Carnet de bord du Garuda

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Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:04 am

Notre intrépide vaisseau est le Garuda un YT-1930 acheté à Jabba the Hutt, à crédit, naturellement.
Son équipage initial est composé de :
- Corel Dynn, un contrebandier émérite
- Son compagnon wooki Chaubral à la finesse légendaire
- Vorgan un chasseur de prime redoutable
- Félibelle la féline  médecin de bord, et jedi moralisatrice diablement efficace
- Lynn Anderson l’intrépide pilote de chasse sans chasseur
- Clark Bogart le co-pilote ancien agent des douanes de Mangalore et privé à ses heures

Cette fine équipe œuvre sur Tatooïne afin de rembourser entre autre son navire ! L’effectif évolue rapidement avec les arrivées de
- Satia Organa, diplomate charismatique mais dépensière et superficielle
- Katia alias Tar’Lyssna, enfant Twi’lek  jedi qui exerça quelques temps la douce activité de gladiateur
- Plug R2ZB le droïd capable du meilleur comme du pire (surement un problème de programmation…)

1er Saga : La conspiration d’Hashaulh

Première mission : Le vol du pirate Vangar

Un beau matin, venteux et brûlant sur Tatooïne, nous étions cloués au sol à cause d’une avarie mécanique sur la propulsion du vaisseau, la pièce à changer coûtant la bagatelle de 4000 crédits !
Heureusement, sur Tatooïne, le travail « honnête» ne manque pas, et je ne tarde pas à être contacté par Mua’lib, un vieux contrebandier Twi’lek au service de Jabba pour qui j’ai déjà travaillé, quelqu’un de réglo. Celui-ci nous propose une mission périlleuse mais bien payée : récupérer sur la planète Prexiar la cargaison (« un fret spécial » de 6 conteneurs jaunes) qu’un seigneur pirate local, un certain Vangar (un barabel brutal) lui a récemment dérobé. Un précédent groupe ayant échoué, la mission est payée 8000 crédits. On a une semaine.
Nous obtenons une avance de 30% sur la prime.

Le soir même, nous recevons la visite au vaisseau d’un journaliste d’Alderande, Angus Thermopile, le jeune homme semble aux abois et désire quitter la planète au plus vite pour être déposé en lieu sûr. Il paye d’avance, nous donnant ainsi les dernières liquidités nécessaires à la réparation du vaisseau, il a juste quelques détails à régler en ville.
Le départ est programmé au lendemain à l’aube, le temps de finaliser les réparations.
Félibelle décide de suivre discrètement en ville le client pour savoir à qui nous avons affaire.
Le pauvre homme ne tarde pas à être abattu sous ses yeux par un sniper. Le félin fait son possible pour le soigner, dans un mouvement de panique, le transporte jusqu’au vaisseau et l’installe dans la cuve à bacta. Diagnostique : décédé…Le chasseur de prime ne manque pas de chambrer Félibelle l’encourageant à continuer ses recherches sur la résurrection de cadavre…
Cette histoire commence à sentir le moisi ! On ne trouve rien sur cet homme, sauf une caméra dont le contenu est effacé par erreur par la femme-chat intriguée par  toute cette technologie inconnue sur sa planète natale sauvage.

Nous partons en prenant soin d’exécuter un saut hyper-espace court pour jeter le corps dans l’espace et le vaporiser avec l’armement du Garuda, mieux vaut ne pas laisser de trace.

Prexiar est une petite planète forestière peu habitée. Nous avons obtenu de Mua’lib un traceur pour repérer les précieux caissons jaunes. Nous repérons un petit camp fortifié et nous nous posons discrètement à quelques lieues de là.
Après un court trajet à pied, nous arrivons en vue d’une clairière avec en son centre le repère des pirates : plusieurs baraquements et un croiseur léger, le tout entouré d’une barrière grillagée électrifiée avec des miradors.
Je passe les détails sur notre wookie incompétent ne parvenant pas à forcer le système électrique de sécurité et de son cri de douleur dû à la décharge de courant…
La suite est assez précipitée, Lynn dérive le courant, nous escaladons la barrière, quelques groupes vont en commando « sniper » les guetteurs les plus proches sur leurs miradors (efficace les fléchettes empoisonnées envoyées avec grande précision par la sarbacane de Félibelle).
Le wookie nous fait repérer, s’ensuit une fusillade rapide pour neutraliser les sentinelles.
C’est maintenant dans la précipitation qu’une partie du groupe s’attelle à charger un speeder de transport avec les précieux mais lourds caissons, pendant que l’autre nous couvre, et que le chasseur de prime se dirige avec un air malicieux vers les réacteurs du croiseur, un détonateur thermal à la main. Heureusement que le wookie dispose d’une force herculéenne pour charger les caisses car nous, pauvres humains peinons à deux par caisses ! Nous en profitons pour charger 3 caisses supplémentaires, pleins d’espoir quant à leur contenu !

L’explosion de l’arrière du croiseur crée la diversion nécessaire à notre fuite en speeder, car le camp commence à grouiller de pirates qui nous tirent dessus !
Je prends les commandes et mets les gaz ! Passant au milieu du feu ennemi, nous arrivons en vue de la seule porte de sortie du camp, gardée par deux artilleries blaster ! Passant à fond, et partiellement couvert par le feu nourri de mes camarades, je propulse notre frêle esquif en dehors du camp, direction le vaisseau, plein gaz !

Pour notre plus grand bonheur, nous sommes poursuivis par 6 motos que nous parvenons à abattre, mais Corel Dynn est touché, ce n’est pas comme si nous avions besoin de lui pour piloter le vaisseau…
Nous touchons au but lorsque surgissent deux marcheurs de combats en embuscade qui nous arrosent copieusement ! Notre survie tient du miracle, notre véhicule est touché, les commandes ionisées… des arbres droits devant… je prie tout ce qui peut exister de nous venir en aide, et Félibelle se concentre sur l’embarcation… notre trajectoire est légèrement déviée, surprenant les marcheurs pour leur rafale suivante et nous permettant de passer entre les arbres (et non au travers…).

Arrivés au vaisseau, on embarque au plus vite, Corel est soigné, et nous décollons !
Corel se fait un plaisir d’abattre les 2 marcheurs qui nous avaient suivis, puis à nouveau dans son élément gère à merveille la prise en chasse par le chasseur de Vangar qui ne doit sa survie qu’à son renoncement. Nous constatons avec joie que le croiseur n’est pas en état de se lancer à notre poursuite.

Retour à Tatooïne. Dès la sortie de l’hyper espace, un croiseur et un transport léger nous tombent dessus ! Une voix zozotante nous signale que nous n’aurions jamais dû prendre Angus à bord, que nous nous mêlions de ce qui ne nous regardait pas et que nous en savions trop… bref, qu’il devait nous faire disparaitre !
Nouveau combat, cette fois-ci, nous sommes secourus par un croiseur de la république impériale en stationnement en orbite. Celui-ci nous arraisonne, fouille le Garuda, nous interroge, sans conséquence, nous sommes de pauvres victimes innocentes (dont les compartiments secrets de contrebande n’ont heureusement pas été découverts).

Nous pouvons effectuer la livraison à Mua’lib, et nous en profitons pour lui revendre les blasters lourds pillés chez les pirates. Nous décidons de ne pas lui acheter de mitrailleur blaster léger pour investir la totalité de nos gains et économies dans le remboursement de la dette à Jabba !
Nous n’allons plus nous attarder sur cette planète, n’étant plus créancier de Jabba, nous n’avons plus sa « bienveillante protection ».


Dernière édition par Babanek le 04/03/17, 12:06 am, édité 1 fois

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:06 am

2e mission : Le précieux droïd

Nous découvrons avec joie notre butin issu des 3 caisses supplémentaires : une armure de combat de chasseur de prime dernier cri, qui ravit notre limier, un chien de garde droïd que nous baptisons Cerbère, cela peut toujours servir, vu que nous sommes enfin propriétaires du Garuda ! Et enfin, un petit coffre en bois impossible à ouvrir…

Une vieille connaissance de Lynn vient nous voir, un certain Obiwan Kénobi, il nous demande de voler un droïd sur Anfor IV lors d’un concours de technologie et de l’amener à Alderande. C’est un droïd astro-navigateur DFM 1.04 (deep fight Memories) présenté par automatic imperium. L’équipage mettra un peu de temps à s’accorder sur la mission, le contrebandier et le chasseur craignant de se mettre l’empire sur le dos…
Nous finissons par accepter, Lynn décide de rester avec Obiwan, alors que Chaubral affirme avoir encore quelques affaires à régler sur Tatooïne. Nous accueillions au passage à notre bord deux amis d’Obiwan qui seront nos contacts avec Alderande : Katia et Satia, ainsi que Plug, le droïd de la diplomate.
Obiwan en profite pour expliquer à Félibelle ce que contient la boite en bois que seule la Force peut ouvrir. Ce serait une sorte de machine capable d’instruire les jedi…

Le voyage se déroule sans attaque. Mais à bord du vaisseau nous découvrons nos nouveaux venus… Satia ne cesse de se plaindre de l’inconfort du navire, et de l’immondice des rations alimentaires. Katia quant à elle s’avère être un compagnon plus agréable, découvrant avec une joie sans cesse renouvelée le monde (elle en parle beaucoup avec Félibelle qui cherche à lui inculquer la retenu et la morale). Hélas son passe-temps favoris est de s’infiltrer partout dans le vaisseau démontant tout et n’importe quoi, et revenant avec une pièce du vaisseau (démontée !!!) nous demandant à quoi elle sert !! Corel et moi enregistrons nos premiers cheveux blancs… Satia a de plus la manie d’offrir des tenues hors de prix et indécentes à la jeune et dangereuse enfant…Finalement j’apprécie d’autant plus Félibelle comme représentante de la gente féminine…

Vol sur Anfor IV :

La mission d’infiltration/vol se déroule à merveille (trop facile ?), notre groupe s’avère être des plus discret, et Plug très compétent pour craquer les sécurités !
Notre fine équipe se précipite avec une certaine fierté au vaisseau, le droïd en main, lorsqu’une troupe de gamoréens lourdement armée nous tombe dessus à l’entrepôt !
Ils ont forcé le vaisseau, et nous volent à la fois le droïd et le vaisseau !!
Pour couronner le tout nous sommes arrêtés par la police d’Anfor pour le vol du droïd…la vie est belle (que cela doit être agréable d’être un wookie et de pouvoir arracher des bras !).

En détention Satia lors de son interrogatoire parvient à négocier notre libération, enfin plutôt notre fuite ! Nous volons au passage un transport, mais toute une partie de notre matériel est perdue…

Sauvetage sur Gamore :

En route pour Gamore !
Après quelques recherches, (holo-réseau et cantina) nous apprenons que Gamore est en effervescence pour une fête rituelle en faveur de leur roi Grui M’Shvart « le boucher »
A la capitale Mon Badir, son fils aimant Montlak a prévu d’offrir en sacrifice un droïd d’une valeur inestimable en son honneur…le notre…
Petit détail, Plug s’étant légèrement trompé lors du calcul d’astrogation, notre transport d’emprunt sort d’hyper-espace dans l’atmosphère de la planète !!! J’ai pris en charge le pilotage d’urgence, Corel étant encore sous le choc du vol du vaisseau. Je parviens à écraser le navire sur la planète sans trop de casse pour l’équipage, mais le vaisseau est irrécupérable…merci Plug…
Au passage, nous perdons pour quelque temps Corel Dynn lourdement blessé, alors que nous n’avons plus de matériel de soin…

Sur place, nous devons rapidement faire face à une patrouille gamoréenne de pillards, mais la surprise nous permet d’avoir facilement le dessus sur les deux bêtes.
Une fois parvenus en ville, et rééquipés au mieux nous organisons l’expédition de sauvetage du droïd (et si on l’échangeait avec Plug pensèrent certains…).
Heureusement pour nous, le peuple gamoréen aime l’alcool lors des fêtes, il nous est donc aisé de faire une diversion grâce à un incendie en ville pour infiltrer le campement du fils Montlak. S’ensuit une nouvelle fusillade compliquée, car les gamoréens ont la peau dure, et notre chasseur de prime fier dans son armure devra vider un chargeur complet sur les sentinelles pour parvenir à en égratigner une... Il rêva sans doute lui aussi d’être un wookie…
L’issue nous est favorable et nous regagnons le Garuda que nous avions préalablement repéré, alors que la cité est dans la confusion la plus totale ! Le réveil risque d’être douloureux…

Notre transport chéri enfin récupéré, nous quittons la planète, en route pour Alderande !
Nous constatons peu de casse sur le navire si ce n’est notre pauvre Cerbère en morceau.

Nous arrivons enfin en vue d’Alderande.
Une fois n’est pas coutume, à la sortie d’hyper-espace, le zozoteur fou nous attends avec son croiseur et son transport léger! Nous subissons le feu nourrit de l’agresseur et chaque seconde qui nous sépare de la planète nous parait une éternité. Nous parvenons tout de même à abattre le transport léger, mais le blindage du croiseur est impénétrable !
En communiquant avec la planète, on nous informe qu’un tir de canon à ion super lourd est prévu…Je ne peux indéfiniment préserver le Garuda des batteries ennemies et nous sommes finalement touchés. Juste avant le tir de la planète, nous coupons tous les systèmes et le tir ionique nous traverse sans dommage. Parvenant à rallumer à temps les appareillages, nous pouvons enfin atterrir.

Satia prend en charge la livraison du droïd et les négociations de payement. Son cousin nous propose de prendre en charge les réparations du navire et du chien, et d’en profiter pour nous installer des écrans plus puissants sur le vaisseau. A cela s’ajoute le don de Plug, mais ce payement comprend l’avance pour une nouvelle mission à effectuer !
Dans quoi s’est-on embarqués… ?
La mission consiste à aller sur Paloma pour acheter une puce spéciale de décryptage pour le droïd que nous avons ramené…


Enquête sur Angus Thermopile et Zoltan Wostikian :

Commençant à en avoir assez des attaques surprises, nous décidons d’enquêter sur ce journaliste Angus Thermopile qui semblait avoir des infos méritant la mort !
Dans un premier temps nous allons chez lui, l’appartement a déjà été fouillé, les traces effacées, nous ne trouvons qu’une carte de club privé du « réacteur fumant ».
Nous découvrons qu’il enquêtait sur le décès d’un musicien : Zoltan Wostikian, le chanteur du groupe « ligne rouge », et militant pour les opprimés, contre l’autoritarisme… qui habite l’Archologie. Il serait mort d’une overdose de « Lotus Noir »... Son père adoptif est Jetro Heler, l’actuel président de la planète Hashaulh. Son vrai père Joran Wostikian était l’ancien président de la planète, et il serait officiellement mort d’un accident de speeder.
Nous recherchons les membres de son groupe de musique, notamment Seldonia sa petite amie.
Lorsque nous parvenons à son appartement, la pauvre femme est sur le point de se faire enlever, et nous la secourons in extremis. Félibelle fait des merveilles, effectuant un saut de plus d’une dizaine de mètres pour tomber sur les truands ! Quelle race étrange…
Seldonia nous demande de la déposer dans une espèce de termitière géante éloignée de la ville, où elle doit retrouver les membres du groupe Ligne Rouge.
Là, décidant de quitter la planète avec les musiciens, Seldonia nous révèle que Zoltan était obsédé par les circonstances de la mort de son père et parlait de buter un certain Ir’laya sur Tatooïne... Où il se rendait, officiellement, pour rencontrer une choriste du Max Rebo Band.
Nous n’avons pour le moment plus rien à découvrir sur Alderande, et prévoyons un détour par Tatooïne pour y rencontrer les musiciens ainsi qu’une choriste du groupe.

Juste avant notre départ, nous vivons un événement qui pourrait bien devenir historique : le holo réseau a été coupé par la république impériale suite à une déclaration de Mon Mothma, critiquant ouvertement la dictature de l’empire naissant et décrétant la création d’un mouvement de résistance !
Le cousin de Satia nous confie un mécanicien d’Alderande, qui s’avère être peu compétant en technique ! Nous comprenons enfin l’amour que porte son cousin à Satia, pour nous confier une sorte de stagiaire…

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:07 am

Escale forcée sur la planète aux carottes :

Lors du calcul d’astrogation, notre droïd de choc nous annonce fièrement qu’il a trouvé un raccourci pour Tatooïne ! Pauvres inconscients que nous sommes, nous lui faisons confiance…nous sortons donc brutalement de l’hyperespace à mi-parcours, le navire en perdition, les réserves d’énergie se vidant à vue d’œil !
Après un atterrissage forcé ponctué d’insultes au droïd, nous subissons rapidement l’attaque d’autochtones : les xorgs créatures belliqueuses toutes dotées de la maîtrise de la force, mais exclusivement du côté obscur ! Seule l’intervention d’un certain Soleg, un genzer, lui maîtrisant le bon côté de la force, nous sauve la vie. Mais nous avons dû abandonner le vaisseau en panne ! Lors de l’atterrissage, le technicien stagiaire se blesse et sera longuement inutile…
Une fois chez le genzer, sur la planète voisine, nous découvrons un peuple pacifiste, cultivateur de carottes. Satia frôle la crise de nerf en comprenant que nous sommes peut être coincés à vie sur une planète très peu civilisée et sans le moindre confort matériel !
Soleg nous explique qu’autrefois, ce système n’abritait qu’un peuple uni maîtrisant la force, mais que les xorgs passèrent du côté obscur et ravagèrent leur planète natale, aujourd’hui planète morte. Les xorgs occupent donc la 3e planète, pillant tous les navires échouant chez eux, et s’intéressent surement à la technologie de l’hyperespace qu’ils ne connaissent pas. Les Genzers quant à eux respectent la nature et secourent ceux qu’ils peuvent.
Petit détail, ils ne communiquent que par télépathie !
Nous comprenons qu’ils ont un problème avec Katia qui n’aurait toujours pas fait son choix entre le bien et le mal, ils lui laissent donc le « choix », en l’intiment de se décider définitivement… bien sûr si elle devait choisir le côté obscur, elle serait déposée chez les sympathiques xorgs…
Après une retraite loin de nous, et après avoir appelé à l’aide par télépathie certains d’entre nous, Katia nous revient épuisée, mais acceptée par les genzers.
Soleg nous explique qu’ils pourraient nous aider à quitter leur système qui draine et épuise l’énergie de nos vaisseaux en adaptant un propulseur de leur technologie à eux sur notre vaisseau…
Nous sommes donc partis avec quelques speeders sur la planète des xorgs à la recherche du Garuda, il faut au passage absolument empêcher les xorgs de mettre la main sur l’hyperpropulsion, les conséquences pour la galaxie pourraient être dramatiques…
Nous parvenons à repousser l’attaque des speeders xorgs et parvenons à l’entrepôt où est gardé notre précieux transport.
Après une infiltration qui finit en fusillade, nous parvenons enfin au Garuda, mais je suis gravement blessé lors du combat, plusieurs membres d’équipage ne voulant pas prendre de risque en passant devant…j’ai le malheur de découvrir qu’avec la force, les xorgs parviennent à stopper et nous renvoyer dans la tête les tirs de blaster… heureusement pour nous (le seul pilote est mourant…) Katia a progressé dans sa maîtrise de la force, et elle parvient à me faire léviter jusqu’au poste de pilotage, où elle parvient à me faire oublier la douleur le temps du décollage !
Nous pouvons enfin quitter la planète après avoir promis d’en garder secrètes les coordonnées, en route pour Tatooïne et la civilisation!

Le long et douloureux périple jusqu’à Fort Tusken :

Sur Tatooïne, nous apprenons que les vols en transports spatiaux sont interdits, alors que nous devons nous rendre à Fort Tusken, où a lieu une immense vente aux enchères des biens du vieux Mac Gusby, pour y retrouver le Max rebo band qui s’y produit.
Corel et Vorgan partent de leur côté en essayant de négocier une épave de speeder.
Nous autres secourons un couple de personnes âgées sur le point de se faire racketter leur barge de transport, Mr et Mme Bongok nous accueillent sur leur modeste esquif pour nous remercier de notre aide.
Le trajet illustre à merveille notre chance légendaire : dans un premier temps notre boite de conserve sur répulseurs tombe en panne au milieu de nulle part (un sabotage ?) après quoi, 15 motos et 5 speeders blindés et lourdement armés nous attaquent ! C’est encore le zozoteur fou qui veut notre peau ! L’affrontement tourne rapidement au massacre malgré notre retranchement dans une petite cavité du canyon où nous avons échoué, la plupart des passagers en meurent… nous n’avons pas d’autre choix que de nous rendre…mais soudain des hommes des sables attaquent à leur tour nos assaillants qui sont mis en déroute !
Nous allons donc vire pour notre plus grand bonheur les joies de la captivité chez les hommes des sables.
Ces derniers possèdent non loin une sorte de campement couplé d’une excavation minière où travaillent leurs esclaves enlevés… la vie s’annonce fastueuse.
Le soir venu, nous faisons connaissance avec certains prisonnier, et il se trouve que l’un d’eux affirme connaître Ir’laya, qui aurait fait partie des prisonniers, mais qui serait mort dans un effondrement …le détenu nous révèle qu’Ir’laya avait été payé pour tuer le père de Zoltan en sabotant son speeder, mais qu’il s’était aussi rapproché de Zoltan pour quitter son organisation (le Soleil Noir). Ce tueur professionnel est-il vraiment mort, ou a-t-il organisé sa disparition pour quitter sa dangereuse organisation ?
Nous organisons une évasion le soir même, étrangement, le travail forcé ne tente vraiment personne, surtout Satia…Plug parvient à craquer la serrure de la cellule, et nous neutralisons rapidement les sentinelles (Plug est de nouveau très efficace, son bug a dû passer…). L’ensemble des évadés se sépare en plusieurs groupes, et nous avons confectionné une gourde de fortune et pillé ce que l’on pouvait dans la tente de stockage du matériel des prisonniers (dommage que ce lézard humanoïde géant ait récupéré ce mitrailleur blaster que nous avions trouvé…).
Nous voilà partis pour une longue et douloureuse marche dans le désert qui durera plusieurs jours. Heureusement que le lézard connait quelques trucs de survie car la déshydratation nous guette, surtout Satia qui consommera comme à son habitude la majorité de nos medpacks…Mais comment s’empêcher de sourire en voyant l’état de sa tenue haute couture…finalement ce sont les jedis qui s’en tirent le mieux, Félibelle ne ressent même pas la chaleur…

Arrivés à Fort Tusken, la vente aux enchères se termine, juste le temps pour lesjedis d’acheter de quoi fabriquer un sabre laser pour la petite (imaginer cette chipie avec une arme d’une telle puissance me terrifie…et dire que c’est elle qui a trouvé une grenade chez les hommes des sables…). Nous n’apprenons rien de bien intéressant en parlant aux membres du Max rebo band… tout ça pour ça…
Une fois l’enchère terminée, l’interdiction de vol spatial prend fin, Corel peut nous rejoindre avec le vaisseau. J’en profite pour passer voir mon vieil « ami » Mua’lib pour le questionner sur l’attaque musclée que nous avons subie, sur le territoire de Jabba, qui est normalement le seul capable de telles démonstrations de force ! Il me révèle que seule une organisation criminelle liée à l’empire connue sous le nom de Soleil Noir se permet ce genre de chose ici. Au passage, notre groupe ne passe pas inaperçu et nous sommes officiellement recherchés par la république impériale…
Voilà pas mal de choses dont il faudra parler à la famille Organa.
Au passage, J’ai maintenant bien cerné la méthode de négociation de Satia : un fin mélange de persuasion, de charme, et de corruption, c’est exactement l’image que j’ai des politiciens ! Elle s’en sortirait très bien sur Tatooïne…

