Aventures d'un guerrier-dragon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Aventures d'un guerrier-dragon

Message  Babanek le 04/03/17, 01:57 am

Aventures d’un guerrier dragon

D’après le récit du Shi nommé Lubuz-ghô, couché sur le parchemin par Dame Bianca di Vulperia.

Originaire de l’état de Wei, sur le continent de Zhongguo, j’ai a été formé pour devenir un garde dans les écoles réputées de mon état. Ma destinée était toute tracée, d’autant plus que j’étais parvenu, au prix de nombreux efforts et sacrifices, à obtenir une place dans la prestigieuse école des Maîtres du Bouclier de la Tortue Noire.

Hélas, tout ceci changea lorsque le seigneur Li Mu Bai mourut et que son épée, la Destinée de Jade, fut volée. Déshonoré par cet échec, je fus renvoyé de mon poste. Durant un long passage à vide, je sombrai peu à peu dans l’enfer de la bouteille, tout en essayant tout de même de retrouver du travail. Mais le « Royaume de la Terre » ne pardonne pas ce genre d’échec. Forcé dans la pauvreté puisque les seuls jobs que l’on me proposait étaient ceux qu’on accordait aux parias, je finis par décider de faire table rase. Après une cure de purification dans mon village natal et un mois passé à me réconcilier avec les préceptes du Ying et du Yang, j’effectuai une reconversion en mercenaire et gagnai l’état de Yeng pour rejoindre son port vers un autre horizon : Calabria.

Sitôt débarqué à la cité de Triskellian, je fis sur les quais la rencontre de Daga, une  femelle blaireau éclaireuse et très débrouillarde venue des terres des Doloreaux, avec qui je me liai rapidement d’amitié. Ses récits sur ses voyages à travers le continent me faisaient rêver et m’insufflèrent une motivation nouvelle. Elle m’aida énormément à m’intégrer dans la cité, me donnant accès à ses contacts auprès de la guilde des Marins. Je devins alors membre de cette guilde, ainsi qu’un citoyen Triskellian. Durant une année, nous voyageâmes à travers Calabria, vivant de palpitantes aventures comme mercenaires, gardes, marins ou éclaireurs. Une rencontre avec un nécromancien dans les marécages bordant les terres Phélanes fut l’une de nos missions les plus risquées. Nous fîmes la rencontre de nombreuses personnes toutes aussi différentes qu’étranges, nous liant avec trois d’entre elles.

Glenn « fourrure grise » MacCormick, un aumônier Bisclavert descendant d’une  lignée de druides mais prêchant pour S’Allumer. Il prône une fusion du culte avec des pratiques de la Foi Ancienne. Je ne goûte pas à sa religion, qui est contre mes valeurs, mais il fait un compagnon sûr et fiable lorsqu’il s’agit de nous insuffler courage dans les moments difficiles ou de soigner nos plaies après la bataille.
Anton d’Avoirdupois, un guerrier cheval fier et noble. Bien que son héroïsme et son courage forcent l’admiration, sa confortable ascendance l’a rendu très naïf sur les réalités de la vie, et nos visions du monde diffèrent grandement.
Dame Bianca di Vulperia est une jeune renarde grise pourrie et gâtée par sa noblesse. Si elle passait moins de temps à se préoccuper des intrigues de la Cour pour se plonger réellement dans la maîtrise de son art et « croquer le monde à pleine dents » comme elle le dit si bien, elle ferait une élémentaliste sage et puissante. (Note de l’auteur : et toi Lubuz-ghô, si tu n’étais pas si obsédé par la bagarre et arrêtais un peu tes vantardises à répétition, tu pourrais presque être intéressant !!!)

La Grande Roue de la Destinée nous ayant rassemblés, nous décidâmes de former une compagnie d’aventuriers et fîmes établir une licence officielle auprès des Connétables de la ville.

