nous avons auparavant récupéré et ré-équipé, s’élance avec Celyanaa sur les épaules à la poursuite de l’un des kidnappeurs. Le fuyard finit par se fondre dans la foule du marché. Léorak siffle dans le sifflet de garde pour boucler le périmètre, mais Celyanaa ne parvient pas à le localiser dans la foule, il doit être parvenu à se faufiler pour fuir…Celyanaa nous envoie un message lumineux pour que ceux restés auprès de la victime la leur envoie et Cham s’en charge. La sylpheline, les yeux clos, se remémore la scène et repère que de la glaise spécifique souille les pieds de Léorak, le criminel doit donc en avoir aussi sous ses pieds. Un milicien les aide à pister, et cela mène le petit groupe au bâtiment de l'Ordre Fameux des Epiceurs de poissons (rien n’est plus sacré et protégé que les épices chez les t'skrang!). A l’aide de la Perception astrale de notre petite Sorcière, la trace dans la trame du fuyard les mène devant une porte secondaire gardée par deux t'skrang, Ces derniers nient avoir vu quelqu’un passer.
Après quelques menaces et une discrète dague mentale de Celyanaa le premier garde reconnait qu’un membre est passé. Le 2e en profite pour siffler et appeler du renfort, la situation se corse, car maintenant un groupe de gardes et de miliciens se font face. Celyanaa profite de la confusion pour s’envoler à la recherche d’une autre entrée, pendant que Léorak tente d’impressionner les gardes par son Nom, qui a récemment brillé lors du tournoi !
« Je suis Léorak Lamevant, al Lame des cieux, …pourfendeur, … inexpugnable… Virevoltant, … Porteur d’espoir, … »
Celyanaa, entrée par une fenêtre visite discrètement les lieux. Elle repère le fuyard mais, prise par ses recherche, elle est rapidement repérée et doit enchevêtrer in extremis sa proie avant de se livrer pour éviter d'avoir à blesser quelqu'un. Se rendant, elle pointe le fuyard du doigt et clame haut et fort :
« Cet homme est coupable de kidnapping et il doit être livré à la milice du Dreadnought. Soit vous êtes tous complices, soit vous le livrez ».
Un contremaître crie au sacrilège sur sa présence et beugle qu’il va porter plainte, … mais il livre bien le criminel. Ce dernier travaille peut-être chez lui, mais sa vie a moins de valeur que les épices et les problèmes que pourrait souffrir sa guilde.
La victime, hélas, n’a rien vu, assommée par surprise au passage d'un coin de couloir. Mais elle accepte tout de même de porter plainte.

A l’ascenseur, sont restés Gruuth, Calypso, Cham’ et moi. Notre chamane se charge d’escorter la victime au marché et au devant des miliciens, afin de témoigner et d'aider aux recherches. Les trois Porteurs d’espoirs restant décident de descendre au niveau 1 : il ne faut pas perdre de temps, des complices y sont peut être encore présents. Nous aboutissons dans une immense grotte à demi submergée, au niveau du fleuve. Servant de port, elle est pourvue de nombreux pontons, de navires ça et là et de boutiques, tavernes et autres entrepôts. En arrière plan, une immense porte à double battants (la fameuse porte de Shivos) et à quelques encablures, la silhouette colossale du Dreadnought. C’est clairement le plus niveau le plus vaste de la cité ! Quelques chansons de marins résonnent dans les tavernes, mais les quais sont relativement déserts. Calypso piste des traces de chariots, qui mènent à un quai vide qu’un navire vient à peine de quitter…portant le doux nom « l'Epiceur »… Sans hésiter une seconde, Calypso s’élance de bonds de lézard en bonds de lézard pour essayer de s’infiltrer sur le navire pendant que je m’envole de mon côté à pleine vitesse vers le Dreadnought pour tenter de convaincre un officier de stopper ce navire esclavagiste ! C’est fait, les Porteurs d’espoir ont fait 6 groupes de 1 personne ! Généralement, ce type de stratégie finit souvent très mal, mais dans le cas présent, nous n’avons guère le choix, et devons agir sur plusieurs fronts ! Calypso est parvenue tant bien que mal sur le navire au milieu d’un équipage hostile qui lui demande, les armes à la main de déposer les siennes ou de sauter par-dessus bord ! Cette scène de menace est interrompue par l’abordage de Gruuth, qui a suivi le mouvement en marchant (ou flottant ?) sur l’eau grâce à uns nouveau talent nommé la Marche des vents !

Au même moment, une sorte de troll-lion volant avec des ailes de feu traverse le ciel et atterrit sur le château du Dreadnought, au milieu de matelots surpris et en alerte. Je prends dès lors une pose digne d’un Danseur caudal bien connu, mettant bien en vue mon brassard de garde du Dreadnought ainsi que la prestigieuse amulette Syrtis, avant de m’adresser ainsi à celui qui me semble le plus gradé :
« Je suis Asht’Aark Cœur-de-lion des Porteurs d’espoirs, mandaté par l’amiral lui-même pour enquêter sur les disparitions qui saigne le peuple t’skrang ces dernières semaines. Notre enquête nous indique que des esclavagistes se sont réfugié sur ce navire, « l'Epiceur » (je pointe alors théâtralement du doigt le bateau qui vogue vers la sortie du port). Empêchez-le de sortir du port pour que nous puissions enquêter ! Il appartient à des traîtres à la nation Syrtis, vendus aux thérans, qui déshonorent la cité par leur vil trafic… Nul doute que nous trouvions à l’intérieur des preuves accablantes et peut être même pourrons nous libérer d’innocentes victimes de leur rapts infâmes !»
Lochost appuie mes mots et après quelques secondes d’hésitation, l’officier me faisant face me demande si je suis sûr de moi. Mon expression déterminée achève de le convaincre et il ordonne un tir de semonce pour stopper le navire !
De leur côté, Calypso et Gruuth affrontent à 2 plusieurs marins sur le navire, dont un officier maniant le Sarcasme acéré…

Quand le tir de semonce de 10 canons à feu rugit, « l'Epiceur » accélère pour fuir !!!
J’enrage, deux frères d’armes sont à bord, seuls face à un équipage hostile ! Je convaincs mes nouveaux amis de tenter d’arrêter le navire qui ignore sciemment l’ordre du Dreadnought, gardien de Syrtis. L'officier hésite à nouveau, il ne veut pas couler un navire. Je lui glisse à l’oreille qu’il suffit d’abîmer un peu le navire pour le stopper ou le faire obtempérer, nul besoin de le couler… S’en suit un nouvel ordre : tir de 3 canons, mais cette fois ciblant « l'Epiceur »! Après une lourde déflagration, l’embarcation est secouée, mais elle continue sa route !
Soudain, une autre bordée de canon vient frapper de plein fouet la vedette en fuite, venant d’un autre navire, qu’un marin me précise être le « Fendeur de fleuve ». Il se positionne devant l’Epiceur, en barrage à la sortie du port !
Je me souviens maintenant que nous avions rencontré le capitaine de ce navire au lac Ban : il voulait nous engager pour convaincre les Syrtis !!! Voilà une intervention qui tombe à pic !
Le navire piégé rend enfin les armes, mes deux confrères ont tenu bon sur le pont. Calypso gardera seulement de ces derniers jours une rancœur tenace pour les combattant maniant le sarcasme !.
Le navire arraisonné révèle aux soldats du fleuve une cale remplie d'une vingtaine d’esclaves !! S'y trouvent le T’Skrang albinos, l’apprenti, …

On apprend peu après ces événements que la Shivalahala convoque une assemblée exceptionnelle dès le lendemain et que nous y sommes invités à témoigner sur l’enquête que nous avons conclue.

Le fuyard attrapé, sachant que le navire a été pris, passe à table assez rapidement espérant un traitement de faveur de la justice Syrtis. Il confirme bon nombre de soupçons, à savoir que les maisons pro-Théranes sont favorables à l’esclavage pré-Châtiment et que depuis près de 2 mois, deux navires faisaient des allers-retours pour vendre des esclaves enlevés dans la cité ! Les maisons incriminées sont donc les maisons Fénéstral et Brabant (à qui appartient la maison de l'Ordre Fameux des Epiceurs de poissons, évidemment !).
Le deuxième navire « le Poisson d’argent » est maintenant recherché par toute la flotte Syrtis et ses alliés.

Nous sommes aussi invités à témoigner lors de l’assemblée qui est à ciel ouvert et devant un public très nombreux, avec les 3 représentants du gouvernement ! (Ce genre de pratique n’avait jamais lieu auparavant !)
La Shivalahala décrète la fin de son isolement, qui avait lieu sous de mauvais prétextes et qu’elle ne s’est jamais senti plus femme, plus Syrtis, plus Shivalahala que maintenant, elle est chargée de confiance, d’autorité et de charisme.
Nous énonçons les faits de l’enquête, en mettant en valeur la Shivalahala qui nous a guidé de ses visions, ainsi que sur l’aide précieuse des obsidiens, …
En conséquence de quoi la maison Brabant est condamnée ! (Des hourras traversent la foule) .
Finalement, l’oratrice passe symboliquement un foulard bleu et un doré, qui viennent s’ajouter à son foulard vert et elle est imité par les leaders des autres maisons alignées. Un t’skrang au brassard doré est enfin présenté comme le futur représentant des Dorés, lui-même descendant la maison Maratha anciennement bannie…qui pourrait bien un jour être réintégrée ! (D'autre hourras encore plus nombreux dans l’assemblée).
Pour conclure, elle propose l’alliance avec les forces voisines qui luttent contre les Thérans et les K’tenshin, ce qui signifie une alliance avec Throal et les V'strimons, la Rebéllion pour la Roche-de-vie et la Résistance de Vivane ! (De bruyants hourras du côté des Porteurs d’espoir !) De nombreuses acclamations accompagnent ces déclarations !

Après ce moment intense, le capitaine du Fendeur de fleuve vient nous féliciter et il nous propose de nous déposer à Throal, ce qui serait un honneur pour lui ! Nous acceptons avec joie ! La date du départ de son navire est dans 10 jours, ce qui laisse aux membres du groupe assez de temps pour profiter de l’hospitalité Syrtis et vaquer à des taches plus personnelles. Nous avons des cercles à passer, à présent que le tournoi nous a permis d'identifier des maîtres et de les impressionner!

Voilà une affaire rondement menée ! Les Porteurs d’espoirs démantèlent un trafique d’esclave, déverrouillent la politique Syrtis, rétablissent une partie de la population démunie dans l’ordre sociale local et confortent un courageux chef spirituel dans ses fonctions !
Lochost, je te dédis à nouveau cette victoire de la liberté et du changement !
Une page de plus s’ajoute à la légende grandissante des Porteurs d’espoir !

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 35 : OSHANE DANS LA SUIE

Message  Babanek le 28/06/19, 09:22 am

Mettant à profit le temps disponible d'ici le départ, Leorak a fait fabriquer un dard de queue avec un croc du dragon, ainsi qu'un katana qu'il a fait enchanter pour que sa lame s'embrase. Il a également fait empailler la tête de lion de pierre pour décorer la Maison des Sagas. Il progresse également dans sa discipline grâce à l'enseignement des Danseurs Caudaux vaincus, tout comme moi avec les Maîtres d'armes. Ma renommée fraîchement acquise me vaut des cours gratuits!
Celyanaa a, elle-aussi, utilisé des morceaux prélevés sur le rejeton draconique de Verjigorm purifié par Floranuus pour concocter quelques potions, dont elle ignore encore les effets exacts. La potion du "Renouveau du Dragon" nous permettrait de nous régénérer comme elle sait le faire alors que la potion de "Télépathie de groupe" nous permettrait de partager nos pensées pour agir de concert, dans le silence le plus absolu.
Celyanaa se rapproche de la guilde des Honorables fournisseurs de carburant élémentaire, chez qui elle trouve un maître pour lui enseigner l'Invocation et l'Immobilisation d'esprits élémentaires.
Gruuth se sert de la reconnaissance acquise auprès de Drum "Fesses-de-dragon" durant le tournoi pour s’entraîner dans sa discipline de Guerrier.

Enfin vient le départ, salué par la jeune Shivalahala elle-même, qui semble avoir mûri de plusieurs années en quelques jours seulement.
Le capitaine Ahyasu Ss'kala Syrtis nous dépose, au bout de deux journées de navigation en remontée de la rivière Alidar, au bourg minier de Cantzberg. Des chariots sont chargés, des fournitures et marchandises échangées, et nous passons une nuit à l'auberge. Au petit matin, nous nous dirigeons vers l'entrée d'un tunnel. Un important dispositif de garde est en place à l'entrée, où une taxe est prélevée sur les chariots et où les gens sont inspectés. Mais nos insignes sont reconnus et le fait que nous accompagnons la délégation commerciale Syrtis nous autorise de toute façon un passage rapide.
Nous empruntons une route souterraine dans un boyau régulier et assez droit, assez large pour que trois chariots se croisent et aussi haut de plafond, voyageant une journée durant et bivouaquant dans un des renfoncements prévu à cet effet à intervalle régulier.

La ville d'Oshane, par laquelle nous devons passer, est annoncé le lendemain vers 10h, alors qu'une odeur nauséabonde nous emplit les narines depuis un moment déjà. Passant l'une des grandes portes de la cité, nous avisons une épaisse fumée noire, qui cache le plafond d'une grande caverne en bol. Au centre, un parc où repose un palais et autour, en remontant, disposé en parts de tarde, dix quartiers séparés par de larges avenues. Une avenue circulaire fait le tour de la caverne, le long de la paroi. Au loin, à l'opposée, une colonne de fumée noire rejoint le plafond embrumé... quelque chose brûle à Oshane!

A peine avons nous mis un pied dans la caverne que des masses boueuses et puantes nous tombent dessus, comme une pluie de boue. Nous remarquons alors que les t'skrangs ont déployé des parapluies avant d'entrer dans la caverne. Avisant le premier marchand venu, nous nous protégeons rapidement de ce phénomène : la suie accumulée sous la voûte refroidit et prend l'humidité au contact de la roche pour pleuvoir. Cette ville a visiblement un ENORME problème d'aération et de nettoyage. Partout, des gens nettoient les toitures et les murs, le métier d'éboueur prenant tout son sens ici.

Alors que nous progressons vers la mission Syrtis, nous voyons partout des gens réunis en petits groupes, soit en train de s'engueuler, soit discutant tout bas sur un ton de conspiration. Les regards sont nerveux envers les patrouilles croisées, mais les gens s'écartent sur notre passage. Parfois, des groupes plutôt intimidants et principalement composés d'orks ont du mal à nous laisser passer et nous dévisagent ouvertement. On peut constater qu'en face, la garde de la ville est plutôt brusque et pas très avenante, à l'opposé des gardes de Throal, toujours sur leur 31. Étrangement, nous croisons plus de pubs, de salles de jeux et de bordels qu'à l'accoutumée. Drôle d'ambiance...

On nous annonce le 5e dectant alors que nous entrons sur un quartier bruyant et mal entretenu, à l'exception d'un grand bâtiment propre d'où vient du brouhaha causé par une foule l'entourant et débordant sur la chaussée. Des sigiles throaliques indiquent qu'il s'agit du chav'ao'ros : la "mairie" du dectant. Les gens ici sont plus que mécontents, l'atmosphère est très tendue, explosive.

Alors que nous jouons des coudes pour poursuivre notre route, deux orks nous abordent.
Le plus grand demande : "Excusez-moi, mais je ne vous connais pas et vous me semblez correspondre au type de gens que je recherche : seriez-vous par hasard une compagnie d'adeptes?" Un sourire illumine son visage à notre réponse. "Je suis Klesh, comptable en chef du Combiné de Prêteurs J'Kistir et orateur de l'assemblée du 5e dectant. Voici mon compagnon Andresh, brasseur à l'Atelier du Hurgl Baladeur et greffier de la même assemblée. Notre ville est en émoi à cause de plusieurs incendies s'étant déclarés durant les 2 dernières semaines, le dernier ne datant que de quelques heures. Les murs des habitations sont en pierre et les incendie sont facilement circonscrits, mais 3 familles ont déjà perdu tous leurs biens à notre départ, il y a quelques jours. Deux boutiques ont aussi été détruites et, bien pire, un entrepôt entier de grain est parti en fumée, causant des problèmes d'approvisionnement en nourriture. Sans parler de la fumée, qui a décuplé en quelques jours. Nous revenons tout juste du royaume intérieur de Throal, où on nous a refusé de l'aide, comme nous le redoutions : la loi de Throal insiste pour que chaque ville intérieure veille elle-même à sa survie une fois terminée et son gouvernement mis en place. Les cheminées naturelles menant à la surface sont bloquées depuis le Châtiment pour se protéger des horreurs et il faudrait les explorer avant de les rouvrir. Cela prendrait bien sûr un temps fou, sans parler du prix pour embaucher assez d'adeptes pour le faire. Le gouvernement de notre cité n'a pas les fonds pour cela, sans faire crouler tout le monde sous les taxes. Résultat : les plus faibles sont malades depuis longtemps et cela empire de jour en jour.
La garde de la ville a été appelée pour mener une enquête, mais sans aucun résultat, sans réelle surprise...
Je venais justement aujourd'hui plaider une levée de fonds exceptionnelle de 1000 PA pour embaucher un groupe d'aventuriers adeptes afin de trouver le coupable. Serez-vous ces héros?"

Celyanaa gonfle le torse depuis les trois minutes que dure le speach de Klesh et elle le laisse à peine finir avant d'annoncer pour le groupe, que nous sommes là pour Oshane! Alors que nous annonçons à la caravane de ne pas nous attendre, elle sort un parchemin, un encrier et commence à poser frénétiquement des questions sur notre nouvelle enquête, réunissant les infos sur les précédents incendies et leurs victimes.