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:08 am

Mission sur l’insupportable planète Paloma :

Nous quittons enfin Tatooïne et reprenons la route pour Paloma, notre mission n’a que trop attendu.
Nous avons la surprise d’être accueilli sur Paloma par un droïd « vigilant » qui nous accompagnera durant tout notre séjour, c’est une planète majoritairement peuplée de droïds, et surtout administrée par un conseil de droïds !
Cette planète est tout bonnement horrible ! Ce sympathique guide nous suit en fait pour nous taxer pour tout et n’importe quoi, une parole de travers, on ne marche pas du bon côté de la route, on se plaint, on veut parler à quelqu’un, boire …tout ! Nous apprenons que les non droïds sont pour la plupart des gens ayant été mis sur la paille par les taxes, effectuant des travaux forcés en quelque sorte…En cas de soucis, de nombreux droïds de combat « procurateurs » sont prêt à faire respecter l’ordre et la taxe dans la cité !
On rencontre Val Kimler, le plus grand spécialiste de droïds de la galaxie, seul capable de confectionner la fameuse puce que nous venons acheter. Nous apprenons au passage qu’un certain Locos Maar est venu lui demander si un groupe était venu lui demander ce type de puce… à priori un espion impérial…Il se trouve que Val Kimler veut quitter cette planète de dingue, mais il faut pour cela parvenir à aller débrancher OPA, le robot suprême de la planète…de toute façon, sans lui, la puce seule est inutile car il est le seul capable de l’installer et de la rendre utilisable…
Nous passons à la cantina locale pour nous informer un peu plus en attendant que Kimler finisse de bricoler la puce. Nous y rencontrons un Barmaid Gamoréen fort sympathique détestant les droïds, et surtout Locos Maare qui ruiné, nous demande de l’aider à quitter la planète. On se dit qu’embarquer un espion impérial peut s’avérer dangereux, mais fructueux aussi !
Surtout que le bonhomme sait convaincre, il nous aide à monter une petite rébellion armée qui nous servira de diversion pour pouvoir infiltrer la tour de contrôle où se trouve OPA.
Hélas pour nous, un transport mécontent survole la ville et tire à tout va, l’état d’urgence est déclaré, et Kimler « mis en sécurité » c’est-à-dire emprisonné dans la tour de contrôle…
Notre infiltration a lieu par une entrée d’aération, nous attaquons par surprise le seul procurateur gardant la zone et galérons comme des malheureux pour l’abattre, blaster, tirs combinés, nous ne faisons que l’abimer légèrement… jusqu’à ce que les bourrins…heu… les jedis décident de le repousser avec la force pour le fracasser contre les murs, beaucoup plus efficace pour passer son blindage anti énergie…A l’intérieur nous nous efforçons de neutraliser les systèmes de sécurité (détecteurs et mini tourelles blasters…). Je passerai volontairement les détails sur les galères de l’infiltration et surtout de ne pas avoir de technicien dans le groupe …
Nous parvenons enfin à libérer Kimler, et soudain tout va mieux, il craque tout ce qu’il faut craquer comme système de sécurité et nous parvenons à OPA moyennant une grenade lâchée au bon moment sur les procurateurs de garde.
Kimler débranche OPA, récupère sa puce (oui, c’est lui qui l’a conçu…), et désactive tous les procurateurs.
Nous pouvons enfin quitter cette satanée planète, en embarquant au passage un procurateur, on est fauchés, et on ne peut pas trop compter sur Satia pour les dépenses utiles (les medpacks !), donc on doit trouver de quoi vendre.
Locos Maare devenant le meilleur ami de tout le monde (il serait capable de vous vendre votre propre vaisseau !), nous le déposons gentiment sur une planète de son choix. Kimler pour s’occuper, améliore notre petit Cerbère, reprogramme pour nous le procurateur, boost en court de route notre hyper propulsion, et aide Félibelle à se construire son sabre laser !

Retour à Alderande et rencontre avec Leia :

Nous rentrons fièrement à Alderande avec le sentiment de la mission accomplie, Val Kimler semble ravi, de même que nos employeurs.
Satia tente de contacter sa cousine Leia pour lui parler de nos découvertes, mais celle-ci est introuvable. Nous sommes logés dans un hôtel grand luxe, où nous goûtons à un confort inhabituel mais mérité, j’embarquerais bien ce matelas sur le vaisseau moi…
Hélas, notre nuit est perturbée par la tentative d’assassinat de l’ensemble du groupe !
En effet, des espèces de vers cybernétisés ultra venimeux sont déposés dans nos chambres via un trou dans nos fenêtres ! Heureusement, les sens des jedis sont particulièrement aiguisés, et ils parviennent à sentir le danger et à nous réveiller tant bien que mal à temps. Satia frôle la mort et finit à l’hôpital, Félibelle l’a secourue in extremis, même Chaubral a failli y passer, et seule l’intervention de Katia lui permet de s’en sortir qu’avec de superbes décolorations de la fourrure ! Au passage, tous nos medpacks y sont passés et l’on songe à taxer Satia ou à vendre quelques une de ses tenues pour pouvoir payer les kilos de soin que l’on dépense pour la sauver…
Au chevet de Satia nous retrouvons sa cousine Leia, qui se déplace dorénavant incognito. Elle nous apprend que c’est généralement le Soleil Noir qui emploi ce genre de vermine pour ses assassinats. De plus, lorsque nous abordons la situation d’Hashaulh, elle nous révèle que son actuel président Heler a toujours soutenu le sénateur Palpatine. Enfin, Ir’laya était un Vigo : une sorte de parrain/dirigeant du Soleil Noir. (Comment un homme de cette importance pourrait être mort si bêtement ? S’il voulait quitter son organisation, il a peut-être été assassiné ainsi… ?). Elle dit qu’elle doit s’informer et qu’elle nous recontactera.
C’est Seldonia qui est maintenant au service de Leia qui nous contacte et nous donne rendez-vous. Leia voulait prendre contact avec un sénateur anti-chancelier du secteur d’Hashaulh : V’troren, mais celui-ci vient d’être arrêté. Notre mission, si nous l’acceptons, est de participer à son évasion ! Seldonia avec 3 transports légers modifiés attaquerait la corvette de transport des prisonniers pour faire diversion pendant que notre fine équipe en profiterait pour s’arrimer discrètement à l’ennemi pour aller exfiltrer V’troren. Nous avons les plans, et 10 min de battement avant l’arrivée de renforts, enfin, si le groupe de diversion tient bon…

Connaissant le trajet de la corvette, nous effectuons un saut hyper espace pour pouvoir nous poster en avance sur sa route, tous systèmes éteints. En utilisant au minimum les gazs, je parviens à amener notre bébé exactement au contact d’une écoutille, une vraie leçon de pilotage, dommage que Corell ne soit pas là pour voir ça ! Nous perçons la coque à la torche plasma et entrons en paralysant les quelques systèmes de sécurité. Arrivés au bloc de détention nous menons une attaque surprise en veillant au mieux à ce que l’alarme ne soit pas donnée (en blastant surtout tout soldat se rapprochant un peu trop du bouton d’urgence !). Je dois avouer que la présence d’un wookie facilite grandement les choses, et c’est avec un mélange de terreur et de fascination que nous avons pu le voir engager un trooper et lui arracher la tête d’un coup avant de percer le torse d’un autre d’un bras !! Parallèlement, Félibelle a pu tester son sabre-laser, mais en ne voulant tuer personne, elle s’est surtout retrouvée sur la défensive à renvoyer les tirs ennemis au sabre ! La présence impressionnante de nos deux camarades attirant le feu adverse, Katia et moi avons pu cibler stratégiquement les soldats les plus à même de donner l’alerte. Un combat rondement mené, les impériaux restants terrifiés se rendant rapidement. Nous avions décidé avec Leia de ne pas libérer l’ensemble des prisonniers essentiellement composés de truands, et bien trop nombreux pour notre Gardua. Libérant V’troren, nous observons avec curiosité un humanoïde à cornes forçant calmement sa serrure, bonne chance pour la suite mon gars !
Nous regagnons le navire et fuyons sous un déluge de feu ennemi puisque nos alliés ont fui, je suis heureusement dans un grand jour, et nous décampons sains et saufs. Nous observons au passage un petit chasseur quitter le vaisseau impérial et suivre les 3 transports de Seldonia, serait-ce notre « ami » cornu ?
Sur le trajet, le sénateur V’troren nous révèle que des pirates, les maraudeurs œuvrent à Hashaulh, grâce à la protection et la corruption de Heler. Wostikian avait auparavant demandé l’aide de l’armée républicaine pour l’en débarrasser, mais son dossier à disparu malencontreusement…Ces pirates seraient liés au Soleil Noir, il va falloir enquêter.
Mais avant cela, nous devons aller récupérer Katia et faire le point avec Léia, nous en profiterons pour parler de notre rétribution qui n’a pas vraiment été évoquée.


L’essentiel :

- Nous avons récupéré de la marchandise volée à Mualib par un pirate Vangar
- Nous avons volé un droid pour les Organas, celui-ci nous est dérobé par des gamoréens, et nous le récupérons sur leur planète.
- Un zozoteur fou nous traque sans relâche pour avoir été en contact avec Angus Thermopile, un journaliste qui enquêtait sur la mort douteuse de Zoltan Wostikian (assassiné).
- Zoltan enquêtait lui sur la mort de son père, président d’Hashaulh, assassiné (officiellement accident de speeder), à priori par un certain Ir’laya.
- Ir’laya serait un « parrain » du « Soleil Noir » voulant quitter l’organisation et peut être mort chez les hommes des sables.
- Heler, le père adoptif de Zoltan est l’actuel président d’Hashaulh, corrompu, il soutient Palpatine et laisse le champ libre à des pirates liés au Soleil Noir…
- Nous avons échoué temporairement sur un système où deux races maitrisant la force s’affrontent, et ou tout vaisseau étranger perd toute son énergie (la fameuse planète aux carottes).
- Nous avons récupéré une puce électronique pour les Organa et Val Kimler sur la planète de droïds/de dingues Paloma, qui taxe tout étranger pour le ruiner.
- Le Soleil Noir a cherché à nous assassiné sur Alderande
- Nous avons secouru le sénateur V’troren pour le compte de Leia

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:09 am

Lettre au capitaine pirate Xaxhin par Kyoshiro Tsuchikami

Capitaine Xaxhin, vous serez probablement surpris d’entendre à nouveau parler de moi de cette manière. Je voyage actuellement avec un équipage de tous horizons, mêlé à des évènements sans précédents dans notre galaxie et dont j’ai estimé que vous deviez être informé. Je vous fais transmettre ce rapport crypté par les moyens les plus détournés que j’ai pu trouver, espérant qu’il vous parviendra rapidement.

Capture et Evasion

La mission d’infiltration que vous nous avez confiée s’est soldée par un fiasco, comme vous avez pu le constater par notre disparition. Arrivés au cœur du dispositif ennemi, l’arrivée imprévue d’un contingent d’officiers nous a poussés à une fuite désespérée dans la base impériale. T’skrang a trouvé la mort en couvrant ma fuite et j’ai été touché par un rayon paralysant. Il aura été jusqu’au bout un corsaire dévoué à notre cause et à l’idéal de camaraderie que vous nous avez inculqué.
Après un interrogatoire musclé durant lequel j’ai réussi à noyer le poisson-louf, j’ai passé quelque temps dans la prison du complexe avant d’être transféré via une corvette vers une prison de plus haute sécurité, à laquelle je ne suis heureusement jamais parvenu.

Durant le transfert, un commando inconnu a pris d’assaut le transport pour libérer un autre prisonnier, causant certains dommages au système global de sécurité des cellules. J’ai pu alors mettre cette faille à profit pour dérouter la fermeture de ma propre cellule et m’évader à mon tour. Profitant du chaos et des combats en cours, j’ai pu me faufiler jusqu’au hangar où j’ai trouvé un vieux chasseur Interceptor ETA-2 tel qu’en utilisaient les Jedi d’autrefois. Vous verriez ça : un appareil ultra léger question blindage, mais une maniabilité sans égale ! J’ai pu me sauver après avoir pulvérisé la coque pour sortir. Malheureusement, vu l’état du vaisseau et à cause de l’absence de module d’hyper propulsion, je n’ai pas pu retourner vers vous et j’ai été contraint de rejoindre cet équipage commando pilotant un YT-1930 sur un croiseur appartenant à une organisation assez surprenante.
Nouvellement créée et dirigée par certains diplomates influents de notre galaxie dont les Organa d’Aldérande, cette organisation s’est autoproclamée l’Alliance Rebelle et œuvre contre la République Impériale. Ils semblent lutter pour mettre à bas l’oppression et la corruption qui suintent du Sénat actuel et du Chancelier Suprême Palpatine. J’avoue que leur vision visant à libérer des systèmes comme Iktotch du joug du totalitarisme impérial n’est pas pour me déplaire. Cette organisation pourrait même être compatible avec nos préférences pour cibler les vaisseaux de l’empire avant tout autre...

Rencontre avec la nouvelle Alliance Rebelle

Quoi qu’il en soit, à mon arrivée sur leur croiseur (un Nébulon B, comme le Freelance), j’ai été soumis à un interrogatoire complet, mais sans malveillance. J’ai pris sur moi de leur révéler mon appartenance passée à un équipage de pirates visant exclusivement la République Impériale, sans pour autant ne révéler aucune autre information pouvant vous porter préjudice. On m’a ensuite laissé réparer ce que je pouvais sur mon chasseur nouvellement acquis, avant de me convoquer, quelques jours plus tard.
J’ai été accueilli par une certaine Leïa Organa, qui m’a proposé de joindre le commando auquel je devais ma libération pour une mission nécessitant mes compétences et mes connaissances en tant que pirate. Vous savez ce qu’il en est des dettes d’honneur de mon peuple et à quel point elles sont importantes à nos yeux pour trouver notre place sur la Grande Roue de la Vie. J’ai donc pris sur moi d’accepter son offre, convaincu que vous comprendriez mes raisons.

On m’a alors introduit auprès des membres du commando du YT-1930, qui seraient mes associés pour cette mission. Ce commando hétéroclite semble avoir un passé assez torturé, puisqu’ils auraient réussi à quitter, sans troubles, le contrôle des Hutts et à obtenir le rachat de leur transport léger nommé Garuda.
Clark Bogart, humain, pilote du Garuda est un ancien agent des douanes de Mangalore. J’ai pu constater qu’il faisait preuve d’un grand talent, pilotant pour ainsi dire seul un vaisseau plein de ressources… et d’améliorations.
Satia Organa, humaine elle aussi et cousine de Leïa, est une diplomate charismatique mais dépeinte comme dépensière et superficielle par ses compagnons. Ils la disent grande consommatrice de medpacks et visiteuse assidue de la cuve à bacta de leur vaisseau, dans laquelle elle séjournait alors.
Félibelle serait une féline, une femme-chat d’une race que je ne connaissais pas jusqu’à présent. Elle est médecin de bord et semble dotée de capacités physiques extraordinaires, probablement un trait de sa race si unique.
Tar’lhissna, une Twi’lek à peau bleue qui exerça quelques temps la douce activité de gladiateur est une enfant présentant des sens très développés.
La force de frappe est assurée par Chaubral, un wookie à la capillarité contrariée, avec qui nous pouvons converser grâce à Tar’lhissna, seule à bord comprenant un tant soit peu les beuglements du colosse.
Plug R2-ZB le droïd personnel de Satia, capable du meilleur comme du pire, vient compléter leur équipe. Il aurait, parait-il, calculé un saut dans l’hyperespace qui se serait soldé par une sortie directement dans l’atmosphère de Gamore… J’espère ne jamais être victime d’une telle erreur.

Le prisonnier libéré par l’équipage du Garuda sur la corvette qui m’amenait en prison est un sénateur nommé V'troren. Sympathisant de l’Alliance, il avait été mis aux arrêts alors qu’il enquêtait sur un possible complot. Il a confié à l’Alliance que de sombres événements semblaient se dérouler au sein du système d’Hashaulh. Les Maraudeurs que nous connaissons vous et moi comme le groupe de pirates local, ne s’en prendraient plus qu’aux vaisseaux n’appartenant pas à l’empire, mais sans avoir à être inquiétés par les forces de protection du système Hashaulh. Qui plus est, des mouvements obscurs auraient eu lieu parmi les dirigeants d’Hashaulh.

Notre mission serait de nous infiltrer parmi les pirates d’Hashaulh en prétendant vouloir nous faire enrôler, pour pouvoir enquêter de l’intérieur sur leurs activités.




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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:10 am

Incursion chez les Maraudeurs

J’imagine que, comme moi, vous penserez immédiatement au comptoir commercial de Guerzen, sur une naine blanche, où je vous ai une fois accompagné pour écouler une de nos cargaisons. Nous partîmes donc pour cette lune tropicale, que j’indiquais comme une possible base d’opération des Maraudeurs.

Arrivés à portée de la lune, j’eus du mal à nous orienter au dessus de la grande forêt, jusqu’à ce que nos senseurs poussés au maximum ne détectent la présence d’une petite base, bien cachée parmi la végétation au moyen de bâches géantes. La présence de deux vaisseaux armés nous mit en alerte. Arrivés à quai et passé le comité d’accueil nous prîmes un verre au bar avant d’être invités par un groupe ressemblant tout à fait au type de gens que nous recherchions. L’appât avait été mordu.
Leur chef, un certain Anton, m’avait reconnu et nous questionna brièvement sur nos intentions. Après quoi il inspecta notre vaisseau avant de convenir que notre équipage et notre appareil pourraient nous valoir une place parmi les Maraudeurs.
Une « formalité » devait cependant être respectée : une joute spatiale en combinaison énergétique devrait opposer notre champion à celui des Maraudeurs, le but étant, à l’aide d’un pistolet propulseur (un extincteur à gaz), de pousser le concurrent dans une feuille de métal en apesanteur.
On nous guida jusqu’au vaisseau-mère local, qui était apparu en orbite. C’était un vaisseau hangar, pouvant contenir plusieurs cargos légers. Nous pûmes constater que 6 autres appareils de catégories semblables au nôtre et bien mieux équipés servaient de bras armé aux maraudeurs. Nous fûmes présentés à une cinquantaine de pirates. Les Maraudeurs fonctionnent par cellules, qui parfois s’associent pour leurs raids. Le métal recueilli irait au vieux tenant le comptoir de Guerzen.
Désigné comme étant le plus à même de se débrouiller pour cette épreuve, j’enfilais une combinaison et me retrouvais flottant dans l’espace. Mon adversaire, visiblement très expérimenté à ce jeu, se jouait de moi, tantôt nous projetant, la plaque ou moi, tantôt se déplaçant rapidement en changeant subitement de cap. Après m’avoir aveuglé en se plaçant dos au soleil, je me trouvais projeté vers la plaque de métal et en bien mauvaise posture. L’impression que nous passerions ce test ou serions éliminés déclencha en moi cet état de transe qui nous permet, à nous Iktotchis, de parfois percevoir brièvement le futur. Fort de cette sensation, je vis venir le coup fatal et pus contre-attaquer en trois coups d’extincteur, surprenant mon adversaire et l’encastrant dans la feuille de métal.

De retour à bord du vaisseau-hangar, nous fûmes accueillis par une fête célébrant notre intégration aux Maraudeurs, sans pour autant être épargnés par une série de regards rageurs de la part du pirate qui avait perdu son titre de champion de l'extincteur...
Deux semaines plus tard, Anton nous annonça que nous devions nous rendre chez « Maman » sans plus de détails. Nous le suivîmes donc, se fiant aux coordonnées qu'il nous transmettait au fur et à mesure pour sauter dans l'hyperespace, sans bien sûr omettre de sauvegarder ces données sur une carte mémoire séparée de la mémoire spatiale du vaisseau. Nous fîmes quelques passages à la limite de senseur de croiseurs des forces d'Hashaulh, se faufilant entre eux et les astéroïdes de la ceinture bordant le système. Anton semblait parfaitement au fait de la position de ces croiseurs, entrant et sortant de l'hyperespace à leur nez et à leur barbe.

Nous fûmes bientôt en vue de « Maman », un groupement d'immenses astéroïdes, maintenus ensemble par d’imposantes armatures et visiblement transformés depuis des dizaines voir des centaines d'années en une cité spatiale.
Débarqués et conduits à travers nombre de passerelles et couloirs, tantôt au cœur des astéroïdes, tantôt cheminant sous d'immenses dômes de plastiverre, Anton nous décrivit la base comme le repère de générations de Maraudeurs et de leurs familles. Une ville de 5 000 à 10 000 personnes, vivant de manière quasi autarcique, mais où le respect et la confiance semblaient régner, sous le contrôle bienveillant du Conseil vers lequel nous cheminions.

Quand Anton nous a annoncé que le conseil voulait nous « voir », c'était au sens propre : arrivés au terme de notre ballade, on nous fit asseoir sur des chaises, face à une grande vitre sans teint. Le Conseil nous observait probablement de l'autre côté en débattant sur notre sort. Puis après de longues minutes, Anton vint nous annoncer que notre première mission serait de les accompagner, lui et son vaisseau, pour immobiliser une corvette et capturer une cible à son bord. Aucun détail supplémentaire ne nous fût confié.

Quand le destin joue contre nous

De retour sur le Garuda, le processus fut le même qu'à l'aller : "rendez vous à ces coordonnées et ne posez pas de questions." Après une nouvelle partie de cache-cache contre les croiseurs d'Hashaulh, nous sortîmes de l'hyper espace à proximité d'une corvette corellienne de luxe, qui nous fût désignée comme notre cible. Le Garuda n'étant pas encore équipé de canons à ions, je pris place à la tourelle pour endommager les réacteurs et forcer le vaisseau à décélérer suffisamment pour un abordage.

L'entrée par un sas latéral fût mouvementée, des gardes nous assaillant immédiatement à l'aide de grenades. Mais les sens aigus de Tar’lhissna nous prévinrent et une rafale foudroyante de fléchettes paralysantes, envoyées de la sarbacane de Félibelle, nettoya l'entrée en un battement de cœur. J'eus un instant l'impression d'être à nouveau aux côtés de ce regretté T'skrang, paix à son âme. Chaubral envoya voler un garde malheureux qui alla se fracasser dans un craquement horrible à l'autre bout du couloir, ses membres formant des angles improbables. Et dire qu’il ne semblait même pas énervé…

Peu enclins à prendre les vies de gardes ne faisant que leur travail, notre point de sortie fût confié à notre wookie. Nous tenterions d'immobiliser nos adversaires sans prendre de vies inutiles, sauf si nous y étions contraints.
La visite de la corvette se poursuivit en suivant la longue coursive centrale vers la poupe, menant à une grande salle de réception, richement décorée et pouvant accueillir une cinquantaine de personnes. Mais il fallut vite nous y retrancher, poussés par de nouveaux gardes, armés cette fois de gaz lacrymogènes et d'un blaster lourd sur trépied.
Suffocant, je plongeais derrière le bar à la recherche d'un tableau de commande pouvant gérer la ventilation, pendant que mes compagnons paralysaient les gardes du couloir. Clark, s'étant réfugié à côté de la porte, s'occupait des servants du blaster lourd, quand je réussis à enclencher l'aspiration nous libérant des gaz. Nous pûmes remarquer que les tirs de blaster lourd étaient plutôt dissuasifs, le service de sécurité semblant lui aussi vouloir nous neutraliser et non nous éliminer.
L'ascenseur s'ouvrit alors sur Anton et une demi-douzaine de Maraudeurs, qui arrosèrent d'un feu nourri les gardes. Voulant temporiser et peut-être éviter des morts inutiles, je parvenais à dériver la fermeture de la porte nous séparant du couloir. Anton nous remercia de ce laps de temps pour s'organiser puis ordonna qu'on rouvre la porte, ce que je fis à contrecœur. Ces pirates crachaient sur votre 10e loi et nous poussaient à faire de même. Les gardes, surpris par cette réouverture brutale, furent massacrés par les Maraudeurs. Quel gâchis... L'envie de paralyser ces assassins, pour leur sous-tirer les informations que nous recherchions et quitter pacifiquement ce vaisseau sembla tous nous faire douter. Mais nous avions besoin de la confiance d'Anton pour infiltrer plus profondément les Maraudeurs et savoir ce qu'il se passait de source sûre.