Notre première mission officielle fut marquée par le mystère. Cela faisait tout juste deux semaines que le Haut-Roi de Calabria, Don Fidelio di Rinaldi, avait mystérieusement été assassiné. Nous fûmes convoqués par Tamurello la musaraigne, prêteur et usurier connu de la couronne. Ce dernier nous confia que le Roi s’était dangereusement appauvri durant les dernières années et qu’il avait dû emprunter à Tamurello de grosses sommes d’argent. Ce dernier décédé, il était impossible pour la musaraigne de recouvrir ses fonds à moins qu’il n’existe un héritier vivant qu’il puisse obliger à rembourser la dette. Or le Haut-roi Don Fidelio di Rinaldi ne possédait que deux héritiers connus. Son fils aîné, Marco, avait malheureusement été retrouvé mort aux côtés de son père, dans leur manoir en bordure de la ville. Quant au cadet, Fabrizio, nul ne sait ce qu’il est advenu de lui, ce dernier ayant disparu. Tamurello voulant recouvrer le plus possible de ses fonds, il avait fait le nécessaire pour qu’on lui cède le fameux manoir des Di Rinaldi, à la condition que nous puissions retrouver Fabrizio pour qu’il signe l’acte reconnaissant la dette. Une autre solution, plus longue, consistait à attendre d'être sûrs que la lignée royale soit éteinte. Et pour cela, il fallait prouver que des recherches d'héritiers avaient été effectuées et s'étaient  révélées infructueuses. Ce qui pouvait prendre des mois, voir des années ! Dans tous les cas, l'enquête s'imposait.

Notre mission serait donc de collecter le plus d’informations possible sur le mystérieux meurtre et sur la localisation de Fabrizio Di Rinaldi et de le ramener si possible devant la justice Triskelliane. Tamurello nous proposait 4 Auréals chacun à la livraison du prince héritier.
Grâce à mes connections à la guilde, j’avais eu vent de diverses rumeurs concernant le Haut-Roi. Je savais déjà qu’il tentait de préserver une image d’opulence mais était presque ruiné. Je savais également que sa nouvelle femme depuis deux mois, l’actuelle Reine Almasand Rinaldi-Jacoba, venue du continent de Govorya, serait elle-même richissime et on disait que cette union profitait finalement beaucoup plus à Don Fidelio. Depuis un mois, la rumeur courrait également qu'un divorce était déjà envisagé... Enfin, il circulait des bruits laissant à penser que la Reine tremperait dans la nécromancie, bien qu’il n’existe aucune version officielle de ces informations.
Aussi, mettant l’accent sur la dangerosité redoublée par la présence de ces pratiques impies et l’importance des suites que donnerait cette enquête pour le futur de la famille royale, je négociai finalement une avance d’un Auréal, que complèteraient 4 Auréals à la fin de la mission.

Tamurello nous rédigea un sauf-conduit nous autorisant l’accès au manoir en bordure de la ville. Anton et Daga voulurent se rendre auprès des prêtres de S’Allumer qui avaient incinéré les corps royaux selon le rite consacré, tandis que Bianca, Glenn et moi nous rendrions au manoir, afin d’étudier les lieux du crime.
Arrivés au portail du manoir, des gardes musaraignes, cousins de Tamurello, nous interdirent l’accès à la bâtisse. Ils s’effacèrent devant le laisser-passer et nous leur enjoignîmes de ne laisser passer personne d’autre durant l’enquête et de poursuivre leurs patrouilles autour de l’édifice. Au premier coup d’œil, la rumeur de la pauvreté du roi fût confirmée. Les espaces verts et la façade du bâtiment n’avaient visiblement pas été entretenus depuis de nombreux mois. L’intérieur se révéla dépouillé de tout ornement ou meuble de valeur, les serviteurs ayant probablement emporté ce qu’il restait à prendre à l’annonce de la mort de leur souverain.
Des bruits sourds provenant de la cave nous interpellèrent soudain. Allumant une lanterne pour trouver notre chemin parmi les tonneaux et fûts trop encombrant pour être emportés, nous pûmes bientôt identifier la source du boucan : derrière un fût amovible se trouvait une porte de bois qui avait été scellée à la va-vite par quelques planches cloutées. Pris d’un mauvais pressentiment, nous eûmes à peine le temps de dégainer nos armes avant que la porte n’explose devant nos yeux. Un campagnol fit irruption dans l’encadrement, se ruant sur moi. Bien que visiblement mort et partiellement décomposé, il faisait preuve d’une vitalité et d’une agressivité bien vivantes en tentant de me lacérer de ses griffes. L’épée longue que j’avais dégainée mordit sa chair, assistée d’une langue de feu invoquée par Bianca. Alors que mon bouclier de la Tortue Noire faisait échec à ses assauts, l’élémentaliste enchaîna les sorts, carbonisant cette fois le cadavre animé par un éclair magique. Le campagnol vaincu, il fût immédiatement suivie d’un rat dans le même état. Ce dernier se mit à luire d’une aura bleutée matérialisée par les prières de Glenn, facilitant les frappes envers lui. Je pus alors rapidement m’en défaire. Un lapin suivit, rapidement tué une seconde fois par nos efforts combinés.
Le calme revenu, nous pénétrâmes dans ce qui avait dû être un laboratoire d’alchimie, d’après les éclats et les restes de meubles retrouvés au sol. Ces créatures avaient été enfermées ici et avaient dû se défouler sur le contenu de la pièce durant les deux dernières semaines. Cependant, au fond de la salle, un lutrin semblait étrangement intact. Nous y trouvâmes un tome volumineux à la couverture rouge, que mes deux compagnons éduqués dans les arcanes identifièrent comme un livre de Magie Noire. Je le plaçais dans mon sac après l’avoir emballé dans les frusques de l’un des zombies, prenant soin de ne jamais le toucher de mes mains.