1) Urjqurt Apothicaire : 5e ddectant, extérieur. Petite boutique d'un propriétaire bien établi.
Cabinet plein de préparations et d'ingrédients détruit. Grenier supérieur endommagé mais pas ruiné. Dommages de fumée dans la boutique.
2) Maison de Telixa : 5e dectant, à 3 blocs du précédent. Maison d'une boulangère travaillant à Pièces et Chèvre et de Uldris, un livreur pour l'Atelier du Hurgl Baladeur.  D'après Andresh, un homme bien, un bosseur. Cuisine à moitié brûlée.
3) Maison de Wobutu : 6e dectant, voisinnage pauvre. Rix est malade et sa femme Qonnyz est lessiveuse. Cellier à nourriture endommagé, affaires du bébé détruites.
4) Poterie de Gortser : 5e dectant, mobilier endommagé, poteries non cuites détruites, d'autres abîmés.
5) Entrepôt de grain : 5e dectant, grand bâtiment à grain non moulu, totalement détruit, source de la plus grande partie de la fumée actuelle de la caverne.
6) maison de Tivze : 5e dectant. Myrrarn Tivze est Illu 5e cercle, élève sa famille sur les profits d'un trésor de kaer datant de plusieurs années. Salle à manger et autel de la famille détruits, plusieurs blessés. Plus gros drame : autel dédié à l'héroine ork Hrak Gron, première Libératrice connue, détruit.

Le Nécromancien officiel du Baron de la ville, Sortag Kevechnin est un alcoolique notoire, qui clame
u'aucune horreur n'est présente à Oshane ou autour, mais ne voit pas plus loin que le fond de sa bouteille certains jours…La garde de la ville suspecte des cultistes de Raggok ou des espions thérans ou ioposiens, sans preuves.

Vient la théorie des 2 orks : tous les incendies sont survenus dans le 5e dectant, tous dirigés vers des orks de plus en plus prospères. Le plus récent touche même les croyances de leur race. Leurs soupçons sont donc dirigés vers les nains. Ils expliquent que les nains d'Oshane ne sont pas comme ceux de Throal :il y a dans cette ville des tensions historiques entre les 2 races. Et comme les orks se reproduisent plus vite qu'eux, les nains ont peur que les orks ne les remplacent aux postes du pouvoir. Ils ne comprennent pas que TOUS les habitants d'Oshane sont des citoyens de Throal.
Ils précisent qu'aucun ork n'irait éliminer le Baron mis en place par le roi… par contre, si le Baron en place était retiré par le roi et qu'un remplaçant ork légitime était posté à sa place, comme à Bethabal, ça serait une autre histoire. Mais ils concluent en disant que ce n'est pas ce que les orks d'ici recherchent : ils veulent simplement vivre en paix, sans incendies.

Armés de ces informations, nous pénétrons dans le hall : c'est la cacophonie comme à l'extérieur et les deux orks sont pris à partie à leur arrivée. Ils demandent à un gros ork bien vêtu : "Moodri, où s'est passé l'incendie?". "La maison Daamehok : un des enfants de Stangya est mort."
L'air grave, Klesh joue des coudes dans les allées en demi cercle pour progresser vers le podium en bois décoré des sigilles du chav'ao'ros. Devant l'estrade, plusieurs coffrets verrouillés reposent, avec des fentes sur le dessus et des inscriptions sur chacun : les noms des familles et les commerces touchés. Certains d'entre nous font des dons à ces urnes, recueillant les hochements de têtes approbateurs des orks présents.
Klesh prend place et essaie de faire stopper les débats pour faire revenir le calme en tapant de son marteau, tandis qu' Andresh se tient la tête entre les mains. Mon Cri de Guerre résonne dans le Hall et le silence apparaît subitement, accompagné d'yeux écarquillés.
Pragmatique, Klesh enchaîne :"Mes amis, comme nous le redoutions, Throal ne nous aidera pas. Je propose d'embaucher un groupe d'adepte en utilisant la levée de fonds exceptionnelle adoptée avant notre départ. Voici les Porteurs d'espoir, puissants adeptes qui ont accepté de nous aider et qui se feront une joie de répondre à vos questions."
Nous essuyons une pluie de remarques et de questions visant à nous jauger et réussissons rapidement à assurer la foule de notre expérience et de nos compétences. Nous refusons également la récompense (accueilli par des hourras) et faisons mettre en place une brigade du feu plus organisée pour se préparer à de futurs sinistres.

Afin de finir de les convaincre, il est proposé une investigation immédiate à la maison Daamehok, suivie par beaucoup des représentants et badauds. L'odeur est très marquante avant même d'arriver à l'édifice. L'ork nommé Moodri explique que l'incendie s'est passé il y a quelques heures. La petite Vessna faisait la sieste en haut, se sentant mal, refusant d'aller jouer avec ses frères et sœurs. Sa mère faisait du pain dans la cuisine. Quand elle a vu que la maison prenait feu, elle  a essayé de gagner l'étage. Mais les flammes dans l'escalier l'en ont empêché. Le temps que l'on amène une échelle, le toit s'était effondré."

La maison est encore craquante de chaleur et nous subissons fatigue et brûlure rien que d'y pénétrer. Il va falloir faire vite et regarder où nous marchons : nous sommes dans un fumoir!
Rapidement, nous retraçons l'incendie : les dommages les plus importants viennent du bas des escaliers, le point de départ. Un liquide inflammable a été allumé en bas des escaliers et sur le mur, selon les traces
profondes résiduelles. Des morceaux d'une bouteille en céramique bleue sont retrouvés non loin. Elle est à moitié fondue et brisée, mais peut permettre d'identifier l'accélérant. Une fenêtre donnant sur la pièce possède un volet sur l'extérieur, cassé avant l'incendie, comme le confirment les morceaux de verre fondus autour. Le passage est trop petit pour un ork ou un nain, mais un humain mince, un elfe, un t'skrang ou un sylphelin auraient pu passer.
Dans l'allée autour de la maison, une caisse à légumes est placée à l'envers, sous la fenêtre. Pas d'empreintes, mais des éraflures de poussière grise, comme la poussière de pierre trouvée sur les chantiers ou dans les carrières.
A l'étage, qui n'a plus de plancher et dont les murs sont noircis et craquelés, Celyanaa  lit le Nom de Vessna sur un moulin à vent. Le corps a été récupéré par le croque mort dès que possible et mis à l'abri du regard des parents.

Nous poursuivons vers son atelier, 2 rues plus bas, où Malleri, un ork austère, rechigne à laisser voir le corps. Certains d'entre nous ne parviennent d'ailleurs pas à rester et ressortent rapidement vomir leurs tripes : l'odeur est insoutenable. Le corps de la taille d'un chien est recroquevillé et à peine identifiable. Les os sont à nu en de nombreux endroits et la peau et les muscles sont ravagés. La petite a été formellement identifiée par le manquement d'une incisive perdue il y a deux jours.

Stangya Daamehok et sa femme Solensya sont chez les voisins d'en face avec leurs 3 enfants, Viritya, Fyvar et Jocasti. les petits sont choqués et la mère inconsciente, endormie par questeur de Garlen une fois ses brûlures soignées. Le père, lui, est alerte et prêt à tout pour aider à trouver le coupable. Il était absent de la maison quand le feu a démarré : il travaillait Rue de la Licorne, à l'atelier de charpenterie.
A notre évocation d'une petite personne ayant pu s'introduire, il s'enflamme :" Je savais que ça ne pouvait être qu'un nain. Voilà pourquoi la garde ne lève pas le petit doigt. Ils se protègent !!!"

Nous livrons ces premiers éléments à la foule, qui semble satisfaite de notre manière de procéder et reconnaissante de nos résultats. Le calme est un peu revenu avec la baisse de la luminosité des cristaux lumineux, indiquant la tombée de la nuit à l'extérieur. Il est temps de se trouver un endroit pour dormir. Klesh propose alors : "Moodri a proposé sa maison pour vous accueillir. Les passions savent qu'il a de la place pour une armée. J'espère juste qu'il a demandé à sa femme avant…"


Dernière édition par Babanek le 23/09/20, 03:14 pm, édité 2 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 36 : DESIRS BRULANTS

Message  Babanek le 28/06/19, 09:22 am

Nous sommes amenés à un bâtiment dont une extrémité est un tailleur de gemmes, l'autre un orfèvre et une bâtisse de 3 étages entre. Les murs de pierre sont colorés de peintures : des scènes d'orks en guerre, en paix, commerçants… Hrak gron est présente sur la façade du tailleur de gemmes.
Une balle de cuir atterrit dans nos pieds en provenance d'un groupe de gamins : Leorak réagit au quart de tour pour amortir du pied, jongler de la queue... et se faire tacler par 4 petits orks. Ils se font rapidement engueuler par Moodri, qui nous fait entrer dans la bâtisse et nous guide vers une grande pièce centrale, décorée en style tribal ork (avec un petit côté Cham T'nala). Quelques petits enfants se cachent ici et là ou sautent sur une ado qui les garde, habillée elle aussi à la mode ork tribale, un tatouage différent sur chaque joue.
Cham nous précise en aparté que l'un indique sa tribu, les Crânes de Thoundra, l'autre qu'elle est passé dans âge adulte. Uniquement intéressée par Cham et ignorant totalement le reste du groupe, elle entame une conversation en ork. Notre chamane nous confiera plus tard qu'elle s'appelle Derozzma, et qu'après une longue comparaison de leurs ancêtres, mémorisés sur de nombreuses générations, elles sont cousines!

Moodri revient avec sa femme Sethra, la plus grande et grosse ork que j'aie jamais vue! Elle porte de longue robes oranges et rouges, une écharpe bleue et de longs cheveux noirs bouclés. Chargée de bijoux, (pas franchement de bon goût), elle ignore cordialement son mari et ses remarques, puis s'introduit auprès de chacun, offrant sa maison aux sauveurs du quartier. Puis elle dit à voix haute et autoritaire qu'il n'y a pas assez de places à table, qu'il faut des fleurs fraîches et soudain tout s'agite : les jeunes orks emmènent les invités dans la salle à manger, assez grande pour accueillir une tribu entière, alors que d'autres sont déjà en train de transformer les lieux avec empressement... Sethra tient sa maison d'une main de fer, dans un gant de mailles. Une dizaine d'enfants aident à mettent la table tout en piquant à manger dans les plats qui arrivent, sous l’œil inintéressé de quelques adultes qui ne se fatiguent pas à les enguirlander.

Mais dès qu'arrive la patronne, tout le monde se calme et s'assoit. Nous sommes placés à sa droite, elle en bout de table, les orks tribaux en face des nous, dont Derozzma. Un hurlg est servi pour les adultes orks, obsidiens ou trolls, du vin ou de l'eau pour les autres. Un ballet de tourtes et de viande frie ou panée est servie, accompagné d' un peu de fromage et de poisson fumé. Pas très diététique, mais mon ventre affamé ne rechigne pas le moins du monde. Gruuth ne semble pas partager cet avis cependant...
Zorrler Ghostwalker, la cousine de Sethra, est récemment arrivés avec sa famille pour caser leurs enfants. Elle se met rapidement à râler qu'il y a trop de unjorts dans les environs et provoque Cham en la questionnant ses origines, sa famille, ses fréquentations etc…
La chef de famille n'acceptant pas que l'on dénigre ses invités (unjort est un mot peu glorieux déqignant les non-orks), bientôt une bataille éclate entre les deux cousines, qui se disputent sur la perte de l'identité des orks d'Oshane et les coutumes raciales, nous prenant à parti. Nous sommes accusés d'abandonner
nos race pour se mêler aux nains,  et finalement, le gahad de son mari Detrinvam est déclenché : il tire un couteau en accusant le groupe de faire partie de la conspiration avec les nains. Moodri tape brutalement des mains sur la table, reversant sa choppe qui casse en aspergeant ses voisins de hurlg, et obtenant le silence.
Sethra brise le silence : "Je croyais que tu aimais cette choppe…" Moodri prend enfin la parole, disant que les orks de Throal et Oshane suivent la voie montrée par Hrak Gron, celle de la sagesse, de la patience,
de l'acceptation. Embaucher des unjort montre l'ouverture des orks, pacifiques et honnêtes, qui fait défaut aux nains d'ici et à la Chancellerie. Que tout soit réglé dans la paix est selon lui le meilleur chemin. L'incident est ainsi clos.
Zorrler approche ensuite ceux qu'elle a insulté, sans s'excuser, mais cherche une entente. Elle leur fait ensuite un câlin, mordillant leur nuque au passage (geste amical ork) et dit qu'ils sont bons.

Le lendemain, nous débutons l'investigation des lieux des précédents incendies. Au fur et à mesure de la journée, nous recréons l'historique des incendies :
- les premiers ont été effectués à la va-vite, avec tantôt une lampe à huile, tantôt une pelletée de charbons.
- des accélérants ont ensuite été utilisés, tantôt de l'alcool provenant d'une bouteille estampillé l'Oeil Jaune, tantôt de l'huile de charbon contenue dans une fiole de céramique bleue, servant à démarrer les feux de forges.
- les crimes ciblent des orques, leur communauté, leurs symboles
- un accès a à chaque fois été possible à une personne de petite taille (vide ordure, petite fenêtre, soupirail)
- de la poussière de pierre grise est visible sur plusieurs scènes
- le pyromane est lié à une horreur et le niveau de corruption des scènes et des preuves augmente au fur et à mesure des incendies, comme celui du coupable probablement. Un nom emprunt de corruption est visible partiellement ou totalement : VISHQUAGORCH

La milice de la ville tente de nous évincer de l'affaire durant notre pause de midi, alors qu'une escouade vient nous mettre la pression durant notre repas dans une auberge. Le Capitaine Rozerl, une naine peu commode possédant une belle hache à filaments et des protections magiques, nous propose de la laisser s'occuper de l'affaire, avant de se raviser, voyant en nous des outils pour la résoudre pour elle. Elle nous oriente enfin vers des pistes peu probables, avec tout de même un fond de lucidité : le hall du chav'ao'ros devrait être surveillé, représentant une cible privilégiée.

En fin de journée, la piste de la flasque bleue nous mène chez le forgeron qui les distribue et qui s'est fait dérober une partie de son stock. A nouveau, l'effraction a été perpétrée par un petit et frêle donneur-de-noms, trimbalant de la poussière grise.
Nous poursuivons jusqu'à la taverne de l'Oeil Jaune, endroit miteux s'il en est, où des bouteilles ont également été dérobées. Notre attention se porte sur Edred, le poivrot du bouge, dont la fille Linn aurait un comportement étrange, solitaire et haineux. Elle ne vit pas avec son père, préférant une retraite solitaire en dehors de la ville. Elle pourrait bien être notre pyromane.

Après une rapide collation, nous faisons notre rapport à nos employeurs en leur confiant nos doutes sur l'implication d'une horreur et en leur faisant promettre de garder cela pour eux.
Au beau milieu de la nuit, alors que certains d'entre nous montent la garde au chav'aoros, la cloche retentit : une lueur rougeoyante se fait voir à quelques blocs de là, indicatrice d'un nouvel incendie.
L'Oeil Jaune et la bâtisse située au dessus sont en flammes et les Porteurs d'Espoir accourent !
Le bar est une boule de feu impénétrable, mais une famille d'orques couverts de suie sort par la porte située juste à côté. Trois enfants manquent à l'appel!

Celyanaa rentre par une fenêtre ouverte du 3e étage, alors que nous montons et écumons chaque pièce en même temps que l'incendie progresse. Nous accusons nombre de brûlures et le plancher cède sous le poids des plus lourds d'entre nous. Dehors, Calypso fait appel à Gliblebloub, l'élémentaire d'eau, pour qu'il nous assiste. Alors que nous rejoignons finalement Celyanaa, grâce au mur d'eau retenant les flammes des escaliers, elle est accompagnée de trois enfants orques, l'un étant à peine plus qu'un nourrisson. Ils s'étaient cachés sous les lits et dans les armoires.
Nous sautons par la fenêtre avec nos précieuses victimes, les protégeant de nos corps même dans la chute.
La brigade et un élémentaliste arrivent enfin pour circonscrire l'incendie et s'attaquer à le faire disparaître.
Nous récoltons à nouveau nombre de morsures dans le cou et la reconnaissance éternelle des parents et de tout le quartier.

Profitant d'une scène de crime fraîche, nous parvenons même à trouver une piste que Blok, l'esprit de la Pierre allié à Cham, remonte avant de venir nous trouver. La personne qui allume des feux et trimballe de la poussière de roche habite à l'extérieur du dectant, près de la paroi, dans la zone la plus instable de la ville : un espace non construit où se réfugient les parias.
Nous cherchons à travers les gravats qui tombent régulièrement de la voûte, questionnant plusieurs groupes de clochards réunis autour du feu. Certains nous parlent de Linn, mais sans savoir où la trouver.

Au bout d'un moment, la perception astrale de Celyanaa détecte une souillure dans l'espace astral, qui en suivant cette piste se transforme en corruption. Enfin, nous débusquons la petite fille, en train de jouer dans les rochers, près de la paroi. Elle fuit avant que nous ne l'atteignons, disposant visiblement d'une perception et d'une agilité exceptionnelles, à moins que l'horreur ne l'aide directement. Mais nos efforts conjoints et un sort de "Saucissonage" nous permettent enfin de l'attraper. Crasseuse et pétrie de haine, la petite est clairement possédée par la folie. Elle tente tantôt de mordre et de griffer, tantôt déblatère un discours calme mais totalement cruel sur les "mauvais papas", le besoin de protéger les enfants et surtout, omniprésent, l'aide de son "ami". Nous trouvons sa cachette, un tas de chiffons abrité sous trois brosses pierres éboulées. Des fioles d'alcool et d'accélérant traînent au sol et des inscriptions sont griffonnées sur les parois intérieures. L'écriture évolue, d'abord hésitante en ork, puis de plus en plus affirmée, grosse et adoptant le langage commun, probablement au fur e à mesure que la corruption et le savoir de l'horreur gagnent sa proie.

Non loin, nous trouvons une faille dans la paroi, d'où provient la corruption par vagues. L'horreur est là, derrière!