Après avoir récupéré quelques vestes de protection, des masques à gaz (on ne nous aurait plus comme ça!) et le blaster lourd sur trépied (ça pourrait servir ou se vendre), nous atteignîmes la porte close de la passerelle de pilotage.
Une voix bien connue se fit alors entendre à notre grande déception : le sénateur V'troren proposait de se rendre si on épargnait son équipage, ce à quoi Anton répondit que tous mourraient s’il ne sortait pas immédiatement. Evitant de croiser nos regards, il nous accompagna, ainsi qu’Anton, sur le Garuda. Alors que nous nous séparions de la corvette, Anton nous intima de nous retourner et de pulvériser le vaisseau de nos canons.
Le conflit qui nous agita alors nous hanterait probablement toute notre vie : tuer lâchement 10 personnes désarmées qui se sont rendues et à qui on a promis le salut pour peut-être en sauver bien plus si seulement les étoiles daignent nous sourire… Après avoir cherché par tous les moyens de dissuader Anton et nous être fait violence pour ne pas, une fois encore, terminer ce cirque par un coup de rayon paralysant derrière la nuque de ce dernier, Clark fit feu de tous nos canons. Je jurerais avoir entendu les cris de l’équipage alors que la navette explosait.
Quelque chose s’est brisé en moi, ainsi qu’en Clark d’après son regard. J’admirais une fois de plus la volonté de Félibelle et Tar’lhissna, qui, bien que visiblement déçues, surmontaient l’épreuve avec un calme olympien.
Nous partîmes une fois encore selon les coordonnées qu’Anton nous indiqua. La gladiatrice Twi’lek put se faufiler pour aller rassurer V'troren sur nos intentions. Ce dernier, lui aussi armé d’une conviction sans défaut, nous promit de ne pas nous vendre et nous demanda de suivre la mission coûte que coûte, même si cela devait signifier son exécution. Cet homme donnerait sa vie pour ses idéaux.

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:10 am

Le secret d’Hashaulh

A la sortie de l’hyper espace et passée une section de la ceinture d’astéroïdes, c’était cette fois des croiseurs impériaux qui nous attendaient, vers lesquels Anton nous fit avancer. La tension devenait palpable. Une escorte de Chasseurs TIE nous guida vers ce que nous prîmes d’abord pour une lune, mais s’avéra finalement être une énorme base sidérale en construction. Des dizaines de croiseurs et des centaines de chasseurs gravitaient autour, protégeant le chantier et la base en fin de construction. Le plus gros des croiseurs de l’empire faisait figure d’insecte face à la gigantesque lune de plus d’une centaine de kilomètres de diamètre. C’était donc là le secret d’Hashaulh ! Rien de moins que la construction de l’arme suprême de l’Empire en devenir !
On nous guida jusqu’à un hangar et il fût convenu de présenter patte blanche en sortant sans la moindre de nos armes. On nous escorta à travers une succession de couloirs jusqu’à une salle sombre où avait lieu une holo conférence qui nous glaça d’effroi.
Un grand moff nommé Tarkin faisait son rapport à un hologramme du Chancelier Suprême Palpatine lui-même. Il expliquait qu’il avait réussi à remettre la main sur le sénateur V'troren et que ses kidnappeurs seraient tués afin d’annoncer au sénat que le problème était réglé ! La douche froide que nous reçûmes ne fut supplantée que par l’intervention du second hologramme, celui d’un grand humanoïde en armure noire, à la voix caverneuse résonnant à travers un respirateur : Dark Vador, le bras droit de l’empire ! Il reçut l’ordre d’aller capturer la sénatrice Leïa, qu’il semblait près de repérer.
C’est lorsqu’on nous conduisit vers notre cellule qu’Anton parut prendre conscience de sa situation : loin d’être un invité de marque, il était mis dans le même panier que nous. Les Maraudeurs n’avaient peut-être pas toutes les données, eux non plus. Les lieux étaient bondés de Storm Troopers et nous ne voyions aucune échappatoire. V'troren fut enfermé à part et Anton nous rejoignit.
Puis vint la douloureuse épreuve des interrogatoires : on nous sortit un par un de la cellule sans défaut dans laquelle nous étions enfermés, pour nous mener au bout du couloir. On nous questionna, puis on nous injecta je ne sais quel sérum de vérité avant de nous interroger encore et encore, nous laissant dans un état proche du coma en nous jetant dans la cellule. Impossible de savoir ce que nous avions pu révéler ou réussir à cacher. Chaubral, à notre surprise, revint complètement rasé de la ceinture jusqu’à la tête, en réponse à un monstrueux coup de tête asséné à notre tortionnaire, en témoignait son visage bleui et son nez éclaté. Une bien piètre compensation… Une fois parti, nous ne revîmes plus Anton.

Fuite inespérée

Les heures passèrent après que nous ayons été réunis. La cellule, en plus d’être pourvue de 2 caméras et très probablement de micros, ne présentait aucun défaut exploitable pour une évasion. Nous eûmes la surprise de voir notre porte s’ouvrir subitement sur Satia Organa, qui avait visiblement été tirée de son sommeil réparateur forcé dans la cuve à bacta. Ils n’avaient pas pris la peine de l’interroger, mais une forte déshydratation, consécutive à son séjour en immersion, l’avait rendue très faible et délirante, au point qu’elle s’effondra à nos pieds.
Les heures s’étiolèrent encore quand soudain, nous perçûmes des explosions, assourdies par l’épais blindage de notre cellule. Il y avait du grabuge sur le chantier ! Alors que nous nous préparions à essayer malgré tout de forcer la porte, celle-ci s’ouvrit subitement. Le couloir était vide et aucune autre porte ne semblait s’être ouverte. On percevait au loin d’autres bruits d’explosions et des cris, comme si une révolte avait lieu. Par les baies vitrées, on pouvait voir plusieurs incendies sur le chantier.
A notre grand dam, la porte se referma, laissant Satia toujours inconsciente à l’intérieur et l’alarme de l’étage se déclencha. Je pris sur moi de trouver un panneau de contrôle pour forcer l’ouverture de toutes les portes du couloir, libérer Satia et les autres prisonniers, leur rendant leur liberté et nous achetant de précieuses secondes de répit quand les troupes de sécurité arriveraient. J’espérais aussi que nous pourrions récupérer le sénateur V'troren, s’il était encore enfermé à proximité. Mais la sécurité était très complexe et sans équipement, je n’arrivais à rien. Tar’lhissna nous prévint encore de l’arrivée imminente de troupes, quand soudain je m’aperçus que je n’étais pas seul à œuvrer pour le piratage des cellules. Le responsable de notre libération m’aidait à distance et nous pûmes enfin faire tomber la sécurité.

Chaubral récupéra Satia et nous fîmes route parmi les prisonniers hagards, quand une escouade de quatre Storm Troopers débarqua au bout du couloir et commença à faire un carton. Décidant de risquer le tout pour le tout pour récupérer quelques armes, nous fîmes volte face, laissant Chaubral et Satia.
Félibelle et Tar’lhissna foncèrent sur deux Troopers qui les mettaient en joue pour les désarmer et se mirent à esquiver les tirs de blaster. Clark et moi allâmes nous occuper des deux qui achevaient le dernier prisonnier. Clark prit un mauvais coup de crosse et se retrouva au sol, sonné. Du coin de l’œil, je vis qu’un Trooper avait volé au bout du couloir, probablement grâce à quelque technique de combat de Tar’lhissna. Félibelle avait réussi à désarmer le sien et engageait une lutte aux poings. L’adrénaline du combat au corps à corps et la volonté de protéger Clark me fit, une fois encore, entrer en état de transe. Je vis soudain les coups venir plus lentement et fus plus réactif l’espace de quelques secondes. Je sonnais un Trooper et en mis deux hors d’état de nuire, dont celui aux prises avec la femme-chat, m’emparant d’un fusil blaster. S’ensuivit une escarmouche à bout portant avec mon premier adversaire, que je touchais définitivement, avant de m’occuper de celui du bout du couloir. La prescience Iktotchienne peut être d’une terrible efficacité… Forts de 4 fusils blasters, 4 pistolets blasters et autant de grenades fumi-lacrymogènes, nous allâmes retrouver le wookie et Satia qui se réveillait.
Fuyant à travers les couloirs, nous parvînmes à une grande salle. Mais une bataille y faisait rage, des prisonniers luttant au désespoir contre une légion de Troopers. Notre féline lança une grenade fumigène sur les troupes de l’empire, aussitôt attaquées par une charge de prisonniers. Notre groupe put se faufiler sans être inquiété, Félibelle et Clark contribuant à la lutte en offrant deux pistolets à des prisonniers sans armes.

Arrivés à une lourde porte blindée, notre mystérieux bienfaiteur m’offrit le master code de sécurité de tout le secteur via la console locale. La zone suivante était bien plus calme et différemment conçue : nous étions de retour sur la base sidérale en construction.
Satia nous guida jusqu’à notre hangar, où nous pûmes constater plusieurs faits importants. Une armée de Troopers étaient rangés à cinquante mètres du Garuda, sans le surveiller spécialement. La passerelle d’embarquement de notre vaisseau était abaissée. Le champ de protection fermant le hangar au vide spatial était en place, mais pas la barrière physique interdisant le passage de vaisseaux. Enfin, Plug se démenait avec un terminal situé derrière un empilage de caisses de matériel. Nous avions trouvé notre bienfaiteur.
Satia se coula jusqu’à Plug telle une ombre pour lui demander ce qu’il pouvait bien ficher là, sans réponse intelligible de l’unité R2. Le comportement du droïd était plutôt inhabituel, ce dernier devant normalement obéir sans restrictions et répondre grâce à un communicateur élaboré. Sur un signal silencieux, nous nous ruâmes le plus vite possible vers le Garuda. Mais je trébuchais sur un câble, donnant l’alerte aux troupes stationnées non loin. Félibelle, déjà loin devant, envoya promptement une autre grenade entre les soldats et nous, afin de gêner leurs tirs. Nous lui devons la vie, car nous pûmes miraculeusement atteindre le vaisseau sans être touchés, la fumée perturbant les tirs concertés pourtant terriblement efficaces des troupes de choc de l’empire.

Décollant en quatrième vitesse, la porte blindée du hangar se referma derrière nous. S’offrit alors une vision de cauchemar : la densité de croiseurs et de chasseurs semblait avoir augmentée. Poussant le Garuda à son maximum en vol spatial, Clark fonça vers la ceinture d’astéroïde, notre seule échappatoire. Si nous la traversions, nous pourrions fuir à travers l’hyper espace. Mais encore fallait-il survivre aux tirs du plus proche croiseur et des quatre Chasseurs TIE qui nous avaient pris en chasse. Assis au poste de copilote, je déplaçais les boucliers vers l’arrière et essayais d’assister au maximum Clark pour détecter les astéroïdes grâce aux senseurs, lui laissant la lourde tâche de les éviter. Satia prit place à la tourelle, les chasseurs se rapprochant dangereusement, alors que nous passions hors de portée du croiseur.
Une salve nous cueillit sur nos 6 heures à notre entrée dans la ceinture de débris célestes. Me rendant près des moteurs, je constatais un important dysfonctionnement de l’hyper propulsion, que j’essayais immédiatement de réparer. Deux chasseurs furent pulvérisés rapidement par les astéroïdes mais, les autres continuaient à nous canarder. Nous devons notre salut au pilotage exemplaire de Clark, qui avec un sang-froid digne d’éloges, nous fit sortir de cet enfer sans jamais décélérer. Les Chasseurs TIE ne possédaient pas d’aussi bons pilotes et disparurent finalement de nos senseurs.

La bataille d’Hashaulh

Jaillissant dans l’espace dégagé, nous nous heurtâmes à un blocus de croiseurs des forces de sécurité d’Hashaulh et de frégates des Maraudeurs. Dans un chaos indescriptible, des chasseurs sortirent des vaisseaux et chaque parti se mit à canarder l’autre, nous y compris. Les tirs des frégates des Maraudeurs, bien plus précis que ceux de leurs adversaires, nous causèrent des dommages supplémentaires.
Satia tenta de nous offrir un répit en ouvrant les communications et en clamant que le Garuda faisait partie d’une société de transport spatial neutre, ce qui nous valut la paix de la part des croiseurs d’Hashaulh. Cette humaine a de la ressource, quand il s’agit de négociation et de persuasion.
Plug réclama, cette fois dans un humain impeccable, l’accès aux communications. Il démarra une transmission très importante vers un canal sécurisé. Il voulait envoyer au Tantive IV, la navette du sénateur Organa, les plans de la base impériale. Je pus enfin rétablir l’hyper propulsion, mais notre module d’astronavigation restait endommagé, nécessitant que l’on nous communique des coordonnées de saut. Il faudrait que je me penche un peu plus sur les systèmes de ce YT-1390 pour être plus efficace à l’avenir.
Faisant volte-face, nous repartîmes vers la ceinture d’astéroïdes, chassés par les tirs de Maraudeurs. Mais à notre plus grand effroi, le croiseur impérial qui nous avait pris en chasse à la sortie de la base sidérale nous avait rattrapés. Bien abîmé par une percée parmi les astéroïdes, il émergeait du chaos pierreux et serait bientôt à portée de notre vaisseau.
Se retournant à nouveau, nous vîmes cette fois deux croiseurs du Sénat sortir de l’hyper espace et tenter de se mettre entre l’Empire et nous. Les tirs redoublèrent alors que tout le monde tirait sur tout le monde, les bâtiments du sénat semblant quant à eux tenter de nous protéger en nettoyant les chasseurs s’approchant trop près du Garuda.
Arrivés aux ¾ de la transmission de Plug, c’est notre antenne de communication qui en prit un coup. Enfilant ma combinaison énergétique en quatrième vitesse, je me ruais dans l’espace pour limiter la casse et rétablir le transfert. Réparer une antenne durant une bataille spatiale est une expérience à la fois terrifiante et profondément intense. Le temps semble dilaté et la fatalité guide nos mouvements plus efficacement que jamais. Je pus heureusement relancer le transfert, le module ayant été moins endommagé que je ne le croyais. Le câble de vie me tracta rapidement à l’intérieur, me laissant à moitié hagard suite à cette folle sortie.

Plug termina enfin d’envoyer ses données et Satia prit sa place pour ouvrir un canal avec un croiseur du Sénat. Elle demanda que l’on nous envoie sans délai des coordonnées de saut et apprit en retour que nous devions l’arrivée de ces croiseurs au sénateur V'troren, qui malheureusement avait payé de sa vie cette action d’éclat. Alors que les croiseurs d’Hashaulh et du Sénat se disloquaient sous le feu des Maraudeurs et du croiseur impérial, nous reçûmes enfin les coordonnées d’astronavigation. Le Garuda passa immédiatement en vitesse lumière, laissant derrière lui mort et désolation.
Sitôt dans l'hyperespace, le Garuda fût passé au crible fin et nous pûmes découvrir un mouchard, laissé par les techniciens de l'Empire derrière notre cuve à Bacta. Il fût éjecté dans une direction différente à l'issue d'un saut intermédiaire.
Plug nous confia que son incapacité à nous parler via son communicateur était due au fait que les plans de la station orbitale avaient saturé sa mémoire. Maintenant qu'il avait évacué la quasi totalité de ces données, il put nous fournir un schéma général de l'arme suprême.
Nommée Etoile Noire, la station de combat faisait 120 kilomètres de diamètre, pouvait se déplacer durant 3 ans en autonomie complète, à un quart de la vitesse de la lumière. Son équipage comprenait des millions de membres d'équipage, techniciens, soldats et pilotes. Elle était recouverte de milliers de turbolasers moyens et lourds et de moitié autant de canons à ions. Son canon principal, gigantesque, était au moins capable de pulvériser, en un seul tir, le plus gros des croiseurs interstellaires connus.

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:12 am

La base secrète de la Rébellion.

Après une semaine de voyage, nos coordonnées nous acheminèrent à proximité de la planète Yavin IV. Deux frégates Nébulon B ainsi qu'un énorme croiseur Mon Calamari croisaient à proximité de l'orbite. Nous survolâmes de grandes forêts avant d'être conduits à un immense hangar, situé sous un ancien et majestueux temple pyramidal. On nous confia des quartiers de repos, dans lesquels un capitaine vint bientôt nous mander. Nous fûmes amenés en salle de briefing où les membres du Garuda furent surpris de retrouver Emilio Vorgan, un chasseur de primes qu'ils auraient laissé sur Tatooine à leur départ. Apparemment, le Garuda lui appartiendrait alors que son armure énergétique serait la propriété du reste du groupe...

Se présenta Mon Mothma, ancienne sénatrice et figure recherchée depuis sa proclamation de la création de l'Alliance Rebelle suivie de la fermeture de l'Holo-réseau.
Après nous avoir chaudement remerciés pour les risques pris et notre contribution, on nous invita à communiquer les plans de l'Etoile Noire à l'assemblée de hauts-gradés présents. Mais les informations résiduelles de Plug, quoique déjà impressionnantes, ne pouvaient à elles seules faire pencher la balance. D'autant plus que le Tantiv IV, vers lequel les plans détaillés avaient été envoyés, avait été arraisonné par Vador aux abords de Tatooine et ne donnait pas de réponse.
On nous présenta également les avis de recherche nouvellement distribués par l'Empire, mettant à prix tous les membres s'étant échappés de l'Etoile Noire ainsi que le Garuda. Nous étions désormais des fugitifs intergalactiques. Les informations qu'avait pu collecter sur nous l'Empire montrent à quel point les sérums de vérité peuvent être efficaces. Mon Mothma nous congédia en promettant qu'on nous assisterait pour réparer et améliorer notre vaisseau et que l'on nous tiendrait informés de la situation.

Le blaster sur trépied fût monté au dessus de la rampe d'accès du Garuda pour couvrir nos entrées et sorties du vaisseau. On installa un canon à ions lourd en tourelle sur le ventre du vaisseau, à l'opposée de notre canon laser bitube. L'hyper propulsion, la coque et l'antenne furent remis à neufs. Un brouilleur de transpondeur vint compléter notre équipement de bord.
Satia organisa un remaniement à distance de son entreprise, au vu des changements à venir dans l'univers et proposa un soutien commercial à la Rébellion. Elle nous obtint également 6 Medpacks, multipliant par 2 notre réserve actuelle.
Chaubral fût invité à bord d'une frégate Nébulon B pour se faire implanter des poils de culture et masquer la pudeur de la moitié supérieure de son corps torturé. La légère nuance de couleur entre les poils des parties supérieures et inférieures donnerait désormais l'impression que notre ami à nouveau velu portait un pantalon. Il put également mettre la main sur un mitrailleur blaster "léger" (pour un wookie), qui lui sert désormais de doudou lors de ses nuits.
J'obtins une combinaison de vol que j'enfilerais dès que je serais à bord du Garuda, dans l'éventualité d'une sortie avec le Raikiri et au cas où l'intégrité de son cockpit serait menacée, ce qui risquait d'arriver rapidement vu son absence de blindage. Des extincteurs à main, attachés à ma combinaison, me serviraient peut-être un jour de propulseurs personnels pour regagner le Garuda à travers le vide spatial.

A peine notre vaisseau fût il prêt à voler qu'on nous convoqua à nouveau auprès de Mon Mothma. Confiante en notre engouement général pour les idéaux de l'Alliance Rebelle, elle nous demanda nos services pour effectuer une mission. La planète Fresia, dans le Noyau de la Galaxie, est le siège de la corporation Incom. On doit à ces constructeurs spatiaux nombre de vaisseaux, dont nos Chasseurs de Tête Z-95, du nom d'un prédateur local. L'entreprise a récemment été saisie par l'Empire, son Conseil d'Administration décimé par de malencontreux accidents. Certains des ingénieurs voyant leur dividendes disparaître dans les mains de l'empire auraient, en cachette, mis au point un prototype de chasseur possédant un système d'hyper propulsion miniaturisé autonome. L'Alliance voyait ici une occasion de se doter d'une arme inconnue de l'empire, tout en le privant d'une nouvelle avancée technologique exclusive.
Le capitaine Remus Antilles, accompagné d'une flottille de chasseurs, ferait diversion en attaquant le chantier naval de Kuat, relativement proche du système de Fresia. Il espérait ainsi attirer le destroyer Tyrannie, stationné actuellement en orbite de la planète achetée par Incom Corp. La destruction d'un maximum de vaisseaux impériaux en construction ne serait pas de trop.
Nous aurions alors 4 jours pour nous faufiler jusqu'à l'Archipel de Coromon où se situent les principales installations. Nous devrions éviter la garnison impériale de Coromon Aure et les usines de Coromon Prime, pour cheminer jusqu'à Coromon Besh où l'on trouverait les laboratoires dédiés à la recherche et les quartiers des ingénieurs. Après avoir pris contact avec un certain Harlan, il nous faudrait embarquer ingénieurs, plans et prototypes avant de fuir en faisant sauter le maximum d'installations.

L'équipe de diversion nous quitta quelques jours plus tard, avec les honneurs, bien que pesant la certitude que certains ne reviendraient pas.
Ouragan sur Frésia

Fresia est une planète à rotation lente, les journées réelles durant environ 25 jours standards. Dotée de 7 lunes, son écosystème et sa végétation sont torturés : mélange de mers et de forêts, la planète est recouverte par un marécage vivant au rythme des gigantesques marées qu'apportent de si longues journées et tant de satellites.
Notre saut dans l'hyperespace nous mena sur la face de Fresia opposée à l'Archipel Coromon, à l'heure où devait débuter l'attaque sur les chantiers de Kuat. Nous parvînmes à proximité de Coromon Besh au cœur de la tempête qui accompagne le front du crépuscule. Cherchant refuge dans la tourmente, nos senseurs détectèrent une piste sur un îlot isolé. Une fois posé, nous nous dirigeâmes vers une porte donnant sur une installation troglodyte. Elle s'ouvrit sur un droïde de protocole nous demandant de déposer les armes et un droidekas, doté d'un puissant bouclier autonome et d'un redoutable armement, vestige des armées droïdes de la Fédération du Commerce. Se pliant à ces exigences alors que Satia demandait asile pour un vaisseau de commerce en difficulté dans les turbulences, nous fûmes invités à entrer.