De retour dans le hall, nous montâmes à l’étage, cheminant jusqu’aux chambres royales. La suite royale portait des traces de lutte et de sang, qui après deux semaines, maculait d’un brun rouille le sol, les murs et même le plafond. Arrivés à la chambre de Fabrizio, nous pûmes enfin mettre un visage sur son nom en étudiant une peinture qui le représentait aux côtés de son frère et de son père. Glenn se raidit soudain, reniflant le sol puis suivant une piste jusqu’à la fenêtre. Il était persuadé, à l’odeur, qu’un renard gris avait fui par cette fenêtre, qui avait volé en éclat suite à un coup porté de l’intérieur. En bas, un buisson brisé, témoin d’un atterrissage maladroit.

N’ayant pas d’autre piste pour le moment, nous décidâmes de poursuivre vers les montagnes, la collecte des informations en ville attendrait. Le fuyard avait vraisemblablement erré au hasard, probablement torturé par l’horreur à laquelle il avait échappé. Il s’était fréquemment arrêté pour vomir, se nourrir ou dormir. Nous remontâmes en quelques heures une piste allant de deux semaines à seulement quelques jours.
Arrivés à un sentier, la piste du fuyard fut rejointe par d’autres empruntes, provenant de toutes les directions et repartant ensemble vers le nord. Nous pûmes facilement interpréter la situation comme un guet-apens, soldé par la capture du fuyard. Vigilants, nous suivîmes cette nouvelle piste durant deux heures de plus, avant qu’un lapin armé d’un arc ne nous barre la route.
« Je vous prierai de faire demi-tour Messires et Dames. Ce sentier est fermé.
Suspectant que notre interlocuteur soit l’un des ravisseurs, je jouai l’ignorance.
- Ah mince, moi qui croyais que ces montagnes faisaient partie des terres libres de la cité de Triskellian…
- Et pourtant l’accès au camp qui siège plus haut est interdit. Faites demi-tour ou contournez.
Agacé par son petit jeu, je tentais une feinte pour lui faire tourner la tête alors que je  l’attaquerais :
- Et les gars, derrière vous, ils sont avec vous ?
- Exact.
Ah. Autant pour l’effet de surprise, au moins nous savions qu’il n’était pas seul.
- Nul ne stoppe Lubuz-ghô ! Disparais de ma vue ou meurs ! » annonçais-je en fonçant vers le lapin en faisant tournoyer au-dessus de ma tête ma lance, Terre-Ciel Soleil-Lune.
Une volée de 5 flèches partit des buissons environnants, dont 3 provenant de sources proches. Après un coup porté rapidement au lapin, j’obliquais pour aller chercher les archers cachés au corps-à-corps. Je débusquais un éclaireur chat sauvage, qui laissa tomber son arc pour m’accueillir de son épée. Ses deux proches comparses, deux belettes, vinrent rapidement l’épauler.
Ah, l’ivresse d’une bonne bataille en infériorité numérique ! Rien de tel pour se retrouver !
Alors que Bianca livrait une bataille à distance contre le lapin, répondant à ses flèches par des projectiles de feu, d’air, d’eau et de terre, Glenn se mit à nous soutenir de ses prières et à marquer mes adversaires, me facilitant grandement les choses.
Nos ennemis tombèrent un par un, jusqu’à ce que les deux archers chats les plus éloignés prennent la fuite. J’attrapais le dernier de mes adversaires alors qu’il tentait de tourner casaque, le gardant pour le passer à la question.