Dernière édition par Babanek le 22/11/19, 12:47 pm, édité 6 fois
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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 37 : LA LIMACE ET LA PETITE PYROMANE

Message  Babanek le 28/06/19, 09:23 am

Nous avons enfin capturé laborieusement la pyromane, elle affirme en vouloir aux orques et sa trame est clairement corrompue et marquée par la bête au-delà du mur souillé. Dans l’astral, des tentacules sortent de la fissure.
Nous réfléchissons donc au moyen de passer le mur, pour atteindre l’horreur qui se terre non loin et qui étend peu à peu son influence. La fissure semble avoir été stabilisée il y a un moment à l'arrachée par des barres de fer, et l’ensemble ressemble à une gueule ouverte. Doit-on forcer la roche ou peut-on explorer les tunnels pour trouver le chemin d’où vient l’air frais?
Notre virevoltante captive en profite pour se détacher et s’enfuir, bien qu’elle soit particulièrement vive, nous parvenons à mettre fin à ses jours.
Nous amenons le corps dans un sac à l’orque qui nous a embauché, en lui révélant qu’elle était en quelque sorte possédée par une horreur… Nous lui faisons jurer de garder le silence jusqu'à ce que l'horreur responsable soit éliminée, ce qu'il accepte volontiers, l'ambiance étant déjà assez tendue comme ça. Puis nous lui demandons s’il connait un guide qui connait les galeries.

Un vieux nain « Migli pioche de chêne » nous retrouve le lendemain. Après avoir analysé la faille, il est d’avis qu’il ne faut pas que cela se sache.
Nous partons donc pour une exploration des tunnels et lorsque nous parvenons à ladite cheminée, Blok, l’un des esprits de Cham’ change la pierre en boue nous ouvrant un passage. Or il faut ensuite descendre dans les 500 m de conduit ! Blok nous construit un bel escalier sur 200 m, mais il va falloir ensuite faire de l’escalade ! Nous nous encordons et entamons la descente, avec Léorak, le plus à l’aise, en 1er de cordée. S’en suit une longue et périlleuse entreprise, de nombreuses chutes, des rattrapages, … Le plus douloureux fut surement la chute de Gruuth entraînant l’ensemble de la cordée. Pour le coup, la vie de mes frères d’arme en jeu, je parviens à m’accrocher puissamment aux parois, développant une force que je ne soupçonnais même pas.

Au bas de la cheminée, l’atmosphère est chargée de corruption et une énorme créature se tortille, coincée sous des roches. Grosse comme 2 stadjans, l'horreur a l'apparence d'une limace grisâtre et luisante, sa bouche encadrée par 4 longs tentacules bordant une gueule chargée de dents acérées. Nous tombons un à un en frappant la bête, alors que Celyanaa le pilonne à distance. Je finis étreint par la chose qui cherche à me croquer, mais je tiens à faire un casse-croûte fracassant ! L’horreur pratique les habituelles tentations mentales de ses semblables sur Calypso, envoyant de violentes décharges mentales en cas de refus. L’abomination meurt enfin sous nos coups.
Gruuth fouille la chair, alors que Cham’ est tentée de prendre un trophée. Nous parlons plutôt de l’incinérer et de commanditer des rituels de purification de la zone. L’obsidien a déniché une soie étonamment intacte abritant un disque de pierre. Il porte des symboles qui s'illuminent au toucher, avant d'entamer un mouvement sur la surface. L'objet est fortement magique, probablement d’origine thérane. Les enchantements sont très anciens, pré-châtiment (début de Théra ?). Sur la soierie qui l’entourait est brodé : « Ersh Wearg ». Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit du gouverneur théran de la province de Barsaive, alors maître Parlainth l'ayant fuie au dernier moment et longtemps oublié jusqu’au retour de la ville-fantôme. Le 2nd objet est un pendentif en forme d’œuf en pierre crême veinée de rouge avec des gravures en obsidien ancien (objet à filament).

Pour sortir, nous galérons à miner le mur et je finis par aller chercher le guide nain, grâce à mes opales de feu. En mineur confirmé, Migli nous donne un cours accéléré de minage. Une fois le mur percé, nous brûlons l’horreur.
En ville, Klesh et Andresh nous enlacent dans de gênant câlin et nous invitent à boire chez eux.
Leur joie est immense, la ville vient de gagner une première cheminée !! C’est fabuleux pour l’hygiène de la cité !
Nous faisons don de notre récompense de 1000 PA pour fonder un foyer « des Porteurs d’Espoir » pour les nombreux sans abris.
Il sera dit que les Porteurs d’espoir ont ouvert la 1ère cheminée de la ville gracieusement, ainsi que mis fin aux incendies.
Nous quittons cette ville fiers du travail accompli !

Un jour plus tard, nous parvenons enfin à Throal et nous avons la surprise de découvrir un attroupement devant notre maison (« la Maison des Sagas »). Des lianes et plantes de toutes sortes en sortent, dont des vignes de kespriss : l’admiration de noe sylphelins est flagrante ! A l’intérieur, la table du salon est fendue en deux, avec un tronc au milieu. Le tronc se différencie au plafond en plusieurs essences, toutes aussi fruitées que fleuries et les branches courent sous plafond jusqu'à l'extérieur. Il semble que nous devions cela à une graine plantée par Gruuth que Jaspree lui-même lui aurait confiée en le faisant questeur!

Un couple de sylphelins a profité des failles dans les murs et nous accueillent : ils ont un paquet pour Calypso (sa targe), et se sont installés chez nous en nous attendant ! Il parait que notre maison ressemble aujourd’hui à une maison de sylphelin, et le kespriss y est bon…
Il nous révèlent que des messagers de Throal sont régulièrement passés pour nous demander : on doit aller voir un navire de pierre… Nos livreurs partent à dos d’esparga.
Nous avons tous l’envie de faire des choses en ville, mais nous pensons aller voir au plus vite le prince Néden.


Dernière édition par Babanek le 19/11/19, 05:01 pm, édité 2 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 38 : LA VENGEANCE DE YUITCHOTOL

Message  Babanek le 16/09/19, 02:59 pm

Au petit matin, nous trouvons un Léorak trépignant posté au milieu du salon. Effectuant une sorte de cérémonial, il nous présente une statue en pierre sculptée de 50 cm représentant un dragon, intégrant de véritables reliques du dragon corrompu que nous avons vaincu « A Togashi et aux disparus » ce sera une sorte d’autel aux victimes des horreurs et des thérans.
Nous remarquons que les cornes de Celyanaa ont encore poussé et sont dorénavant de plus en plus difficile à dissimuler… Mais il semble qu’elle ait commandé la confection d’une armure à partir de la peau de lion de pierre tannée il y a peu et qu’il sera possible d’y intégrer ses cornes. Je ne peux m’empêcher de sourire à l’idée de former un duo de choc avec une petite lionne !
Gruuth profite de notre passage à la maison pour commander aux plantes pour confectionner une table rustique à partir de l’arbre de la maison.
La chambre de Léorak déborde de souvenirs glanés lors de notre épopée, la décoration fait surchargé, mais c’est très plaisant de voir tous ces souvenirs !

Dans la journée, nous demandons une audience avec le prince Neden, et nous sommes rapidement accueillis par Ajmar l'Admirable, le conseiller du roi Varulus III :
« Ravis de vous revoir, il est arrivé quelque chose d’incroyable avec le navire de pierre : d’un coup il s’est remis à flotter !! Venez voir ! »
Escortés d’une escouade de gardes vétérans en armure rutilantes, nous cheminons prestement vers une destination secrète.
Sur le trajet, il nous révèle qu’un nain à grande barbe vêtu d’une robe blanche avec une certaine prestance, serait venu en pleine nuit. La garde aurait eu un blanc et lui aurait laissé l’accès au navire de pierre, puis ils se seraient réveillés après 10 bonnes heures de repos. Il a fait froid (les gardes auraient hiberné !?) Dans leurs rêves ce nain était présent…
Serait-ce le dragon « Aile de givre !? »
Celyanaa se souvient de la conversation de Lung et Racine de la terre :
« Navire capturé aux theran, possible avantage contre Théra, tu conviendras que la volonté d’asservir l’ensemble des peuples est un danger. Les peuples doivent mener leur résistance plutôt que nous, nous savons que les nains ne saurons pas réanimer le navire, par contre, tes connaissances et celles du marionnettiste (Aile de givre) saurons percer, (ainsi que l’aide de celui sous Mont Vapeur, Vasdenjas), cela payera ma dette. »

Nous parvenons après 2 h de marche dans une caverne où peuvent tenir 10 navires. Sont déjà présent le 2nd galion, puissant et majestueux, que nous avons ramené, le 1er étant déjà en opération ! Nous sommes en présence de quais suspendus soutenus par des arches de pierre, l’architecture est impressionnante ! Des charpentiers finissent de fixer un mat transversal au navire de pierre pour ajouter des voiles. La température de la pierre est plus froide qu’avant.
Nous allons inspecter le navire, essayer de comprendre comment il fonctionne. Il semble voler par magnétisme, puisque sa coque givrée repousse les métaux et la pierre. Il est toujours armé comme une vedette minière : 2 canons à feu à l’avant. Devant la cabine du capitaine, au poste de pilotage, incrusté dans le timon, se trouve un cristal draconique dont les filaments astraux vont vers le navire. Celyanaa cherche à communiquer en draconique au navire, au cristal, et pour son plus grand bonheur (ses yeux pétillent toujours tout particulièrement lors de ces moments-là) le cristal lui répond : « Petite fille du Cathay, que ce modeste présent vous aide dans votre juste lutte contre Théra. Renommez ce navire et parcourez les cieux vers l'avenir. La méthode que j'ai utilisé ici ne saurait être à nouveau reproduite pour Throal, mais elle devrait faire l'affaire pour ce navire. L'étude de ce vaisseau m'a néanmoins beaucoup appris et ce savoir sera utile en temps voulu.» Cette tirade s'auto efface et laisse la place à un schéma astral du navire, consultable à volonté grâce au draconique et permettant de visualiser les sorts parcourant le navire, ses avaries, la santé du bateau et de son équipage. Une partie de la terre élémentaire a été re-transformée en air élémentaire .
Celyanna interpelle le maitre d’œuvre pour lui indiquer les dernières réparations à effectuer, et lui révéler nonchalamment que le navire a été réparé par Aile-de-givre. Elle ajoute que le navire est presque une entité vivante !

Soudain, des trompettes résonnent dans la caverne, car Neden arrive avec son escorte :
« Throal vous est redevable, et j’apprend aujourd’hui vos exploits à Syrtis, ralliés à nous…des félicitations et récompenses s’imposent : pour vos loyaux services, nous vous offrons ce navire ! Je soupçonne qu’un Grand Dragon ait participé à la réparation et m’influence à vous le donner, mais c’est bien ! »
Nous apprenons au passage que son père le roi Varulus III est malade depuis deux semaines.
Neden a fait rédiger un contrat d'Hambrell particulièrement dense pour nous le céder le navire tant que nous restons fidèles à Throal. Une fois signé, le contrat se duplique de lui-même par magie est une copie nous est laissée.
Celyanaa le remercie au nom du groupe et lui parle de l’œuvre d’Aile-de-givre et de son message.

Neden se montre très intéressé et attentif aux propos de notre feu follet. Puis après une courte pause il poursuit :
«J’ai maintenant une faveur à vous demander : voici Daylen Jagarro, futur marchand de Throal au Cathay. Nous aimerions nouer des liens avec le Cathay… Il m’a demandé de partir avec vous pour redorer le blason de sa famille en faisant ce lien avec le Cathay, ce qui serait une très bonne chose pour Throal.»
Nous nous regardons les uns les autres, une nouvelle aventure et mission pour Throal, qui plus est dans un étrange et lointain royaume comme le Cathay ne semble déranger personne !

C’est le moment que choisit K’Trash pour prendre alors la parole en se campant face au groupe :
«Chers Porteurs d’Espoir, amis, frères d’armes et libérateurs, faites de moi le capitaine de ce navire et je vous mènerai où vous voulez. Je vous dois tout, je ne demanderai donc aucun salaire et j’aurais juste besoin que le premier voyage se fasse jusqu’aux Pics du Crépuscule pour que nous puissions, mon frère et moi, tenir notre promesse de tenir au courant notre famille et notre clan.» Il met son honneur sur un plateau, à genou et nous implore… (je réprime des larmes)
Mes camarades prennent heureusement rapidement la parole :
«Je pense que tous aurons la plus grande confiance en ta loyauté, mais relève toi : tu nous as accompagné et été un compagnon de confiance et de valeur, ce sera avec plaisir de continuer de voyager avec toi…(il garde un genou au sol)
Chaque membre l’accueille avec un beau discours, déplorant les pertes et autres esclaves restés dans les mines.
Léorak, Celyanna et Calypso, s’expriment en ce sens, quant à Gruuth il se contente d’un « N’abime pas mon navire » ce qui représente pour lui un « ok » enthousiaste.

Contenant tant bien que mal mon émotion, je m’agenouille pour enlacer mon immense petit frère, avant de le relever avec moi, remerciant mes frères d’armes pour leur généreux accueil et pour leur confiance. C’est un rêve qui devient réalité, que de pouvoir poursuivre l’œuvre des Porteurs d’Espoir aux côtés de mon frère, de mon sang… je sens mon honneur personnel lavé du crime des thérans ! (Par contre, il me reste à laver l’honneur de mon clan et de ma race !)
Il va nous falloir trouver un équipage (et l’entretenir !), faire du commerce, … un nouveau chapitre commence.
Dans la soirée, Calypso nous convie enfin aux jardins suspendus de Bethabal, lieu de leur initiation de Porteurs de Lumière, pour une cérémonie de Baptême. Elle nous présente sa targe de cristal finement ouvragée, avec des pierres élémentaires et de l’orichalque. Chaque membre du groupe est représenté par une gemme avec sa symbolique. Après un rituel très orienté autour de notre groupe, qu'elle jure de protéger, nous partageons un festin somptueux. C’est beau, et j’apprécie intérieurement le retour plein, entier et définitif de Calypso dans le groupe, voilà une autre blessure de guérie.

Après diverses activités en ville, nous faisons une cérémonie pour intégrer K’Trash’Kor "Corne fendue" du clan des Griffes ‘Acier, de la motte des Manieurs de Fer, dans la trame de groupe, comme nouveau capitaine de la « Revanche de Yuitchotol ». Ce dernier Nom fait référence à la compagne d’Aile-de-givre qui est morte tuée par les thérans, non sans avoir provoqué la destruction d’un Béhémoth par le dragon de glace. Je nous souhaite que ce Nom soit annonciateur de notre réussite future pour libérer la Pierre-dedvie des obsidiens d’un autre Béhémoth Théran !

Puis nous retournons aux jardins suspendus pour intégrer mon frère dans les témoins des deux Porteurs de Lumière du groupe. Gardian, un homme encapuchonné de forte stature nous félicite pour nos exploits récents et il se montre heureux d’accueillir un nouveau témoin de la lumière de « Elina et Cylania » (leur nom de Porteurs de Lumière)

Au bout d'une semaine de négociations et d'entretiens, K'Trash a réuni un équipage. Ces derniers seront payés avec les premiers dividendes amassés par la vente de notre première cargaison, dont le coût est gracieusement avancé par Daylen Jagarro. Une fois l’équipage engagé, devant l’ensemble de ses membres, nous tenons un discours enflammé et Re-Nommons le navire en présence du prince Neden, Praath Filevent (navigatrice orque Porteuse de Lumière déjà rencontrée), le saltimbanque humain soupçonné d'être une des huiles de l'Oeil de Throal, un obsidien conseiller de Neden, et un nain (Tholon) faisant partie de la cour du roi.
C’est donc après quelques jours de préparatifs que nous quittons Throal à bord d’un magnifique navire de pierre flottant. Nous voyageons 3 jours et demi vers les Pics du Crépuscule en contournant les montagnes pour atteindre la clan des Manieurs de Fer, non sans avoir avant cela confectionné un pavillon du clan et un de la motte.
Béni par les Passions, ce premier trajet se déroule dans la joie et la quiétude. Ce navire symbolise à lui seul notre avancée dans notre quête et je suis surexcité : je vais revoir les miens !!! Je n’ose y croire !
Nous avons fait un rapide exposé de la culture trolle aux membres d’équipage, les 3 honneurs à ne pas insulter, …

K’Trash communique par signaux lumineux aux 6 drakkars armés et prêts à en découdre qui nous ont « accueilli » portant les pavillons du clan ou de la motte.
Respectant une sorte de rituel troll, K’Trash et moi sautons du pont du navire dans les bras de notre famille réunie au milieu d’une délégation du clan pour accueillir ce surprenant navire !
Mon frère et moi allons d’accolades en accolades, avant de voir une jeune et fougueuse trolle nous sauter dessus : ce sont d’intenses retrouvailles et je garde longuement Maori’Gane contre moi. Après ces exubérantes manifestations affectives, je me tourne vers mes camarades pour faire les présentations, en honorant au maximum les qualités de chacun des Porteurs d’Espoir.
- Celyanaa la pétillante et impétueuse Sypheline… incroyable Sorcière
- La très déterminé et mystérieuse Calypso… terrible Vorst
- L’implacable et inébranlable Gruuth… puissant guerrier
- Le virvoltant et exubérant Léorak, …vaillant danseur caudale
- L’imprévisible et surprenante Cham’Tnala, dompteuse d’esprit
Celyanaa fait le bonjour en troll et reçoit en réponse le fou rire des trolls lui faisant face ! Gol'Borak, le plus imposant du lot et chef de notre clan l’interpelle ainsi :
« Incroyable ! Voici le plus petit troll de la création ! Bienvenue à vous tous !... mais dites-moi qu’est-ce que c’est que ce putain de navire !!?? »
Nous racontons notre histoire devant un festin : en face, les réactions sont contenues. Nous prêchons des convaincus, mais qui n’ont pas trop les moyens d'entrer en guerre contre les thérans.
Il semble que le chef de la motte Yorvak Griffes-de-Bronze n’est pas chaud pour se frotter aux thérans. Ils ont déjà fait la démonstration de leur toute puissance et si on ne les dérange pas trop, il laissent à peu près tranquilles les trolls…
Une grande tristesse est exprimée sur le destin tragique des leurs… leurs noms seront chanté dans les histoires. Une opération de sauvetage avait été envisagé… mais il ne reste plus personne à sauver…
Quoi qu'il en soit, nous sommes tous, Porteurs d'Espoir et équipage, considérés à l'égal des trolls du clan, ce qui n'est pas peu de choses quand on connait les miens.

Au cours du banquet, ma très chère Maori’Gane se campe devant son père, Gol'Borak, pour faire lever son interdiction de quitter la motte : elle veut partir avec nous et refonder le Trident de Thystonius ! (un immense sourire pare mon visage). Son père semble gêné, mais il avait donné à l’époque sa parole et n’a d’autre choix que de libérer sa fille de son engagement…
Mes camarades se montrent perplexes, ne sachant trop s’il faut prendre cela pour une bonne nouvelle, l’accepter comme membre d’équipage…
Je m’atèle à les convaincre : nous avions convenues que recruter quelques trolls serait bon pour notre équipage, il est important d’avoir des membres dont le vécu face aux Thérans nous garantisse une fidélité sans faille et un engagement total, afin de participer à rependre cet esprit au reste de l’équipage. Je leur rappelle succinctement mon passé et qui est Maori'Gane pour moi, quelle est sa valeur au combat en tant que Guerrière de 4e cercle… elle ferait un officier ferme, capable de mener des hommes d’équipages…
Le regard déterminé, je me tourne alors vers mes amis et frères d’armes :
«Elle est comme mon sang, (le regard plongé dans la cicatrice qui part ma main droite), j’ai conclu une promesse de sang il y a longtemps, de combattre ensemble, de glorifier Thystonius… mes amis permettez au Trident de Thystonius d’œuvrer avec les Porteurs d’Espoir pour Barsaive. Aujourd’hui mes rêves se réalisent, j’ai retrouvé les miens et c’est grâce à vous tous, c’est pourquoi je veux mettre ce trio de choc au service de la cause, des Porteurs d’Espoir, de la libération de la pierre-de-vie et de Barsaive ! Je garantie sa valeur sur mon honneur et vous le demande comme une requête personnelle.
Après les avoir longuement regardé lors du discours, je baisse humblement le visage en signe de respect de leur décision.

Les festivités débutent alors, les trolls consommant rapidement une partie des tonnaux de bière naine que nous avons pu leur vendre durant une grosse fête avec beaucoup d’alcool, de musique et de danses (à moitié nues…) style Pogo…Nous entrons presque en transe, comme si la fête résonnante était une entité vivante et il nous semble presque apercevoir un troll plus imposant et plus beau danser au milieu (tantôt avec un lance arguant les autres, tantôt sympa et câlin, parfois presque enflammé criant sa joie, la victoire…comme si les Passions festoyaient avec nous, adoptant les traits de Thystonius, de Garlen ou de Floranuus !!! Ce jour est décidément à marquer d’une pierre blanche ! Largement éméché et parvenant enfin à décrocher mon regard du corps en sueur de Maori'Gane, j’en profite pour entonner quelques chants guerriers :

Le troll Rebel

Allons enfant de tout Barsaive
Le jour de gloire est arrivé
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous en face de nous
Mugir ces féroces thérans ?
Ils viennent en tyrans
Soumettre vos familles partout !

Aux armes, compagnons!
Défoncez-moi ces fions!
Marchons, marchons!
Qu'un sang impur
Abreuve nos armures!

Tremblez thérans et vous libertides,
L'opprobre de tous les partis !
Tremblez ! Vos projets perfides
Vont enfin recevoir leur prix. (Bis)

Thystonius empli de courage nos coeurs
Lochost passion sacré de la Liberté
Conduisez, soutenez nos bras vengeurs !
Voyez votre triomphe dans notre diversité
Lors du combat avec vos défenseurs !

--------------

L'Entre aide raciale

Debout ! les damnés de Barsaive !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison pousse à brandir le glaive
C’est l’éruption de la fin.
Du théran faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous étions rien, alors soyons tout !

C’est la mêlé finale
Groupons-nous au combat
L’entraide raciale,
Bataillera et vaincra !

Paix entre nous, guerre aux Tyrans
Lame au clair et formons les rangs !
Pour tirer l'esprit du cachot,
Battons le fer tant qu'il est chaud.
S'ils s'obstinent ces esclavagistes
A faire de nous des héros,
Car nous ne sommes point fatalistes
Et Théra cours ainsi au fiasco !

C’est la lutte finale
Chargeons, et ainsi,
L’entraide raciale,
Relèvera le défi!

La fête bat son plein toute la nuit, Cham’Tnala apprécie de danser en faisant voler sa chevelure dans tous les sens, Léorak fait de nombreuses démonstrations de danse acrobatique et participe à des sortes de défis de danse avec brio. Gruuth participe assez sobrement à la danse, à sa façon. Celyanaa virevolte dans tous les sens, observant jovialement tout ce qui l’entoure, savourant cette expérience inédite, alors que Calypso profite de la fête en périphérie, assez observatrice.

Le lendemain, un conseil où nous sommes conviés à lieu. Une alliance avec Throal serait la bienvenue selon mon clan, mais cela doit passer par Yorvak qui trouve que les thérans les laissent suffisamment tranquilles et que s’ils voulaient vraiment chercher des noises aux trolls ils sauraient le faire comme ils l’ont fait slors de la Bataille de quai des nuages, qui a vu l'anéantissement de la première motte trolle des Pics, les Toucheurs-de-Ciel (événements majeurs et devenus légendaires de l’histoire trolle)
Cependant, si la demande lui est faite, nos anciens pensent qie Yorvak consultera d'abord les obsidiens de la fratrie de « Cœurs-Noir » qui font office de sages des montagnes. Il faut y aller à pied (zone frontalière entre 3 mottes), mais le support des obsidiens pourrait nous aider, nous qui voulons libérer leurs frères.

Nous glissons l’invitation à quelques gars plus revanchards pour intégrer l’équipage (nous ne parlons pas de plus de 4-5 gars), tant que nous ne démunissons pas la motte. Deux sont autorisés à le faire, dont ma compagne et amie.
C’est un grand jour, chez les trolls du Pic du Crépuscule, Thystonius et Lochost marchent avec nous. Un nouveau peuple doit être soulevé contre Théra, je vis les plus belles heures de ma vie, notre épopée se poursuit d’autres exploits sont à venir !


Dernière édition par Babanek le 19/11/19, 04:59 pm, édité 9 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 39 : REVERIE A COEURNOIR

Message  Loupgris le 18/09/19, 09:21 am

Au matin, apprenant le désir de K'Trash de servir comme capitaine sur notre navire, mon père lègue à son fils retrouvé sa masse d'éclairs, le Fléau Tonnant de Korg'Aa'Trash Griffes-d'acier, fondateur du clan et notre ancêtre. Lui-même ne le manie pas, lui préférant une lance d'éclairs qui n'a rien à lui envier.
De nombreux trolls curieux viennent voir le navire théran de plus près, dont les charpentiers et capitaines du clan.

Nous prenons la voie des airs pour passer quelques pics et pénétrer en territoire Griffes-de-Bronze, guidés par mon père sur le navire amiral de notre clan, le Pic-de-Fer.
Les amarres sont fixées aux abords du pic tronqué, formant un immense plateau, où le clan Griffes-de-Bronze a installé son village.
Cet espace est capable d'accepter la totalité des clans réunis de toute la motte au besoin, bien qu'une telle réunion n'ait pas eu lieu aussi loin que je m'en souvienne.

Gol'Borak présente notre groupe à l'assemblée et insiste sur notre vaillance lors de la mission d'infiltration dans le Behemot théran, qui lui a permis de retrouver son fils, seul survivant de la raffle thérane sur notre clan. Puis il nous présente, mon frère et moi et Yorvak Griffes-de-Bronze félicite mon père pour la carrure de sa progéniture. Je crois lui avoir été présenté plus jeune, mais je m'en souviens difficilement... K'Trash devait encore être un bambin brailleur...
On nous présente en retour Vul'tan "Marteau-noir" Courbeur d'Acier, du clan des Courbeur d'Acier, maître Forgeron de la motte, ainsi que Fergis "Chanteur de Terre" Nuage-sombre, du clan des Nuage-sombre et élémentaliste renommé.

La parole est ensuite donnée aux Porteurs d'espoir, qui se succèdent pour expliquer à Yorvak les effets de la présence thérane sur Barsaive et la nécessité de s'unir contre eux pour les en bouter définitivement. Gol'Borak prend également position sur le sujet, impliquant l'honneur troll et le besoin de vengeance dans un affrontement qui viendra tôt ou tard aux trolls si eux ne font pas le premier pas.
Yorvak refuse d'abord catégoriquement, ne voulant pas que sa motte se fasse raser comme celle des Toucheurs-de-Ciel, première motte historique des Pics du Crépuscule et autrefois annihilés par un Béhémot théran. Mais au fil de la conversation, son avis est ébranlé par notre appel à la vengeance, à la liberté et à une sûreté définitive face aux thérans. Comme prévu, il finit par avoir recours à la sagesse des obsidiens de Coeurnoir et nous demande de conduire une ambassade dans leur vallée, accompagnés de son fils Waclaw Ferme-poigne Griffe-de-Bronze et de sa garde de 6 trolls bardés d'acier.

Il nous faut marcher une journée à travers les montagnes vers une zone frontalière entre les territoires des Manieurs de fer, des Ciel d'Eclair et des Sanguinaires. Pour ma part, cette escapade est vivifiante et le retour dans mes montagnes me donne du baume au cœur : j'ai retrouvé ma famille, ma promise et parcours à nouveau les Pics en vue d'unir les mottes contre Théra... j'exulte! Mais visiblement, Leorak n'est pas aussi à l'aise, rapidement distancé par les trolls aux longues et puissantes enjambées. Et au passage d'une crête surplombant un lac à l'eau cristalline, nos guides se figent et dégainent, trouvant l'endroit tout à fait adapté à une nichée de wywernes. A peine cette pensée formulée, des cris enragés se font entendre en contrebas de la crête, là où notre t'skrang de dessèche tout seul en montant péniblement la côte.

Les sept Griffes-de-Bronze se ruent sur la crête qu'ils avaient déjà descendue et profitent de la hauteur pour partir en vol plané, à la manière des Ecumeurs du ciel. Pour ma part, je pousse le vice grâce à mon charme de sang d'agates de feu et part telle une comète sur les pseudo-dragons à la queue venimeuse. Mais autant ces créatures peuvent être redoutables en surnombre contre un ennemi cloué au sol, autant elles sont elles-mêmes surprises par la farouche contre-attaque que nous lui opposons. Et notre danseur caudal n'est pas en reste, dansant les lames et la mort sur un regain d'énergie. Les créatures sont rapidement vaincues et nous en profitons pour prélever quelques composants anatomiques prometteurs, sans pouvoir prendre le temps de dépecer les précieuses peaux. Après une petite mise au point, nous obtenons des Griffes-de-Bronze qu'ils adaptent leur cadence aux plus menus d'entre nous... ils n'avaient juste pas remarqués avoir perdu du monde en route...

Après une nuit à la belle étoile, nous reprenons la route quelques heures avant de contempler un spectacle singulier : au milieu des montagnes lunaires et pauvres en végétation de cette région, une vallée verdoyante encaissée entre 3 versants abrupts, avec une zone triangulaire plane au centre et une grande structure rocheuse noire pointant au centre. Sur les versants, des rizières et des vergers alignés et organisés de manière harmonieuse. Au centre, entourant l'édifice pyramidal noir, un village de maisons de pierre à ciel ouvert. Nous descendons jusqu'au village pour le trouver désert : pas un obsidien à l'horizon alors qu'une vingtaine de bâtiments se dressent autour de nous. Ils sont gravés et taillés avec un style précis et patient, chargé de minutie et de détails.
Waclaw nous avertit alors soudain : un groupe d'une vingtaine de trolls étrangers et bardés de cristal brillant est en train de descendre le versant des Ciels d'Eclair puis s'arrête, avant de se mettre en formation et de descendre au pas de charge, armes au clair. Le groupe de Waclaw dégaine à son tour et se prépare à recevoir la charge... il nous faut agir vite! Je me précipite entre les deux groupes, bras écartés, désarmé, sommant à tous de se calmer, imité par Celyanaa.

L'impressionnante trolle bardée de chaînes qui dirige le groupe ordonne, in extremis, la halte à ses troupes et déclame : "Qui êtes-vous pour vous mettre en travers de Kagola "Briseuse-de-chaînes" Ciel d'Eclairs et qu'avez vous fait des obsidiens de Coeurnoir? Parlez ou passez au fil de nos armes!" Nous déclamons notre identité et la raison de notre présence, précisant que nous n'en savons pas plus sur l'absence des obsidiens, venant tout juste d'arriver. La sorcière du Cathay poursuit par un discours mental en se fichant devant les yeux de la cheftaine trolle, expliquant notre désir de faire entrer les trolls dans la lutte contre Théra. Kagola, qui tentait jusque là d'ignorer Celyanaa, doit tomber d'accord avec elle, puisqu'elle était elle-même venue demander conseil dans cette optique pour son propre clan. Je reconnais alors en elle les symboles et le discours d'une camarade questrice de Lochost, œuvrant pour s'affranchir de l'esclavagisme et de la menace thérane.

Une fois nos querelles de trolles mises à l'écart (et bien que des coups d'oeil nerveux s'échangent encore entre les membres des deux factions), nous nous mettons à la recherche d'indices concernant les obsidiens disparus. D'après notre investigatrice ailée en chef, la pourriture des fruits et le croupissement de l'eau indique une absence d'une semaine au moins. Rien n'a été préparé pour un départ, la vie a suivi son cours et s'est soudain interrompue au village. Gruuth tente de communiquer avec la Roche-de-vie et se retrouve confronté à un mutisme perturbant : il sent la vie de la roche et de ses frères, mais aucune réponse, comme leurs esprits étaient partis ailleurs. C'est alors qu'il reconnait pour ce qu'ils sont les étranges rochers disposés autour de la roche-de-vie et lui ressemblant étonnement : ce sont les obsidiens du village, entièrement fusionnés en trois monolithes arrondis d'une demi-douzaine d'individus! Il nous avertit qu'ils sont comme bloqués dans leur rêverie et que ce n'est pas normal.

Poursuivant les recherches pour comprendre le phénomène, nous trouvons ce qui doit être la demeure d'un Elementaliste, probablement l'un des anciens de la fratrie vu sa position proche du centre.
S'y trouve un arbuste central où pendent des colliers triangulaires de pierre noire veinée de blanc : des makellojeroaluinosoma selon Gruuth, des pierres qui au contact de la roche-de-vie se sont au fil des années transformées pour en porter un peu de l'essence, comme la tête de son marteau de guerre. Vu leur disposition, d'autres colliers ont du exister mais ont été retirés de l'arbre.
Un large pupitre porte également des tablettes de pierre gravées en obsidien, que Gruuth ne peut déchiffrer, n'ayant pas appris à lire sa langue.
Waclaw et Kagola savent lire l'obsidien, mais ne comprennent pas tout aux parties les plus anciennes. Cependant, un récent passage du sauvetage des frères de "lacollineverteauxracinesbleuesdominantlacroiséedesartèresdevie", que le groupe identifie comme Ayodhya.
Une autre tablette antique débat sur le lien entre la Roche-de-vie et son esprit élémentaire et une très vieille parle d'un lien hypothétique entre toutes les Roches-de-vie et la possibilité de voyager entre elles grâce à un échange.
Une partition de chant est également écrite sur une stèle contre un mur proche, prenant tout le mur. La chanson parle de la pleine lune, de retrouver les frères et les sortir de leur prison, de se lier et de voyager vers le cœur et au-delà, utilisant les "pierres du cœur". La pleine lune ayant eu lieu il y a 8 jours, cela correspondrait à la durée d'absence de la fratrie.
Enfin, des questions sont griffonnées sur une autre tablette, sur une paillasse de marbre : "Le lien sera-t-il suffisant? Faut-il un lien plus fort, comme un membre des frères bleus? Ou une de leurs makellojeroaluinosoma? Ou encore une partie plus intime de la Roche-de-Vie?..."

Nous concluons qu'un rituel a été lancé il y a 8 jours, à la pleine lune, pour tenter de joindre les obsidiens d'Ayodhya à travers le lien mystique qui unit les Roches-de-vie. Mais quelques chose a dû mal se passer et les obsidiens se sont trouvés bloqués. Il nous faut partir à leur suite et espérer pouvoir faire mieux qu'eux ou, tout du moins, les ramener à nous.
Après une étude approfondie des mœurs et des coutumes obsidiennes, il devient clair que le cercle, l'unité, le tout, sont un aspect prépondérant de la vie des hommes de pierre.

Aussi mettons-nous en place un rituel, incluant les trolls à l'exception de Waclaw et Kagola, qui nous place tous autour de la pierre de vie, en cercle. Durant ce rituel, nous chantons une litanie obsidienne grave que nous enseigne notre Guerrier, tirée de celle du mur mais en modifiant la mélodie pour emprunter celle de l'éveil que lui a appris Omasu. Celyanaa nous fait également boire une potion qu'elle a concocté à l'aide plumes de chaktas, les oiseaux télépathes rencontrés avant Ardanyan. Elle nous permet d'agir de concert avec un timing absolument parfait, durant une vingtaine de minutes.
Nous portons tous un collier de pierre emprunté sur l'arbre de l'Elementaliste et espérons que le lien que Gruuth a tissé avec les obsidiens d'Ayodhya, symbolisé par ses pieds bleuis, saura être l'élément manquant. Les Porteurs de Lumière placent eux aussi des cercles de lumière à intervalles réguliers alors que la danse et le chant se resserrent et s'accélèrent. Nous nous rapprochons inexorablement de la roche de vie, visant un point placé juste à côté, pour finir en apothéose en nous rejoignant à son contact. Les derniers cercles de lumière se superposent et nous englobent tous, sur une dernière note du chant obsidien qui semble faire trembler le sol et Gruuth semble alors s'étirer pour nous englober de ses bras, à moins que nous ne rapetissions... Nous s'appelle Gruuth.