L'île était percée d'un complexe confortable de salles et de tunnels grandioses, donnant parfois sur de riches gisements de cristaux. On nous installa et on nous servit différents alcools de vrais fruits, probablement très coûteux. La maîtresse des lieux, une certaine Jessica Newton, nous accueillit bientôt, humaine d'âge mur, vêtue d'une légère chemise et d'un kimono de bonne couture.
Satia nous présenta, sous des pseudonymes, comme des marchands de fret et d'informations. Profitant des actuels remaniements au sein d'Incom nous tentions d'ouvrir de nouvelles perspectives en accord avec la redistribution du pouvoir. Elle indiqua que nous recherchions un ingénieur du nom d'Harlan et notre hôte sembla soudain très intéressée. Etant elle-même une ancienne ingénieure commerciale, elle voyait sa place et ses possessions menacées par l'installation de l'Empire sur Fresia.
Aussi décida-t-elle de nous aider en échange d'une extradition et des plans sur la miniaturisation de l'hyper propulsion que nous "ne venions probablement pas ne pas chercher". Elle nous fournit un speeder amphibie pour nos déplacements vers Coromon Besh, ainsi que des scaphandres permettant des déplacements aquatiques autonomes. Nous pûmes constater que la piste s'était ouverte sous le Garuda, qui avait été descendu dans un hangar sous-terrain, aux côtés d'un monoplace nubian. De nouveaux droidekas assuraient sa "sécurité".

Nous partîmes, via l'auto-navigation, vers le quai privé n°24 du port d'accès à l'île de Coromon Besh. La discrétion voulut que nous laissions sur place les équipements les plus voyants, armures énergétiques et autres blasters mitrailleurs. Passés le portique de sécurité et ses énormes batteries de lasers, nous cheminâmes dans une immense cité troglodyte. De grands dômes étaient aménagés en une vaste ville et de la lumière artificielle régulaient le rythme des journées.
L'adresse d'Harlan, seul ingénieur à porter ce nom, fût téléchargée sur le Datapad de Clark à partir d'une borne publique. Il habitait une ruelle tranquille, pourtant, dès notre arrivée, nous fûmes mis en alerte par la serrure magnétique sui semblait avoir été forcée auparavant. Un gamin des rues, sa tête dépassant l'air de rien de son abri à quelques pas de là, nous fournit l'explication contre quelques crédits Aldéraanais. Un humain tatoué et ses hommes auraient emmené Harlan inconscient quelques jours auparavant. Ces hommes appartiendraient au Baron, homme influent, ex-membre du conseil d'administration, à qui nombre des mercenaires et pirates devaient l'obtention de vaisseaux de manière non officielle... J'imagine que son nom ne doit pas vous être inconnu, cap’ tain Urias. Un certain Icare, visible à une proche taverne, pourrait nous en dire plus à son compte. Satia acheta le silence du gamin pendant que Tar’lhissna l'hypnotisa, remplaçant certains de ses souvenirs nous concernant par de fausses indications et le convaincant de quitter les lieux.
Je fis à mon tour sauter la sécurité de la serrure magnétique et nous pûmes découvrir une maison qui avait été nettoyée. L'ordinateur autrefois connecté via un canal ultra sécurisé manquait et une douille de cartouche hypodermique identifiée par Vorgan nous confirma les dires du garçon.
Nous trouvâmes quelque repos à proximité de la taverne citée plus haut, Satia insistant pour prendre des appartements de luxe. Elle en profita également pour changer de coiffure et de couleur de cheveux. Frais et dispos, nous nous rendîmes à la taverne et pûmes rencontrer Icare, son propriétaire, qui nous invita dans sa salle privée de Sabbac clandestin. Humain âgé de plus de 70 ans, il accepta de nous fournir quelques informations si nous accusions un de ses rivaux en cas d'interrogatoire et jurions ne jamais avoir reçu son aide. Les poches profondes de Satia firent également pencher la balance en notre faveur. Harlan serait détenu sur l'îlot privé du Baron nommé Akalem. Icare nous confia les plans de la demeure sur Datapad.

Extraction sous-marine

Arrivés à proximité de l'îlot, j'eus du mal à arrimer le speeder à cause des forts courants et abîmais quelque peu les navigateurs. Nous décidâmes de pénétrer par les conduits d'évacuation, mais mes piètres compétences en natation faillirent me valoir la mort. Je fus entraîné par le courant aux côtés de notre chasseur de prime, s'agrippant à son armure qu'il avait emporté dans un sac huilé. Nous dûmes notre salut à Chaubral, pour qui l'eau était un deuxième élément naturel et la petite Twi'leek qui sembla m'aider par télékinésie. Que de ressources dans cette jeune fille!
Nous faufilant dans les conduits, nous fûmes bloqués par une paroi rivetée alors que notre wookie, mal à son aise dans ces espaces étroits, déchirait sa combinaison. Je pris sur moi de tenter une manœuvre rapide mais risquée en faisant sauter la porte avec de la thermite. Mais une évaluation ratée et abusive de la quantité de pâte explosive nous valut une détonation et Vorgan fut blessé. La porte ayant été pulvérisée, nous pénétrâmes dans une remise de service, au sec.

Une explosion retentit alors à la surface, nous faisant sursauter malgré les tonnes de roche au dessus de nos têtes. Une fois nos esprits repris, nous ouvrîmes l'unique porte de la salle sur un grand hangar sous-terrain communiquant avec l'océan. Un speeder aquatique émergeait de manière automatique, commandé par un homme nous tournant le dos, les yeux rivés sur une console. Satia le mit en joue de son blaster paralysant, lui intimant de s'éloigner de l'ordinateur et de nous expliquer ce qu'il faisait ici. Il dit être le mécanicien en charge du parc de speeders et avoir reçu l'alerte lui intimant d'organiser la fuite de la base, qui était attaquée par la surface. Il nous confia que les prisonniers étaient habituellement enfermés en secteur 2 avant d'être assommé et attaché.
Prenant place devant la console, je me branchais sur le réseau de sécurité. Les caméras me livrèrent des images de barges volantes débarquant des Storm Troopers, qui trouvaient rapidement leur chemin, faisant sauter une à une les portes blindées. Décidément, cet Harlan était très convoité! Je décidais de les guider par Comlink, essayant de leur ouvrir la route et de retarder l'arrivée des locaux et des impériaux.
Alors que mes compagnons prenaient un escalier vers le niveau supérieur, je désactivais une tourelle laser automatique présente sur leur route, juste à temps pour qu'ils passent devant sans même détecter sa présence.
Ils déboulèrent dans une zone de casernements, rencontrant trois soldats aux aguets qui firent feu immédiatement de leurs fusils blasters. L'un trouva la mort et les deux autres furent paralysés puis enfermés dans un cantonnement, que je verrouillai à distance. Je constatai que les forces de sécurité de la base cheminaient vers un carrefour situé entre les cellules et le hangar. Ils crackaient un à un les codes de sécurité que j'installais sur les portes blindées nous séparant. Une vraie bataille de programmation informatique, comme durant mes cours à l'Académie d'Iktotch! Les troupes impériales semblaient les rattraper, pulvérisant les portes plutôt que de les pirater.
Je fis repartir le speeder à 4 places présent à quai, au profit d'un speeder 8 places armé pour faciliter notre fuite. Je posais également deux bâtons explosifs au niveau de la porte donnant vers l'étage.

A leur arrivée en secteur 2, j'ouvris la cellule d'Harlan. Ils durent le convaincre rapidement de leurs intentions, puisqu'il les suivit bientôt sur le chemin du retour. Arrivés au carrefour, la dernière porte les séparant des gardes du Baron céda. D'un geste, Félibelle et Corel lancèrent des grenades fumi-lacrymogènes dans leur direction, passant entre les tirs précis du gratin de la pègre locale. Félibelle fut légèrement touchée et tomba au sol, mais sa vitesse de course lui permit de rapidement rattraper son retard. Je réactivais la tourelle après leur passage et prenais place à bord du speeder, allumant les systèmes. Nous plongeâmes dès que possible, Corel aux commandes, alors que je condamnais l'accès terrestre au hangar avec mon détonateur radio.

Sitôt sortis, nous sacrifiâmes une de nos deux torpilles pour pulvériser le speeder dans lequel nous étions arrivés, toujours amarré à proximité. Autant éviter que l'Empire remonte jusqu'à Jessica. Puis Satia demanda à Harlan de nous confier plans et prototypes dans une volonté d'en priver l'Empire.
Ce dernier, acceptant, nous indiqua des coordonnées à suivre. Un speeder apparut alors sur mes senseurs et Corel décida de nous retourner pour faire feu de notre deuxième torpille, avant de repartir. Notre projectile croisa celui de notre poursuivant et notre pilote parut se relaxer subitement, avant d'enchainer une série de mouvements complexes à une vitesse surprenante. Concentré à l'extrême, il réussit à interposer un récif minéral entre la torpille et nous, la faisant exploser. Bien que les courants marins soient trompeurs, notre ex-agent des douanes faisait, comme à son habitude, preuve d'une habileté peu commune aux commandes. Notre ennemi ayant disparu du senseur, nous poursuivîmes avec un peu moins de tension.
Harlan était un génie, vivant en décalage de la réalité. Il peinant à vulgariser ses discours, partant fréquemment dans des explications techniques. Il nous expliqua qu'il connaissait notre bienfaitrice, Jessica Newton, qui avait quitté le Conseil d'Administration à l'arrivée des troubles. Il nous conduisait à une base secrète, sur un îlot caché, dans lequel se trouvaient 2 techniciens, un pilote d'essais, ainsi qu'un prototype de X-56. Eux aussi avaient pris la fuite avec leur technologie à l'arrivée de l'Empire. Les plans de production et une première commande auraient été passés pour 15 appareils à un chantier naval secret, inconnu de l'Empire et d'Incom.

Le plus fauve des deux

Après quelques minutes, nous fîmes surface dans une crique paradisiaque, mis à part la pluie qui tombait toujours aussi fort. Harlan nous apprit qu'une marche de 3 heures nous attendait, la base n'étant accessible que par terre ou air. Notre wookie et notre chasseur de primes repartirent en speeder, pour chercher le Garuda. Félibelle décida de monter dans les arbres, qui formaient un réseau dense au dessus de nos têtes, pour nous indiquer le chemin le plus facile par Comlink. Bien que la végétation nous protège de la pluie, le sol était une mélange de roches et de racines traîtres, entravant notre progression. S'ensuivit une marche laborieuse pour Corel et moi, qui n'étions finalement à l'aise que dans les couloirs des vaisseaux et bâtiments civilisés.
Après une heure de galère, un quadrupède gros comme un poney surgit de nulle part et bondit sur Satia, tentant de la décapiter de ses quadruples mâchoires. Elle aussi sembla alors se relaxer avant d'esquiver d'un pas très efficace les attaques de la bête. Le temps semblait ralenti à son contact, tant ses mouvements paraissaient faciles et précis face à la bestialité du chasseur de tête. Pourtant, une attaque la toucha, déchirant sa robe au niveau du sein, heureusement sans la blesser.
Félibelle apparut alors dans un éclair vert, allumant son sabre laser alors qu'elle fondait sur la bête dans un plongeon. Ironiquement, le Chasseur de tête, qui n'épargnait que les têtes de ses proies, fut proprement décapité.
Environ une heure plus tard, la féline nous prévint par Comlink d'un autre Chasseur de têtes nous tendant une embuscade un peu plus loin. L'approchant discrètement elle l'attaqua alors que la bête s'apprêtait à nous bondir dessus. Dans un réflexe incroyable, la bête l'esquiva et un corps à corps s'ensuivit. Félibelle tournoyait, son corps pulsant d'une faible lumière bleutée alors que son sabre dansait contre le chasseur de tête frappant sauvagement de ses ergots tranchants. Dans un cri guerrier, elle asséna alors un fauchage monstrueux à la bête qui bondissait, son sabre brillant d'un éclat soudainement plus intense. Le Chasseur de tête fut grillé, son corps quasiment coupé en deux.
Enfin nous fûmes en vue d'une colline dans le flanc de laquelle s'ouvrait une grotte munie d'une lourde porte. Harlan nous ouvrit le sas et nous pénétrâmes dans un complexe blanc et aseptisé. L'ingénieur nous présenta son équipe, qu'il informa de notre départ imminent. Je détaillais le X-65, très semblable à nos Chasseurs de têtes Z-95, si ce n'était ses ailes qui pouvaient se dédoubler, formant un X quant elles se déploieraient. Le Garuda fut bientôt annoncé en approche, suivi des forces impériales. Je piégeais la base avec la totalité de la détonite que m'avait confié l'Alliance Rebelle, y ajoutant mes derniers bâtons explosifs. Puis je pris place dans le X-65, qu'avait préparé au décollage R2-T7, l'astromech de bord. Une fois toute l'équipe embarquée sur le Garuda, nous décollâmes, transformant la base en un enfer, emportant une barge impériale. Puis nous sautâmes dans l'hyperespace en direction d'un point intermédiaire à proximité d'Aldérande, à 6 jours de Frésia.

Adieu Aldérande

J'eus le loisir, pendant cette semaine, de consulter tout le manuel de bord de l'X-65. Basé sur le Z-95, le X était pourtant bien plus dangereux, principalement à cause de ses 4 canons lasers asservis, doublant la puissance de feu initiale. Sa puissance était augmentée par 8 torpilles à protons, tirables en duo et très destructrices car ignorant les boucliers. Il possédait également un petit écran déflecteur, une coque renforcée ainsi qu'une maniabilité et une vitesse très correctes. Cette version, qu'Harlan avait rapidement modifiée avant notre départ, permettait une autonomie de 7 jours. Le module de propulsion hyperspatiale, pourtant miniaturisé, assurait une vitesse de pointe égale à la vitesse de la lumière. A l'issue de 6 jours passés à dormir, lire, jouer aux échecs Iktotchis avec R2-T7 qui me battit à chaque fois, j'appris que des alliances commerciales avaient été établies.

Sur le Garuda, Satia et Jessica avaient mis sur pieds les fondements d'un Consortium qui aurait l'exclusivité de la propriété intellectuelle et de la production de l'X-65, renommé LX ou X-Wing. Nous fîmes escale sur Aldérande, où Satia rencontra son cousin. Après avoir perçu ses dividendes de son entreprise, nous fûmes conduits au palais des Organa. Bail nous accueillit chaleureusement, nous connaissant apparemment nominativement par nos avis de recherche. Il nous apprit que Leïa avait disparue alors qu'elle croisait à proximité de Tatooine. Les papiers officialisant le Consortium furent produits et signés. Jessica apporterait 500 000 crédits comme capital de départ et les chantiers de construction navale la quinzaine de chasseurs en cours de production. Satia fournirait un appui financier via l'Alliance Rebelle en la personne de son oncle Bail Organa, mais au nom de Mon Mothma. Les parts du consortium iraient pour 1/3 à Jessica, pour 1/3 aux chantiers et pour 1/3 à une entreprise de couverture de l'Alliance. Harlan percevrait 3% des ventes d'appareils, prélevés sur la part de Jessica et Satia 2%, prélevés sur celle de l'Alliance.
Il fût décidé que nous partirions le lendemain pour le chantier naval afin de finaliser l'accord avec le 3e participant. Seldonia, la cousine de Satia, fut convoquée pour nous servir d'escorte et fournir des pilotes pour les premiers chasseurs. L'un d'entre eux, un certain Wedge Antilles, probablement lointainement affilié au célèbre capitaine Aldéraanais, semblait fort prometteur.

Pendant que les moteurs chauffaient et que les vaisseaux s'élevaient, nos communications nous firent parvenir une inquiétante rumeur : un nouveau satellite d’Aldérande serait apparu en orbite depuis quelques minutes. Cette inquiétude se mua en panique quand, arrivant à la limite de l’atmosphère, nos senseurs nous précisèrent la nature de ce satellite : c’était l’Etoile Noire qui menaçait à présent le ciel Aldéraanais ! Satia, hystérique, tenta de prévenir sa cousine dans un discours totalement affolé. Le Garuda et les vaisseaux de Seldonia passèrent la barre de l’hyperespace, mais j’eus à nouveau du mal à programmer mon X-Wing, peu habitué au module d’astrogation relié à cette nouvelle génération d’hyper propulsion.
Alors que les étoiles s’étiraient sous l’effet de l’accélération, un flash vert inonda l’espace, brûlant ma coque et ionisant la plupart des commandes. R2-T7 dut recalculer le vol au millième de seconde près, nous propulsant finalement dans l’hyperespace. Mon esprit fut alors assailli par une vague submergeante de douleur et de peur mêlée de désespoir, comme si des milliards de voix hurlaient à la mort le temps d’un battement de cœur. Puis un vide sans fin m’apparut, un soudain manque dans la réalité, comme si une partie de mon âme m’avait été arrachée. Des larmes se mirent à couler à flot de mes yeux et une peine nouvelle s’installa en moi pour ne jamais plus me quitter.

Quatre tristes jours plus tard, le Garuda et mon X-Wing sortirent de l’hyperespace à proximité d’une géante gazeuse. R2-T7 avait parfaitement corrigé le vol hyperspatial. Je décidais de lui confier les futurs calculs d'astrogation sur le X-Wing. Les vaisseaux de Seldonia, moins bien équipés que les nôtres, devraient nous rejoindre d'ici 2 jours, d'ici quoi nous préparerions le terrain. Harlan nous indiqua de plonger au travers de l'atmosphère gazeuse opaque. Peu sûr de la manœuvre, je suivis néanmoins le convoi à travers les chapes vaporeuses pour finalement déboucher dans un espace vide, dont le centre était occupé par une petite planète. La cachette idéale pour un chantier spatial ! Les vaisseaux s'arrimèrent à une plate-forme alliant passerelles métalliques et minérales. Nous sortîmes munis de respirateurs et autres combinaisons spatiales. Des insectoïdes de taille humaine, le corps couvert de scaphandres métalliques, nous accueillirent.
Je pus constater que Félibelle et Tar'lhissna avaient également été profondément affectées par ce trouble survenu au départ d'Aldérande. La féline était morose, sa queue rabattue entre ses jambes et ses oreilles tombantes. Son lien fort avec la Force l'avait carrément faite tomber inconsciente lors de ce choc. La petite Twi'leek restait introuvable, se morfondant, cachée dans les entrailles du Garuda.

Jessica annonça la disparition d'Incom et demanda tout-de-go à voir les premiers chasseurs et on nous conduisit aux chaînes de montages où 12 X-Wings étaient prêts à l'emploi sur la quinzaine commandée. Harlan apporta immédiatement quelques informations aux ingénieurs pour mettre à jour les appareils et plus particulièrement pour améliorer le module d'autonomie de l'habitacle. Les contrats et la proclamation du Consortium furent présentés au dirigeant du chantier, qui s'empressa de les signer. Il fut conclu qu'il n'offrirait que 10 vaisseaux seulement.
Lorsque Seldonia arriva 2 jours plus tard, ses pilotes récupérèrent les X-Wings et Wedge Antilles acheta lui-même son propre appareil, alignant la somme rondelette de 150 000 crédits. Seldonia organisa une collecte pour acquérir le 12e appareil. Notre flotte arriva 6 jours plus tard sur Yavin IV et la désintégration d'Aldérande par l'Etoile Noire nous fut officiellement annoncée, ternissant durement la réussite de notre mission.

Nous apprîmes que la flottille du capitaine Antilles, qui avait attaqué les chantiers navals de Kuat, avait en partie survécu, mais était actuellement en opération ailleurs. Les hautes instances de l’Alliance semblaient affairées à tenter de trouver une faille au système de défense de l'Etoile Noire, mais les plans très partiels que la mémoire de Plug avait préservés semblaient bien peu satisfaisants aux yeux des ingénieurs rebelles.
Pendant quelques jours, le temps sembla ralentir sur Yavin IV et nous nous remîmes doucement de nos émotions. Satia s'interdit de ruminer de sombres pensées concernant sa planète et occupa son esprit au travers de sa "Katya Corp." Son entreprise, qu'elle avait enrichie d'un nouveau vaisseau à son passage sur Aldérande, semblait bien se porter et produire régulièrement des dividendes. Elle nous annonça également avoir officiellement intégré l'armée de l'Alliance Rebelle, avec le rang de lieutenant, signalé par une étoile noire ornant son uniforme.

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:13 am

A la rescousse de Mors Odrion

Un beau jour, lors d'une de ses promenades au milieu de la nature qu'elle aimait tant, Félibelle tomba nez à nez avec une Mon Calamari désorientée, l'air hagard, tenant des propos décousus tels que "Odrion, pauvre Odrion" ou "les larmes de Sedri vont tarir" ou encore "Il faut de retrouver avant que la mer se mette à hurler". Elle conclut par « il faut soigner le Soleil d'Or" avant de s’écrouler dans les bras de notre féline qui courut l'emmener à l'infirmerie.
Le responsable des soins lui indiqua que la patiente se nommait Rekara et dépendait d'un certain Mors Odrion. Félibelle partit à la recherche d'un gradé qui puisse lui fournir plus d'informations, rencontrant certains d'entre nous sur sa route, pour finir ensemble au centre de commandement. Là, le commandant Williams (fort de 3 étoiles bleues!), nous expliqua que Mors Odrion, également membre de la race calamarienne, était parti en mission d'exploration sur Sedri. Il nous invita à patienter et nous promit de nous tenir au courant, partant lui-même pour l'infirmerie.

Nos recherches sur les bases de données disponibles furent totalement infructueuses, Sedri ne figurant sur aucune carte stellaire. Pourtant, Satia nous affirma avoir déjà lu ce nom, en relation avec l'Empire sur, son holo-réseau personnel. A l'heure du déjeuner, le commandant Williams vint nous trouver et nous proposa de le suivre à l'infirmerie : il nous proposait une mission.
Nous fûmes conduits à une salle d'observation, jouxtant une chambre dans un coin de laquelle Rekara était prostrée, tenant un objet serré contre elle. Le colonel Pickels (4 points noirs à son épaule) nous accueillit et nous éclaira sur la situation.
Le dignitaire de l'Alliance Mors Odrion et son assistante, Rekara, étaient partis il y a quelques semaines en exploration pour la planète Sedri, en périphérie de la Bordure Extérieure.
L'empire, suite à un accident d'astronavigation, aurait redécouvert ce monde aquatique, qui avait été répertorié sous l'ancienne République mais avait disparu des relevés actuels.
De plus, on y aurait détecté une nouvelle source d'énergie, unique dans la galaxie. Au droïd d'exploration impérial avait probablement succédé des forces impériales et Odrion avait été envoyé pour se rendre compte des avancées de l'Empire et essayer de contacter les peuples locaux pour leur proposer d'intégrer l'Alliance.

Sans nouvelles de lui depuis son départ, on venait de retrouver l'épave de leur vaisseau, que Rekara avait réussi à crasher sans trop de dégâts dans la proche forêt.
Le colonel Pickels nous proposait d'aller retrouver Odrion et d'essayer de s'emparer de cette source d'énergie avant l'Empire. S'assurer le soutien des natifs de Sedri serait un bénéfice supplémentaire pour l’Alliance. On nous demanda d'emmener Rekara avec nous. Peut-être trouverions-nous un remède à sa folie.
Félibelle et Tar’lhissna tentèrent de sonder l'esprit perturbé de Rekara, espérant obtenir des informations que la pauvre femme ne réussissait pas à communiquer. Elles découvrirent que Rekara était non seulement sensible à la Force, mais qu'elle possédait également deux âmes. A celle de Rekara, triste et centrée sur Odrion, se superposait une autre conscience, faible et mélancolique, provenant du morceau de corail auquel elle s'accrochait désespérément.
Il pouvait être touché, mais la calamarienne se refusait à le lâcher. Bien qu'en hibernation, il était aussi sensible à la Force et c'était lui qui était responsable de l’état de Rekara.
Nos deux camarades nous expliquèrent avoir perçu dans l'esprit de ce corail une douleur et une tristesse immense, comparables à celles perçues durant la destruction d'Aldérande, mais ne provenant que d'une seule entité.