Après avoir dépouillé nos assaillants de leurs maigres ressources, j’interrogeai notre prisonnier belette.
«  Tout d’abord, je veux être clair. Si tu nous mens, je n’aurai aucun scrupule à te faire souffrir. Je te suspecte d’être un esclavagiste, et même si il y a aussi des esclaves chez nous, ils le deviennent par la loi et sont traités avec respect, non capturés et bafoués comme ici. Même chose si tu nous mens, tes phalanges en répondront. Maintenant, allons-y : êtes-vous des esclavagistes ?
- Ou… oui.
La phalange de son index émit un petit bruit sec lorsque je la rompis. Après avoir laissé passer son hurlement de douleur, je poursuivis.
- Là je pense qu’on est dans le bon état d’esprit. Avez-vous capturé, il y a 2 ou 3 jours, un peu plus bas sur ce sentier, un jeune renard gris, probablement un peu perdu ?
- Oui, mais s’il vous plaît arrêtez avec les doigts, je vous dirai tout ce que vous soulez savoir.
- Il est dans votre camp ?
- Oui.
- D’autres prisonniers ?
- Non, pas pour le moment.
- Ton camp, décris-le-moi. Sa situation, ses fortifications, vos troupes, la cage.
- Nous étions 13, moins les 3 que vous avez tué et moi, il en reste 9. On a un camp de tentes en cercle autour de celle du chef et des cages. On bouge toutes les 2 ou 3 semaines. Les prisonniers sont dans des cages en fer ou accrochés à un poteau pour… être interrogés et… pour… vous savez…le marquage.
CRAC ! Son pouce ne lui servirait plus jamais.
- Ca ça vous apprendra à marquer au fer rouge vos esclaves, au lieu de les peindre comme des animaux civilisés. Vous êtes des bêtes, pire que les dinosaures ! Bref, retournons à notre camp. Parle-moi des patrouilles et de ton chef.
- Nous on était le groupe de capture -  snif – les autres patrouillent par 2 groupes de 2 en même temps, une équipe de jour et une de nuit. Notre chef – snif – c’est un tigre nommé Salmalin. C’est un ataviste, qui devient fou – snif -furieux s’il doit se battre… Je ne vous conseille pas de l’affronter.
- Bon, tu vas nous mener à ton camp, sans faire le malin, en nous faisant passer par un chemin couvert et hors de portée des patrouilles. Tu joues ta vie.
- Tout ce que – snif – vous voulez. Cassez plus – snif - mes doigts, juste.

Je le bâillonnais et nous le suivîmes dans les sous-bois et les taillis, restant en vue du sentier, mais sans nous exposer. A la tombée de la nuit, le camp fut en vue. La cage semblait vide. Glissant mon épée longue sous sa gorge, j’enlevai son bâillon.
- En murmurant, explique moi où est votre prisonnier.
- Les gens qui l’ont réclamé ont dû venir l’acheter dans l’après-midi.
- Ah ! Alors tout ça était prémédité…
Je replaçais le bâillon et après nous être concertés, nous décidâmes de faire demi-tour. Sans prévenir, je passai ma lame en travers de sa gorge, espérant qu’il avait compris avoir emprunté un mauvais chemin sur la Roue de la Vie et qu’il ne tremperait plus dans de telles bassesses à sa prochaine réincarnation. Nous contournâmes largement le camp, jusqu’à trouver les traces des acheteurs, un groupe d’une dizaine de personnes.