L'obscurité tombe sur mon esprit, et j’entame une lente avancée depuis les ténèbres, vers une lumière croissant lentement, pour devenir un voile, puis une paroi translucide et enfin émerger dans la Caverne de l'Eveil, au son d'un chant qui fait chaud au cœur. Six obsidiens qui dansent en chantant autour de moi, tendant les mains vers moi. Je connais déjà leurs noms : Garko et Kalem, nos Ainés, ainsi que Karasu, Katsuyo, Oyolose et Oymaleth. Je comprends parfaitement les mots : "Bienvenue frère Gruuth. Bienvenue frère Gorum. La Pierre-de-vie vous confie à nous." Mais nous sommes prisonniers de nos corps, notre conscience n'est qu'une étincelle et il faut que nous frères nous conduisent à la Roche-de-vie pour qu'elle allume notre flamme et nourrisse notre âme.
S'ensuit une marche groupée et emprunte de tristesse devant les cieux qui se déchirent et vomissent une substance noire à l'horizon. Le ciel zébré d'éclairs. Des ombres partout autour, tenues à distance par la lueur de la route que nous parcourons, d'un noir veiné d'orange, pur, propre, qui redevient simple terre après le cortège. Enfin la Roche-de-vie, d'une même couleur et une lente immersion en elle, nos corps inanimés portés par nos frères alors que le chaos se déchaîne dehors.
S'ensuit une torpeur réconfortante, malgré de nombreuses présences mauvaises partout autour.
Mais le cœur est fermé, hermétique. Elles ne peuvent rentrer.

Une prise de conscience : une seule est restée dehors contre les horreurs qui affluent, armé du marteau que je porterai un jour. Mais ce n'est pas mon Châtiment. Cela a eu lieu il y a très longtemps. La Roche-de-vie s'en souvient et moi aussi. Je me rendors.
Des éons plus tard, je regarde à nouveau vers l'extérieur. Elle ne se bat plus, mais le cauchemar s'est calmé. Un silence de mort règne.
Enfin, une lente avancée depuis les ténèbres, vers une lumière croissant lentement, pour devenir un voile, puis une paroi translucide et enfin émerger au grand jour, au vent froid d'une lande sèche et aride.
Devant la Roche-de-vie, le marteau est posé, tête en bas. Les frères font cercle autour et pleurent la mort de Gomen la Brave, attendant que je me joigne à eux. Mais ça aussi c'était il y a des milliers d'années. Ce n'est pas moi qui ai vécu cela. Je me rendors. Présent et passé s'entremêlent.

A nouveau un silence de mort règne. La fin du dernier Châtiment. Tout a recommencé. Comment avons nous pu oublier? Puis le bruit du vent, la pluie qui tombe. Enfin, un jour un oiseau qui chante. Et les plantes qui poussent. Enfin, une lente avancée depuis les ténèbres, vers une lumière croissant lentement, pour devenir un voile, puis une paroi translucide et enfin émerger au grand jour, à la musique d' une jungle luxuriante. Je s'appelle Gruuth.

A nouveau l'obscurité et une étrange sensation de séparation de division... j'étais plusieurs et je deviens finalement moi, Asht'Aark, de retour dans mon corps et dans mon esprit. J'ouvre les yeux alors que le guerrier obsidien se retire de l'amas que nos corps ont créé. Autour de nous, tout n'est qu'obscurité et sécheresse. Ma vision thermographique se met en place et je distingue enfin notre environnement : nous sommes au fond d'une sphère d'air dans une gangue de pierre. Différents types de roche sont visibles sur la voûte de la grotte comme au sol et de nombreuses protubérances pierreuses ou cristallines jalonnent la surface. Je repère également du mouvement : plusieurs créatures parcourent le sol, les murs et le plafond, faisant fi de la gravité jusqu'à marcher à l'envers. Elles sont toutes d'essence minérale et de taille et de construction diverse : certaines roulent, d'autres marchent , parfois avec une dizaine de membres. Serions-nous sur le plan élémentaire de la terre?

La lumière revient alors que mes compagnons s'éveillent et allument leurs cristaux lumineux et nous nous étonnons de nos apparences : notre peau semble recouverte d'un film rigide, pierreux, ressemblant à la peau de Gruuth! Celyanaa nous confirme après une étude astrale qu'un lien est actif entre lui et nous, nous conférant une protection physique et mystique qui nous permet d'évoluer sans gène dans notre nouvel environnement. Mais cela n'est pas sans coût : Léorak semble déstabilisé, comme si la taille de ses membres ne lui convenait pas... il a pour l'instant du mal à faire la différence entre notre récente immersion dans la tête de Gruuth et son identité propre. Quant à Gruuth, il semble fatigué par cet échange, comme si la protection qu'il nous conférait lui coûtait en énergie... il ne faut pas traîner.
Aucune trace des trolls qui ont fait le rituel avec nous... seuls les Porteurs d'Espoir sont passés. Peut-être que le lien qui nous unit nous a permis d'avancer là où les autres se sont retrouvés bloqués. J'espère juste qu'ils ont survécu. Heureux de trouver Calypso à nos côtés : elle est bien une Porteuse à part entière, malgré ses exactions!

Calypso aborde la plus proche des créatures minérales en langage élémentaire de la terre et celle-ci se détourne de sa route pour venir lui parler. Elle ressemble à une masse de pierre dotée de petits bras, et se déplaçant sur un roulement de rocailles, son dos étant doté d'un impressionnant dépôt de gros cristaux. Lirna va regretter d'être restée étudier notre navire... L'élémentaire de terre nous questionne sur notre présence ici, nous prévient que nous ne devrions pas être là et que nous ne devons en aucun cas déranger l'endroit... A nos questions sur la tribu d'obsidiens, il répond qu'il sait où les trouver. Elle accepte de nous guider si nous le débarrassons de "ceux qui ont changé", plus loin sur la route. Il dit s'appeler "Feldspath-plagioclase", mais Calypso soupçonne que ce surnom ne reflète qu'une partie de son corps, sans être son réel Nom, qu'il garde secret.

Nous marchons des heures à sa suite, alors que Gruuth serre les dents à mesure que la fatigue le prend. Nous traversons de nombreuses "bulles" d'air géantes au sein de cette masse sans fin de terre, reliées par des tunnels. Certaines de ces sphères son à moitié immergées sous de l'eau ou de la lave, lorsque le plan élémentaire de l'eau ou celui de l'air y ont une frontière. A un endroit, le roc se liquéfie pour disparaître, comme happé par un courant vers ailleurs... nous ne nous approchons pas de trop. Nous croisons également des élémentaires de toutes sortes, tantôt très rocailleux, tantôt uniquement fait de cristal. L'un d'entre eux, immense et suintant de la lave par les craquelures de sa peau, croise notre route et nous devons l'éviter, ce dernier ne nous prêtant aucune attention.

Après ce qui nous semble être des heures de marche, Celyanaa s'immobilise soudain : elle a senti un changement dans l'espace astral, une présence de corruption qui lui donne un goût métallique et amer dans la bouche. Alors que nous dégainons, une demi-douzaine de créatures aux reflets d'acier poli se forment à partir du sol, comme du métal liquide qui se solidifie pour donner naissance à des abominations en forme d'insectes barbelés. Ils nous encerclent et se ruent sur nous, assénant des coups d'une puissance inouïe alors que nos coups rebondissent sur leur cuirasse. La magie semble également glisser sur eux et les sorts de la sylpheline ont du mal à trouver leur cible. Mais notre expérience du combat nous aide à trouver les défauts de leurs armures et bientôt, les premiers gisent au sol. Les survivants changent alors de tactique, prenant de la distance pour de nouveaux assauts : l'un d'eux se met à chanter une litanie dérangeante, comme le son d'une scie qui rayerait une plaque de fer. Des shrapnels coupant comme des rasoirs s'élèvent des cadavres et viennent tournoyer en une sphère coupante, mettant à mal notre équipe groupée. Deux autres créatures forment dans leur gueule de longues lances vrillées et barbelées qu'elles lancent avec une force prodigieuse, nous causant de graves blessures.
Alors que nous venons enfin à bout de nos ennemis dans la douleur, la masse de leurs cadavres se liquéfie et s'assemble pour former une énorme version des créatures... Mais cette fois, nous l'attaquons de toutes parts, en un assaut furieux et concerté sur une unique cible et nous sommes couronnés de succès. La créature titube enfin et se fait soudain transpercer par un immense pic de cristal venu de son dos : notre guide est finalement revenu se battre pour asséner le coup final, lui qui s'était fondu dan la roche dès le début du combat. Il nous indique la suite de la route, avant de poursuivre de son côté, pouvant à présent traverser la zone sans crainte.

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 40 : COEURNOIR LIBERE GUIDE LES PICS

Message  Babanek le 19/11/19, 04:56 pm

CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 39 : COEURNOIR LIBERE GUIDE LES PICS

Nous poursuivons notre route traversant dans le le plan élémentaire de la Terre, et arrivons finalement à une immense caverne, dont la voûte, si elle existe, est cachée haut derrière des formations gazeuses faisant office de nuages. La géographie des lieux ne nous est pas inconnue : une grande cataracte s'étend sur la plaine, passe le long d'une haute colline avant de se terminer dans un énorme cratère en forme d'étoile à 4 branches, qui sont trois autres canyons. Une lueur bleue faible est visible en haut de la colline. Je reconnais l'équivalent, sec et aride, du Fleuve Serpent longeant la Colline d'Ayodhya avant de se jeter dans le Lac Ban.
Il nous faut traverser le grand canyon qui remplace le fleuve et Calypso fait à nouveau appel à un élémentaire de Terre évoluant alentour. Ce dernier accepte de nous aider si nous faisons pour lui une belle représentation de pierre de sa personne dans notre monde physique. Ce ne sera pas une mince affaire, car il possède de nombreux membres et un important réseau cristallin dur sa peau. Mais nous acceptons néanmoins, Celyanaa rajoutant un cadeau à notre accord : une paire de chaussons en pierre que Gruuth lui avait taillé. L'élémentaire semble ravi et annonce déjà savoir à qui l'offrir. Usant de son pouvoir, il crée une passerelle de pierre enjambant le gouffre avant de nous quitter. La traversée se passe bien, malgré la hauteur et l'étroitesse du passage, qui donne quand même des sueurs froides à Léorak. Mais ce dernier possède un avantage indéniable quand il s'agit de maintenir son équilibre : une queue servant au besoin de balancier ou de trépied!

S'ensuit une difficile ascension de la colline, qui en l'absence de végétation présente des versant de rocailles fuyantes et prêtes à partir en avalanches. Calypso et Gruuth se retrouvent en difficulté, mais une fois passé leur harnachement d'escalade, les choses s'arrangent rapidement. En haut, au centre du plateau du sommet, trône une roche gris-bleue très pâle émettant un faible rayonnement : l'image de la Roche-de-vie d'Ayodhya! Une série de 20 formes humanoïdes forme un cercle autour d'elle et notre sylpheline identifia ces dernières comme les obsidiens du Cœurnoir, prisonniers d'une gangue de pierre.
Plusieurs tentatives sont faites pour essayer de les libérer, mais même les danses chantées de notre Guerrier ne réussissent pas à les sortir de leur torpeur. Avisant les pendentifs de makellojeroaluinosoma identiques aux nôtres et semblant ressortir des statues, comme pointés vers la Roche-de-vie, Celyanaa finit par en retirer un. Il semble résister, comme s'il fallait un effort de Force ou de Volonté pour l'extirper de sa statue. Dans un craquement sec, elle le retire soudain, alors qu'une fissure part dans le sol, de la statue vers l'extérieur du plateau. la sylpheline crie de douleur, un contrecoup magique devant visiblement être payé pour cette action. Et nous voyons la statue reprendre des couleurs, d'un gris quelconque à un noir profond, veiné de blanc. Le temps d'un battement de cœur, avec un sourire triste, l'obsidien hoche la tête en remerciement et disparaît dans la terre. A t'il été libéré ou est-il mort ? Ce qui est sûr, c'est qu'une fissure est apparue dans le sol et qu'un élémentaire de métal en est sorti et se rue sur nous depuis l'autre extrémité de celle-ci.

Ainsi, notre mage libère les âmes / esprits / quelque chose de métaphysique des obsidiens de la magie maléfique des Thérans, qui draine dans le monde matériel la magie de la Pierre de vie et les emprisonne ici. Commence un douloureux contre-la montre, que nous affrontons avec stratégie. Plus Celyanaa libère d'obsidiens, moins le contre-coup magique est douloureux pour elle, comme atténué par un filtre extérieur. Une note sourde mais pleine d'espoir, comme la dernière note de la chanson rituelle qui nous a amenée ici, se met à retentir et à se renforcer, se faisait de plus en plus forte et audible. Mais les fissures se multiplient et des vagues de plus en plus importantes d'élémentaires corrompus nous assaillent. Nos blessures s'accumulent et nos moyens de nous soigner sont presque épuisés. Nous faisons notre possible pour les tenir à distance et les coups magnifiques pleuvent, beaucoup d'élémentaires mourant sans avoir eu le temps de porter une attaque. Même le plus grand d'entre eux ne fait pas long feu sous nos assauts combinés. Mais c'est un combat perdu d'avance car nos forces ne peuvent tenir une guerre d'usure.

Finalement, nous nous jetons conjointement sur les amulettes, retirant toutes celles restantes et envoyant leurs porteurs vers la liberté ou la mort mais loin des souffrances éternelles de leur état actuel. Puis, alors que les nuées d'élémentaires corrompus se ruent vers nous, nous essayons nous-mêmes de retourner dans le monde des mortels. Finalement, imitant le rituel d'arrivée, nous nous rassemblons et nos colliers vibrent, nous attirant les uns vers les autres, pour à nouveau nous faire englober par Gruuth.

Le voile d'obscurité tombe et nous flottons à nouveau, évoluant dans un univers de tristesse et de douleur, connectés au monde spirituel des obsidiens. Nous ressentons pleinement la peine des frères d'Ayodhya, que ressent également à chaque instant Gruuth, bien que de manière moindre. Nous nous retrouvons finalement au pied de la Roche-de-vie de Coeurnoir, dans les Pics du Crépuscule.
Autour de nous, la danse des obsidiens ralentit et s'immobilise : ils nous ont rendu la pareille au fur et à mesure de leur libération, nous aidant à distance à travers notre lien. Ils nous accueillent en héros et nous offrent leur soutien pour la future guerre contre les envahisseurs, enjoignant les deux clans trolls présents à les suivre et à travailler à des alliances avec les autres mottes, ce que les deux rejetons de chefs promettent d'essayer de réaliser.
Nous nous apercevons que notre voyage a duré 5 jours, alors qu'il ne nous semblait être parti qu'une ou deux journées tout au plus. Pendant ce temps, les trolls ont communiqué et se sont relayés, faisant preuve d'une entraide prometteuse devant la cause commune.

Refusant aux obsidiens de contracter une dette pour leur libération, nous leur demandons néanmoins d'ériger la statue promise à l'élémentaire de terre. Celyanaa use de son pouvoir draconique pour fournir le plus de détails possible.

Nous retournons à la motte des Griffes-de Bronze et le discours enflammé de Waclaw devant son père, combiné au récit de nos aventures et à la demande des Coeurnoir termine de le convaincre : il engagera sa motte entière contre Théra et forgera une alliance réelle avec les Ciels d'Eclairs! Il évoque même une ambassade auprès des Griffes-de-Pierre, une autre motte située plus à l'est des Pics et qui a déjà un lien commercial avec Throal. Nous retournons à Coeurnoir pour admirer la magnifique statue que l'aîné élémentaliste a créée, aidé de toute la fratrie, et qui rend extrêmement fier Groum Broum Clok , l'élémental que nous invoquons dans ce plan pour honorer notre marché. Il reste un temps auprès des obsidiens, curieux de leur nature et de leur lien avec lui.

Enfin vient le départ pour le Cathay, nos cales chargées de provisions, de fromage troll et d'armes et objets d'acier recombiné, n'ayant pas pu trouver et rassembler suffisamment de fromage. Cela dit, vu la dangerosité des vapeurs qui s'en dégagent, peut-être cela est-ce préférable. Je vais demander de n'utiliser que des cristaux et prier pour ne pas avoir à utiliser les canons à feu...

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 41 : CITADELLE VOLANTE

Message  Babanek le 03/06/20, 01:17 pm

Le début du voyage se fait sans encombres, l'équipage profitant de ce long temps de vol pour prendre ses marques et s'approprier le navire sous une météo des plus clémentes. Je profite également de me retrouver avec mon frère et l'élue de mon coeur sur le même navire volant pour goûter à cette joie viscérale que nous, trolls, avons de partager un vol avec des êtres chers. La vie ne pourrait guère être plus belle.
Calypso est rapidement abordée par Xandir, l'un de nos jeunes matelots. Ce dernier redouble d'efforts pour se mettre en valeur devant la Voyageuse, quitte à se faire engueuler régulièrement par Lorga, la quartier-maître. Tout porte à croire que l'énigmatique Vorst parée d'écailles lui a tapé dans l’œil et qu'il cherche à l'impressionner pour partager sa couche... mais après une discussion avec lui, notre camarade nous apprend qu'il est en réalité très intéressé par sa discipline. Lui-même semblant quelqu'un de versatile, qui s'adapte facilement à toute situation, elle a accepté de lui enseigner les rudiments de sa discipline, afin de voir s'il est de la bonne trempe.

Alors que nous survolons la Mer d'Aras, après près de 2 semaines de vol, un scintillement se fait remarquer dans le ciel : de l'air élémentaire, en grosse quantité, porté par les alizés! Le capitaine K'Trash se sent d'humeur à faire fortune en récoltant ce minerai élémentaire qui ne demande qu'à être recueilli et ordonne à l'équipage de se préparer. Nos deux canots sont mis à l'air, chacun détenant l’extrémité du filet d'orichalque que le royaume de Throal nous a offert et se tenant sous le nuage d'air élémentaire.
Puis Ogus et Jaella Mouche-tout font feu de manière synchronisée avec nos canons, faisant littéralement exploser le nuage! Le bruit et le souffle nous prennent par surprise, tant l'explosion est violente. Dans nos canots, il nous faut réagir rapidement pour récolter le minerai qui tombe en pluie dans notre filet, sous forme de cristaux d'air condensés. Puis nous rapatrions rapidement notre récolte sur la Vengeance de Yuitchotol, afin de stocker les corps élémentaires dans des caissons doublés d'orichalque, avant que l'air ne réchauffe et se dissipe dans l’atmosphère. Mais à notre arrivée sur le navire, tout le monde observe le ciel derrière nous, l'air béat : là où se trouvait le nuage, l'air s'est littéralement fissuré, comme la coquille d'un immense oeuf, laissant apparaître une ville flottante!

Tout une cité s'offre à nous à travers cette fenêtre, avec ses murs blancs, ses coupoles et ses tours exiguës surmontées de toits pointus. D'après Celyanaa, qui a beaucoup lu sur les thérans et dont la mémoire à ce sujet est magiquement infaillible, il s'agirait d'une architecture typique de Marac, une province thérane du sud ouest. Alors les légendes sur des kaers volants seraient vraies! L'air élémentaire que nous avons vu miroiter faisait partie de la cloche protectrice qui maintenait la citadelle volante et cachée aux yeux de tous. Il nous faut à tout prix l'explorer!

Nous formons une expédition sur un canot de sauvetage, K'Trash devant maintenir la Vengeance à portée en cas de soucis. Celyanaa remarque que la percée dans le dôme d'air élémentaire se referme doucement, ne nous laissant que deux heures au maximum avant d'être piégés à l'intérieur. Nous débarquons sur un promontoire dégagé devant une grosse porte. Au dessus de nos têtes, des passerelles fermées relient les tours entre elles en un labyrinthe aérien. Les murs sont assemblés avec des pierres de taille ajustées à la perfection et recouverts d'une fine couche de chaux.
Notre Sorcière du Cathay remarque des glyphes tout autour et sur la porte principale du dôme qui nous fait face et fait le lien avec les rites de protection et de passage : c'est bien un kaer! Après plusieurs essais infructueux, elle parvient à neutraliser le sceau, puis Gruuth et moi ouvrons d'une poussée.

Devant nous, une immense salle parsemée de hautes colonnes décorées s'étend, jusqu'à une porte similaire à l'opposé. L'air est sec et poussiéreux e nos narines nous chatouillent. Nous entamons notre progression à travers ce qui semble être un champ de statues de donneurs-de-noms, représentant tous les visages et les attitudes de la peur, de la douleur et de l'effroi. Celyanaa a tôt fait de nous préciser que se sont en réalité des êtres vivants pétrifiés par quelque horreur... Elle affiche rapidement un air méfiant et ajoute que la zone est corrompue. Grâce à sa perception de l'espace astral, elle peut même entendre les cris des statues. Et alors que nous sommes parvenus au centre de la pièce, un son monte des centaines de gorges des "statues", comme un hululement, alors qu'une tempête froide se lève dans al pièce en tournoyant. La sylpheline nous avertit que les statues s'éveillent et qu'il faut se dépêcher d'arriver à la prochaine porte! Mais trop tard!

La porte d'entrée claque dans notre dos et une ombre glaciale prend forme devant elle, ricanant d'un son à fendre le verre. Nous sommes piégés! Calypso et Celyanaa mettent en place deux cercles de lumière superposés, tandis que des vagues de cadavéreux réanimés nous assaillent. Heureusement, ils sont stoppés net par la protection de nos deux Porteuses de Lumière, de même que les attaques physiques de l'horreur qui ne peut pénétrer. Mais la démoniaque entité change bientôt de stratégie et amasse un courant d'air glacé dans la salle, récupérant les débris du sol, pour projeter une vague de froid mortelle. L'horreur prend un malin plaisir à viser la sylpheline, qu'il estime probablement (avec raison!) la plus dangereuse pour lui. Nous voyons avec effroi Celyanaa frappée en plein vol et elle tombe au sol, ses jambes totalement vidées de toute vie à cause du froid. Nous poussons en avant vers la prochaine porte, fauchant les cadavéreux sur notre route. Enfin, nous profitons d'une rage vengeresse pour détruire l'ombre glaciale, qui se dissipe enfin, renvoyant les cadavéreux au sommeil. Celyanaa s'est régénérée, mais elle n'est pas belle à voir et nous sommes à peine en meilleure forme, les cadavéreux et l'horreur ayant prélevé un lourd tribut parmi nos forces.

Gruuth et moi forçons cette seconde porte pour tomber sur un corridor... plein de statues à nouveau! Et après une vingtaine de mètres, le hululement reprend, avec une nouvelle tempête qui se forme... nous qui croyions avoir détruite l'horreur! Mais son corps principal ou la source de sa force doit être cachée plus profondément dans la cité et elle joue à nous redonner espoir avant de nous le reprendre! Nous qui voulions explorer ce kaer volant, nous voilà contraints d'envisager la retraite, sans quoi nous risquons nos vies! Le sol se met à trembler et nous donnons à nouveau tout ce que nous avons pour contrer les cadavéreux et l'horreur au vent glacé. Celyanaa perd cette fois un bras à cause d'une nouvelle rafale de débris de glace et nous sommes tous au bord de la mort. Alors que l'ombre est à nouveau repoussée, K'Trash apparaît derrière nous en nous criant de revenir : des trombes percent les toits et les rues de la cité : quelque chose d'énorme se prépare. Il est venu nous chercher pour nous exhorter à abandonner notre progression. Nous faisons volte face et je ramasse Celyanaa inconsciente avant d'entamer une course effrénée avec les autres Porteurs d'Espoir. Dehors, le ciel tourbillonne de neige et des mini-tornades ravagent la cité volante. Nous sautons dans les canots alors que l'ombre glacée se reforme derrière nous, portée par les hululements de mille voix damnées. Il était temps car le dôme s'est presque refermé, bien plus vite que nous le pensions et nous ressentons dans nos os la rage et la frustration de notre ennemi qui doit nous laisser repartir. L'horreur se sera bien nourrie de nos peurs et de nos douleurs, mais elle n'aura pas nos vies!

Sur le bateau, l'humeur est des plus maussades ce soir là. Dans l'infirmerie de Vunar, Celyanaa a survécu grâce à ce qu'elle appelle la Régénération, un talent hérité de son ascendance draconique. Mais il a ses limites et ses membres atrophiés me comblent de tristesse. Elle-même a perdu son humeur pourtant si irréductible habituellement. Et alors que le soleil se couche sur un magnifique dégradé de couleurs et que la citadelle a disparu dans sa bulle, le son du banjo de Yoké Poké se met à raisonner doucement sur des notes tristes. Mongus se met à chanter d'une voix triste, mais le ton change quand Kenchan entame une danse folklorique, bientôt imité par Xandir. Ophélia se saisit d'un seau qu'elle retourne et donne du rythme avec ses percussions et Tommy Verdâtre parvient enfin à nous tirer des sourires avec quelques chansons paillardes. Enfin, les bouteilles d'alcool qui apparaissent dans les mains de K'Trash et Maori'Gan finissent de nous libérer et la soirée se passe dans une bonne humeur salvatrice : oui, nous avons survécu! Il faut fêter ça!

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 42 : NUISIBLES DANS LA CAMBUSE

Message  Babanek le 05/06/20, 11:28 pm

10 jours de voyage plus tard, l'étendue bleue de la Mer d'Aras a été remplacé par un océan de verdure : la forêt Indrisienne!
Alors que nous prenons notre petit déjeuner, le gruau et les fruits ont un goût infect! Plusieurs membres de l'équipage sont rapidement obligés de courir vers nos lieux d'aisances, qui se retrouvent soudain bien trop prisés et en trop petit nombre. Maelin, la cambusière et cuisinière du bateau, ne sait trop quoi dire : elle est responsable des aliments et pense être sûre de leur fraîcheur. Ceux qui ne sont pas en train de se vider par tous les trous la suivent dans la cale, où la fraîcheur de l'enchantement de la coque est idéal pour la conservation. Elle nous fait pénétrer dans sa réserve où tout est prévu : des cantines verrouillées en bois imputrescible abritent les viandes fumées, fruits et autres denrées, tandis que l'eau est stockée dans des tonneaux enchantés parfaitement étanches.

Nous remarquons de petits trous en vrille dans le bois des armoires et des tonneaux et trouvons à l'intérieur les responsables de la pourriture accélérée de la nourriture : des larves de grouilleux, un insecte des jungles de Servos, ont pénétré le bois pour aller pondre leurs œufs dans nos réserves! ? Nous sommes obligés de jeter une trop nombreuse quantité de nourriture souillée et il va falloir nous réapprovisionner immédiatement. Mais d'abord, il nous faut trouver la source de cette infection.

Au plafond, une nouvelle série de trous nous guide à la cabine située au dessus de la cambuse, celle de Yoké poké et de Kenchan, deux t'skrangs. Nous les trouvons affalés sur leurs hamacs, fiévreux et la queue pendante. Leurs écailles si vives habituellement ont perdu de leur éclat. Après quelques questions bien placées et un examen approfondi de leur architrame, nous constatons que Yoké Poké est malade à cause des insectes, mais qu'il pourrait bien lui même en être la cause : les larves sont sorties d'un médaillon en ambre qu'il a acheté avant le départ à Throal. Sans qu'il s'en aperçoive, elles ont foré à travers l'ambre puis le bois à la recherche de nourriture, une fois que l'enchantement qui les maintenait en sommeil s'est rompu. Il semble être un membre non volontaire d'un sabotage nous visant précisément! Celyanaa, entre deux vomissements intempestifs, parvient à détecter un sort actif sur le t'skrang, de la forme d'une empreinte de lèvres argentées uniquement visibles sur son épaule dans l'espace astral. Bien que ne connaissant pas ce sort, elle parvient à spéculer qu'il sert de mouchard, transmettant des images ou des sons perçus par le porteur à son lanceur. Nous ne parvenons pas à déterminer si le lanceur est à portée de profiter du sort ou non, mais la sylpheline règle le problème en dissipant le sortilège.

Kenchan, quant à lui, ne souffre en réalité pas du même mal... il a volontairement mâché des feuilles de v'raseth pour afficher des symptômes similaires, afin de ne pas être accusé immédiatement à cause de son origine K'Tenshin. Mais son secret reste gardé avec nous.

Le capitaine K'Trash rassemble l'équipage sur le pont pour un interrogatoire général et il apparaît que plusieurs membres ont été approchés par une jolie t'skrang un jour avant le départ. De marchande pour Yoké Poké, elle a été serveuse pour Lorga, sur qui on trouve un autre exemplaire de ce baiser enchanté dans le cou. Le quartier-maître n'en emmène pas large, mais son exemplaire est également dissipé. Après un long examen astral, ponctué de vomissements bruyants, Celyanaa déclare enfin que tout le monde est sain, avant d'aller se coucher.

La descente vers le sol et la jungle indrisienne est un mouvementée à cause du mauvais temps qui se lève, mais la Navigatrice Kélandra Redstorm parvient à poser la Vengeance de Yuitchotol sans encombres. La chaleur et l'humidité de la jungle tropicale détrempe immédiatement tout le monde et c'est dans la moiteur que le réapprovisionnement s'organise. Plusieurs équipes sont faites pour trouver une source, construire de nouveaux barils et armoires, chasser du gibier et une demi-journée bien occupée passe tandis que tout le monde met la main à la pâte, les problèmes digestifs s'étant taris.

Calypso revient de sa chasse avec  un mammifère à trombe zébré sur l'épaule et une information étrange : elle a trouvé une trouée dans la forêt, comme un tunnel chaotique dans la végétation, portant les traces de ce qu'elle pense être un combat d'au moins deux bêtes de grosse taille. La curiosité animant notre groupe de manière assez homogène, les Porteurs d'Espoir partent en quête d'informations. Un sang séché vert et un autre bleu sont découverts ici et là, de même que de nombreuses entailles de griffes ou de lames.


Dernière édition par Babanek le 08/06/20, 11:52 pm, édité 2 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 43 : LA GUERRE DES MONSTRES

Message  Babanek le 08/06/20, 11:46 pm

Suivant une extrémité de ce tunnel, nous parvenons à un village forestier, le long d'un petit cours d'eau.
Peuplé d'humains, de nains et d'orks, il a été durement touché par le phénomène, des maisons ayant été rasées par cette étrange tempête. Plusieurs villageois sont décédés ou dans un état critique et nous les aidons du mieux que nous pouvons.
Une vieille humaine à la peau de la même couleur que Celyanaa et bardée de colifichets, la chamane du village, nous remercie et tente de nous expliquer les événements. Mais son dialecte humain-indrisien est difficile à cerner, même pour Calypso, et nous pensons comprendre que peu ont vu ce qui s'était passé.
Mais un homme très blessé, une fois requinqué par un Elixir de Geai Plumal, nous raconte que la nuit dernière, une boule noire a déferlé dans le village en ravageant tout. A un moment cependant, la sphère noire a disparu, laissant entrevoir deux créatures gigantesques en plein combat. L'une ressemblait à un gros serpent rouge et blanc, l'autre à un humanoïde vert avec trois ou quatre bras et des armes de guerrier. Puis la noirceur les a à nouveau englobés et ils ont poursuivi leur lutte au-delà du village, n'y prêtant même pas attention.

Prise d'une intuition, Celyanaa ouvre ses sens à l'espace astral et nous annonce que ce dernier est troublé, portant les traces d'un affrontement magique violent créant encore des remous de magie, même après des heures. Nous poursuivons notre piste jusqu'à une clairière en haut d'une butte, où elle se termine. Le combat a été encore plus violent ici, une bonne partie de l'herbe étant soit carbonisée, soit retournée sur une bonne profondeur. Leorak déniche une flèche de deux mètres de long, au diamètre aussi gros que son bras... presque un tronc d'arbre. Elle est richement décorée et magiquement active. Il trouve aussi une grande plume rouge et blanche, dont la base ressemble à s'y méprendre à une écaille de dragon.

Alors que nous rebroussons chemin, nous sommes attaqués par un couple de fauves énormes et d'une puissance redoutable, sans parler de leur queue articulée bardée de barbelés osseux. Ainsi, les skéorx ne vivent pas que sans les jungles de Barsaive, mais ils ont également colonisé l'Indrisa. Aucun doute qu'ils dominent la chaîne alimentaire, tant ils nous donnent du fil à retordre. A notre retour au village indrisien, nous sommes heureux de trouver un refuge pour passer la nuit. La flèche que nous présentons aux locaux nous vaut une hypothèse sur l'identité de l'un des montres : un dhuna, le rejeton d'une Passion indrisienne. Sensés être les protecteurs de l'Indrisa et de ses habitants, ils ont pour réputation d'être de brutaux guerriers, capables de s'égarer lors de leurs croisades.

Le lendemain, nous revenons à notre entrée dans ce tunnel, pour l'emprunter vers l'autre direction, celle que nous déduisons être la source du conflit. Après de longues minutes de marche dans la moiteur de la jungle, un éclat attire l’œil de Celyanaa qui a pris de la hauteur pour surveiller notre progression. Nous découvrons des cadavres couverts de mousse, portant les tabards de la 9e légion et de la 6e flotte théranes. Mais selon Celyanaa, qui a étudié les thérans de près avant son arrivée en Barsaive, quelque chose cloche. Les tailles et formes des crânes des squelette évoquent des donneurs-de-noms classiques, d'origine indrisienne, plutôt que des crânes thérans aux traits si parfaits et symétriques...

Nous n'avons faits que quelques dizaines de mètres de plus que notre Sorcière nous met en garde, indiquant qu'une embuscade nous attend devant nous. Grâce au sort de Perception astrale qu'elle maintient lors de nos avancées en terrain inconnu, elle a détecté de nombreuses formes de vie postées dans les arbres. Et nous avons tout juste le temps de nous mettre à couvert avant qu'une volée de flèches et de lances ne pleuve sur nous... des projectiles de petite taille... de taille sylpheline.
Puis avance une nuée de petits êtres ailés à demi nus et tatoués, portant des armures d'os et de bois, à l'air féroce.

Celyanaa se montre volontairement, bras écartés en signe de paix et la sylpheline s'annonce, déclarant être pacifiste. Après un court temps de répit chez nos assaillants, l'un d'eux s'avance en demandant :"Celyanaa comme LA Celyanaa? Comme celle de "Silanyaa la belle et le surprenant Luung" et celle de "Le voyage sans retour de Felpoo"?
Celyanaa reconnait celui qui vient à sa rencontre comme Flipoo, le fils de son cousin Felpoo qui autrefois alla demander au grand Dragon Luung d'intervenir pour la sauver. Ainsi, ces sylphelins sont le fruit de l'union entre une tribu locale et les restes de sa propre tribu. Ca pour une chance!

Nous nous retrouvons invités au village sylphelin, guidés par la tribu à travers un dense réseau de pièges protégeant leur retraite. En arrivant au village, nous retrouvons la piste de jungle détruite, qui trouve là sa source. Là, une imposante chute d'eau donne sur un bassin circulaire, dont les berges et les arbres environnants ont été colonisés par les sylphelins. Mais le style très tribal, voire guerrier, avec toutes ses armes, ses effigies guerrières et ses étendards laisse Celyanaa pantoise. Trois couleurs dominent : bleu foncé, rouge vif et blanc.

Nous restaurant, nous apprenons les récents événements de la tribu : il y a 2 mois, des gens sont venus à travers la jungle commercer avec les sylphelins, connus dans cette région pour être des artisans doués. Mais deux jours plus tard, ils sont revenus en armes avec des cages, prenant le village par surprise au petit matin. De nulle part a alors surgi celle qui deviendrait la déesse du village. Douze mètres de long, de forme serpentine, couverte de plumes comme un oiseau mais avec quatre pattes habiles, au corps bleu paré de plumes blanches et rouges, elle a fondu sur l'ennemi. Toute de griffes, de crocs et de feu, elle a massacré les bandits avant d'exhorter les sylphelins à poursuivre et à éradiquer les fuyards.
Elle s'est présentée comme Azaroatl et à dit être l'esprit du village. Acceptée par tous, elle s'est mise à fixer la nouvelle conduite des sylphelins et à les entraîner à défendre leur village.
Un mois plus tard, une escouade de thérans en armes a été aperçue aux limites du territoire sylphelin. Les petits êtres ailés les ont massacré et nous avons pu sentir toute leur fierté sur ces faits d'armes... Effrayant...

Enfin, il y a deux nuits, une créature a surgi de la forêt et chargé vers la cascade, sous laquelle une grotte abritait le repos d'Azaroatl. La protectrice du village a surgi comme une furie dans une gerbe de feu, à travers les flèches du grand chasseur. Ce dernier, haut de 5 mètres, possédant quatre bras et trois yeux, avait les cheveux noirs et tressés, la peau vert fluorescente et maniait deux grands cimeterres ainsi qu'un immense arc. Ils ont disparu dans un bruit de tempête, la magie et la violence du choc ayant poussé les sylphelins à se retrancher au plus profond de leurs petites maisons. Depuis, une vague de morosité a frappé le village, qui se sent comme abattu sans sa divinité protectrice, dont il reste sans nouvelles.

Nous isolant en un conciliabule privé, nous concluons que le dieu serpent doit en réalité être un Serpent à plumes, une espèce de dragon originaire d'un continent situé de l'autre côté du monde. Si son adversaire quant à lui est bien un dhuna, il doit avoir une raison de faire croisade contre le dragon. Celyanaa nous confie qu'elle a également remarqué des blessures mystiques sur tous les membres du village, comme des pactes de sang que les villageois auraient tissé avec le dragon pour lui être lié. Seulement, si ce lien a une quelconque visée bénéfique à la base, il semble aujourd'hui drainer l'énergie vitale des sylphelins au profit du serpent à plumes, probablement pour récupérer de ses blessures. Volontairement ou non, le dragon est en train d'anéantir la tribu. Enfin, elle nous annonce être capable de suivre les multiples liens mystiques reliant ses congénères au dragon et se regroupant en une sorte de piste astrale partant vers un coin sauvage de forêt.

Accompagnés de Flipoo pour représenter son village nous décidons de suivre cette nouvelle piste et comprenons cette fois notre douleur : plus de large trouée dans les arbres, il nous faut nous faufiler à travers la dense végétation! Gruuth nous interdisant d'abîmer la forêt, en bon questeur de Jaspree, il prend cependant la tête et demande aux plantes de s'écarter, avec un succès variable. Nous parvenons enfin au pied d'un haut et étroit plateau, sorte de pic scalpé qui surgit au dessus de la forêt. L'ascension se fait difficile et le fait d'être encordés sauve plusieurs fois certains membres du groupe d'une chute mortelle.

Vers la moitié de la montée, notre Sorcière nous annonce que quelque chose se prépare au-dessus, la magie s'amassant en tourbillonnant, comme une tempête qui se forme. Alors que nous atteignons le plateau, Leorak en tête, un cri résonne, suivi d'une explosion. Nous passons un à un le rebord pour faire face à une scène incroyable : les éléments se déchaînent autour du dhuna et du serpent à plumes, qui ont repris leur combat après plusieurs pauses pour se ressourcer. Cette fois, ils semblent tout engager dans la bataille, décidés à en finir. Nous repérant durant leur luttet, ils nous lancent diverses attaques pour nous tenir à distance : un sort à la puanteur tangible semblant provenir du dragon nous force à nous vider les tripes durant de long et douloureux instants. Quelques flèches nous poussent à trouver un couvert derrière des rochers, qu'elles traversent presque tant elles sont puissantes et énormes. Enfin, l'un d'eux invoque une tornade qui se met à balayer le plateau alors qu'elle échappe au contrôle de son invocateur.

Alors que Flipoo s 'affaiblit à vue d’œil, le serpent à plumes se régénérant en continu aux dépens des sylphelins à travers leur lien, un tournant survient dans le combat. La dragonne parvient à flétrir le bras du dhuna et à le mordre violemment avant que celui-ci ne se rétablisse. L'enfant de Passion tente de se réfugier dans une sphère de ténèbres mais le Azaroatl l'inonde de flammes si chaudes que la pierre se met à fondre et la sphère explose, démontrant la faiblesse du dhuna. Vient alors le coup de grâce, d'une morsure au cou suivi d'une vive contorsion et d'un CRAC sonore, avant que la géante verte ne s'écroule.

N'y tenant plus et restant indécis sur la justesse de cette victoire, Gruuth tente une attaque d'opportuniste contre le dragon mais doit vite se raviser devant la violence de la voix qui inonde nos esprits, demandant la raison de notre présence ici. Le dragon est lové, toutes ses plumes dressées, prêt à nous attaquer pour défendre sa vie si la réponse ne lui plaît pas. Mais Celyanaa décide d'user de diplomatie et calme le jeu, se présentant au dragon selon les convenances de sa race, avant d'avancer Flipoo, qui a perdu conscience et vacille aux portes de la mort.

Azaroatl accepte la révérence et se radoucit avant d'annoncer que Flipoo ira rapidement mieux, à présent que tout est terminé. Elle semble réellement attristée du sort du sylphelin, mais nous ne pouvons jurer de rien. Alors que le corps du dhuna commence à perdre sa consistance et à se transformer, tout comme ses armes, en une poudre verte qui s'envole au vent, la dragonne nous annonce que le dhuna n'est pas mort, juste temporairement repoussé et qu'il renaîtra d'ici un siècle, avide de vengeance envers elle.

Puis elle annonce vouloir rentrer au village sylphelin et accepte Celyanaa et Filpoo sur son dos. Nous promettons de nous retrouver là-bas, notre Sorcière profitant de l'expérience pour expérimenter le vol tout en discutant avec Azaroatl. La dragonne propose même de soigner les flétrissures de Celyanaa, au prix d'un lien de sang tel que celui entretenu par la tribu. Mais elle se ravise et offre une guérison sans conditions devant le refus de Celyanaa. Cette dernière accepte tout en sachant qu'elle risque d'être liée à la dragonne, même contre son gré, mais doit se réjouir par la suite, une fois ses membres retrouvés et sans lien parasitaire à ce qu'il semble.

Nous les rejoignons alors que le serpent à plumes est parti se réfugier sous la cascade pour panser ses blessures, dont elle n'a choisi de régénérer que les plus graves. Les villageois retrouvent une vitalité rassurante durant la nuit et semblent presque redevenus normaux une fois arrivé le matin suivant, certains ayant frôlé la mort de près durant l'affrontement. Nous quittons le village sylphelin plein de questions, toujours pas convaincus que le bon monstre ait gagné la bataille, mais sans pouvoir y faire grand chose.


Dernière édition par Babanek le 08/06/20, 11:53 pm, édité 5 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 44 : ENTREE AU CATHAY

Message  Babanek le 08/06/20, 11:47 pm

De retour à notre navire, tout est prêt pour le départ et la dernière partie de notre voyage.
Durant tout notre voyage, Daylen Jagarro nous a appris les rudiments du Cathayen et son écriture pour les plus assidus. Aujourd'hui, il nous donne un cours accéléré sur l'histoire du Cathay : la dynastie impériale qui durait depuis des millénaires s'est tarie peu après la fin du Châtiment, laissant les Cathayens sans empereur. L'Empire se divisa en 5 royaumes qui se lancèrent dans une guerre civile, portés par 5 Grands Dragons. Ces grands Dragons élurent un postulant pour porter l'une des 5 marques du pouvoir de l'empereur et être roi de leur pays : ce fut le début de l'Epreuve Ultime, qui dure encore aujourd'hui.
Bai Guan Zhu porte l'épée d'ivoire impériale à Shan Dei, pays de la Terre
Qi Liu Meng le pendentif de jade à For Dei, pays du Feu
Min Zao Ye le sceau impérial du dragon à Shui Dei, pays de l'Eau
Sen Ma la robe du phénix à Feng Dei, le pays du Vent
Lee Chang He la couronne d'or à Tiet Dei, le pays du Métal

L'accès au Cathay se fait usuellement par pays de la terre de Shan Dei, mais les thérans s'amassent depuis quelques mois à la frontière, attendant un accord pour pouvoir entrer en force. L'Indrisa, tenue par le Gouverneur Tahjaddian, négociation fermement avec Bai Guan Zhu pour faire entrer officiellement les thérans au Cathay et faire basculer la guerre. Aussi choisissons-nous d'accéder au Cathay par le sud de For Dei, pays du Feu et la frontière avec le Sukoth, après avoir contourné par le sud les imposantes montagnes du Trône du Phénix, réputées pour être la plus haute chaîne du monde.

Après 4 jours de vol au-dessus de sublimes paysages de prairies et de rizières, une tempête des plus violente nous pousse à gagner le sol pour abriter la Vengeance de Yuitchotol. Après une descente rapide et dangereuse, nous passons à deux doigts du crash, sauvés par la compétence de K'Trash Kor et de Kélandra Redstorm, qui ont su hurler leurs ordres plus fort que le tonnerre pour se faire obéir de l'équipage.

Non loin de notre site d'atterrissage, un village brûle malgré les trombes d'eau qui tombent et nous ne résistons pas à l'appel du devoir. Il y a des morts et des blessés partout, le village ayant été violemment saccagé. Nous tombons sur une femme coiffée d'un chignon, armée d'une lame courbe portée dans son dos, qui s'évertue à soigner les villageois. Elle-même souffre de plusieurs blessures superficielles et son air farouche et ses yeux verts transperçant nous découragent de l'approcher. Mais lorsqu'elle nous voit aider la population de notre mieux, elle nous remercie d'un signe de tête.

Nous organisons le rapatriement des blessés dans une grande maison à peu près intacte et préparons de quoi réchauffer et restaurer les villageois survivants. Une fois la file d'attente des blessés tarie, la jeune femme se présente à nous comme étant Shu Shen, Fille du Ciel et reconnaissante de notre aide.
A nos têtes étonnées, elle ajoute qu'elle appartient à un ordre d'adeptes guérisseuses-guerrières ayant fait vœu d'aider toutes ls populations de l'Empire, indépendamment de leur faction ou de leur pays.
Puis elle part écumer le village à la recherche de son compagnon, un obsidien Nommé Bei et appartenant à la Fratrie de Jade, un autre ordre millénaire privilégiant l'Empire dans son ensemble plutôt qu'une faction.
Mais ce dernier a été capturé par le seigneur de guerre qui a attaqué le village, non sans avoir fait payer un lourd tribu à sa petite armée. Nous ne retrouvons que son arme, une immense et lourde épée à deux lames opposées, que seul Gruuth ou moi parviendrions à manier.

Shu Shen est en proie à un dilemme cruel : elle voudrait partir à la recherche de son ami, leur amitié remontant à plusieurs années et devant plusieurs fois sa vie à l'obsidien. Mais ils étaient tous deux en pleine enquête, tentant de trouver le responsable d'une vague d'enlèvements sans précédent à travers trois pays. Jusque là, ils avaient suivi la piste d'un marchand nommé Zen-Jan et opérant habituellement dans le Désert des Larmes Refoulée, près de la ville de Giang-Pei. Mais ils avaient été séparés sur la route les menant à ce désert la veille au soir.
Soudain, alors qu'elle avise le groupe, Shu Shen nous confie avoir fait un étrange rêve il y a peu, où un moine lui disait : "A l'heure du choix, quand la Fille du ciel rencontrera la fille ailée du dragon, la confiance échoira aux étrangers..." Daylen Jagarro, les yeux écarquillés, complète : "...la fille aux yeux verts partira avec l'homme à peau blanche qui n'a rien à vendre, la lame de pierre sera portée par l'Espoir".

Nous estimant purs et dignes de confiance, Shu Shen se met à genoux pour nous prier de bien vouloir poursuivre sa quête tandis qu'elle part avec Daylen à la recherche de Bei. A notre accord, elle nous confie la lame de l'obsidien, qu'elle ne peut pas porter avec elle sous peine d'être dangereusement ralentie et nous fait promettre d'en prendre soin, ce dernier y tenant comme à la prunelle de ses yeux. Elle semble convaincue que le destin nous a réunis pour mieux nous séparer et qu'il saura à nouveau nous réunir quand il le faudra. Daylen rassemble rapidement ses affaires et offre à Celyanaa son recueil d'histoires et de légendes du Cathay, espérant qu'il pourra à mieux cerner les traditions et la mentalité de ce pays qu'il ne peut finalement pas nous aider à découvrir. Mais à ses réactions vis-à-vis de Shu Shen, il semblerait qu'elle lui ait tapé dans l’œil... il ne doit pas être si malheureux que ça...


Dernière édition par Babanek le 09/06/20, 03:46 pm, édité 2 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 45 : MER DE SABLE

Message  Babanek le 08/06/20, 11:55 pm

Nous commençons par rejoindre la ville de Heng Na, capitale de Tiet Dei, afin de vendre la cargaison que nous transportons depuis Barsaive. Située de chaque côté de la rivière Peony, elle est entourée d'un mur de pierre de près de 10 mètres que ponctuent des tours aux toits carrés. Un large pont relie les deux parties de la ville. Alors que nous nous approchons des quais aériens, il nous semble un instant qu'un dragon du Cathay survole Heng Na, mais il s'agit en réalité d'un navire du ciel! Tout de métal poli, hérissé de canons à feu dont le plus gros sort de sa bouche, il évolue gracieusement en faisant un huit dans le ciel. Quelle magie fantastique a du être utilisée pour le construire et le faire voler!

Les tarifs pratiqués par les agents de quai nous font l'effet d'une douche froide et nous devons nous raviser pour jeter l'ancre hors de la ville. 100PO!! On croirait rêver!!!
Ayant trouvé un champ à quelques encablures des portes de la ville, le long d'une route fréquentée, nous payons au fermier propriétaire de quoi manger tranquillement pendant un bon moment en échange du droit d'ancrage et d'un guide pour la ville : Cheng Po, son fils. Apparemment, si la ville est florissante d'activité et engraisse les grands marchands comme les patrons de la cité, le petit peuple, lui, doit lutter pour avoir de quoi manger...

Quelques échantillons de fromage et d'armes trolles refaçonnées emballés dans un coffre, nous prenons la route vers les portes, devant payer (sans surprise) un droit d'entrée plutôt élevé. En ville, l'activité est ahurissante. Les rues sont noires de monde et les odeurs d'absolument tout ce qui existe au Cathay se mélangent. En effet, de nombreux étals vantent les plats de tel ou tel royaume tout en proposant leurs produits, comme si toutes les cuisines du Cathay se mélangeaient à Tiet Dei.

Nous progressons jusqu'au fameux pont central, aménagé en marché principal. Sous sa voûte pendent les corps des malheureux voleurs qui ont été imprudents pour se faire prendre... Nous avisons un autre imposant navire du ciel, plus classique celui-ci, bien que tout à fait énorme! Au moins aussi gros qu'une kila, il est conçu en bois verni et décoré de centaines de voiles et de drapeaux qui flottent paisiblement au vent.
Notre guide, nous explique que c'est le Vif-Moineau, le vaisseau de Ning-Xa, un marchand des plus prospères. Comme c'est avec lui que Daylen Jagarro avait fait affaire auparavant, nous choisissons de tenter notre chance avec lui.
Nous nous annonçons aux entrepôts placés sous son vaisseau et à la mention du nom de Daylen, un t'skrang rouge nous fait bientôt monter sur ascenseur élémentaire.

Le vaisseau grouille d'activité, servant lui-même d’entrepôt sur ses niveaux inférieurs. Plus haut, les couloirs sont bondés d’œuvres d'art et de riches tapisseries, véritable façade sur la fortune du propriétaire. Après quelques minutes d'attente, Ning-Xa nous accueille dans son bureau : un vaste salon aux murs couverts de livres et de parchemins, quelques armures en expositions ici et là et un monstrueux bureau de bois exotique richement décoré au centre. Un homme assez rondouillet à la longue barbe soignée et au visage jovial nous accueille et nous propose de nous mettre à l'aise, nous offrant des fruits et une eau des plus pures pour nous restaurer. Derrière lui, des battons d'encens hauts d'un mètre émettent des fumées colorées qui prennent la forme de dragons dansants, sans jamais laisser tomber une cendre.

L'homme est déçu de ne pas voir Daylen dans nos rangs et nous prend un instant pour ses agents, mais il est déçu en apprenant que sa cargaison ne lui sera finalement pas livrée. Nous apprenons avec une surprise teintée de dégoût qu'il a passé un contrat pour fournir au marchand cathayen une centaine de sylphelins comme esclaves, ces derniers n'existant pas au Cathay. Il a même le toupet de proposer à Celyanaa d'entrer à son service. Nous promettons à Ning-Xa que Daylen devra fournir quelques explications et ce dernier nous rappelle que le contrat que Daylen a signé est toujours valable et qu'en cas de non -respect d'ici la fin de l'année, ce dernier aurait à subir les effets ravageurs de la magie du sang!
Passant à nos propres affaires, nous parvenons à convaincre le marchand d'acheter notre cargaison de fromage troll, un met tout à fait inédit au Cathay et tout à fait adapté à la ville où on achète toutes les nourritures. Il est également convaincu d'acheter l'air élémentaire récolté ainsi que les armes trolles, ébahi par leur style et le travail produit par les Manieurs-de-fer. Nous en profitons pour négocier une cargaison d'encens-dragon, d'épices et de soie fine, d'une qualité telle qu'elle fera fureur à Grand-Foire une fois revenus! Globalement, une fois mise de côté la part de l'équipage et le fonctionnement du bateau, nous avons gagné 7000PA!

Nous partons ensuite en direction du versant est des Monts de l'Epine du Dragon, pour rallier la Tour des Secrets, lieu d'où proviennent les Filles du Ciel. Il nous faut passer à proximité de la cité impériale, totalement immense et neutre dans le conflit ravageant le Cathay, puis passer au sud de l'imposant Mont Xan avant de remonter le long de la chaîne de montagnes. Les explications que nous avons glanées chez un cartographe de Heng Na ne suffisent pas et il nous faut toute une journée à survoler les montagnes en les remontant pour trouver la fameuse tour. Perchée sur un morceau de falaise, encadrée par deux cascades se transformant en un réseau de canaux, elle est isolée par l'eau tandis qu'un immense et magnifique jardin s'étend à son pied.
Un village situé en contrebas attire notre attention avec des signaux lumineux et nous décidons d'y jeter l'encre.

Nous gravissons ensuite un escalier taillé dans la pierre il y a des siècles pour atteindre le niveau de la tour et traverser le réseau de canaux menant au jardin. De nombreuses jeunes femmes et quelques moines encapuchonnés portant invariablement un bâton semblent prendre un soin constant du jardin ou méditer, tandis que nous progressons vers la tour, devant laquelle une silhouette semble nous attendre. Un grand homme mince, habillé d'une robe de soie violette brodée d'or nous accueillit, les deux paumes tournées vers le ciel. Se présentant comme We Chang, il nous demande comment il peut nous aider. Le peu de l'histoire de Shu Shen et de Bei que nous connaissions lui est raconté et après quelques minutes de réflexion, il nous présente sa réponse. Si Shu Shen nous a confié l'épée de Bei, c'était qu'elle a confiance en nous pour la garder. Bien qu'il en ignore la finalité il nous explique que l'épée de Bei est transmise depuis des centaines d'années au sein de la Fratrie de Jade et qu'une prophétie la concerne, sans que l'on ne sache en quoi. Nous avons donc perdu un temps précieux pour notre enquête.
Il nous est toutefois conseillé de revenir si nous avons d'autres questions sur quelque sujet que ce soit, les Erudits de la Tour ayant fait de la conservation du savoir leur raison d'être. Un peu comme les Porteurs de Lumière.

Nous reprenons la voie des airs vers le Désert des Larmes Refoulées, de l'autre côté de cette chaîne de montagnes. Après un vol plutôt calme nous laissant à loisir profiter des paysages magnifiques, nous parvenons en bordure d'un grand désert de sable et de roche. Celyanaa nous annonce soudain que quelque chose cloche et que l'espace astral est totalement perturbé au dessus du désert. Elle nous décrit un tableau ahurissant où les énergies magiques sont toutes aspirées vers le sable créant un vide de magie au dessus du désert, rendant virtuellement impossible toute navigation aérienne. au-delà de quelques mètre du sol.
Il nous faut louvoyer le long du désert jusqu'à une ville portuaire où nous découvrons des bateaux à quai, sur la mer de sable.
Une fois débarqués à quelques centaines de mètres en dessous du port de Guang-Bi, posé sur la falaise surplombant la mer de sable, nous allons observer le phénomène de plus près. Véritable mer de sable solide, le Désert des Larmes Refoulées ondule comme de l'eau, à ceci près que les embruns piquent les yeux et viennent se coincer dans les poils.

Dans une taverne pleine de loups de mer... euh... de sable, nous trouvons un capitaine nommé Lao Meung qui peut nous éclairer. Giang-Pei est une cité pilier, dont la richesse et la prospérité sont principalement dues aux minerais élémentaires de terre qu'elle récolte dans le désert. Mais contrairement aux autres cités du coin, celle-ci est maudite : elle n'a pas traversée intacte le Châtiment et seuls les chasseurs de trésor et les fous osent s'y aventurer. Lao Meung connait Zen-Jan, avec un marchand possédant plusieurs navires et pour qui il a travaillé dans le passé. Mais si ce prudent marchand s'est aventuré vers Giang-Pei, c'est qu'il doit être sur la piste de quelque chose de juteux.
Nous négocions notre voyage et partons dans l'heure pour le désert, juste avant qu'une tempête ne se lève.

La jonque à 3 mats de Lao Meung glisse sur le sable comme sur l'eau, mais la sensation reste différente, le bruit du sable raclant la coque étant des plus inquiétant pour un néophyte. La tempête gagne sur nous et le départ est des plus mouvementés, aussi nous réfugions nous sous le pont. Après quelques minutes qui retournent les estomacs les plus aguerris, le calme revient et le voyage se fait plus paisible. Deux jours plus tard, alors que le soleil se cache derrière les nuages, nous découvrons devant nous un immense piller s'élevant au dessus du désert : large d'une centaine de mètres de diamètre, haut d'une vingtaine d'étages, Giang-Pei se dresse sur un petit îlot de terre. Aucune trace du navire de Zen-Jan mais la superstition des marins et les histoires qui courent sur la ville nous forcent à jeter l'ancre à bonne distance. Lao Meung nous prête un canot et nous enjoint à y aller à la rame. Il tiendra son bateau prêt à nous récupérer au premier signal de notre part.

Alors que nous débarquons sur une jetée de bois sec et dur comme de la pierre, l'ambiance se fait pesante. la sylphelin nous annonce que l'île est souillée par la corruption des horreurs et que l'espace est même corrompu à l'intérieur de la tour. Il va falloir être prudents.
Nous pénétrons par une immense porte haute de 5 mètres dont les battants ont été enfoncés vers l'intérieur et arrachés de leurs gonds. Dedans une grande salle occupe tout l'espace sur deux étages, la voûte étant constellée de cristaux lumineux depuis longtemps éteints. Les restes de maisonnettes, cabanons et autres statues attestent de la présence passée d'une place du marché et de jardins. Dans le mur périphérique, plusieurs larges escaliers en colimaçons montent ou descendent sous terre, laissant supposer que la tour s'étire autant au-dessous qu'au-dessus du désert.

Soudain Celyanaa nous dit qu'elle a senti des formes de vie à deux étages au-dessus de nous. Nous empruntons l'escalier non éboulé le plus proche et gravissons prudemment les marches pour parvenir au second étage. La sylpheline nous indique qu'une quinzaine de donneurs de noms nous attendent, barricadés dans une pièce dont l'accès se fait par une succession de couloirs exigus.
A l'arrivée, des flèches nous accueillent en nombre alors que nous annonçons venir en paix.
Il s'agit de Zen-Jan et des survivants de son expédition. Les pauvres sont mal en point, sous-alimentés et clairement horrifiés. Ils nous expliquent qu'ils avaient à peine investi les lieux que des légions de démons leur sont tombées dessus, les forçant à se barricader ici. A chaque tentative de sortie, ils pensent pouvoir atteindre l'extérieur, mais doivent rebrousser chemin, des insectes monstrueux les forçant à remonter ici après avoir dévoré quelques uns de leurs camarades.


Dernière édition par Babanek le 09/06/20, 03:43 pm, édité 1 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 46 : Sandship troopers

Message  Babanek le 21/09/20, 11:22 pm

Devant notre détermination à sortir d'ici vivant et avec les informations que nous sommes venus chercher, Zenjan nous promet de tout nous dire, avouant d'ores et déjà son trafic d'esclaves.
Nous formons donc une colonne, Leorak assurant l'arrière-garde, Celyanaa sur l'avant faisant tourner un sort de Perception astrale.

Avant même que son esprit ne détecte la première présence et alors que nous n'avons même pas entamé notre descente, des cris stridents et le cliquetis de centaines de pattes pressées se fait entendre, répercuté par l'écho des lieux. Et alors que nous déboulons au rez-de-chaussée, des dizaines de créatures insectoïdes se ruent vers nous en provenance des autres escaliers, mais aussi sur nos arrières. Ressemblant à de gros scarabées noirs à l'abdomen rougeoyant, la version cathayenne des mantes noires nous assaille. Nous optons pour une avance prudente, créant des cercles lumineux grâce à nos Porteurs de Lumière afin de limiter le nombre de créatures à notre contact. Une stratégie qui fonctionne plutôt bien, mais limite notre avancée, tandis que Leorak lutte à l'arrière aux côtés des marins les plus téméraires.
Mais ces derniers ne comptent pas d'adeptes dignes de ce nom et leur nombre diminue petit à petit, tandis que les rejetons d'horreur que nous pourfendons sont immédiatement remplacés par leurs compagnons, dont la réserve semble infinie.
Certaines des créatures parviennent parfois à briser la protection lumineuse pour faucher nos rangs et leurs nombreux appendices acérés nous causent des blessures qui vont en s'accumulant, attendant patiemment que nous les frappions pour contre-attaquer à plusieurs. Diabolique intelligence pour des insectes!

N'y tenant plus, nous décidons d'accélérer le rythme : Asht'Aark et Gruuth trouvent un raccourci vers la sortie en passant par dessus les ruines qui nous font obstacle grâce à leurs Alies de feu et Marche des vents respectives. La sylpheline les couvre d'en haut tandis que Calypso maintient un vital cercle radieux, à présent rejointe par Léorak.
Et alors que Gruuth et Celyanaa tiennent le nouveau front ainsi créé près de la porte de sortie, Zenjan et ceux de ses hommes déjà arrivés jusque là décident de faire cavalier seul pour se précipiter dehors.

Hélas, un nouveau péril les guette : un amas de sangsues déjà grosses comme des mains se met à sortir d'un égout proche du ponton, se rassemblant en une sangsue géante et horrifiante. La fin du transport des derniers hommes de Zenjan se fait dans la précipitation, alors que les scarabées commencent à passer les cercles radieux. Et tandis que Gruuth se résigne à protéger ces gens peu honorables qui le dégouttent, un coup de canon vient frapper la créature démonique. La Dent de l'enfer du navire de Lao Meung vient d'envoyer une boule de feu crépitante tandis qu'il charge vers le ponton. Le temps d'y parvenir, Gruuth a Placé un coup magistral à l'horreur en chef et un nouveau coup de canon a temporairement raison de la bête, qui met un certain temps pour se reconstituer.

Nous en profitons pour jeter Zenjan et ses hommes à bord dans une retraite précipitée, alors que d'autres insectes sortent des hautes fenêtres de l'édifice et nous poursuivent par la porte principale.
Nous nous en sommes bien sortis, mais il y a eu de nombreux morts chez les marins que nous sommes venus sauver.


Dernière édition par Babanek le 23/09/20, 05:11 pm, édité 2 fois

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir - Page 2 Empty CHRONIQUES D'ASHT'AARK ACTE 47 : Un dragon sous les dunes

Message  Babanek le 21/09/20, 11:47 pm

Nous nous éloignons enfin de cette tour maudite, laissant cette ombre sombre dernière nous.
Décidément, nous devenons des habitués des lieux infestés de rejetons d’horreur, sauf que ces lieux sont dangereusement mortels et risquent fort de nous stopper dans notre marche pour la liberté.
Zenjan est prostré sur le bateau, encore terrorisé…Vu ce qu’il a vécu, cela peut se comprendre, bien que je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine honte à montrer ainsi sa peur, mais ce n’est pas un troll, et je ne souhaite à personne de vivre ce type d’expérience.
Ce dernier nous entend parler de lui comme un salaud d’esclavagiste, il s’en défend, il dit ne pas avoir eu le choix, son employeur étant trop dangereux : c’est une enfant des tempêtes Ensorceleuse et terrifiante ! Il rachetait des esclaves pour les revendre à la dame vers a chaîne de l’Echine du Dragon (utilisant sa flotte de navire des sables et de navires aériens)
Celyanaa se penche alors lentement vers lui, peinant à dissimuler son mépris, et lui demande en draconique de voir la dame… ! Elle aurait les yeux bleus très clairs, les cheveux agités comme par de l’air élémentaire, elle dégage une impression surnaturelle. C’est elle qui serait venu vers lui au Village PING WEI, ayant constamment besoin d’esclaves car ils meurent vite à son service… Zenjan devait en récolter un peu partout pour cacher la piste…une bien basse besogne…
Il demande qu’on le dépose dans la ville de Nang Xoiu, non loin…Ayant une dette de vie, il négocie avec notre capitaine Lao Meung des conditions intéressantes : le vieux loup de sable obtient des parts de marché, récupère la moitié de l’entreprise ; enfin il nous promet de pouvoir naviguer à l’œil sur cette mer de sable, vu ce que nous avons fait pour lui.
Pas sûr de revenir dans cette région, mais pourquoi pas, les Passions seules connaissent notre avenir.

Un message de Thomar Lapini, de Port-aux-Ruines, nous fait comprendre que Celyanaa serait aussi recherchée par la dragonne Sourire-de-Charbon… pour son bracelet lié à son amour pour le mage Eyripèmes… une histoire qui nous dépasse.

Nous arrivons à Nang Xoiu, toujours dans le désert des Larmes Rrefoulés: une étrange ville perchée en hauteur avec des maisons accrochées sur un pic rocheux, d'une centaine de mètres de haut...ce spectacle est stupéfiant !
Nous allons à l’auberge du Kuazi Tordu (les baguettes qu'ils utilisent pour le manger que moi seul parmi les Porteurs parviens à utiliser pour le moment) sous les conseils de notre transporteur qui nous a munit d’une lettre de crédit. Nous avons accès à des bains (un véritable bonheur après un séjour dans un désert !)
La cité dispose d’ascenseurs élémentaires et la richesse s’affiche clairement dans cette cité !
Celyanaa propose d’aller voir Luung dans l’Echine du dragon : il a des objets à lui remettre et il aura un avis, et surement des conseils. Quant à l’esclavagiste qui sévit non loin… il nous faudra bien nous en occuper !
Il demande enfin à Pen Jin s’il sait où exactement trouver Luung, puisque Racine-de-la-terre lui a demandé de le ramener lui à Luung…
Il sourit et lui dit d’aller à la ville de MINLE.
Nous nous promenons dans la ville dont la richesse est clairement l’exploitation de mines élémentaires.
Chez un marchand, nous découvrons la spécialité de la ville, du métal élémentaire…plusieurs camarades ont des étoiles dans les yeux !

Nous reprenons le navire des sables pour rejoindre notre vaisseau.
C’est vraiment étrange de naviguer sur une mer de sable, de voir des serpents parvenant à ramper, des créatures vivant sous le sable…
Celyanaa aperçoit même un dragon des dunes ! Une sorte de « démon » (rejeton d’horreur) sous forme de dragon…il risque bien de pulvériser notre navire…
Notre navire dispose de 3 petits canons (dont le canon fétiche « Dents de l’enfer »), un armement médiocre face à une tel bête !
Nous choisissons donc de l’attirer sur une dune pour permettre au navire de fuir…et à l’équipage de survivre.
L’attaque astrale de Celyanaa permet d’attirer la bête qui s’apprête à nous lancer un jet de flammes vertes.
Prenant une grande inspiration je lui bondis dessus en volant mais ses écailles sont vraiment épaisses et ma lame ripe dessus !
Me camarades se séparent pour faire face aux flammes, et Celyanaa se retrouve en feu ! Calypso invoque Glibleblub, mais ce dernier ne parvient pas à éteindre les flammes magiques ! Notre dragonnette souffre le martyr ! Le combat s’engage mal !
J’enrage et parviens à trouver la faille de son armure en lui plantant Titania entre 2 anneaux, c’est bon, elle m’a maintenant repéré… mais étai-ce une si bonne idée… ? Pour mes camarades oui, mais pour ma vie pas vraiment… elle bondit du sable et me lacère sauvagement. Projeté au sol, je force sur mes ailes de feu pour me rétablir et essayer de m’éloigner de cette machine à découper des chaires ! Mais elle ne me lâche pas de ses yeux verts luisant et d’une envolée prodigieuse, elle me tombe dessus pour me faire violemment voler, non sans m’avoir déchiqueté le torse et broyé la jambe gauche !
Calypso lui saute dessus pour frapper autant que possible entre les anneaux blindés, Léorak lance sans relâche son wakisashi boomerang, mais la bête résiste plutôt bien à nos attaques.
Célyanaa concentre toute sa volonté pour dissiper enfin les flammes qui l’auraient depuis longtemps consumé si elle n’avait pas régénéré ses blessures grâce à ses fabuleux pouvoirs draconiques.
Je chancelle et ne peux me déplacer qu’en volant, en serrant les dents de douleur, mais je retourne au combat sur la bête pour lui faire payer le prix fort. Léorak nous rejoint sur son dos mais son style de combat virevoltant peine face à une si grosse armure… Glibleblub lance une flèche liquide qui semble enfin passer facilement son armure d'écailles… les attaques magiques sont bien efficaces face à cette horreur ! Seul notre Sorcière peut donc nous sortir de ce traquenard.
Cette dernière, enfin libérée de sa prison de flammes, peut reprendre ses attaques astrales violentes sur l’ennemi, alors que la créature perturbée par ses blessures manque son jet de flammes. Mais elle en profite pour s’ébrouer et se débarrasser de ses occupants: Calypso vol droit vers le sable… je la récupère in extremis en volant et la renvoie au front. Elle active un pouvoir de froid à sa lame pour pouvoir blesser la créature.
Celyanaa achève la chose d’un clignement de paupière orbital !

Dans un bruit inhumain, l'horreur se solidifie en se cristallisant… dessous le spectacle est à la fois magnifique et morbide : nous voyons des épaves de navires sous la surface…
La sylpheline perçoit une petite trame sous le corps cristallisé, elle s’engouffre dans le tunnel cristallin formé par sa bouche ouverte, suivie de Léorak. Il découvre près de 1000 PA en pièces, 100PO, 500PA en terre élémentaire, et 500PA en pierres précieuses. (Gruuth prend la terre élémentaire et 10PO)
Nous remontons sur le navire Calypso use de ses pouvoirs de Porteur de Lumière pour m’aider à me soigner, imitée par Celyanaa de sa magie. Cela chatouille, mais je me sens mieux, bien que le morceau de chair manquant à ma jambe gêne toujours les mouvements, la magie seule ne rétablira pas l’ampleur de ma blessure à la jambe…

Nous arrivons enfin au village où nous avons laissé le vaisseau… le village semble en feu, notre vaisseau en vol stationnaire… une odeur de sang : sombre présage !
Le village a été attaqué par une troupe de seigneurs de guerre mais Capitaine K’Trash a mené l’équipage à sa première guerre à coup de canon à feu et de combat enragé. Nous déplorons un mort : Gradus, tandis que Xandir et Kenshan sont blessés. Maori Gan a pris la tête des opérations au sol. Je suis tellement fier de notre équipage !
Nos canonniers et sorciers ont fait de superbes tirs de couverture.
Les villageois festoient avec notre équipage pour les remercier.
Un certain Jin Khan demande à s’enrôler sur notre navire. Il navigue depuis 5 ans sur la mer de sable, mais cette bataille l'a motivé à nous rejoindre.

Le navire repart le lendemain, sans moi… ma blessure à la jambe s'enflamme et gangrène, sans que les guérisseurs ne comprennent pourquoi. Devant la possibilité de l'action pernicieuse de l'horreur, on décide de m'amputer plus haut mais proprement.
A présent inapte au combat, je nécessite des soins très particuliers… et surtout une prothèse!
Je regarde tristement le navire s’éloigner, avec mes frères d’armes, … ma famille…
Je ne peux abandonner ainsi la cause ! Lao Meung me parle alors d’une sorte de charme de sang permettant de redonner vie à ma jambe sous la forme d’une jambe chromée en acier, veiné de rouge : une jambe en coûteux métal élémentaire!
Ma trame est déjà fragile, je le sais, mais je ne puis vivre sans combattre pour les Porteurs d’Espoir et notre mission sacré. Je tente donc l’opération.
De mémoire de troll, je ne savais pas que l’on pouvait ressentir une tel souffrance, je crois que je suis mort un instant… mais Lochost prend soin des siens et je sais qu'il m'a permis de revenir, diminué, mais vivant !

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