D'un commun accord, pour venir en aide à Rekara et Odrion, ainsi que pour comprendre le fin mot de cette histoire, nous acceptâmes cette mission.
On nous offrit un radeau speeder armé d'un blaster lourd embarqué, ainsi que 7 scaphandres autonomes, pouvant communiquer en réseau fermé ou diffuser le son dans l'eau, nous permettant des apartés à volonté lors de nos futurs contacts avec les Sedriens.
Je récupérais 1 kilo de détonite en vue de saboter la base impériale, si jamais l'occasion s’en présentait. Enfin, on installa une ancre gravitationnelle sur le Garuda, l'empêchant de dériver une fois que nous aurions amerri.
Satia fut promue major (3 étoiles noires) et Clark décida de faire le pas, en s'engageant lui aussi dans l'Alliance Rebelle avec le grade de capitaine (2 étoiles bleues). Pour ma part cap’ tain Urias, j'attends votre aval pour intégrer également la Rébellion. Les épreuves traversées ces derniers temps me font penser que c'est là la place que me réserve mon destin. Mais je vous dois la vie, aussi attendrais-je de vous revoir pour plaider ma cause.

Le Soleil d’Or de Sedri

Nous partîmes le lendemain et à notre grand étonnement, les coordonnées retrouvées dans l'ordinateur du vaisseau de Rekara semblaient nous conduire au beau milieu d'une étoile! Espérant que l'inhibiteur du Garuda nous ferait sortir à temps de l'hyperespace en cas de pépin, nous attendîmes nerveusement le 10e jour nous séparant de Sedri.

Arrivés à proximité de notre destination, le suspense se fit plus intense. Soudain, une Rekara lucide apparut dans le cockpit à la main, nous rassurant que tout irait bien puisqu'elle avait retiré "ce truc"... qui n'était que l'inhibiteur d'hyperespace!
Pris de panique, Chaubral arracha le module des mains de la calamarienne et se précipita vers les moteurs, beuglant à tout va.
Nous sortîmes alors de l'hyperespace au milieu d'une zone tranquille, en vue d'une belle planète bleue turquoise. Tout paniqués et surpris de ne pas être carbonisés, nous pûmes constater que l'ordinateur de bord persistait à nous indiquer que nous étions au milieu d'un Soleil.

Alors que nous amorcions notre descente, un point lumineux apparut devant nous, qui grossit exponentiellement pour envahir tout l'espace. Une onde d'énergie dorée recouvrit soudain toute la planète et les systèmes du Garuda s'éteignirent purement et simplement, ravivant la panique chez nous. Félibelle et Tar’lhissna évoquèrent un champ mystique causé par la planète tandis que les senseurs, avant de s'éteindre, annonçaient un tir de canon à ion.
Clark et moi nous affairâmes à tenter de relancer les moteurs et à contrôler l'assiette, tandis que Félibelle s'accroupissait les yeux fermés, semblant retenir à la force de sa pensée notre vaisseau qui se crachait.
Puis les vagues redevinrent soudain vertes, la lumière dorée disparaissant aussi vite qu'elle était venue. Notre vaisseau piquait par la poupe ver l'océan!
Possédant enfin un repère visuel et profitant du redémarrage tant espéré du Garuda, ainsi que de l'aide colossale de Félibelle, notre vaisseau se rétablit. Clark parvint à nous faire amerrir sans encombre, notre précieux cargo plongeant en douceur quelques pieds sous la mer avant de remonter en flottant.

Un rapide état des systèmes nous indiqua que nos réserves d'énergie avaient été presque entièrement siphonnées, présageant quelques complications pour notre départ. Nous pûmes tout de même activer l'ancre gravitationnelle.
Nos senseurs nous indiquèrent quelques ilots minuscules, de quelques mètres carrés tout au plus, au milieu d'un océan recouvrant intégralement la surface de Sedri.
Ils repérèrent également une installation sophistiquée à quelques kilomètres, bien trop près à mon goût. La présence de vie était signalée sous les eaux, des hommes-phoques selon Rekara qui nous éclaira avant de replonger dans ses délires.
Enfin, l'ordinateur indiquait, sans pouvoir la localiser précisément, la présence d'une énergie d'un type inconnue. Il était tenu en échec par l'irrégularité cosmique que représentait cette planète. Il indiquait une gravité supérieure de 10 000 fois à la gravité normale que nous subissions actuellement.

Alors que Félibelle et Tar’lhissna nous confiaient à nouveau ressentir une tristesse palpable, émanant de la planète, nos senseurs détectèrent de l'activité. 6 véhicules monoplaces croisaient à quelques centaines de mètres. On transféra rapidement l'énergie restante dans le Raikiri vers le speeder nautique, avant de prendre la mer. Des soldats impériaux, sur des écumeurs des vagues, étaient aux prises avec un étrange humanoïde. Doté d'une queue et de nageoires formant l'essentiel du corps d'un mammifère marin, mais d'un torse humain et d'une tête de phoque, il plongeait d'un petit ilot puis ressortait, leur tirant dessus avec une sorte de fusil émettant des rayons dorés.
Clark poussa le speeder à vitesse maximale tandis que Félibelle, qui n'avait plus rien à prouver question dextérité, armait le blaster lourd embarqué. Les impériaux nous firent face et accueillirent notre arrivée d'un concert de tirs de pistolets blasters. Félibelle et moi fûmes touchés et sonnés d'entrée de jeu. La petite twi'lek eut la tête carbonisée par un rayon qui la frôla de trop près et le medpack appliqué sur sa jambe par Satia ne sembla pas la faire aller mieux.
Je touchais néanmoins un trooper, qui tomba de son écumeur. Chaubral put faire feu pour la première fois de son mitrailleur blaster léger, pulvérisant le torse d'un second soldat avant d'être lui aussi blessé à la tête. Satia, Clark et moi réussîmes à en faire tomber trois de plus, avant que le dernier tente une fuite sur son rapide engin. C'était sans compter sur Satia qui parvint à l'atteindre juste avant qu'il quitte notre portée.
Félibelle s'affaira immédiatement sur les blessés, replaçant le medpack de Satia et le faisant fonctionner correctement pour soigner Tar’lhissna. Puis elle fit de même pour notre wookie, qui avait pris un vilain coup qui aurait probablement tué n'importe quel autre membre de notre équipage.

L'homme-phoque apparut soudain, remontant des eaux avec un trooper embroché sur une sorte de harpon d'os et de corail. A son front brillait un diadème de corail orné d'une belle pierre précieuse bleue. Dans un langage courant impeccable, il nous dit se nommer Pek et nous remercia de l'avoir aidé à se débarrasser des tueurs de poissons. Il nous invita à le suivre auprès de son père, le grand prêtre Cardo de la cité aquatique de Fitsay.

Fitsay, le pèlerinage sous les mers

Nous pûmes constater durant notre descente sous les eaux que les Sédrians avaient évolué de manière à être autant à l'aise à la surface qu'au plus profond de l'océan : ils étaient équipés non seulement de poumons mais également d'un jeu de branchies. Nous fûmes bientôt en vue d'un village sous-marin, posé sur le fond pierreux et corallien de l'océan. Vu du haut, nous pûmes distinguer des cultures au nord, deux séries d'habitations à l'est et à l'ouest, et un complexe de bâtiments plus imposants au centre.

Passant devant ce qui semblait être la place du marché, nous entendîmes un Sedrian haranguer la population et l'encourager à rejoindre un certain Karak pour "lutter contre les tueurs de poissons" et permettre à tous de "contempler le Soleil d'Or". Une demi-douzaine de soldats - des moines guerriers aux dires de Pek - déboulèrent et le paralysèrent immédiatement à l'aide de gros tubes lançant de cette fameuse lumière dorée, dispersant ainsi la foule.
Nous pûmes remarquer que les villageois saluaient Pek avec une certaine déférence, alors que ce dernier nous menait à une auberge, emplie d'une énorme bulle d'air. Là, notre guide alla mander une entrevue auprès de son père à un autre de ces moines-guerriers, avant de nous inviter à manger. Nombre des gens présents ici étaient des pèlerins, provenant d'autres cités et évoquant parfois le Soleil d'Or dans leurs conversations. Rekara quant à elle se portait beaucoup mieux, probablement depuis qu'elle s'était séparée de son corail.
Alors que nous tentions de trouver notre bonheur parmi une profusion de poissons et de fruits de mers crus, nous-mêmes attablés sur des lits d'algues et de varech, 4 moines vinrent nous chercher.

A nouveau coiffés de nos scaphandres, Tar’lhissna nous confia, en aparté, qu'elle avait perçu un appel à l'aide, évoquant la solitude et la claustrophobie d'une détention. Peut-être Mors Odrion avait-il senti notre présence.
Nous pénétrâmes dans le complexe central, dans une grande salle très ornementée munie d'un buffet. Un gros Sédrian, majestueux et coiffé d'une véritable couronne de corail et de joyaux, fit son entrée pour siéger sur un rocher surplombant l'assemblée.
Il se présenta comme Cardo, grand-prêtre des Sédrians, Gardien du Soleil d'Or et nous remercia d'avoir prêté assistance à son fils, avant de répondre à nos questions

- Il ne connaissait pas Mors Odrion.
- Concernant les forces impériales, il ne savait pas encore comment les considérer, bien que leur impact sur la faune et la flore aquatique ne l'enchante nullement.
- Le fameux Karak fut dépeint comme l'ancien évêque de guerre de Fitsay, suivant le Grand Prêtre dans la hiérarchie. Mais sa soif de pouvoir et son comportement extrémiste récent lui avaient valu l'excommunion il y a peu. Il avait quitté Fitsay avec une poignée de fidèles et tentait depuis d'exhorter la population à se soulever contre le gouvernement en place, soutenant que le Soleil d'Or ne devrait pas être le luxe des seuls prêtres. Il aurait volé un morceau du Soleil d’Or.
- Lorsque le Soleil d'Or fût évoqué, il devint évident qu'il s'agissait non seulement du culte planétaire, mais aussi d'une manifestation de la Force, que Cardo lui-même pouvait manipuler selon les sensations de notre petite twi'lek. Pour autant, Cardo se défendit de l'expliquer en détail à des étrangers et ce malgré les suggestions de son fils en notre faveur.
Il se mit à regarder intensément Tar’lhissna avant de lui demander si elle possédait également un Soleil d'Or sur son monde. Nos Jedi expliquèrent alors au Grand-Prêtre que des manifestations similaires au Soleil d'Or existaient par delà la galaxie et qu'elles-mêmes y étaient sensibles. Elles confièrent aussi avoir reçu, à leur arrivée, certains sentiments de la part du Soleil d'Or local, qu'elles-mêmes nommèrent la Force.
- Cardo finit par nous avouer qu'il avait été éveillé par son père au Soleil d'Or étant jeune, dans le Grand Dôme que nous avions vu en arrivant, à côté du complexe où nous nous trouvions. Il nourrissait l'espoir d'y éveiller un jour son fils à son tour.
Félibelle conclut qu'elle avait personnellement été éveillée grâce à un artefact nommé holocron, qu'elle proposa de montrer au Grand-Prêtre en échange d'une visite sous le fameux dôme.
Il fut enfin accordé que nous accompagnions à nouveau Pek dans une mission d'infiltration sur la base de l'empire le lendemain.

En attendant le soir, nous visitâmes un peu la cité.
Au nord se trouvaient des cultures d'algues et des fermes, tenues par des gens assez simples, plutôt favorables à Karak sans pour autant le crier tout haut.
La plupart des habitations faisaient un étage de haut, l'auberge dénotant par ses 3 étages. Sur la place du marché, Tar’lhissna troqua l’une des couteuses robes de soirée que lui avait offerte Satia contre un rantok, une épée en os et en coraux qu’elle pouvait utiliser à deux mains et qui lui permettait d’améliorer son allonge au corps à corps, tout en arrachant les chairs de celui qui aurait encouru sa colère. Ses combats dans les arènes de Tatooine avaient dû valoir le détour…
Au centre du village, le Grand Dôme était une magnifique construction, couverte de coquillages vernis et pulsant d’une énergie que nous reconnûmes comme une émanation de la Force. Son accès semblait très contrôlé par les fameux moines-guerriers, qui le gardaient jour et nuit.
Face au Dôme, une tribune semi-circulaire permettait en de rares occasions aux pèlerins de s’installer pour contempler le fameux Soleil d’Or. Elle servait le reste du temps de lieu de méditation.
Le complexe central comprenait la maison du Grand-Prêtre et la Salle des Audiences où Cardo recevait habituellement les visiteurs. Y figurait également la Maison de la Guerre, actuellement vacante en attendant la nomination d’un nouvel évêque, remplaçant Karak. Les maisons des prêtres et des moines-guerriers étaient séparées et alignées à l’opposée, bordant ce complexe.
Enfin, quatre hautes tours de garde encadraient la partie centrale du village. Dotées de flotteurs pleins d’air, elles étaient maintenues au fond par un jeu de filins épais, qui en cas de rupture propulseraient les plates formes à la surface.
Lorsque l’eau s’assombrit, nous rentrâmes à l’auberge où on nous avait réservé des chambres pour la nuit.

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:15 am

Visite surprise chez les impériaux

Pek vint nous chercher alors qu’il faisait toujours noir afin de profiter du couvert de l’obscurité. Sur la route, il nous décrivit notre destination comme une base standard aquatique impériale. Ces bases s’échelonnaient sur plusieurs niveaux, au-dessus comme au-dessous du niveau de la mer. Fortes d’une multitude de tourelles et de rampes de lancement de chasseurs TIE, elles pouvaient contenir 3000 personnes, dont 2000 troupes. Nous risquions d’avoir fort à faire…
Alors que nous approchions, il nous demanda soudain silence et immobilité. Il nous désigna, à quelques mètres, une vaguelette dont s’approchait un banc de poissons. Certains se heurtèrent à un champ d’énergie invisible au niveau de la vaguelette. Pek nous expliqua que ce champ s’éteignait périodiquement et nous pûmes continuer lorsque cette vaguelette s’absenta.
Plus loin, nous perçûmes l’arrivée d’une grosse tortue, qui se révéla être un droïd en se rapprochant. Nous tentâmes de nous cacher dans les coraux tapissant le fond marin, mais la sonde nous ayant détectée, se rapprocha pour une analyse plus poussée, sortant une focale et un blaster. Nos jedi et Pek neutralisèrent la focale du droïd avant même qu’il ne comprenne ce qui s’était passé. Ce dernier se retourna et partit lentement vers la base, sa propulsion visiblement très endommagée elle aussi. Selon Satia, versée dans la programmation des droïdes, celui-ci était peu complexe et ne nous avait probablement pas identifiés. De plus, à cette vitesse, il atteindrait sa base après que nous en soyons partis.
Rasant le fond marin, nous pûmes passer entre quelques mines sous-marines grâce à la perception de Clark, parvenant enfin sous la base, étrangement calme. On commençait à percevoir les niveaux inférieurs, leurs tourelles sous-marines et les générateurs d’entraves dans la pénombre du crépuscule. Profitant de l’absence de patrouille en cette heure matinale, Pek nous mena à une écoutille qu’il avait pu ouvrir lors de sa dernière visite, avant d’être chassé. Puis il nous quitta, allant nous attendre à l’extérieur du champ d’énergie.

Après nous être faufilés dans un conduit, nous pénétrâmes dans une grande salle centrale, pourvue d’un bassin contenant un marcheur impérial amphibie de type TB-TT, à moitié immergé. Des garages à speeder pour 4 personnes ainsi que des écumeurs des mers étaient installés le long des murs. Félibelle et Tar’lhissna nous hissèrent jusqu’à une plate-forme, dont je forçai la serrure électronique.
Un entrepôt s’offrit à nous, empli de pièces détachées de TB-TT et possédant 2 portes opposées ainsi qu’un monte-charge. Nous y cachâmes nos combinaisons sous-marines avant de poursuivre.
Prenant à droite, nous traversâmes une première salle de contrôle, visiblement en cours d’installation à en juger par les caisses de matériel et les câbles pendant un peu partout. La porte suivante était verrouillée par emprunte palmaire et l’aide de Tar’lhissna, qui était maintenant capable de m’apporter un soutien efficace en piratage de sécurité électronique, ne fut pas de trop.
Nous atteignîmes la salle des réacteurs principaux, que je piégeais avec le kilo de détonite que je transportais. J’espérais que la réaction en chaine sur les générateurs pourrait détruire la base ou au moins retarder les impériaux dans leur conquête de Sédri. Un détonateur radio me permettrait de lancer le feu d’artifice quand nous quitterions la base. Après tout, l’avis de recherche impérial émis à mon sujet me reprochait de saboter les installations de l’Empire… pourquoi le faire mentir et ne pas défendre ma réputation ?
D’après la petite Twi’lek, il y avait 4 formes de vie dans la salle de suivante, probablement une autre salle de contrôle.

Nous rebroussâmes chemin pour prendre la porte de gauche dans l’entrepôt du début. Tar’lhissna tenta à nouveau de s’ouvrir à la Force pour détecter la présence de Mors Odrion et ressentit à nouveau mélancolie et cloisonnement, mais venant du village. Il semblait que ce n’était finalement pas Odrion qui l’avait contactée, mais bien le Soleil d’Or lui-même !
Poursuivant tout de même à la recherche d’une console que je pourrais questionner, nous traversâmes le centre de traitement des ordures. La pièce suivante contenait un générateur de secours et la commande des ancrages. J’espérais que l’explosion du générateur principal atteindrait celui-ci également.
Nous piratâmes la porte suivante, donnant sur une salle comprenant les commandes des de surveillance, les consoles des tourelles de défense sous-marines ainsi qu’une grande baie vitrée en plastacier. Deux techniciens sursautèrent à notre entrée. Les voyant réagir vers leurs armes et une console, Clark et Tar’lhissna les paralysèrent. Ils répondirent à nos questions, nous expliquant que la base était en cours de montage et pour le moment peu peuplée. Seules 200 personnes, dont la moitié de soldats, étaient présentes.
Vérifiant sur une console, j’eus accès au détail des personnels enregistrés : 50 Troopers, autant de pilotes d’écumeurs, 14 pilotes pour 10 chasseurs TIE et 2 navettes de combat, 1 agent secret, 5 officiers et le Commandant Aban. Je trouvais également un plan d’attaque sur les villages sédrians, Fitsay étant le premier visé. J’appris qu’une arrivée de matériel et d’une escouade était prévue pour ce matin. Un défaut dans la production d’énergie obligeais le système à se couper périodiquement pour se reposer, d’où la disparition régulière du champ de force. Enfin, je pus obtenir les codes de sécurité jusqu’au niveau 5. Obtenir celui du niveau 6 aurait été risqué et aurait pu nous valoir la mise en alerte de la base, je repoussais donc ce problème à plus. Je téléchargeais ces informations, ainsi que le plan complet de la base, sur mon Datapad.
Soudain, Tar'lhissna nous avertit de l'arrivée imminente de Troopers, que nous parvînmes à maîtriser rapidement. Il fût alors décidé que Satia et Clark se déguisent en Troopers et jouent le rôle de nos geôliers alors que nous tenterions d'accéder aux quartiers du commandant au niveau 6. Aucune information n'avait pu être obtenue sur Mors Odrion, mais maintenant que nous étions là, ne pas pousser l'enquête au bout serait dommage.

Nous prîmes donc le monte charge jusqu'au magasin du niveau supérieur, désert. Il contenait des caisses et conteneurs en tout genres, sans intérêt pour nous. Accédant au turbo ascenseur, je retentais ma chance pour débloquer l'accès au niveau 6, c'était maintenant ou jamais! Le système s'avéra très sensible et je crus, l’espace d’une seconde, avoir déclenché l'alarme, mais mon entreprise fût finalement couronnée de succès. En quelques secondes, nous atteignîmes le 6e niveau, peu peuplé.
A proximité de notre but, nous entendîmes deux voix en intense discussion. Par la porte entrouverte des quartiers du commandant, nous pûmes enfin poser les yeux sur celui qui ne pouvait être que le fameux Karak. Portant un brassard bleu avec un coquillage brisé, il présentait un physique impressionnant et un air revêche. J’enregistrais la suite sur mon Datapad : le commandant Aban lui promettait une attaque dans 3 jours et le sédrian, lui, assurait son aide à l'impérial pour détruire le grand dôme coquillage. Puis le chef de la base demanda par intercom une escorte pour son invité. Nous nous dissimulâmes dans les couloirs environnants, laissant passer le commandant vers la salle des ordinateurs. 6 Troopers vinrent chercher Karak et partirent sans nous voir.
Une voix annonça alors l'arrivée de la navette de ravitaillement, fixant pour nous le moment du départ, par le turbo ascenseur puis le monte-charge. Au niveau inférieur, nous récupérâmes nos combinaisons. Une surprise nous attendait dans la salle centrale, auparavant si calme : à présent, de nombreux techniciens préparaient l'assemblage final du quadripode. Satia, au prix d'un bluff splendide, leur intima de préparer deux speeders pour notre sortie, ce qu'ils firent sans se poser de questions, persuadés que notre comparse était une dignitaire gradée.
Une fois partis, notre premier réflexe fût de désactiver les transpondeurs de nos véhicules. A bonne distance de la base et approchant de la limite de mon détonateur radio, je fis exploser la détonite posée plus tôt. La réaction en chaîne fût moins importante que prévue, puisque la base garda son intégrité. Mais nul doute que les dommages au sein du bâtiment allaient pénaliser la conquête impériale pour un bon moment. Félibelle contacta Pek par télépathie, lui indiquant notre fuite.

Fitsay attaquée !

Nous dissimulâmes nos speeders impériaux dans les coraux à proximité de Fitsay, nous rhabillant de nos combinaisons pour rentrer au village. Un son sourd de cloche se fit alors entendre et la stupeur nous frappa en arrivant en vue de Fitsay. Une des tours de garde à proximité était attaquée par 2 hommes-phoques et un troupeau de méduses géantes ravageait la place du marché.
Nous poursuivîmes les assaillants qui délaissèrent la tour à notre arrivée et couvrirent leur retraite en visant Clark. Tar'lhissna pût en assommer un au blaster avant que le second ne charge notre pilote. Ce dernier fût mis à mal par le puissant Sédrian, qui sans se laissait toucher, poussait Clark à rester sur la défensive, faisant entrer le combat dans une impasse.
Une grande détresse se fit alors ressentir chez les Jedis, puis le flash lumineux doré qui nous avait accueillis refit son apparition, nous aveuglant totalement. La petite Twi'lek, comptant sur ses autres sens, partit immédiatement en direction du grand Dôme.
Clark tenta le tout pour le tout en un violent enchainement de frappes avec sa vibrodague, mais ce fût celle de Satia qui trouva finalement la tempe du guerrier phoque, mettant subitement fin au combat.
Félibelle tenta d'apaiser la source du rayonnement par télépathie et subit un brusque retour de Force, lui montrant une vision où le Grand Dôme était ouvert, 3 hommes-phoques à brassards bleus approchant. Cette vision fût confirmée par Tar'lhissna, qui nous décrivit par radio l'arrivée de 4 moines-guerriers fonçant par le dôme, en passe d'être reçus par 8 sédrians portant le brassard bleu.

Tar’lhissna marqua un temps de pause, durant lequel j’aurais juré voire sa masse musculaire gonfler, puis elle se rua sur les renégats, entrant dans la mêlée les opposant aux moines de Fitsay. Nos tirs visant à la couvrir eurent beaucoup de mal à toucher, au contraire de ceux des partisans de Karak, qui nous mirent rapidement hors de combat, Satia et moi. Ces « lance-lumière », bien que ne causant pas de réels blessures, nous faisaient tomber dans l’inconscience avec une facilité déconcertante et sans être gênés par l’eau. Félibelle rejoignit la petite twi’lek, mais sans son sabre laser, dont elle ignorait le comportement sous l’eau, elle peinait à terrasser ses ennemis. Les moines guerriers tombèrent un à un, entrainant avec eux les renégats, visiblement plus à l’aise que nous dans leur élément. Félibelle et Tar’lhissna réussirent tant bien que mal à se débarrasser de deux adversaires.
Alors qu’il ne restait plus qu’un ennemi, cinq d’entre eux surgirent du dôme de corail, précédés par un sentiment d’arrachement et de douleur qui résonna dans la Force. Ils entrainaient avec eux une forme de vie, probablement un morceau du fameux Soleil d’Or. L’un d’entre eux prit la twi’lek par surprise, lui transperçant le ventre, avant de se sauver devant un détachement de soldats provenant de Fitsay, nous laissant meurtris et impuissants.

Ayant atteint leur but, les renégats disparurent de la ville et les soldats purent à loisir éliminer le troupeau de méduses géantes qui la ravageait. Le calme revenu, on nous soigna à l’auberge et le guérisseur local put aider Félibelle à stabiliser Tar’lhissna, la faisant sortir du coma.
Nous reçûmes bientôt la visite de Pek et de Cardo en personne. Ce dernier nous remercia au nom de sa cité et de ses habitants, avant de nous inviter à le suivre pour contempler les cavernes du Soleil d’Or, en remerciement.

Le Soleil d’Or

Allant toucher le Grand Dôme, le Grand Prêtre activa un mécanisme qui le fit s’ouvrir en s’enfonçant dans le sol, révélant un réseau de cavernes de corail. La lumière dorée envahit à nouveau l’espace, provenant de l’eau elle-même. Nous pûmes enfin constater que cette eau provenait des cavernes coralliennes. Ces anfractuosités étaient habitées par une colonie de polypes, qui aux dires des Jedis, partageaient une conscience commune et forte. Cette conscience irradiait d’ailleurs de bonheur en cet instant, savourant avec plaisir l’ouverture du dôme.
Tar’lhissna entra en contact avec la colonie et nous confirma que les polypes ne voulaient que la possibilité de s’étendre à travers l’océan et de baigner toute la planète dans cette lumière bienfaitrice. Cette eau transformée par les polypes avait des propriétés tout à fait étonnantes : en plus de nous apaiser, elle guérit quasi instantanément les blessures de Félibelle et Tar’lhissna.

Nos Jedi demandèrent alors à Cardo pourquoi il refusait aux polypes la liberté qui leur était due. Un long débat s’ensuivit, durant lequel le Grand Prêtre resta inflexible, prédisant que le contact du Soleil d’Or pousserait plus de gens à tomber dans la folie de Karak, le pouvoir ayant souvent un attrait négatif sur les esprits faibles et non préparés. Ce à quoi Félibelle répliqua que la liberté d’un être comme le Soleil d’Or devait prévaloir sur la faiblesse des hommes-phoques. Il leur revenait, à eux, de se discipliner et de s’organiser pour vivre en symbiose avec la colonie et non en tant que tortionnaires.
Tar’lhissna tenta de sonder l’esprit du Grand Prêtre, afin d’en faire ressortir la détresse qu’aurait pu lui communiquer le Soleil d’Or dans ses rêves, mais elle ne put entrevoir que des flashs d’évènements, proches et lointains dans le temps comme dans l’espace, sans utilité pour la situation présente.
Je demandais à Rekara d’où provenait son morceau de corail et cette dernière, dans un élan de lucidité, m’apprit qu’elle l’avait dérobé à Karak, qui lui-même l’avait pris dans le Grand Dôme au moment de sa scission avec Fitsay.
Cardo fit enfin fermer le Dôme, malgré les protestations des Jedis, afin de protéger la colonie, ce qui restait sa priorité.

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:15 am

Le masque tombe

Nous le suivîmes dans les quartiers des moines guerriers, où l’un des hommes-phoques que nous avions combattus avait été mis en détention pour interrogatoire. Après avoir un temps défendu Karak et son idéal du « Soleil d’Or pour tous », il tomba des nues devant la conversation entre son chef et le Commandant Aban, que j’avais enregistré sur mon Datapad. Il avoua alors que Karak avait subtilisé un morceau du Soleil d’Or et l’avait ramené dans leur base, avant de surprendre Mors et Rekara dans leur campement. Odrion avait couvert la fuite de Rekara et s’était fait capturer. Le renégat nous indiqua alors les coordonnées de leur village, comptant environ 200 partisans, à 300 km au nord de la ville.
Cardo décida alors d’aller discuter en personne la situation avec Karak, à la tête de 100 soldats au cas où la situation tournerait mal. Ainsi se prépara une armée de 20 moines guerriers armés de lance lumière, 80 soldats armés de lances, plus Pek et Cardo. On nous sangla sur diverses montures marines comme des poulpes ou des poissons géants pour un voyage pus rapide.

Arrivés en vue du village, notre armée s’organisa en colonnes, les moines guerriers à l’avant, précédés de notre délégation et de Cardo, portant l’étendard de Fitsay. L’armée annonça sa présence par un concert de cris rauques de défi, auquel répondit bientôt une trompe. De la tente centrale du camp, une quarantaine de Sédrians lourdement armés fit irruption, encadrant une Sédriane majestueuse Elle ne laissait pas Pek indifférent, bien qu’il tentait de le dissimuler.
Falla, fille de Karak, entama les débats en accusant les Sédrians de Fitsay de traîtres envers leur peuple et Rekara de voleuse. Elle accusa également Cardo de s’accoquiner avec des étrangers « tueurs de poissons » en nous désignant. Cardo nous défendit en prônant notre honneur et notre courage et invita Fala à s’allier à lui pour éliminer la réelle menace, constituée par les « tueurs de poissons » impériaux. Il demanda aussi la libération de Mors Odrion.
Après cet échange qui semblait plus formel qu’autre chose, les escortes des deux camps furent invitées à se retirer et nous pûmes nous assoir en cercle pour entamer de réels pourparlers. Fala revint à la charge, soutenant que Cardo voulait garder le Soleil d’Or pour lui tout en ignorant totalement Pek. Elle demanda même à Satia ce qu’elle pensait du Grand Prêtre… la question lui fût renvoyée à propos de Karak. La sédriane, dans un discours passionné, nous confirma que son père voulait fonder sa propre caverne du Soleil d’Or afin d’étudier cette forme de vie et d’en faire profiter toute la population. Elle nous confia également que Karak était actuellement absent, sans préciser sa localisation et que Mors Odrion était prisonnier ici.
Tar’lhissna en profita alors pour sonder le camp, y détectant l’éclat de corail prélevé dans le Grand Dôme, mais pas Mors Odrion.
Nous décidâmes alors de couper court à tout discours stérile en faisant écouter l’enregistrement confondant Karak. Falla, bien qu’elle se contienne, sembla pour le moins désappointée et révoltée que son père soit passé à l’ennemi. Elle décréta refuser de traiter avec les « tueurs de poissons », avec ou sans son père.
Cependant, Fala nous demanda de lui confier Rekara pour qu’elle soit jugée de son vol. Nous acceptâmes à condition de parler tout d’abord à Odrion. On nous accorda une visite à sa prison, très vite écourtée par son absence, à la déception de la sédriane. Interrogeant ses geôliers, Fala apprit que Karak était venu l’emmener et avait fait promettre le silence au garde. Devant tant de manigances de la part de son père et de plus en plus agacée, elle nous promit alors de découvrir le fin mot de l’histoire sur Karak. Elle nous confia une centaine de soldats pour protéger Fitsay en cas d’attaque et nous reprîmes la direction du village, accompagnés d’un mauvais pressentiment.

L’Empire est sur Fitsay

A quelques encablures de Fitsay, nous perçûmes de nombreux points lumineux au loin, confirmant nos pires craintes : l’empire avait terminé de monter le TB-TT sous-marin et était en train d’attaquer la cité ! La cinquantaine de soldats impériaux se faisait repousser par les soldats sédrians, mais l’imposante masse et la puissance de feu de la machine de guerre étaient implacables et menaçaient le Grand Dôme. Alors que la colonne de Cardo se mêlait aux combats, épaulée par Satia et Félibelle, Tar’lhissna et moi fonçâmes vers le speeder impérial que nous avions laissé reposer sur le fond corallien à proximité de la ville. A peine l’avions nous démarré et vérifié la présence de deux torpilles, que le Soleil d’Or lança une onde dorée. Comme nous avions déjà pu en faire l’expérience, tous les systèmes s’éteignirent, ce qui fut également valable pour le TB-TT.

Après un rapide tour d'horizon des commandes, de notre speeder, je constatais que le lancement des torpilles était encore réalisable, bien que plus complexe, de manière manuelle.
L'absence d'ordinateur de visée et de commandes de direction pouvant être compensée par les pouvoirs de Tar'lhissna, un tir était donc possible.
Le champ répulseur du TB-TT était à présent inactif, sa trajectoire rectiligne et ralentie, mais il se dirigeait toujours vers le dôme de corail. Pour autant, ses défenses étant absentes nous n'aurions pas de meilleure occasion.
J'entrais alors dans la transe Iktotchienne. Dans mon esprit, les commandes à effectuer et les leviers à pousser m'apparurent clairement. J'armai les torpilles.
Une fois que la petite Twi'lek nous eût alignés sur l'arrière du TB-TT, je libérais le tube de la torpille et provoquais son allumage en dérivant la batterie de secours sur le système d'allumage.
La torpille partit droit sur le submersible et une violente explosion retentit sur son arrière. Profitant de mon alignement, je tirais la seconde dans la foulée, toujours concentré à l'extrême et touchais encore.

Nous dûmes finalement sortir du speeder et tenter de pénétrer par l'arrière, nos torpilles ayant causé une brèche exploitable.
Mais alors que nos compagnons nous rejoignaient, un vrombissement faible apparut et quelques tourelles légères se remirent à tirer : l'énergie revenait dans le sous-marin de guerre!
Le passage du champ répulseur nous causa quelques problèmes, bien qu'il ne soit pas au maximum de sa puissance et Félibelle, épuisée par les précédents combats et ces heures de nage, fut repoussée dans les coraux.
Blessée par sa chute, elle joua de malchance en tentant de se soigner avec un medpack défaillant, avant d'en trouver un potable. Décidément, l'eau n'était pas faite pour ceux de son espèce!
Nous pénétrâmes dans le TB-TT, n'y trouvant que le chaos : un trooper tentait de limiter les voies d'eau en refermant un sas, le reste de la pièce jonché de débris et de corps.
Satia paralysa le soldat, nous permettant d'arriver à une porte bloquée par un code de sécurité. Le duo de hackers que Tar'lhissna et moi constituions à présent n'en fit qu'une bouchée et nous traversâmes en courant le couloir suivant qui se remplissait à vue d'œil.
Dans notre précipitation, nous tombâmes soudain nez à nez avec une dizaine de troopers, sanglés sur leurs sièges, prêts à être débarqués.
Chaubral réagit promptement en dévissant purement et simplement les deux têtes les plus proches dans un hurlement de guerre wookie. Satia et Tar'lhissna purent en mettre 3 de plus hors de combat avant que l'un d'entre eux ne libère leurs entraves.
S'ensuivit une mêlée chaotique, les troopers visant désespérément le wookie qui se trouva encore plus enragé par la douleur.
Il ne resta bientôt plus qu'un soldat, tenant bien haut la grenade qu'il venait d'armer pour acheter sa vie. C'était sans compter sur Chaubral qui se saisit immédiatement de sa main et se referma sur elle tel un étau, empêchant le trooper de lâcher la goupille.
Mû par une impulsion sauvage, il poursuivit en saisissant le poignet de l'homme avant de lui arracher la main dans un bruit écœurant. Le regard de Chaubral à cet instant nous glaça le sang...
Finissant notre visite par le poste de pilotage, dans la pièce suivante, nous éliminâmes les pilotes avant d'évacuer l'appareil, non sans avoir placé une charge de thermite sur le point névralgique du tableau de bord, rendant le TB-TT inutilisable.
De retour à l'océan, on nous acclama, la bataille visiblement terminée.
Pourtant, Pek surgit alors, complètement affolé.

Le soleil d’Or libre !


Notre joie fût de courte durée, quand Tar’lhissna nous apprit que Karak était à l’intérieur du dôme du Soleil d’Or et le menaçait. Nous dûmes l’affronter dans la douleur, tellement le Sedrian était fort, le Côté Obscur de la Force le soutenant manifestement. Enfin, les efforts combinés de certains pour le vaincre au corps à corps et des autres pour convaincre, par la transe, le Soleil d’Or de nous aider, nous permirent de venir à bout de l’homme-phoque enragé. Après de nouveaux débats, notre position ayant à présent plus de poids suite à notre aide, il fût enfin décidé de laisser le Soleil d’Or libre de répandre sa lumière sur tout Sedri. Le sentiment de joie et de soulagement que nous ressentîmes alors s’infiltra en nous, nous baignant dans la Force et changeant quelque peu notre nature, ouvrant certains d’entre nous à des pouvoirs nouveaux.

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:18 am

Une grande victoire

Après avoir fait nos adieux aux Sédrians et avoir obtenu leur accord pour intégrer l’Alliance Rebelle, nous pûmes regagner notre vaisseau, dont les niveaux d’énergie étaient revenus à la normale.
De retour sur Yavin IV, l’humeur était à la fête. Le destin, ou peut-être la Force, avaient permis à la Rébellion de se débarrasser de l’Etoile Noire alors qu’elle menaçait directement la planète ou elle s’était retranchée.
A bord du Tantiv IV et alors que le croiseur de Vador capturait la navette corellienne, la Princesse Leia avait réussi à copier les plans de la station orbitale fraîchement reçus sur le disque dur d’un astro-droïd nommé R2-D2. Ce dernier, accompagné d’un droïd de protocole nommé C-3PO, avait pu s’échapper de la grippe de Vador en fuyant à bord d’une capsule de sauvetage du vaisseau du capitaine Antillies.
Contrairement à Leia, qui fût faite prisonnière sur l’Etoile Noire, le fier capitaine fût froidement assassiné par Vador.
Les droïd se seraient crashé sur Tatooine où ils auraient trouvé le secours du fameux Obi-wan Kenobi, mécène de l’équipage du Garuda, à qui était destiné le message de détresse de Leia. Accompagnés d’un certain Luke Skywalker, protégé de Kenobi, ils auraient embarqué à bord d’un vaisseau contrebandier YT-1300 nommé le Faucon Millenium, piloté par un certain Han Solo et son acolyte wookie Chewbacca. Ils seraient passé à deux doigts de la destruction d’Aldérande, que Leia nous expliqua être une démonstration de force destinée à lui faire révéler l’emplacement de notre base ainsi qu’à mettre à genoux la galaxie. Leur transport capturé par un rayon tracteur de l’Etoile Noire, ils auraient réussi à s’échapper en libérant Leia, au prix de la vie d’Obi-Wan. Une balise cachée sur le faucon aurait permis à l’Empire de découvrir la base Rebelle, poussant l’Alliance dans ses derniers retranchements. Les plans complets ramenés par R2-D2 permirent de détecter une faille, exploitée dans la douleur par une flottille de Y-Wings et de nos fameux X-Wings. Alors que l’Etoile Noire parvenait en orbite de tir sur Yavin IV, le jeune Luke Skywalker, aidé par Solo qui s’était tardivement mêlé à la bataille, parvint à tirer deux torpilles à protons dans le système de ventilation de la base, la rayant des cartes galactiques. Dark Vador, alors à bord d’un chasseur, aurait malheureusement survécu.
Après ce débriefing, nous pûmes faire le nôtre sur Sedri et le Soleil d’Or, mais ces évènements paraissaient bien moins importants que le soulagement de voir l’Etoile Noire disparue.
Nous assistâmes à la remise de médailles d’honneur par Leia à Solo et Skywalker, point d’orgue de la première victoire de l’Alliance Rebelle sur l’Empire de Palpatine. Commencèrent ensuite les préparatifs de la migration de la base vers l’espace. Même si l’Empire avait pris un grand coup par cette défaite, il connaissait la position de la base Rebelle de Yavin et l’évacuation était nécessaire dans les plus brefs délais. Alors que la flotte se formait dans l’espace, Mon Mothma nous convoqua pour une nouvelle mission.

Un (autre) scientifique à sauver

Elle nous présenta à Guiltritt, un ancien membre du BSI, le Bureau de la Sécurité Impériale. Ce Clawdite avait déserté son poste et était récemment passé à l’Alliance Rebelle. Nos sentiments à son égard furent prudents et le restent à ce jour, un espion ne cessant jamais de l’être totalement. Pourtant, la garance de Mon Mothma nous força à l’accepter temporairement. Il nous confia qu’il travaillait depuis un certain temps comme surveillant d’un astrophysicien nommé Garreg, faisant partie de la Fondation. Cette fameuse organisation millénaire et neutre avait pour but la connaissance, sous toutes ses. Le domaine de Garreg était une antique race connue sous le nom des Eandrills, qui aurait un lien étroit avec les premiers Jedi. Seulement, la Fondation et plus particulièrement Garreg, étaient devenus la cible de l’Empire. Jugeant que l’enjeu était d’importance Guiltritt avait alors quitté son poste, pour fuir l’Empire et rallier la Rébellion. Il voulait que l’Alliance récupère l’astrophysicien et que ses connaissances, de même que son lieu unique avec les Eandrills ne soit pas relégués dans l’oubli. Il nous indiqua les coordonnées spatiales et temporelles de la planète Chan IV, du système Chandrilore, où était censé de trouver Garreg.

A notre sortie de l’Hyperespace, l’Empire était en train d’arraisonner le vaisseau du scientifique mais nous détectâmes sur nos senseurs une capsule de sauvetage qui put quitter le vaisseau de Garreg pour s’écraser dans les marécages couvrant Chandrilore. L’Empire tenta ensuite de capturer le Garuda et nous dûmes fuir les chasseurs TIE et nous cacher à la surface de la planète, parmi de grands arbres. Après un balayage nous indiquant la présence des impériaux à la surface, nous déconnectâmes les circuits du Garuda, avant de le camoufler. Puis nous quittâmes les arbres de la mangrove pour aller patauger dans le marais qui recouvrait la quasi-totalité de la planète. Nous nous dirigeâmes vers Najaz, la proche station spatiale et seul lieu possédant un minimum de technologie sur cette rustique planète. En chemin, nous rencontrâmes des Chened, genre d’hommes-loutres indigènes de Chan IV habitant des abris de bois mi-immergés sous les marécages. Ils nous apprirent que l’Empire était représenté par un gouverneur local et que de nombreuses forces étaient récemment arrivées.

Alors que nous enquêtions à la cantina, habitude de routard de l’espace ayant fait ses preuves, nous rencontrâmes Borlog, un Chened qui semblait avoir entendu parler de la capsule de Garreg. Mais nous fûmes perturbés par les Storm troopers, qui commençaient à investir en masse les rues de la station, ce qui n’était pas au goût de la population locale principalement constituée de hors-la-loi et autres pirates. Nous dûmes donc fuir la station alors que des affrontements éclataient un peu partout, guidés par le Chenez qui connaissait les passages et autres combines pour entrer et sortir sans être inquiété.
Après quelques minutes, nous croisâmes une patrouille de troopers en motojets qui soulageaient une envie pressante. Grâce à une attaque coordonnée par Satia et à la perception accrue de Tar’lhissna, 3 clones furent rapidement neutralisés. Guiltritt en profita pour s’habiller en trooper, poussant le mimétisme jusqu’à prendre l’apparence d’un clone. Leurs motojets furent sabotées, une fois que nous nous fûmes assuré, grâce à leurs senseurs, qu’aucune autre troupe ne nous inquiéterait dans l’immédiat. Je mémorisai enfin la fréquence utilisée par l’Empire pour espionner leurs conversations.

Nous entamâmes alors une longue et pénible marche dans les marais, plus traîtres encore que ceux de Fresia. La pluie se mit à tomber fort, ponctuée par des éclairs, abaissant au maximum notre visibilité. Au bout de quelques heures, alors que la nuit tombait, Borlog nous trouva un refuge Chened pour nous reposer. Enfin un endroit sec et coupé du froid humide du marécage. Nous repartîmes le lendemain dans un brouillard à couper à la vibrolame. Il répercutait les sons de la faune locale et perturbait nos sens, si bien que chaque motte de tourbe ou massif d’arbres semblait pouvoir être un bipode impérial. Lorsque le bruit métallique des vérins d’une patrouille comprenant un TB-TT passa à quelques dizaines de mètres de nous, nous eûmes la conviction que l’Empire cherchait bien la même chose que nous et menait une course contre la montre.
Soudain, de gros tentacules griffus surgirent d’un trou d’eau pour nous agripper. L’un d’eux m’enserra, me faisant puiser dans mes ressources pour ne pas mourir étouffé, tandis qu’un second crissait sur l’armure en plastacier de notre ex-agent du BSI. Après quelques tirs de blasters et coups de fouet choquant tenant les tentacules en respect, Félibelle entra dans la danse. Son sabre vrombit dans le brouillard, crépitant à cause de l’eau en suspension dans l’air et alla trancher les tentacules nous enserrant. La bête, espèce de crabe caparaçonné muni de tentacules et de griffes acérées, enragea de voir ses membres coupés et nous chargea. Notre féline Jedi bondit agilement sur son dos, plantant profondément son sabre au travers de l’épaisse carapace et atteignant les chairs dans un flot verdâtre malodorant. La créature se replia enfin sous la vase, vaincue et agonisante. Borlog émergea alors de l’eau où il s’était réfugié, indifférent à notre bataille et avait jugé opportun d’attraper du poisson pour le soir. La pluie se remit à tomber avant la nuit et nous trouvâmes à nouveau refuge dans un des abris Chenez qui devaient ponctuer le marécage. Le poisson, malgré un léger goût de vase, fut revigorant.

Après une heure de marche, Borlog nous annonça que nous approchions de la capsule et notre petite Twi’lek aux sens exacerbés la distingua bientôt, embourbée dans la vase, à travers le rideau de pluie. Je balayais la fréquence impériale, mais ne perçut que quelques communications dans les cinquante kilomètres environnants, indiquant que l’Empire cherchait toujours. Nous approchâmes donc plus près, trouvant la capsule ouverte de l’intérieur et vide, sans trace de son occupant.
Nos Jedis se raidirent soudain, l’un percevant par la Force et l’autre grâce à son ouïe extraordinaire une patrouille de motojets venant du sud. Nous nous dissimulâmes dans la vase autour de la capsule alors que les motojets ralentissaient, ayant visiblement détecté ce qu’ils cherchaient tant. Je m’activais à l’aide de mon communicateur, pour lancer sur la fréquence de l’Empire un larsen continu qui, j’espérais, les empêcherait de communiquer leur trouvaille. Nous lançâmes l’assaut en leur tirant dessus, Satia et Guiltritt en fauchant rapidement deux. Mais leur réponse fut prompte et efficace : se séparant en deux groupes de 4, ils firent pleuvoir les tirs de blaster sur nos positions, neutralisant Tar’lhissna. Félibelle grimpa à un arbre avant de sauter de manière très acrobatique au beau milieu d’un groupe, dégainant son sabre laser dans un éclair vert. Puis d’un ample mouvement circulaire, elle fit sauter trois têtes fumantes de troopers, qui tombèrent au sol après leur corps. Les tirs précis de Satia, Clark et moi permirent d’éliminer l’autre escouade, dont le dernier soldat se rendit.

Après avoir attaché ce nouveau groupe de clones et avoir pillé leurs medpacks et leurs fusils blasters, nous mirent hors-circuit leurs communications et leurs motojets. Un autre Chened était attaché sur l’un des engins et nous le libérâmes. Nommé Marleg, il hésita à nous renseigner mais finit par avouer, sur insistance de Borlog qui lui semblait hiérarchiquement supérieur, qu’il savait où se trouvait Garreg. Il nous mena donc, deux heures plus tard, à un complexe plus élaboré que les refuges des nuits passées. De nombreux bâtiments de bois émergeaient au-dessus du niveau de l’eau, reliés par des tunnels étanches. Marleg annonça notre arrivée dans un étrange claquement de langue. Les gardes à l’entrée nous firent un accueil froid, mais cédèrent devant Borlog et s’égaillèrent même lorsque nous leur fîmes don des fusils blasters récupérés plus tôt. Ils les dépouillèrent de leurs cellules énergétiques, possédant déjà eux-mêmes quelques-unes de ces armes. On nous fit patienter dans une salle aux dimensions confortables et enfin se présenta un homme que Guiltritt reconnut.

L’exfiltration de Garreg

L’ex agent du BSI expliqua au scientifique qu’il avait été en charge de sa surveillance et avait appris qu’il était menacé par l’Empire à cause de ses connaissances sur les Eandrills. Il précisa qu’il avait quitté l’Empire pour l’Alliance et que nous étions un groupe de sauvetage venu l’aider.
Garreg nous précisa alors qu’il était le seul et unique contact restant entre la Fondation et les Eandrills. Ces être millénaires étaient des nomades de l’espace et se servaient de la Fondation pour communiquer entre eux et fixer leurs points et dates de rendez-vous à l’aide de cristaux mémoriels. Cette mission, avait été confiée à la Fondation par les premiers Jedis et Garreg en était à présent le seul gardien. Le dernier Eandrill avec lequel il avait été en contact l’avait averti que la Fondation était infiltrée par l’Empire et compromise, que sa vie était en danger et avait payé de sa vie la fuite de Garreg. Le scientifique avait pu sauver son cristal et voulait à présent trouver le frère de cet Eandrill, renégat de son peuple et à même de traduire le cristal en coordonnées spatio-temporelles.

Sur ces mots, une série d’explosions retentirent à la surface et nous nous ruâmes à l’extérieur.
Les forces impériales avaient finalement fait le chemin jusqu’ici, à croire que nos efforts pour brouiller les communications n’avaient pas suffi. Déjà, des tirs de blasters fusaient dans tous les sens, l’Empire encerclant partiellement le nid Chened par une centaine de soldats et une dizaine de marcheurs. La résistance des hommes-loutres était farouche, mais les quelques blasters ajoutés à leurs lances, flèches et bolas faisaient pâle figure. Je décelai un espace dans la formation des marcheurs impériaux et exhortai notre groupe à nous y ruer, demandant à Guiltritt de jeter une grenade fumigène à l’opposé. Peut-être cela donnerait-il le change, faisant croire que nous fuyions par là. Nous essuyâmes quelques tirs perdus, mais parvînmes à nous échapper au pas de course. Seulement, notre fuite n’était pas passée si inaperçue que ça…
Deux escouades se firent entendre dans la brume autour de nous, de même que les grincements caractéristiques d’un bipode, derrière. Nous essuyâmes quelques tirs, mais pûmes finalement distancer les troupes impériales en se concentrant sur la course et en tirant partie de la mauvaise visibilité.

Quelques minutes plus tard, nous passions le sommet d’une élévation de terrain pour se retrouver devant une grande étendue d’eau. Deux bipodes TR-TT, chacun escorté d’une escouade de 5 hommes, plus d’une autre de 10 hommes au centre et de deux motojets, nous attendaient de pied ferme. Ils firent feu sur nous immédiatement, nous forçant à nous replier derrière la colline en nous donnant la chasse. J’esquivai un tir de bipode, qui passa à ras de moi pour pulvériser une souche.

Les troopers, premiers à passer la butte, se déployèrent pour nous encercler. Nous décidâmes de les charger pour ne pas se laisser piéger. Chaubral et Félibelle, nos spécialistes du corps à corps, eurent tôt fait de neutraliser ces 5 Storm Troopers. Les motojets vinrent alors nous couper la retraite et me touchèrent. Malgré la forte cadence de tir du mitrailleur blaster de Chaubral et l’agilité de la féline Jedi, nous ne pûmes leur rendre la pareille. Le TR-TT le plus proche fit alors feu d’une grenade à concussion, que Félibelle tenta sans succès de dévier grâce à la Force avant de sauter vers un arbre pour se mettre à hors de portée du souffle qui projeta le reste notre groupe dans la boue. Dans son élan, elle rebondit contre l’arbre pour se projeter au milieu de l’escouade de 10 troopers qui venait ensuite. Enfin, dans un tourbillon vert, elle découpa habilement 7 soldats qui tombèrent au sol, morts ou grièvement blessés. Le tout n’avait duré qu’une dizaine de secondes… comme disent les Gungans : « maousse-costaud la Force ! » Huit troopers de plus arrivaient sur Félibelle alors que le TR-TT restant se rapprochait dangereusement.
Tentant le tout pour le tout, je filais vers l’une de ses jambes pour y poser le restant de mon pain de plasticine termite.

Venu de nulle part, un missile à concussion vint alors frapper le second TR-TT, pénétrant son blindage avant d’exploser, l’éliminant. Je réussis à sauter in extremis pour placer ma charge, au vol, sur la patte du bipode passant à côté de moi, alors que son attention se dirigeait sur les tirs de mitrailleur blaster qu’il essuyait. Il tira alors une rafale de ses blasters lourds vers un groupement de végétaux, qu’il pulvérisa, laissant apparaître nos alliés providentiels : une barge sur répulseurs, équipée d’un mitrailleur blaster en tourelle manœuvrée par un homme, plus une pilote, deux artilleurs avec blasters et un dernier homme rechargeant le lance-missile à concussion. L’un de leurs tirs manqua sa cible et passa à travers nos rangs, désintégrant un arbre non loin… l’un des blaster était en fait un rayon disrupteur… espérons que cette erreur de visée soit la dernière. Alors que Félibelle et Chaubral continuaient leur moisson de troopers et que le TR-TT réglait ses canons sur la barge, je sautais dans un trou d’eau en actionnant mon détonateur radio. La jambe du bipode fut disloquée et il chuta sur le flanc. Une rafale de mitrailleur blaster dans le cockpit du désormais monopode mit fin à sa menace. Un trooper belliqueux sembla se jouer étonnamment des attaques de Félibelle et Chaubral, avant d’être finalement cueilli à l’épaule par le rayon disrupteur. Le wookie en profita pour lui arracher un bras, mettant fin au combat. Les motojets semblaient être parties à la recherche de renforts.

Douloureux passage de blocus

L’homme au canon disrupteur, plutôt beau gosse pour un humain avec ses longs cheveux noirs, vint à nous accompagné de la pilote. Ses hommes avaient ouvert une cache dans le marais et en extrayaient des conteneurs. La présence impériale perturbant leur contrebande avait dû les pousser à faire le ménage… Le chef contrebandier se présenta comme Blisken et nous le remerciâmes chaleureusement. Après un bref échange, nous convînmes qu’une aide mutuelle nous serait profitable à tous. Ils nous conduiraient à notre vaisseau si nous passions ensemble le blocus impérial qui se formait autour de la planète, améliorant les chances des deux équipages. Quelques minutes plus tard, nous pénétrâmes dans un grand hangar à moitié enterré sous le marais et dissimulé de la surface par une dense végétation. Des pompes évacuaient continuellement l’eau qui ne manquait pas de s’infiltrer, rendant la cache relativement propre. Ils chargèrent rapidement la barge chargée de conteneurs dans un vieux cargo Chtork équipé d’une tourelle quadritube et de lance-missiles. Après un vol en rase-mottes, durant lequel le canonnier du canon laser s’en donna à cœur joie sur les troupes impériales rencontrées, l’habile pilote du transport nous déposa en vol stationnaire sur la carlingue du Garuda.

Garreg donna à Chaubral des coordonnées pour Kashun IV, le dépotoir de l’espace où se cacherait notre Eandrill, afin de préparer notre saut hyperspatial. Clark ayant été blessé par des tirs de blaster impériaux, il se reposait dans la cuve à bacta. Le pilotage revint donc à Guiltritt, qui se targuait d’être bon pilote sur ce type d’engins. Je le laissais faire, espérant qu’il ne surestime pas ses capacités et prenant place en tant que co-pilote. Me revenaient les senseurs et les écrans déflecteurs. Chaubral réquisitionna la tourelle blaster et Félibelle le canon à ions.
Sitôt arrivés en orbite, un croiseur impérial nous barra la route, vomissant des chasseurs TIE. Après un bref salut au Liberté, dont nous récupérâmes les identifiants, la poursuite commença, chaque vaisseau étant poursuivi par 3 TIE en formation. Les choses se compliquèrent quand un tir groupé des chasseurs emporta d’emblée une partie de nos écrans. Le tir suivant pulvérisa le canon à ion, brûlant Félibelle au passage. Guiltritt semblait rencontrer quelques problèmes pour manœuvrer le Garuda. Le Liberté s’en sortait bien mieux, esquivant habilement les tirs et détruisant un chasseur avant de disparaître dans l’hyperespace. Alors que nos déflecteurs menaçaient de disparaître, notre pilote parvint enfin à se jouer des salves ennemies, avant que le « BLIIIP ! » tant attendu de l’astronavigateur nous soulage et que nous puissions enfin fuir.

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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:20 am

Kiochiro ayant attrapé une fièvre dans la jungle, je (Clark) reprends momentanément l’écriture du journal.

Kashan IV est une géante gazeuse pourvu d’une lune habité, dont la surface est presque entièrement recouverte d’épaves de vaisseaux, mais dont l’atmosphère est irrespirable et pourvu de neige et d’une sympathique température de -20°C. Il n’y a pas d’habitation, mais des vaisseaux, des plateformes, …
Sur la plateforme principale qui sert de ville, nous partons enquêter sur les Eandrills, que l’on nous a décrit comme des humanoïdes d’1m90 à la peau bleu, aux traits délicats, aux yeux aux multiples facettes, et aux ailes chitineuses atrophiées dans le dos. Nous en profitons pour trouver un acheteur pour les équipements (blasters…) récupérés auparavant, Satia se chargeant des négociations. Nous récupérons près de 1050 crédits, sur lesquels Satia prélève une commission de 50, ainsi que 300 pour un pot de vin à l’acheteur qui nous révèle que nous ne sommes pas les seuls à chercher les Eandrills, il y aurait une dizaine de chasseur de prime sur le coup ! Nous serons donc particulièrement sur nos gardes.
De plus, le Garuda ayant subi de lourdes avaries (il suffit que je m’absente 2 jours ne cuve à Bacta pour que vous me cassiez mon bébé !), un devis nous a été fait pour les réparations du vaisseau : dans les 30000 crédits ! Ou il nous a proposé de lui donner le canon à ion abimé, pour obtenir en échange la réparation de la maniabilité, restant à notre charge 11000 pour les écrans…

Comme pour toute bonne investigation, nous nous rendons à la cantina la plus proche, aux aguets de toute personne pouvant s’apparenter à un chasseur de prime (repérage des armures de combat, …). Et nous repérons rapidement une contrebandière élancée accompagné d’un homme en armure type de chasseur de prime ! Quel ne fut pas notre surprise lorsque nous vîmes Satia accoster nonchalamment ladite jeune femme ! S’engage un « combat » coq (de poule ?) entre les deux femmes, Satia immédiatement reconnu par son interlocutrice joue franc jeu, en gros, nous sommes sur le même contrat, cassez-vous…Elle de nous préciser que notre prime est aussi assez attractive… Tous nos sens en alerte, nous observons le reste de la salle durant la discussion, en quête d’une sortie de secours en cas d’altercation, d’autres chasseurs de prime, ou toute autre personne semblant un peu trop s’intéresser à la conversation. Nous remarquons alors un humanoïde reptilien athlétique qui observe attentivement la scène.
Nous quittons rapidement la cantina sur nos gardes, et eu surprise comprenons que nous sommes suivie par le reptile, sa prestance nous convainc de le prendre très au sérieux. Quelques rues plus loin, nous bifurquons dans une ruelle et préparons une embuscade. Ce solide adversaire n’eut pas le temps de dégainer que nous lui tombions à quatre dessus : fléchettes soporifiques qu’il esquive, tirs de blaster paralysant, … mais c’est la petite Tar’lhissna qui mis à terre ce colosse d’un terrible coup de fouet choquant au visage ! Prenant la première porte de la ruelle pour plus d’intimité, nous le désarmons rapidement afin de l’attacher et de l’interroger. Ce bougre avait 2636 crédits sur lui, un pistolet à fléchette soporifiques, que Félibelle interloqué estime comme particulièrement puissante (7D)! une vibro-hache, ainsi qu’un blaster modifié que je glisse à ma ceinture les yeux pétillant (un Sorosub Renegade à visée laser de 5D+2), et enfin un communicateur. L’homme-reptile nous affirme calmement qu’il y a plutôt une vingtaine d’homme sur le coup avec lui ! Il est prêt à nous lâcher 5000 crédits supplémentaires, pour que nous le laissions quitter la planète avec son vaisseau, reconnaissant de bonne grâce avoir « perdu ». Nous acceptons le marché, Satia s’empresse de virer les crédits sur son compte, avant de prévenir par communicateur nos nouveaux amis de l’échec de l’homme lézard.

Nous avons une nouvelle conversation sur l’argent ! L’ensemble du groupe est fauché à l’exception de Satia qui nage dans les crédits. Lorsque nous demandons des liquidités à la rébellion, on nous renvoie vers Satia. Lorsque nous récupérons des crédits, Satia les prends. Nous sommes donc un groupe d’enfant totalement dépendant de Satia ! C’est assez humiliant ! Si Satia n’est pas là, on n’a rien ! Elle a consenti à donner un peu d’argent de poche aux petites (Félibelle et Tar’lhissna). C’est à la base la raison de la constitution de la caisse noire du Garuda : de l’argent disponible pour les achats utiles, et qui ne va pas se perdre dans les finances de Satia.
En fait, nous demandons juste un minimum de respect pour les adultes que nous sommes, de ne pas avoir à demander à « Maman » le moindre crédit nécessaire pour payer le toilette publique ! Nous avons tout de même participé à la récupération des ingénieurs, des plans, du prototype qui ont permis la création du consortium qui produit l’aile X, dont une part des revenus est reversée à Satia grâce à son habile négociation, elle a récupéré seul le fruit de nos efforts, même si ce sont ses talents de finance qui font fructifier son affaire.
Satia a de la chance, nous ne sommes pas un groupe cupide (si si !), et nous adhérons à la cause rebelle, Vorgan et Corel Dynn eux, l’aurait déjà vendu à l’empire…
Il nous faut juste trouver un compromis acceptable par tous, je ne sais pas, nous octroyer une part négligeable de sa société (comme actionnaire), nous aurions de faibles dividendes qui nous permettraient de nous payer nous même les fraies courant au lieu de les demander à Satia, ce qui ne changerai rien pour elle (sauf que l’on dépenserait moins nous !), mais préserverait notre amour propre. On pourrait même se sentir motivé pour l’augmentation de son capitale… Cela serait mieux que : « je prends tout fermez vos gueules » …
(Je rappelle que je considère pour le moment que l’ensemble du groupe, possède comme une part du vaisseau vu les améliorations qui ont été octroyé en payement des missions, alors même que le vaisseau a été entièrement remboursé avant l’arrivée de Satia et Tar’lhissna …)
Voilà, en trouvant une solution, nous gagnerons du temps en évitant que le sujet revienne à chaque aventure, et notre groupe sera à nouveau soudé.



Nous retournons au Garuda pour modifier au mieux notre apparence et être plus discret. Nous apercevons alors qu’un technicien de l’astroport surveille le vaisseau un communicateur à la main. Nous le convainquons «amicalement» de faire autre chose pour sa propre survie. De retour à bord de mon bijou blessé, un rapide coup d’œil aux senseurs m’interpelle. Je réalise un examen approfondi des lieux à la recherche d’un traceur, et avec le support de Tar’lhissna intéressé par mon appareillage (bien plus intéressant que la trop longue attente de Satia qui prend son temps pour se changer, se pouponner…). Nous finissons par découvrir un traceur… dans la poche de Satia, cadeau de la contrebandière... Nous confions ce dernier à un technicien payé pour le garder et se promener quelques temps.

Nous sommes prêts pour retourner enquêter dans un autre bar, mais lorsque Satia sort enfin de sa cabine, je ne peux retenir le décrochement de ma mâchoire en découvrant la tenue outrageusement dénudé de la sénatrice ! Félibelle semble dépité, alors que Tar’lhissna s’amuse avec sa robe du bure trop longue.
Arrivée dans un nouveau bar, où l’on peut écouter la douce mélodie du Max Rebo Band encore et toujours, nous entrons séparément pour plus de discrétion. Satia quitte rapidement le lieu avec un humanoïde répugnant au regard lubrique…Un frisson de dégout me parcours l’échine et je prends note intérieurement de nous procurer en urgence du matériel de dépistage de MST exotiques…
J’observe attentivement l’assemblée à la recherche d’un interlocuteur acceptable. Je fini par offrir un verre à ce qui semble être un habitué, je lui demande s’il ne connait pas quelqu’un qui vit ici depuis bien longtemps et qui aurait une connaissance approfondi des habitants de Kashan IV, ou s’il a entendu parlé d’humanoïde à la peau bleu et aux ailes chitineuses. Il me confit qu’un vieux gars se balade ici depuis plus de 40 ans, un certain Squale, que l’on peut retrouver via la tour de contrôle.

Satia réapparait enfin, elle semble avoir prise une douche, je lui mets ma veste sur le dos, afin de préserver ma concentration. Félibelle qui semble avoir réagi à l’odeur s’empresse d’expliquer à la Twi'lek qu’il ne faut pas toujours prendre exemple sur Satia…Celle-ci nous annonce qu’un dénommé Tanash (chef de la contrebande local) serais surement au courant de beaucoup de choses, mais nous craignons qu’il soit la première piste exploité par les chasseurs de prime, nous chercherons donc le Squale, la course peut commencer !
Nous nous précipitons à la tour de contrôle où un employé nous trouve rapidement l’info, Satia lui verse un pot de vin pour qu’il ne la transmette pas à nos concurrents. J’en profite pour récupérer sur mon data pad le plan de la plateforme, le lieu où travaille actuellement le Squale se situe à 1h de speeder.
Nous louons un speeder et fonçons vers la plateforme x232, nous y sommes en 40 min, ce speeder se manie très bien… Nous rencontrons enfin le Squale, un individu amical à la peau grise, au crâne légèrement allongé vers l’avant et au sourire carnassier. Il reconnait à notre description Efendir, et nous le convainquons assez facilement du danger que ce dernier encours, il nous donne donc sa localisation, à 4h de speeder (plateforme ZB2), en nous précisant que seul son administratrice Lasha (une ithorienne) pourra nous donner l’accès à Efendir. Il nous confirme aussi que Tanash connait surement la localisation d’Efendir, les chasseurs de prime ont donc l’info !
Conscient de l’urgence, je pousse le speeder à fond, manquant de peu de nous crasher sur le trajet…

C’est donc Lasha que nous rencontrons, elle nie naturellement l’existence d’Efendir, mais nos explications sur la mort de son frère, le risque d’extermination qu’encours son peuple finissent de pousser Efendir à sortir de sa cachette et nous recevoir. Etant un banni de son peuple, il ne pense pas être entendu de celui-ci, mais nous lui proposons plusieurs solution d’installation pour les Eandrills : la planète aux carottes, l’alliance rebelle, …Efendir exige un délai de méditation pour prendre sa décision, nous le laissons donc s’isoler. Nous attendons anxieux, nous savons que les chasseurs de prime vont nous tomber dessus au niveau du vaisseau, et peut être ici même…

L’assaut nocturne

Nous devons finalement passer la nuit sur la station, le temps qu’Efendir finisse sa méditation. Soucieux de la sécurité (mode parano : ON), et s’attendant à une attaque des mercenaires, nous surveillons l’unique accès à la station. Et lorsque qu’un vaisseau se présente nous sommes aux aguets, mais les senseurs n’indiquent pas de groupe armé caché à l’intérieur, ce n’est qu’une fausse alerte, une livraison de matériel et de droïd. On nous assure que le matériel sera scrupuleusement examiné par les techniciens pour éviter toute mauvaise surprise.

Une pièce munie de plusieurs couchettes nous est fourni pour la nuit, et nous décidons de faire des tours de garde pour plus de prudence. Les premières gardes se passent sans encombre. Mais au milieu de la nuit, je suis réveillé en sursaut par Satia alors que Félibelle s’avance déjà vers la porte de notre « dortoir ». Tar'lhissna est absente, et la porte refuse de s’ouvrir devant notre Jedi à fourrure : Quelque chose cloche !
Soudain, nous entendons des déflagrations de tirs de blaster venant de la salle de contrôle : l’attaque est pour cette nuit ! Félibelle s’inquiète pour la Twi’lek et plante son sabre dans la porte d’acier pour la forcer, pendant que je réveille Vorgan. Le chasseur très vif au réveil se précipite sur la deuxième porte de la pièce pour essayer de bidouiller les fils, sans succès dans un premier temps. Bon sang il faut sortir de là et aller à la rencontre de nos assaillants avant qu’ils ne tuent tous les pensionnaires de la station ! Je constate alors qu’il fait vraiment froid, morbleu combien de système ont-ils fait sauter !
Je ne parviens pas à visualiser qui a le plus de chance d’ouvrir sa porte en premier, et je vois déjà Satia partir dans un couloir pour essayer de contourner la difficulté. Mais sentant notre féline sur le point d’aboutir, je me positionne au niveau de sa porte prêt à faire feu sur toute menace qui se présentera à moi, les secondes sont interminables (nous aurions eu bien besoin des précieux talents de Kyoshiro pour ouvrir ces portes et faire sonner l’alarme !), alors que nous entendons toujours des bruits de combat de l’autre côté de la porte, et je suis sûr d’avoir distingué le son caractéristique d’un fouet choquant !

Enfin la porte cède, et j’aligne immédiatement de deux tirs à bout portant ce qui ressemble à un imposant guerrier en armure composite munie d’une superbe double vibro-lame assez étrange. Il semble surpris de recevoir un tir de blaster au lieu d’un coup de sabre laser et s’écroule sur lui-même paralysé. Je le désarme rapidement (tiens des grenades !) pendant que Félibelle l’enjambe prestement pour porter secours à Tar'lhissna. Et alors que la porte de Vorgan s’ouvre enfin, je vois avec une certaine surprise mon amie ranger son sabre pour se munir de sa sarbacane et se positionner au coin d’un mur pour cibler discrètement des opposants que je ne vois pas encore. Brusquement, Vorgan hurle un mot et se jette sur le côté, je me mets à couvert sans réfléchir juste à temps pour voir une mini roquette exploser dans ce qui était notre chambre à coucher. Nous sommes tous sain et sauf, et à entendre un juron non loin, Satia qui semble-t-il avait rejoint par détour la salle d’où vient de partir la roquette peste déjà sur l’état de sa tenue…

La suite du combat est assez confuse, les tirs fusent de partout, Félibelle, Tar'lhissna, qui semble à peine touchée, et moi sommes confrontés à deux pistoleros qui résistent diablement bien aux tirs ! L’un d’eux semble avoir été au préalable désarmé par la Twi’lek (ha ces Jedi qui ne veulent pas blesser des psychopathes dont les confrères sont sans doute en train de récupérer Efendir en massacrant tout ce qui peut entraver leur sinistre besogne…), mais il ne manque pas de dégainer un pistolet blaster plus léger et une vibro-dague. Dans l’autre salle, Vorgan a activé son jet pack pour passer rapidement la salle gardé par un taré bardé d’arme lourde, et on entend rapidement de nombreux échanges de tirs dans sa direction. Satia, elle est toujours coincée dans la salle du cinglé qui arrose joyeusement notre diplomate à coup de lance-flamme ! En premier lieu, nous distinguons une forte rafale de tir, suivie d’un cri de victoire rageur de celle-ci, puis dans un second temps un râle de douleur nous indique qu’elle est lourdement blessée, et que son opposant est toujours debout.
De notre côté, après avoir remis un coup de blaster paralysant au guerrier au sol, je me joins à l’escarmouche et nous mettons enfin hors combat l’un après l’autre nos adversaires.
Pendant que je les désarme, Tar'lhissna se précipite dans le couloir pour aller porter secours à Satia agonisante, et la petite furie tombe brusquement nez à nez avec le flambeur blessé mais bien debout, et alors qu’il tourne son terrible attirail dans sa direction, elle fait virevolter violemment son fouet choquant qui s’enroule parfaitement autour de son cou, la brute s’effondre alors lourdement sur elle-même.
Au même moment, déboule rapidement un droïd de combat au bras ensanglanté (je crains que ce soit le sang de Vorgan qui en dégouline…), qui ouvre le feu sur Tar'lhissna et Félibelle en se dirigeant indomptable vers la salle où nous nous trouvons. Sous la couverture du tueur d’acier, nous pouvons reconnaître la chef contrebandière, en armure de chasseur de prime avancer prudemment en se servant d’un Efendir pantelant, en tenue de nuit comme bouclier. Tar'lhissna s’attaque tant bien que mal au droïd, alors que je l’arrose copieusement de salves de blaster, pendant que Félibelle utilise elle son pistolet à ion. Mais cette machine à tuer continue son avance inexorable en encaissant tous nos assauts, ne subissant que des dysfonctionnements mineurs !
La situation devient critique, deux des nôtres sont mourants, Efendir est pris en otage, et nos adversaires sont particulièrement coriaces ! Enfin, la panne informatique provoquée par le groupe d’assaut semble engendrer un affaissement progressif de la plateforme dont l’alarme sonore annonce depuis peu la destruction imminente !
Finalement, décidée d’en finir une bonne fois pour toute, notre féline range son pistolet et bondit sur le droïd qui s’apprête à porter un coup funeste sur la Twi’lek qui n’est pas parvenu à le repousser avec la force, et le tranche littéralement en deux d’un seul mouvement de son sabre laser. Et une fois sur pied, elle se retourne de façon théâtrale vers la preneuse d’otage pour la menacer calmement : « imaginez ce que cela fait sur un corps humain ! Laissez-nous Efendir et vous pourrez quitter cette plateforme en vie ». La guerrière à la crinière rousse après seulement quelques secondes de réflexions, et un rapide coup d’œil alentour, voyant que tous les siens sont tombés desserre lentement sa prise sur sa proie avant de se diriger nonchalamment et souriant vers une sorte d’écoutille ou l’attendent 2 petits speeders. Je bouillonne intérieurement, elle va assurément nous attendre avec une nouvelle troupe au vaisseau mais nous ne serons pas en état de défaire un second groupe armé de la sorte ! Sans trop réfléchir, je prends l’une des grenades précédemment récupérées pour la jeter à sa suite, bon sang, elle vient de massacrer une plateforme entière ! Mais à mon grand désarroi, nous observons impuissant une main attraper au vol la grenade avec une facilité déconcertante et la repousser dans notre salle… L’explosion ne nous atteint pas mais semble avoir un peu plus déstabilisé la plateforme !

Le temps presse, et chacun de nous œuvre au plus vite : Tar'lhissna et Félibelle se précipitent pour aller administrer des soins d’urgence aux blessés, alors que je mène Efendir au deuxième speeder que je manœuvre pour le stationner au plus près de mes camarades. Une fois en place, je hurle aux autres de se bouger tant la plateforme tangue, et je monte à bord le corps du mercenaire à la double lame, il y a eu assez de mort cette nuit, j’espère pouvoir en sauver d’autres… Le couinement métallique qu’émet la plateforme nous indique que sa destruction est proche, et enfin je peux voir émerger Tar'lhissna soutenant Satia, suivie de peu de Félibelle qui porte tant bien que mal un Vorgan particulièrement mal en point, et je distingue un trou béant au niveau du torse de son armure !
La plateforme est sur le point de céder pour de bon, nous n’avons pas le temps de sauver d’autres personnes, une fois que tout le monde s’est jeté à bord, je ne leur laisse pas le temps de se cramponner que je décolle plein gaz… la seconde suivante, une nouvelle explosion précède la chute de la station, mais l’adrénaline qui surcharge mes veines me permet de négocier l’évacuation d’urgence sans trop de difficultés. Je décide d’aller à fond, histoire de ne laisser aucune minute d’avance à la dangereuse demoiselle qui vient de nous quitter.

Arrivée au niveau de l’astroport, les senseurs n’indiquent pas de groupe armée proche du Garuda, mais nous reconnaissons une armure mandalorienne dont la chevelure rousse dépasse nous attendre à l’entrée du hangar… Elle nous interpelle dès notre atterrissage pour nous annoncer que l’empire investit en ce moment même Kashan IV, entre autres à notre recherche, mais qu’elle nous a gagné quelques minutes de répit, en remerciement de sa vie. Nous restons suspicieux mais lui signifions tout de même être parvenu à sauver l’un des siens, et que nous aurions aimé faire mieux…
Elle esquisse une pointe de surprise, précisant que c’est le risque du métier, et que nous méritons notre réputation, avant de nous proposer son rachat 5000 crédits. Nous acceptons de bon cœur, ces satanés chasseurs nous aurons au moins remboursés les frais engagés pour la réparation du vaisseau !
En définitive, je retrouve enfin la sécurité de mon Garuda, dans lequel je me sens invincible, et décolle enfin de cette planète, direction la Fondation !
Une fois à l’abri, d’un saut hyper espace intermédiaire, nous prenons le temps de fouiller le vaisseau à la recherche d’un traceur, et mes compétences d’investigation minutieuses et la connaissance peu rassurante du moindre recoin du navire de Tar'lhissna nous permet d’en trouver un, cadeau de départ de nos amis traqueurs !


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Re: Carnet de bord du Garuda

Message  Babanek le 04/03/17, 12:23 am

Kyoshiro étant remis sur pied, il reprend son journal de bord.

Cocktail à la Fondation

Pendant que nous faisions route dans l'hyperespace, Efendir nous fit un topo sur la Fondation. Construite il y a des millénaires, aux prémices de l'ordre des Jedi, elle consistait en un groupement d'intellectuels et de scientifiques ayant pour mission la connaissance sous toutes ses formes. Elle s'était installée sur Balkraan III dans une cité troglodyte, qu'elle devait aux Tzench, indigènes humanoïdes à la peau crayeuse. Ces derniers avaient délaissé cette cité, que la Fondation avait depuis transformé en forteresse et agrandit au cours des siècles. La Fondation comprenait des milliers d'étudiants, avec à leur tête 150 dirigeants scientifiques, qui répondaient à 5 Consuls élus parmi ses membres. Le 1er Consul actuel se nommait Kalred Reda. Moins d'une dizaine de membres de la Fondation, dont Garred, Reda et peut-être 3 ou 4 conseillers, connaissaient l'existence des Eandrills et de leur cristal. Les choses s'étaient gâtées depuis peu lorsque l'Empire avait décidé de placer la Fondation sous sa "protection", à l'aide d'une garnison de troupes de choc menée par l'Amiral Gredan, qui utiliserait désormais le réseau d'information de la Fondation comme vecteur de propagande. Le bip bip annonçant la fin de notre saut se fit entendre, annonçant une nouvelle journée de surprises.
Première surprise : pour une fois, rien de dangereux ne nous attendait à notre sortie de l'hyperespace. Nous étions arrivés dans le système Balkraan, comprenant 3 planètes gravitant autour d'un astre vert. Balkraan III, planète où s'était établie la Fondation, était vraisemblablement une rocaille sèche et montagneuse, ce qui nous changeait un peu des marécages, mangroves et autres planètes océaniques. Garred nous défendit de nous diriger vers la ville que détectait nos senseurs et nous enjoint de prendre un large détour pour passer sous les radars planétaires et rejoindre en rase motte un point qu'il nous indiqua, à quelques encablures de la fondation. Bientôt, Clark descendit au sol en louvoyant entre les falaises et les arches de pierres nombreuses dans ces montagnes balayées par les vents. Il posa habilement le Garuda sur une plate forme invisible pour qui n'en connaissait pas l'existence, sur les indications de Garred.

Bientôt, certains des rochers entourant le vaisseau s'animèrent, se révélant être des humanoïdes habillés d'un camouflage couleur pierre et maniant de longues piques. Les Tzench se relâchèrent en reconnaissant Garred, qui descendit manipuler un interrupteur dissimulé dans une anfractuosité. Un pan de montagne s'escamota alors, laissant apparaître un hangar à 3 quais. Garred nous indiqua le second, le 3e étant occupé par un vaisseau étrange, noir et effilé, évoquant la matière chitineuse de la carapace des insectes. Efendir nous indiqua qu'il s'agissait d'un vaisseau Eandrill. Un humain nommé Borden nous accueillit et nous précisa que 3 autres Eandrills attendaient à côté, désirant également consulter le cristal. Il alla les chercher avant de nous enjoindre à suivre Garred dans un tunnel partant sous la montagne. les 3 Eandrills avaient un comportement totalement odieux, ignorant totalement nos salutations et nos questions, comme si nous n'existions pas. On nous avait dit que leur race prônait l'isolement vis-à-vis des autres, mais le fait que nous accompagnions un de leurs parias devait également jouer.

Soudain, Tar'lhissna murmura "j'ai un mauvais pressentiment", avant de faire volte face, suivie de Satia. Les trois Eandrills avaient dégainé de longs poignards cristallins et semblaient focalisés sur le dos d'Efendir, en discussion avec Borden. La petite Jedi repoussa l'un d'entre eux grâce à la Force, alors que Satia parait un coup de poignard. Mais le dernier put planter sa lame dans le dos du paria, qui s'effondra. Félibelle punit cette bassesse en le transperçant de son sabre laser d'un mouvement ne trahissant aucune hésitation. Je paralysais l'assaillant de Satia d'une décharge de blaster, alors qu'il esquivait les tirs de mes camarades et atteignais presque Efendir pour un second assaut. Le dernier se releva et lança son poignard dans un geste désespéré, manquant de peu sa cible, avant de se rendre sur un ordre sec de l'Aldérandaise. Félibelle plaça un medpack sur le dos d'Efendir, quelle releva bientôt. Plus de peur que de mal. Rassurée, Satia alla placer sa vibrodague sous la gorge de l'Eandrill et demanda à ce dernier de se justifier devant Efendir. Félibelle perçut alors un échange télépathique entre les deux êtres, mais ne put s'y immiscer, étant physiologiquement incapable d'en percevoir l'entièreté. Après quelques secondes, Efendir nous confia que ces trois-là étaient convaincus que le Patriarche de leur race était mourant et qu'un nouvel ordre devait voir le jour lors de la prochaine conjonction. Guidés par le noble Lianthal, ils avaient renoncé à leur pacifisme et se promettaient un avenir radieux.
Ces révélations semblaient perturber Efendir, mais nous le laissâmes ruminer pour le moment. Après avoir confié nos deux prisonniers aux gardes Tzench, nous repartîmes vers le tunnel. Plus loin, un boyau naturel prit le relais et nous parcourûmes bientôt un dédale sous-terrain, ponctué d'habitations délaissées et antiques. Enfin, après quelques heures de marche, Garred se présenta à une porte bien récente cette fois. Nous priant de bien vouloir dissimuler nos armes, nous dans la Citadelle de la Fondation. Cette porte était vraisemblablement peu connue ou utilisée, de même que les quelques couloirs peu fréquentés que nous empruntâmes avant d'arriver à une zone plus chargée.

Elégant mélange d'antiques murs de pierre, de bois et de plastacier, plastiverre et autres automatismes discrets, la Citadelle présentait un lieu agréable et vivant. Des membres de toutes les races connues déambulaient en conversant dans les couloirs baignés de soleil par de nombreux dômes. Par réflexe, je notai la présence de 5 stormtroopers dans le grand hall, quelques caméras éparses et pas de système de défense automatisé.
Garred nous fit monter dans un ascenseur qui nous propulsa très haut, jusqu'à à des appartements qu'il nous réserva en tant qu'étudiants, consistant en trois grandes suite communicantes. Il nous invita à nous restaurer et à nous reposer le temps qu'il arrange une entrevue avec Kalred Reda.
Histoire de changer des rations de voyage spatial lyophilisées, nous fîmes bombance de légumes et de fruits frais, cultivés dans les serres hydroponiques de la Citadelle. peu habitué à ce régime, j'avais peur d'en tomber malade mais c'est sur Guiltritt que s'acharna le sort, l'envoyant bientôt faire un séjour bruyant aux toilettes. Je profitai du temps restant pour prendre une bonne douche sonique et me décrasser de la poussière des tunnels sous terrains.
Garred fut de retour avec des nouvelles ennuyeuses : l'Amiral Gredan ne lâchait pas Kalred Reda d'une semelle, le faisant garder par sa garde personnelle. Le buffet de ce soir semblait être la seule occasion valable de l'approcher.

Après concertation, il fût décidé que Satia irait approcher Kalred Reda pour le salir malencontreusement d'une coupe d'alcool mondain, l'obligeant à aller se nettoyer aux toilettes. Là, Clark et moi nous assurerions qu'il nous suive pendant que Guiltritt, qui prendrait son apparence, donnerait le change durant la réception. Je lui servirais alors d'interlocuteur exclusif, afin que l'on ne s'aperçoive pas de la supercherie. Clark et Kalred Reda iraient chercher Efendir et Félibelle, qui lui servirait de garde, pour aller jusqu'au cristal. Puis la permutation se ferait à nouveau aux toilettes. Tar’lhissna, dans une pièce au calme non loin de la salle de réception, monitorerait mentalement les évènements, prête à intervenir. Nous donnâmes à Garreg de fausses identités à inscrire au registre et je scannais les fréquences de la cité pour trouver celle des stormtroopers et surveiller leur niveau d’alerte avec une oreillette.

Une fois rendu au second niveau, nous fûmes escortés par des membres de la fondation jusqu’à la salle du banquet, déjà pleine à craquer. J’avisais rapidement la configuration des lieux : une grande salle sous un dôme, d’où pendaient des lustres, encadrée par des tables joliment décorées chargées de mets fins et de boissons fantaisies. 400 convives dont les 150 membres du conseil, une vingtaine de gradés impériaux et une pléiade d’ambassadeurs, qu’encadraient 10 stormtroopers, stratégiquement positionnés dans les coins et près des sorties. Entra bientôt, au tintement d’une clochette, le premier consul Kalred Reda, suivi de près par un officier impérial. Dans un discours aux mots particulièrement choisis, il présenta l’Amiral Gredan qu’il remercia de sa bienveillante protection, avant de lui laisser la parole. Son discours, bien qu’en apparence sincère et humble, ne laissait planer aucun doute pour qui connaissait la tradition de liberté de la Fondation : l’Empire tenait cette institution dans une poigne de fer et l’utiliserait comme bon lui semblerait. L’Amiral Gredan fut applaudi dès son arrivée sur l’estrade par certains partisans, dont Satia, très visible et très décolletée. Il discouru sur le besoin d’ordre et de protection, montant crescendo jusqu’à une apologie sur l’Empire galactique de Palpatine.
Sous un tonnerre d’applaudissements mi- forcés, lancés par les gradés de l’Empire, Satia accueillit l’Amiral à sa descente de l’estrade et lui fit forte impression, le distrayant de Reda, qui n’était plus suivi que par un officier impérial. Puis elle se dirigea vers le premier consul et dans une séquence digne de la meilleure des actrices, trébucha et renversa son verre d’alcool sur le coûteux costume du dirigeant de la Fondation.

Comme prévu, ce dernier se rendit immédiatement aux toilettes, parvenant à laisser son lieutenant à la porte. Guiltritt, qui l’avait observé durant son discours pour s’imprégner de son apparence, de son langage et de ses manières, était en train de se métamorphoser dans un box. Je me plaçai vers la porte afin de filtrer les entrées tandis que Clark établissait le contact devant les lavabos avec le 1er Consul qui briquait sa veste. Sur le ton de la discussion notre capitaine glissa à Kalred Reda une allusion à une ancienne race menacée et à un cristal. Dans le miroir, Guiltritt entrouvrit son box pour montrer à Reda son propre visage. Après avoir donné le change le temps que les deux autres personnes présentes sortent et que je déconseille à un convive d’entrer dans un lieu condamné par les odeurs d’une personne malade, Clark put lâcher le morceau. Nous accompagnions un Eandrill qui voulait consulter le cristal et offrions à Kalred Reda l’occasion de l’y conduire, tout en s’arrangeant pour que l’Empire ne s’en mêle pas.
Après une courte période de doute, il accepta et échangea ses vêtements avec Guiltritt. Nous obtînmes le nom de son escorte, le lieutenant Rijk et convînmes de nous retrouver ici dans une demi-heure.
Je sortis alors avec Guiltritt, qui salua par son nom son lieutenant geôlier avant que nous entamions une discussion à bâtons rompus sur les moteurs hyperspaciaux. Ma récente lecture du manuel du X-Wing devrait me permettre de paraître crédible, espérant que nous ne serions pas interrompus par d’autres convives. Du coin de l’œil, nous vîmes Clark et Reda, tête masquée du turban que le changeur de forme avait apporté, sortir de la salle. Je tins durant un quart d’heure avant que des hommes du service de sécurité me fassent comprendre que j’avais suffisamment monopolisé le 1er Consul. Livré à lui-même Guiltritt se retrouva au milieu de gens qu’il était censé connaître et donna alors toute la mesure de son talent, donnant parfaitement le change, tant en propos qu’en manières. Puis il avisa le retour de Clark et Kalred Reda, avant de prendre congé pour les rejoindre aux toilettes.
Ils se rendirent dans des cabines adjacentes et échangèrent leurs vêtements tandis que Guiltritt résumait au 1er Consul ses rencontres et le contenu des discussions de la dernière demi-heure. Le méta morphe faisait non seulement preuve d’un talent incroyable pour changer son apparence, mais également d’une capacité à s’adapter et à engranger les informations qui laisserait un droïd protocolaire pantois. Ne demandant pas notre reste, nous sortîmes peu après le Consul, une fois que Guiltritt eut repris son apparence de soirée.

Laissant Tar’lhissna monitorer la situation de Satia, évoluant comme un poisson dans l’eau, nous prîmes l’ascenseur et Clark me fit le récit de leur escapade.
Ils étaient rapidement montés à nos suites et le 1er Consul avait rencontré Efendir, qu’il avait été très surpris d’entendre lui adresser la parole.
Abandonnant toute réserve, il avait avoué que l’Empire lui serrait tellement la bride qu’ils n’auraient probablement plus jamais une occasion pareille. Il les avait alors invités à le suivre vers le cristal. Ils avaient emprunté un chemin peu visité, menant vers une partie troglodyte de la forteresse où ils n’avaient croisé personne. Derrière une bibliothèque antique, Kalred Reda avait accédé à un panneau secret hautement technologique, où il avait passé un scanner rétinien, une analyse vocale et une emprunte digital avant de finalement rentrer un code interminable sur un clavier α-numérique. Cinq lourdes portes s’étaient ouvertes en cascade, menant à une grande salle qu’encadraient de grosses colonnes de pierre gravées. Au centre, sur un piédestal, trônait un cristal gros comme un crâne, aux multiples facettes. Efendir avait demandé à mes compagnons d’attendre sur le seuil pendant qu’il manipulait le cristal de ses mains durant une dizaine de minutes, avant de sortir.

Satia nous avertit alors par Commlink que nous avions un problème. Cette dernière avait été rejointe par l’Amiral Greda, à qui elle avait visiblement tapé dans l’œil et jouait de ses charmes avec lui depuis quelques minutes déjà, espérant pouvoir sortir avec lui en privé et s’en débarrasser définitivement. Or, l’officier impérial venait d’être rejoint par le 2nd Consul, Lars Biggers, voulant s’entretenir d’urgence en privé avec lui, venant tout droit de l’entourage du 1er Consul. Notre couverture n’était peut-être pas passée si inaperçue.
Nous en eûmes la confirmation lorsque des directives passèrent sur le canal des troopers, ordonnant l’arrêt d’une série de personnes dont les matricules nous étaient bien connus, puisqu’ils figuraient sur nos avis de recherche. Assaillant le terminal de notre chambre, je me frayai rapidement un chemin sur le réseau vers la sécurité du bâtiment et déclenchai l’alarme incendie dans une bonne partie de la cité, comprenant la salle de banquet. Un gaz opaque visant à éteindre les flammes se répandit dans la zone visée, donnant à Satia la couverture pour s’éclipser en catimini. Notre petite Twi’lek eût tôt fait de la rejoindre à l’extérieur, mais elles se retrouvèrent bientôt cernées de 5 stormtroopers, qui annoncèrent une capture. Ne leur laissant pas le temps d’étoffer, je lançai alors sur leur fréquence le larsen que je préparais depuis un moment déjà, les étourdissant et empêchant toute communication, ce qui laissa à nos deux amies le temps de prendre congé. Elles durent puiser dans leurs ressources physiques pour courir comme le vent et éviter la pluie de tirs dans leur dos. Les petites jambes de Tar’lhissna lui faisant prendre du retard, elle essuya un tir de blaster dans le dos. Mais sa vitalité insoupçonnée lui permit de poursuivre jusqu’au pied des ascenseurs ou nous nous retrouvèrent.
Brodens nous héla alors, nous entrainant vers une porte cachée menant à la cité troglodyte abandonnée et son labyrinthe, mettant ainsi fin à la poursuite. Après un voyage au pas de course, nous récupérâmes nos prisonniers Eandrills, avant de monter dans le Garuda.

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