La nuit était bien installée lorsque nos pas nous menèrent jusqu’à un moulin en haut d’une colline. Deux chats sauvages étaient en faction de chaque côté de la porte et de la lumière et du bruit provenaient de l’intérieur. Une fenêtre éclairée était présente à l’étage, mais l’édifice semblait facilement accessible par l’arrière. Nous efforçant d’être discrets, nous parvînmes à atteindre les gardes chats le dos, leur brisant la nuque sur un signal silencieux. Puis nous pénétrâmes dans le moulin, tentant de profiter de l’effet de surprise. Un garde coyote n’eut pas le temps de réagir et finit au sol, alors que la défense s’activait. Deux gardes sangliers et un rat se postèrent devant l’escalier alors qu’un singe sautait du premier pour arriver dans leur dos. Je le reconnus immédiatement comme un Shi, ressortissant de Zhongguo.
«  Dragon, foi de Xing Ho, tu seras puni pour avoir osé nous déranger.
- Et ma lance saura te clouer le bec vermine ! Tremble devant la colère de Lubuz-ghô ! »
- Le poing du singe saura calmer tes ardeurs, dragon !
- Je m’occupe des pantins derrière lesquels tu te caches et ensuite, ce sera ton tour ! »
S’ensuivit une mêlée où je dû rester sur la défensive pour ne pas me faire submerger.
Une femme furet, en robe d’élémentaliste ornée de flammes, fit son apparition dans les escaliers et à son signal, ses troupes reculèrent. Bianca, qui avait vu clair dans son jeu, intercepta la boule de feu qui fusa vers nous pour la dévier et en réduire les effets. Nous ne fûmes que légèrement brûlés. Alors qu’elle se remettait à incanter, Bianca eût un éclair de génie et utilisa un sort de déplacer l’air pour pousser notre adversaire dans le dos. Cette dernière, les yeux écarquillés par la surprise, chût directement dans la meule du moulin, qui l’écrasa dans un bruit horrible. Toute velléité disparue, ses gardes se rendirent immédiatement.
« Les autres, déposez vos armes et mettez-vous à genoux face au mur. Toi le singe, c’est dehors, tout de suite ! Tu vas goûter mes griffes ! »

Une fois l’ordre des choses rétabli et le singe vaincu, un bras inutilisable et le ventre perforé par l’une de mes cornes, je trouvais les gardes attachés dans le moulin et Glenn en train de soigner notre prince. Il avait visiblement souffert durant sa captivité et ses vêtements étaient à l’état de loques. Mais ce qui était le plus inquiétant, c’était sa description des évènements survenus au manoir. L’horreur qu’il y avait vécu avant de parvenir à fuir lui avait complètement fait perdre l’esprit et il peinait à ne pas tenir de propos incohérents. Les gardes nous expliquèrent que

Après une nuit de repos au moulin, nous délaissâmes cette sinistre troupe pour regagner Triskellian, empruntant une route différente pour éviter les esclavagistes.
Arrivés en ville, nous retrouvâmes Tamurello qui voulut immédiatement aller au palais de justice avec le prince Fabrizio, pour en finir au plus vite. Arrivés devant l’édifice, quelle ne fut pas notre surprise en voyant sortir du bâtiment une loutre avec une livrée brodée de haut-conseiller, accompagnée d’un jeune renard gris ressemblant énormément à notre prince, mais vêtu d’atours somptueux.
« … en tout cas très heureux de vous revoir en bonne santé et en pleine possession de vos moyens, prince Fabrizio. Ou plutôt devrais-je déjà dire Haut-roi ? Foi de Lystragones l’Athanasien,  quelques procédures mineures et tout sera rentré dans l’ordre.  »
Nous nous insurgeâmes immédiatement devant cette scène, clamant que ce renard était un imposteur et que nous ramenions nous-même le vrai prince Fabrizio, fraîchement délivré des esclavagistes et survivant du massacre perpétré à son manoir. Nous produisîmes le livre de magie noir, que le prince adverse sembla identifier en un clin d’œil, nous accusant de nécromancie immédiatement. Enfin, le conseiller Lystragones produisit une liasse de documents irréfutables attestant qu’il s’agissait bien là du vrai prince et que nous allions nous-même nous faire arrêter si nous ne déguerpissions pas d’ici…

Le mystère, bien présent jusque-là, venait subitement de grandement s’épaissir… Et par le Ying, le Yang et les cinq éléments, qu'est-ce donc qu'un Athanasien ???

_________________
Que la Force, les Passions, les Kamis et les Fortunes, les 7 et Rhollor et les Anciens Dieux accompagnent vos lancers de dés.
avatar
Babanek
vieux lycans

Masculin

Messages : 202
Age : 32
Date d'inscription : 09/02/2017
Activités hobbystiques : JDR, jeux de société, de cartes, dessin, manga


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum