Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir

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CHRONIQUES D'ASHT'AARK - ACTE 23 : THEATRE ASSASSIN

Message  Babanek le 16/02/18, 01:36 am

A contre courant des autres spectateurs, qui sortent dans la liesse et ne semblent rien avoir remarqués, nous nous frayons un chemin dans les gradins. Nous remarquons alors une orque aux longues dreadlocks blanches qui nous fait des signes, de l'autre côté de la salle : Cham T'nala nous a retrouvés! Elle nous avait quitté à Throal, avant que nous ne partions à la recherche des galions. Un esprit l'avait contacté à travers son amulette et elle était partie précipitamment en parlant de sa tribue, d'une transhumance d'orcs et d'une certaine Krathis Gron et d'un royaume nommé Cara Fahd. Ma foi, son retour parmi nous est peut-être providentiel... J'espère que les ennemis seront chevelus...

Nous montons finalement sur la scène et passons derrière le rideau : toute la troupe est assemblée et nous tourne le dos. On nous somme de quitter les lieux avant qu'un acteur nain ne reconnaisse nos insignes des Forces d'Exploration et demande aux autres de nous laisser avancer, voyant en nous des représentants de la loi, de la sienne en tout cas. La victime était un orque d'âge mur, son visage restant crispé dans la mort. D'après Cham, tout semble indiquer une crise cardiaque, mais cette dernière s'ouvre à l'espace astral, en quête de confirmation, imitée par Lirna. Hoquetant de surprise, la sylpheline nous indique que l'architrame du théâtre et les émotions positives qui l'alimentent continuellement ont fait de ce lieu une curiosité de l'espace astral. Habituellement bleuté et froid, il revêt ici des couleurs sublimes. L'énergie astrale se modèle en tourbillons et en myriades de lumières, tandis que les murs sont couverts de formes artistiques et joyeuses, de chaleur et d'émotion. Le rideau de la scène est perpétuellement agité d'un courant invisible et la scène est couverte d'une herbe pure. Un rayon de lumière bienfaiteur éclaire la scène d'en dessous.
Se focalisant sur la victime, Lirna ne peut que confirmer la mort de Garon, qui était un Troubadour de 5e cercle, mais remarque la présence d'une substance nocive et violente parcourant sa trame, qu'elle identifie comme un poison. Elle repère l'épicentre de l'infection : un point derrière le cou de l'orque.
Gruuth lui fait boire sa fameuse potion dans un élan d'espoir, mais rien ne se passe, il est trop tard.

J’ai hélas remarqué de nombreuses interactions entre les acteurs qui ont interprétés plusieurs rôles… Donc chacun ont eu de nombreuses occasions.
Une femme orque le tient dans ses bras et dit l’avoir vu convulser avant de s’immobiliser, se tenant le cœur.
Cham'tnala ausculte le corps : la piqûre est récente, et le poison (mélange de poison) est très chevronné.
Jothan nous fait alors signe pour aller parler dans un coin, et nous révèle que le mort était évidemment la personne qu’il devait rencontrer, son contact de l’œil de Throal… il y en a surement 1 ou eux autres sur le navire, mais il ne les connait pas, et ils sont sûrement en danger… Lui-même se sent en danger, nous lui laissons donc Léorak et Celyanna en garde du corps, les invitant à se réfugier dans l'une de nos chambres.

Un nain roux se présente ensuite à nous : Pithorius Tartakull, fils d'Elbonius Tartakull, le fondateur du 1er Théatre itinérant crée après le Châtiment, pour répandre la joie.
Prêtant foi à nos insignes de Throal, il nous demande de l’aide pour résoudre ce crime infâme. Nous demandons alors la liste des acteurs, leur qualifications et leur temps de présence dans la troupe.
- Le mort : Garan Clairevoie, orque troubadour, 10 ans
- Lognard le Lumineux, nain, illusionniste (effets spéciaux), depuis 50 ans dans la troupe.
- Elwind Dansingblade, maître d’arme humain, 1 mois
- Gaelin "Fait mouche" archère elfe, 1 mois
- Ysilla Elcomi, guerrière naine, 1 mois
- Alvar Lightfoot, éclaireur humain, 1 mois
- Silthas Vertevallée, elfe voleur, 1 mois
- Aliane et Methos, couple elfe maitres d’arme, 5 ans
- Adrian et Lothar frères humains maîtres d’armes, 5 ans
- Maéra et Noran sœurs nains, troubadours, 5 ans
- Aerathas orque, troubadours, 5 ans
- Lorga orque, troubadours, 5 ans
- Gotri, nain ménéstrel, 5 ans
- Luévia, ménéstrel, 5 ans
- Vilmir, ménéstrel, 5 ans

Par principe tous les plus récents (et les elfes) sont louches, ainsi que le voleur.
Les plus proches de la victime à la fin du spectacle : Alvar, Silthas, Methos, Lothar, Maéra, Aerathas, Lorga.
(Cf : voir photo du tableau récapitulatif)

Gris'kall Filedroit ,quartier maître T’skrang, se présente aussi à nous, après s'être enquerri des troubles. il nous annonce que les artistes et passagers sont renvoyés dans leur cabines. Il est 23H.
Nous voulons au plus vite fouiller le corps du mort, puis sa cabine du mort (au cas où…).
Gruuth ne trouve rien sur le corps, mais Lirna trouve dans la cabine un cahier dont il manque 2 pages. Ce sont des textes de chanson, il manque une chanson (possiblement codé, vu l’étrangeté des textes et l'absence de sens). Enfin, les pages d’avant et d’après étaient récentes.

Nous allons d’abord voir Silthas, qui refuse que nous fouillions sa chambre. J’argumente : c’est une enquête judiciaire, nous avons été mandatés par le quartier maître et le chef de troupe, …Ensuite, l’assassin est assurément un tueur mandaté par Théra et que la résolution de ce crime participe à la défense de Barsaive, et qu’il doit nous donner toute information qui pourrait nous être utile. (Je cherche à m’inspirer du talent oratoire de Celyanaa, et demande le soutien de Lochost, mais rien n’y fait) Calypso tente une autre approche, jetant son regard le plus noir et indiquant un Gruuth tâtant son lourd marteau de guerre, tout en évoquant la manière forte. Menacé, il nous laisse finalement faire.
Lirna perçoit un double fond dans l’armoire : il y a des bijoux et une fiole dans une bourse, qu’il aurait volée à une spectatrice ou une passagère nommée Elysia Brabant (brodé dans la bourse) La fiole est annotée d’un petit papier pourvu de lignes écrites en orque. Cham l’identifie comme un extrait de plante dont lui a parlé le shaman T'saarlisk (Souche-Sèche) lors de notre séjour dan la Servos : du Ghavida, pour juguler le gahad orque et ses pulsion meurtrières.
Interrogé, Silthas nous dit que la pièce s’est passée comme d’habitude selon lui, pas de détail en plus.
Garon était proche de Lorga (l'orque qui le tenait dans les bras), mais parlait à tout le monde. Il était celui avec qui tout le monde parle, celui auquel tous se confient.

En sortant, nous entendons un cri, et nous précipitons vers sa source. A l'étage inférieur, les frères humains et un nain inconnu se tiennent devant la porte d'Alvar Lightfoot. Ysilla tient le corps sans vie d’Alvar dans la cabine de ce dernier. La chambre a été bousculée, la fenêtre est grande ouverte et la dague plantée dans son l'oeil de l'humain en dit long sur sa condition physique. Dans l’astral, cham remarque que sa tête est étrange, révélant la teinture de ses cheveux finalement grisonnants. Grâve à la vision des filaments procurée par mon talent de tissage, je découvre qu’il était Eclaireur de cercle supérieur au mien (le tueur doit donc être d’assez haut cercle aussi). Ysilla dit qu’elle le connaissait avant d’intégrer la troupe. Nous examinons la pièce sans succès, seul le lit encombré du corps et d’Ysilla nous est inaccessible. Recueillant le bandeau de cuir d'Alvar (que j'ai vu brillant dans l'astral), la naine fait appeler Vigor, le machiniste troll, pour préparer le corps afin de le brûler selon les rites du Marrac, d'où était originaire Alvar.

Nous voulons réunir la troupe et membres d’équipages, pour parler devant tout le monde de l'Oeil de Throal (le but étant que le dernier survivant vienne nous voir avant de crever ! et éventuellement voir la réaction des gens : le coupable pourrait aussi réagir). Calypso prend donc la parole et invite tout Oeil de Throal à se présenter à nous. A première vue, il y a peu de réactions dans la foule.

Sur le corps du mort, il y a des traces de lutte, ainsi que du sang sur bouche, nous décidons donc d’observer les avant-bras de tous ceux réunis :
- Le forgeron (s’est tapé le doigt),
- Aliane blessure de deux jours,
- Elwind : blessure fraîche à la main qu’il se serait faite à l’entraînement le matin…
Cham, notre nouvelle spécialiste médicale, nous dit que cela semble plus récent…Sa cabine est à l’étage supérieur, au dessus de celle du dernier mort (cela expliquerait sans doute pourquoi la fenêtre était ouverte)
Je regarde de près sa trame : il est de cercle supérieur. Et en interrogeant son camarade d’entraînement, ce dernier ne se souvient plus bien des détails de l’entraînement.

En fouillant la chambre du suspect, mes camarades ne trouvent rien de bien intéressant. De mon côté, j’’examine le râtelier d’arme et reconnais le style des Maîtres d’armes Galants, école des gentes lames de Throal, dont le nain Folk semblait aussi faire partie. C'est d'ailleurs de sa bouche que nous avons pour la première fois entendu parler de l'Oeil. Vu le style, il aurait pu dans la chorégraphie discrètement planter le poignard…
L'épée fine au-dessus de son lit attire mon oeil et je l'étudie de plus près. Aucune trace du poison au bout de la lame, mais je décèle un manche creux, ce dernier renfermant un papier crypté.
De retour à nos cabines, Jothan parvient à le décrypter :
« Garon de l’Oeil de Throal tué, d’autres présences suspectes sur le navire : Celia, Lognar, Elwind. Priori…. (Mot coupé : interrompu) », écriture fraîche.
Je garde la lame comme pièce à conviction.

Léorak s’est entre temps joint à nous, et il inspecte à nouveau la pièce du second meurtre, y cherchant un début de piste du tueur pour un pistage magique par Lirna. La piste mène à la chambre d’Elwind au-dessus !
Nous pouvons enfin fouiller le lit du second meurtre et bingo : un pied de lit est creux et dissimule les 2 pages manquantes du carnet de Garon ! (messages codé en throalique que Léorak parvient à déchiffrer)
« à surveiller : activités suspectes : Alvar, Silthas, Agnar, et Celia »

Nous retournons interroger Elwind, dans sa chambre. Profitant d'être seul avec nous, il nous dit être un Oeil de Throal, et qu’il a tué Alvar, car ce dernier était l’assassin de Garon. Il a trouvé le document mentionnant l'orque comme agent de Throal et lui-même comme suspect….
Il nous demande ce que nous savons de l’Oeil de Throal… Il sous entend qu’il y a d’autres agents mais ne nous connait pas assez…pour nous les livrer….Nous le menons à Jothan, et Elwind est un temps interloqué à sa vue avant de se reprendre :
- « vous savez qui c’est ?! »
- « oui, nous l’escortons ! »
- « ok, je vous fais confiance et vous aiderai, mais préservez ma couverture, en interrogeant d’autres personnes… »
Il nous révèle qui sont les autres agents de Throal : Lognard le lumineux, et Gotri (messager)
Enfin, Elwind soupçonne Agnar comme agent Théran.

Nous allons interroger Agnar, nain chauve et imberbe ! (hérétique !c’est comme un sylphelin qui ne vole pas, ne blague pas…je ne le sens pas du tout !) Il semblait dormir.
Sa version : il dormait dans la chambre à côté d’Alvar et a entendu du bruit, il a alors découvert le corps, puis Ysilla qui était dans le couloir non loin est venue, a crié, …Il n’a pas l’aire de mentir. Autre détail, ses sourcils sont teints (signe distinctif des traîtres… ? ou juste d’artistes...). Il devait initialement être blond.
Nous lui signifions qu’en tant que premier arrivé sur le lieu du crime, nous devons fouiller sa cabine. Calypso a alors un flashback et soutient qu'il ressemble énormément aux nains thérans de l’équipe qui était montée sur le navire de pierre que nous ramenions à Throal et que nous avions affrontés. Mais je croyais ce nain noyé dans le Serpent… Finalement, nous n’avons rien de concret sur luin mais beaucoup de détails douteux tout de même.

Nous allons par la suite interroger Ysilla, qui revient à peine de la cérémonie de crémation d’Alvar. Il a été mis dans un linceul et déposé sur un radeau auquel Gaelin a mis feu d'une flèche. En détaillant son architrame, nous apprenons que Ysilla est une guerrière de cercle plus élevé que nous, avec un serre tête astralement remarquable. Elle a toujours serré dans sa poche le bandeau d’Alvar, qu'elle dit avoir rencontré à Throal il y a 2 ans … Elle ne nous croit pas quand on dit qu’Alvar est un assassin, … (l’amour rend aveugle…)
Elle a un tatouage étrange sur la nuque, en langue du Marak faite par Alvar : « Aiguisée comme une lame, pointue comme un couteau, chauffée comme une flamme et puissante comme un brisement des os ».

La nuit est bien avancée (1h du matin), nous craignons d’aller dormir et de laisser un criminel agir.
Comment allons-nous confondre les agents thérans ?
Nul doute que l’Oeil neuf d’une petite créature ailée joviale ne nous aiguille vers de nouvelles pistes !

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CHRONIQUES D'ASHT'AARK - ACTE 24 : JEU D'ESPIONS

Message  Babanek le 14/03/18, 11:19 pm

Nous sommes pressés par le temps, il y a un mort par heure depuis la fin de la représentation !! Et j’enrage ne n’avoir plus de temps pour faire interrogatoires et fouilles en règle de plus de passagers.
Hélas, Vu l’heure de la nuit, nous devons nous résigner à nous coucher.

Aux premières heures du jour, un nouveau cri brise le silence matinal, Lognard le lumineux est mort, la gorge tranchée. Il aurait ouvert sa porte à une personne qui l’aurait égorgé net, avant de refermer la porte de sa chambre ! Et autre détail, en fait c’était une naine !

Le rythme effréné ne va donc pas cesser ! Il faut donc passer à l’interrogatoire des occupants des chambres voisines.
Celyanaa commence donc par une de nos suspectes principales : Celina. Notre sorcière fait usage d’un nouveau talent et tente de regarder l’aura de Celina pour en distinguer les émotions, mais elle peine à lire ses états d'âme. Cette dernière est soit très résistante, soit un sociopathe ?! Elle affirme être là depuis 3 ans et venir d’une ville nommé Kratas (ville réputée pour ses voleurs, …), de plus elle certifie ne pas être adepte (alors qu’elle résiste aux sorts de Celyanaa ! Donc elle ment... donc, nous devons la jeter par-dessus bord, non !?). Celyanaa décide de lui parler en draconique : « tu es sûr que tu n’es pas adepte ? », elle plisse alors les yeux en fixant la sylpheline et lui répond en draconique. S’en suit une discussion télépathique : elle savait que Lognard était une femme, elle dit fuir quelque chose, et se cacher…, d'un dragon ?

Nous ne trouvons rien dans la chambre de la victime, pas d’indices, d’illusions…
Celyanaa, prenant son air le plus sérieux, analyse les indices de la scène : la victime a été égorgée à l’ouverture de la porte puis le tueur a crocheté ladite porte pour la refermer.
Gruuth se penche sur un livre de contes sur le bureau, l’une des historie au milieu du livre est inconnue : un faux conte, crypté par illusion, il recèle en réalité des notes d’un agent de Throal, mais les données sont anciennes.
Nous en cherchons d’autres, mais les données sont toujours anciennes.

La cloche sonne alors au réfectoire : Pithorius fait un discours pour annoncer la mort de Lognard, et encourage l’équipage à garder espoir et à ce que la vie continue.
Le capitaine vient ensuite nous voir pour savoir où nous en sommes. Nous lui expliquons que tout va trop vite, seul 12h sont passé, et il y a déjà 3 morts !! Cependant, nous avons déjà des éléments, mais nous devons continuer à enquêter. Il nous propose alors son aide, vu qu’il connait tous les recoins du navire. Nous lui demandons s’il connaît une pièce secrète chez Lognard : non, mais il y a une cache (pour contrebande) non loin. Il nous demande de rester discrets sur ce point-là.

Celyanaa décide d’aller voir Celina dans sa cabine pour parler entre « dragons »… Cette dernière vient de Iopos, un Grand dragon aurait protégé la ville contre le châtiment. Par contre, la famille du Grand dragon fait parfois des choses pas très morales (elle a failli en être victime), des expériences, …
Celyanaa lui parle de son cristal draconique où est enfermé l’esprit d’un drake (une création magique liée au dragon qui l’a créé, et qui devient donneur de nom). Ce dernier s’appelle Penjin, elle le lui présente, et Celina lui demande s’il a des conseils à lui donner, s’en suit donc une surprenante conversation télépathique entre Célina et l’esprit Drake contenu dans le cristal !
Après quelques minutes de silence, Célina remercie Celyaana en lui restituant son objet. Une fois sortie de la cabine, notre espiègle amie demande à Penjin de quoi ils ont parlé : Penjin lui dit le nom du dragon de Iopos : Deinerastas, qui a été rejeté par les dragons de Barsaive car il fait des enfants draconiques pour faire des expériences dessus…

Nous explorons donc la cache secrète du navire, mais il ne s’y trouve rien d’intéressant, de la poussière indique l’absence de passage, et il n’y a rien non plus dans l’espace astral.

Nous voulons par la suite interroger Gotri, le dernier agent de Throal en vie que nous n’avons pas encore vu (il serait regrettable de ne pas avoir ses informations s’il venait à mourir…). C’est un nain bien entretenu et propre sur lui. Il nous explique l’intérêt de la présence d’autant d’agents sur le navire : c’est que ce dernier voyage beaucoup et collecte donc des informations pour Throal, recueille les rapports des agents croisés sur le chemin…
S’il devait dresser sa propre liste de suspect : Alvar, Gaelin et Vigor, tous deux qu’il a vu chuchoter avec Alvar.

Elwind étant à priori le prochain mort (disons la prochaine cible), Gruuth le suit. De mon côté, je vais monter la garde au niveau des chambres de Gotri et Célina. Cette dernière était sur les listes de suspects de tous les espions, elle risque gros.
Rapidement, notre obsidien est témoin d l'agression d'Elwind ! (une flèche, et un agresseur). Il a eu du flair le bougre !
Elwind semble se défendre face à un adversaire invisible ?!
Gruuth charge les assaillants qui s’empressent de prendre la fuite. Non loin de la scène, Agnar est pris à partie par le quartier maître, une lame ensanglanté dans la main… des marins semblent avoir été témoins de la scène !
Vu qu’il y a tir de flèche, nos soupçons se portent évidemment vers l'archère de la troupe et grande ami de l’agent théran Alvar : Gaelin. Mais aux dire de témoin, elle était sur scène à faire des répétitions … et son arc n’est pas magique.
Nous demandons à ce que Gaelin soit surveillée jusqu’à interrogatoire.
Aux quelques première questions, Agnar réagit comme le nain théran croisé sur la vedette théran que nous ramenions à Throal, qui s’était suicidé grâce à une dent creuse pourvue de poison. Il a lui aussi un anneau magique, dans le nez.

Cherchant à comprendre qui a pu intervenir ou aider les coupables, nous réalisons qu’il y avait aussi près de la scène des spectateurs (en fait il n’y en a pas beaucoup sur le navire), donc à ajouter à la liste des personnes présentes sur le bateau :
- Ghorak Cornetordue (troll)
- Elysia Brabant humaine marchande (tiens, nous avons trouvé sa bourse)
- K'toll Griffe-de-dragon T’skrang, danseur caudale 2e cercle
- Josie et Alfred Arrighi, humains
S'y ajoute lesmembres d'équipage :
- Sshis’kas et SS’kale Myrenal (élémentalistes travaillant dans salle des machines).
- 20 soldats du fleuve
- 6 charpentiers nains
- 2 marins orques
- Quartier maître Gris’kall (t’skrang)
- Second T’sslilk Myrenal (t’skrang)
- Capitaine Ayapagoam Myrenal (t’skrang)

Le temps presse et il y a beaucoup de choses à faire, la culpabilité d’Agnar étant confirmé, nous fouillons son atelier (nous l’avions déjà évoqué précédemment, mais nous avons dû être interrompu par un mort…) : Gruuth trouve sous l’enclume (il a cherché là où les autres ne fouillaient pas) un parchemin écrit en théran, codé. Ainsi que dans une armoire à double fond, un attirail d’aventurier (dont un marteau de guerre, une armure de cuir, et un arc court possédant des auras notables dans l'astral.
Jothan décrypte le message : « prince Neden a quitté Throal incognito sous faible escorte »
On transmet immédiatement le message à Throal via Gotri.

Soudain, une idée folle me traverse l’esprit, mais nous sommes trop pressés pour évoquer ensemble la chose sur l’instant.

Nous avons confié Agnar aux « bons soins » de Calypso, mais ce dernier ne parle pas, même sous la torture. Notre voyageuse en semble affectée (frustrée ?) et elle se réfugie dans sa chambre pour faire le vide.

Gruuth et Celyanaa tentent de montrer la flèche envoyée sur Elwind à K’toll, et fouillent sa chambre, rien.
Même chose avec Gris’kall (qui était aussi sur la scène du crime, il a arrêté Agnar, il pourrait facilement le faire libérer…), ce n’est pas lui, mais il reconnait la flèche comme l’une des dizaines que possèdent les membres de l’équipage. Mais hélas, elles auraient pu facilement être volées…
Celyanaa passe en revue les hommes d’équipage (trame) : tous Soldats du fleuve, Gris’kall est de haut cercle et suit également la discipline de Danseur caudal. Il a une belle dague qu’ils examinent (argumentant qu’il faut savoir s’il elle aurait pu égorger Lognard). Mais la belle dague en obsidienne, bien que franchement magique, n’a pas servi depuis longtemps.

Puis sur Silthas : rien

(Note : il faudrait aussi interroger Vigor, qui aurait pu envoyer un message lors de l’inhumation d’Alvar, et voir la trame de Ghorak au cas où)

Dans l’urgence, nous agissons un peu chaotiquement, oubliant parfois certaines démarches initialement prévues…

Pour finir, nous passons à l’interrogatoire de notre autre principale suspecte : Gaelin. Cette dernière se montre peu inquiète. Celyanaa cherche à voir si son arc a pu tirer la flèche : pas sûr, mais c’est possible. Elle dit qu’elle n’y est pour rien dans le crime, elle était sur scène, mais Celyanaa perçoit qu’elle ment. Elle perçoit de plus qu’elle a du maquillage : sa peau est verte alors qu’elle est cuivrée sous les vêtements ! Lui parlant en théran elle lui demande si elle vient de Créana, et Gaelin répond par réflexe : non en théran ! (difficile de mentir à la fois sur le contenu et la langue !). Gênée (prise au piège) elle se justifie en clamant être une esclave en fuite, mais semble encore une fois mentir. Enfin, Celyanaa perçoit de la colère (« je me suis fait prendre »), et un anneau astralement actif, en forme d'œil de chat, qui se révèle être un objet de trame.

Après une heure passée à étudier l'objet au calme, la sylpheline revient avec un franc sourire : la lecture de l’architrame de l’objet est extrêmement fructueuse car elle révèle l’architrame d’un groupe, le même que celui de l'anneau d'Agnar. Celyanaa a pu y lire les Noms suivants : Gaelin, Ysilla, Granak, Alvar, Agnar, Orkal, « L’élite » (= nom du groupe)
Là on a de l’info de première !!!! Le nom de tous les agents thérans !!!

Je finis tout de même par évoquer l’idée qui ne cesse de me trotter dans la tête depuis le décryptage du message d’Agnar : je crois bien que notre ami Jothan le fort est en réalité le fameux prince Neden de Throal, en voyage incognito !!! Cela explique la surprise démesurée d’Elwind, et surtout, cela a du sens, dans les négociations à venir au lac Ban, la voix de Throal n’en sera que plus forte si elle s’exprime par le biais du prince héritier en personne, risquant sa vie pour participer à la réunion !

Soudain, la cloche sonne : « Bran le bas de combat, vedette thérane en approche !!! » Reste à savoir ce que nous allons faire de nos deux espions à notre merci, et si nous allons pouvoir mettre hors d'état de nuirles autres agents thérans à temps...
Nous n’avons tout simplement pas le droit à l’échec, la vie du futur monarque de Throal est entre nos mains, et l’avenir du monde libre dépend peut être de la réussite de notre mission !
Un léger sourire se dessine sur mon visage : la cause est on ne peut plus juste, l’enjeu immense, le défi de taille, c’est un beau jour pour pourfendre du théran ! Thystonius et Lochost seront ravis !

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CHRONIQUES D'ASHT'AARK - ACTE 25 : CACHE-CACHE ET COMEDIE

Message  Babanek le 26/04/18, 05:00 pm

Nous avons peu de temps devant nous, le navire théran se rapproche inexorablement, sans même ouvrir le feu. Les agents thérans identifiés doivent être exécutés d’urgence ! Toute information qu’ils pourraient transmettre pourrait être dangereuse pour la cause ! Sans ménagement, Gruuth et Calypso achèvent les 2 prisonniers esclavagistes.
Dans le même temps, je monte à grandes enjambées avec Celyanaa pour voir si Ysilla se trouve encore dans sa cabine. Sur place, je défonce violemment la porte : personne.
Nous montons alors hâtivement, il faut trouver le prince Neden !
De sa porte entrouverte, Gotri nous siffle : « Cachez-vous dans la planque secrète ! » Mais nous refusons, attendre de nous faire pincer ne nous plaît pas!

A priori l’équipage reste calme et ne compte pas se défendre…
En montant, nous voyons que les acteurs attendent sur scène, dont Ysilla ! Celyanaa tente une entrave à distance, mais la Guerrière résiste à sa magie. J’hurle alors à l’assemblée : « Arrêtez Ysilla, c’est un agent théran, elle a tué Lognard ! »
En un instant, l’agent ennemi est en fuite, et nous la prenons en chasse quand soudain, une voix féminine au milieu de la foule me crie « Stop ! » Je suis alors brutalement paralysé des jambes !!! l’illusionniste est dans la foule !!! (Que puis-je faire face à de puissants mages s'ils m'immobilisent aisément de la sorte sans que je ne puisse rien faire !! J'enrage intérieurement !)

Léorak s’était positionné sur le pont pour être témoin de l’approche inexorable de la vedette thérane et de ses 200 soldats d’équipage !
Jothan se dirige vers la cache secrète et, croisant Léorak, il lui confirme être le prince Neden. Il préfère tenter de survivre et de s’enfuir discrètement, donnant priorité à sa cause plutôt qu'à son envie manifeste de combattre, au vu de son poing qui se serre régulièrement.

Celyanaa traque toujours Ysilla, mais sans succès.
De leur côté, Calypso et Léorak passent par la cabine du capitaine qui leur explique que ce n’est qu’un contrôle standard théran, que ça arrive souvent depuis l'arrivée du béhémot et qu'on ne risque rien si on a rien à se reprocher. (Personnellement, je suis serein avec mes actes, mais je ne pense pas que les thérans soient du même avis !)
Je suis toujours bloqué par cette maudite magie, impuissant, alors que Calypso, et Léorak veulent descendre pour jeter par-dessus bord les deux agents thérans morts. Sur leur parcours, notre voyageuse croise Ysilla qui la renverse d’une violente charge à l’abdomen. Celyanaa, non loin de la scène, parvient enfin à l’entraver et ajoute à qui veux l’entendre : « Saucisson à gérer ! ». Léorak suit et décide de mettre un terme à la vie d’Ysilla.

Une brume magique prenant la forme d’une atroce créature apparait sur scène au niveau de Gruuth qui prend peur et s’enfuit hors de la zone, imité par une quinzaine de personnes. L’obsidien et moi ne parvenons pas à identifier l’illusionniste, bon sang, nous devons y parvenir, l’enjeu est trop grand !
Un "Stop!" surgit à nouveau et Gruuth s’immobilise aussi ! La situation s’aggrave !
J’ai au moins perçu d’où venait la voix, et j’interpelle Célina non loin pour lui demander son aide. Elle me répond qu’elle peut au moins me dire qui est le jeteur de sort : c’est Elysia Brabant ! Enfin une bonne nouvelle ! Je m’empresse de le crier haut et fort, avant de me saisir de ma hache faucon et de l’envoyer dans l’épaule de l’agent théran identifié ! Je peux me délecter de son hurlement de douleur, elle l'a bien sentie passer !
Celynaa nous rejoint enfin et entrave la traîtresse thérane.
Léorak déboule à sa suite par les gradins et se précipite vers le nouveau saucisson pour l’achever.

Vigor, à l’autre bout, me fixe en murmurant : « Dessèches-toi » Mon bras commence soudain à se flétrir, m’arrachant un cri. Je lui retourne un lancer de hache dans les jambes.
Au niveau inférieur, Calypso poursuit son œuvre et jette le corps d’Ysilla par une écoutille de canon, alors que Celyanaa parvient enfin à immobiliser Vigor. A son niveau, notre danseur martial poursuit sa course une fois Elysia achevé (son corps prend alors l’apparence d’une orque), pour aller donner la mort à Vigor (de son vrai nom Granak).
Enfin libéré de mes chaines, je bondis, ailes déployées, pour aller récupérer le corps de l’orque à bazarder.

Au martèlement qui résonne dans les escaliers, nous comprenons que le débarquement théran a débuté ! Il est trop tard pour atteindre la planque…Jetant à l'eau les derniers corps, nous nous précipitons tous pour nous dissimuler, et une sorte de cache-cache mortel débute !
Celyanaa se faufile dans la bouche d’un canon, Léorak et moi nous jetons à l’eau. Le t'skrang semble à l’aise sous l’eau, alors que je cherche à me maintenir juste sous la surface de l’eau à l’aide de mes griffes propres à l’escalade.
Gruuth finit par sauter par une fenêtre mais se rate et se retrouve entravé par la chaîne de l’ancre… Léorak sourit, puis blasé, démarre une longue série d'allers-retours pour donner de l’air à l’obsidien qui se trouve maintenant au fond de la rivière, dans la vase.
Alors que nous patientons nerveusement en scrutant tous les signes des mouvements thérans, Celyanaa, ne tenant plus, lâche un éternuement du fait de la suie. Elle doit alors faire appel à toute sa concentration pour ne plus craquer à nouveau et, pour se faire, elle se remémore un de ses livres en mémoire.
Calypso ne tient plus et tombe à l’eau, le bruit faisant venir un soldat théran. Mais pour son plus grand bonheur, Gloublibloub vient la secourir et la remonte pour qu'elle s'accroche à la coque, sous la ligne de vue du pont.

40 minutes passent ainsi et, après une attente qui nous a paru interminable, le navire esclavagiste reprend enfin son envol. Nous pouvons enfin respirer et remonter à bord. Si seulement les thérans pouvaient réaliser un jour la prise qu’ils ont manqué ce jour-là !! Cette simple pensée me réjouit !
Retrouvant le capitaine, ce dernier nous explique que les thérans ont pris une « taxe » d’objets de valeur (minerais élémentaires, soie) et ont cherché leurs espions, ainsi qu’un groupe correspondant à notre description. Le capitaine a heureusement fait passer le mot pour faire dire que les personnes que les thérans décrivaient n’avaient jamais été présentes sur le navire. Il avait aussi expliqué que le groupe de six présent dans leur troupe avait précipitamment quitté le navire à notre dernier arrêt.
Nous nous expliquons avec lui sur les agents thérans. Il nous remercie car sans la mort des agents ennemis, son navire aurait sûrement été immobilisé, fouillé et dépouillé.

Le soir venu, Pithorius Tartakull toque à notre chambre :
- « Je sais que vous avez déjà fait beaucoup, mais j’aurais une dernière faveur à vous demander…nous avons une représentation à venir, et une réputation à tenir…pourrais-je vous embaucher dans la troupe pour une pièce retraçant l'épopée de J"role l'Humble Voleur et de Releana l’Elémentaliste ? Elle retrace le retour des thérans en Barsaive après le Châtiment, la rafle esclavagiste qui a vu le kidnapping des jumeaux de nos héros par le Gouverneur de l'époque, l'alliance de ces derniers avec les trolls du Crépuscule et leur attaque conjointe lors de la Bataille de Quai des Nuages.»
Nous ne pouvons pas nous résoudre à laisser la troupe en difficulté après ce qu’ils ont fait pour nous. Après tout, ils nous ont tous couverts face aux thérans, risquant ainsi leur vie.

Chacun d’entre nous va donc chercher à utiliser ses talents à bon escient :
- Celyanaa : brillante démonstration logique pour convaincre la foule lors des scènes poignantes, sortilèges de traits de feu, de brise-serrures et de lapidation pour les effets spéciaux, acrobaties en vol pour les cascades
- Calypso déploie un éventail martial polyvalent de bagarre, d'acrobaties, de danse des airs, de bond de lézard, de maniement du fouet façon esclavagiste, pêche au filet de feu à la troll, guérison par le feu pour les effets spéciaux,
- Gruuth : toute la panoplie du Guerrier au combat : affrontement à mains nues, danse des airs, attaques acrobatiques, esquives, …
- Moi, j'utilise allègrement la première impression, le sarcasme et l'éloquence, mes arme de jets de manière exceptionnelle (jamais je n’ai si bien manié mes haches !), du combat comprenant des esquives, des ripostes, et du brisement de chaîne pour mettre en avant la lutte pour la liberté, …
- Léorak sera moins présent, lors des répétitions, ne pouvant s’empêcher de s'éloigner du scripte pour se mettre en avant à outrance…

La représentation a lieu à quai, finalement à l'abri derrière les protections élémentaires de la Cité flottante du Lac Ban.
Acte I : 1458 : Le village de Releana est attaqué par les vils thérans.
Gruuth et Calypso y joueront des thérans, Celyanaa une enfant, moi un défenseur, nos histoires personnelles (à mon amie sylpheline et moi) étant similaires, nos interprétations n’en seront que plus poignantes.

Acte II : Releana est emprisonnée et J'Role s'arrange pour partager son sort : vie d’esclavage, récolte de minerais, le fouet…

Acte III : Essai d’une bombe thérane dans le ciel qui crée une brêche vers le plan élémentaire de l'air, suivi par la colère des élémentaires d’air et la rébellion des esclaves…

Acte IV : Le vaisseau de Releana se crache dans les Pics du Crépuscule et est pris par le clan troll des Griffes de pierres. Releana y affronte Vrograth, le chef de la motte pour éviter l’esclavage. Elle réussit par la ruse en déterminant le duel : un duel de patience, si l’autre bouge, on a le droit de le frapper et c’est au 1er sang… Les trolls partent en guerre convaincus par Releana, nuit de danse et de fête où les Passions marchent parmi eux…seulement 9 drakkars reviennent sur les 30 partis…

Acte V : Releana travaille sur l’épave du navire théran avec du cristal vivant, qu’elle incruste dans la coque pour le faire à nouveau flotter, puis convainc le chef troll d’unir les trolls de toutes les mottes des Pics.

Acte VI : Le navire est nommé : « Arc-en-ciel de pierre », puis, avec les drakkars troll, ils attaquent deux vedettes théranes au-dessus de la Mer des Enfers

Acte VII : Infiltration du Quai des nuages avec les vedettes capturées, commando troll jusqu’au Gouverneur, récupération des enfants de Releana et J'Role, puis combat final des troll face aux thérans qui, défaits, fuient vers Vivane.

Dans l’ensemble nos prestations ont été bonnes, Calypso a parfois été un peu trop réservée, Celyanaa et moi avons fait quelques prestations remarquées, nous étions bien dans l’histoire. Celle-ci m’a particulièrement touché, car c’est un peu mon histoire, ainsi que l’épopée que je rêve de vivre !
Le public produit une standing ovation et des fleurs volent sur la scène. Nous sommes soulagés et la troupe nous félicite : nous avons assuré pour une première ! Ce fut une expérience inédite et exaltante, j’en garderai un souvenir radieux !
Vient enfin le temps de l’au revoir poignant aux acteurs. Je suis persuadé que nous recroiserons leurs routes un jour ou l’autre.

Ayant quitté le navire, Jothan nous invite à l’accompagner, l’heure des négociations est venue et il se présente au Grand Dôme comme le Prince Neden de Throal, après avoir retiré le cuir qui voilait son bouclier aux armes du royaume nain et la cire qui masquait les symboles de ses armes.
La Shivalahala V'strimon l'accueille personnellement et lui annonce que les autres participants sont déjà arrivés :
- Ayhasu Ss'kala Syrtis, capitaine du Fendeur de fleuve, représentant une faction de la maison t'skrang Syrtis (son aropagoi est divisé sur la question théran)
- Omasu : fondateur de la Rébellion pour la Roche-de-vie, obsidien qui ressemble fortement à Caedrus, l’un des 3 rescapés de la tragédie de  Ayodhya, où beaucoup des siens sont restés coincés à l’intérieur de la Roche-de-vie.
- Cellendhyl, Maître d’armes elfe de sang, guerrieros pour la Résistance barsavienne de la ville de Vivane (mais… mais je le connais !!!!!!!!!), qui lutte jour après jour contre les thérans.
La réunion aura lieu le lendemain.

Calypso en profite pour monter tout en haut de la Tour du vent, pour y apprendre le langage des élémentaires de l’air. L’ascension est longue et compliquée (100m !), mais elle parvient à ses fins. En haut, un Soldat du fleuve observe un segment du fleuve Serpent situé à une centaine de kilomètres, prétendant le voir très distinctement grâce à la magie des lieux.
La descente est plus compliquée, mais sécurisée par un jeu de filets et finalement elle évite la chute fatale en se rattrapant in extremis à une maille solide après 25m de chute. Elle ne s’en sort qu’avec des douleurs à l’épaule. (Un petit bucher pour soigner ça ?)
Le soir venu, on nous dépose une invitation pour l’après-midi suivante à la Salle du conseil du Grand Dôme.

Nous sommes accueillis dans une pièce jouxtant les appartements de la Shivahalala. Autour de la table se trouvent les personnalités nommées la veille.
Majestueux, Neden nous présente ainsi : « Les Porteurs d’espoir et Calypso, qui font partie des forces d’Exploration de sa Majesté. » Il évoque nos faits d’armes : la récupération d’une vedette thérane emmenée à Throal, la découverte de deux galions, la libération d’un kaer, … l’élimination de 6 espions thérans (Entendre ces réussites fait du bien au moral, nous avons accompli de belles choses !)
Les personnalités se présentent ensuite une à une.
Elles expliquent à l’assemblée les précédentes décisions du Conseil : pas de combat direct, nous n’en avons pas les moyens.
La présence thérane est coûteuse, mais ça pourrait être pire. On ne veut pas les provoquer par peur des représailles et du durcissement de leur présence. Il faudrait pour les attaquer une alliance plus importante.
J’apprends aussi qu’Omasu étant très riche, il paye des adeptes pour actes de résistance contre Théra.

Vient enfin le sujet qui justifie réellement notre présence à la réunion : Ils ont besoin d’un groupe expérimenté comportant un obsidien pour aller voir la Pierre-de-vie et savoir ce que sont devenus les frères d’Omasu. Il faut aussi enquêter de l’intérieur sur le béhémot et recueillir des informations sur les troupes ennemies, les installations, les effectifs (dont l’origine de ces soldats, car leur présence affaiblit peut-être une autre zone).
La Shivalalala nous demande de passer par la route du pèlerinage car, traditionnellement, le pèlerin qui la suit du début à la fin pourra poser une question à la Shivahala Syrtis , une référence en matière d’oracle. Cette tâche est à présent impossible du fait de la présence du béhémot. Nous pourrions lui demander beaucoup de choses importantes, comme ce qui se passera si nous ne faisons rien face aux thérans, lui prouvant ainsi à elle et aux siens qu’il faut se mobiliser en masse face à Théra. Je pense évidemment au lieu de détention des miens.

Omasu propose d’utiliser un contact jouant l’esclavagiste chez les K’tenshins pour être envoyés à la forteresse, en passant par le marché aux esclaves de Servalen. Il faudra mettre en œuvre les conditions pour nous faire capturer dans la zone voulue … Le marchand obsidien aurait un objet qui permettrait d’infiltrer notre matériel : le Sac du passeur, un grand sac en peau pouvant contenir beaucoup et pouvant ensuite passer pour une tenue d’obsidien. Séparé d’une pierre rouge blanc rosé elle ne parait plus magique. Nous pourrions modifier notre apparence astrale grâce à un « charme de sang de tromperie astrale » sous forme d’anneau pour cacher notre architrame d’adepte et ne pas être inquiétés à l’entrée du béhémot. Restera à changer notre apparence physique pour ne pas être identifiés comme les Porteurs d’espoir.

La mission nous parait relativement suicidaire, mais Celyanaa et moi sommes finalement assez curieux de nature et surmotivés par la cause pour accepter de risquer notre vie. Gruuth est évidemment enclin à œuvrer pour la libération des siens, de même que l’héroïque Leorak, pressé de libérer le site qui est aussi sacré pour les t’skrangs. Reste Calypso et Lirna, qui ne sont pas très rassurées, mais qui vont suivre.

Le soir venu, j’aimerais prendre le temps de boire un verre avec Cellendhyl afin de deviser sur les mois passés depuis notre dernière rencontre et pourquoi pas faire une petite passe d’armes amicale pour que nous puissions chacun constater les progrès de l’autre. Le petit cachotier d’elfe m’avait caché bien des choses à l’époque !

Quelle folle entreprise nous attend ! Que Lochost nous accompagne !


Dernière édition par Babanek le 23/05/18, 02:34 pm, édité 1 fois

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CHRONIQUES D'ASHT'AARK - ACTE 26 : DANS LE VENTRE DU BEHEMOT

Message  Babanek le 23/05/18, 01:03 pm

La mission nous a été donnée le 30 Rua.
Afin de mener à bien notre mission, nous travaillons nos couvertures et pour se faire, commençons par un nom d’emprunt :
- Calypso : Thaly
- Léorak : K’tarlak
- Gruuth : Orunas
- Lirna : Polype O’Kate
- Celyanna : Lassante
- Asht’Aark : Al K’Trash
Délestés de notre équipement placé dans le sac magique confié à Gruuth, nous prenons des vêtements et quelques éléments de matériel de substitution. Nous nous déguisons au mieux, à l’aide de nos amis artistes encore présents à quai. Celyanaa devient blonde, change de coiffure et de tenue, Léorak teint sa crête en rouge et change d’armure, Lirna adopte une surprenante teinture arc en ciel. Mes cheveux sont aussi teints en roux et dressés sur ma tête et je me pare d’un colliers d’osselets.
Gruuth garde sa couleur obsidienne rare en cette partie de Barsaive.

Il reste 3 jours avant le départ, alors nous nous occupons : Celyanaa va étudier un nouveau sort, Léorak narrer ses aventures à qui supporte de l’entendre si longuement. Je passe quelques temps dans une forge et en profite pour renouer avec mon ami elfe de sang Cellendhyl…
Il faut se faire prendre le 4e jour de la semaine, car c’est le 5e jour où les thérans vont s’approvisionner au marché d’esclaves de Servalen. Un certain T’suul est notre contact chez les esclavagistes.
Amenés par bac au sud du lac Ban, nous entamons une marche d’un jour et demie en longeant les berges. A l’embouchure sud-ouest, nous avisons un blocus mis en place par les K’tenshins pour interdire le sud du fleuve à tout autre navire.
Enfin, arrivés à la zone décidée, nous faisons un campement en haut d’une colline boisée, avec un beau feu et surtout pas de tours de garde.

Au petit matin (4h du mat), les esclavagistes K’tenshin nous font prisonniers ne se moquant de notre naïveté de « citadins ». « On vend ce qui se vend de mieux : des Donneurs-de-noms. Les sylphelines sont placées dans une cage sur dos de Gruuth et nous sommes encordés poings-liés.
Dans l’après-midi, , nous atteignons Servalen, ville portuaire du lac Pyros, qui doit sa luminosité orangée à des algues endémiques phosphorescentes. Le port de commerce est devenu un repaire d’esclavagistes et de mercenaires. Dans la nuit, le chef esclavagiste qui nous a capturé emmène les cages de nos sylphelines dans sa tente et leur révèle être T’suul. Il nous souhaite bonne chance (ou bonne mort vu ses mots…) et nous conseille de nous séparer au milieu des autres esclaves, notre groupe aura ainsi peu de chances d’être identifié. Excepté l’obsidien, il trouve nos déguisements très convaincants.

Le lendemain aux aurores, soit le 5 Mawag, après un bon repas de gruau insipide et d’eau, nous sommes menés au marché et un régiment théran ne tarde pas à se montrer. Là, un notable au visage droit comme une statue, typique de son peuple, négocie le rachat de la centaine de Donneurs-de-noms dont nous faisons partie, comprenant beaucoup de t’skrangs et de catans de la jungle de Servos.
Nous sommes attachés en deux colonnes et prenons un bac qui traverse le Lac Pyros. Après deux heures, nous empruntons à travers les jungles de Servos une voie nouvellement créée par les innombrables pas des esclaves. Arrivés en vue du Béhémot, nous marchons un temps sur la fameuse route du Pèlerinage, qui descend du côté sud de la colline sacrée avant de poursuivre en longeant les berges vers le Lac Ban.

L’antre des thérans est une colossale forteresse de 355m de côté, avec des murs de plus de 30m de haut, bardés de canons à feu. Nos magiciennes nous disent ressentir la présence d’un dôme de protection en air élémentaire, capable de retenir tout ce qui est plus grand qu’un Donneur-de-nom, comme celui de la Cité Flottante. Les patrouilles théranes sont nombreuses.
A l’entrée, nous sommes tous inspectés et Gruuth et les sylphelines sont mis de côté. (Aïe !)
Après interrogatoire sur les siens, Gruuth est ramené sous bonne garde et nous sommes guidés à travers des puits et tunnels vers les niveaux inférieurs. Nous finissons par percevoir la partie supérieure de la pierre-de-vie obsidienne. Selon notre Guerrier, elle devrait pulser d’une vie manifeste et semble à présent terne et quasiment éteinte.

Parvenus aux zones de minage, des gardiens munis de fouets se présentent à nous pour fixer quelques règles : « Je suis Mabon Ardos, votre maître ! Obéissez et vous vivrez un jour de plus.» Puis, en chœur avec une quinzaine de ses collègues : « Vous ferez des navettes jusqu’à la surface pour y acheminer le minerai extrait jusqu’au coucher du soleil »
A notre grande surprise, nous ne pouvons résister à ses ordres !! Un questeur de Dis, soutenu par ses initiés, mais également lui-même très puissant ! (ajout sur ma liste de gars à tuer).
Au travail, nous sommes encadrés par des patrouilles de 5 soldats thérans, mais aussi par des gardiens qui, de temps à autre, nous donnent des ordres pour maintenir le pouvoir de coercition.
A chaque niveau de sous-sol, la terre est différente, dénotant une fusion progressive de la pierre de la forteresse avec celle de la colline.

Une fois dans le dortoir commun et la transe passée, la fatigue accumulée dans l’après-midi nous frappe de plein fouet. Nous retrouvons nos deux sylphelines qui se faufilent discrètement jusqu’à nous. A leurs dires, elles se sont éclipsées, car le sort qui les attendait aurait fait passer le nôtre pour une cure thermale.

J’apprendrai plus tard qu’elles ont été amenées à un certain Azim Keel, un élémentaliste sylphelin de l’Empire théran ou ghareez. Là où les sylphelins sont joviaux et heureux de la vie, ceux-ci sont tristes et amers, irrespectueux de la vie des autres et hautains. Les deux magiciennes ont pu voir le laboratoire magique de celui qui doit diriger les opérations élémentaires de la forteresse. Il a apparemment soumis plusieurs élémentaires pour l’aider à faire tourner une installation mêlant magie et technologie, ayant pour but de drainer la magie contenue dans la pierre-de-vie. Il semblait même tenter de récolter à distance les minerais élémentaires de la région, eau du lac comprise ! Visiblement de haut rang, il utilisait une débauche de magie alimentée par différents objets, esprits soumis et surtout la magie du sang aux dépens d’un sylphelin placé dans une cage voisine. Lirna avait difficilement reconnu en lui Puck, un membre de la tribu Almarra du Lac. Mais ce dernier était aux portes de la mort, à semi-inconscient, le corps couvert de cicatrices, torturé par Keel. Après une bonne heure passée à les ignorer, l’élémentaliste avait finalement daigné leur jeter un coup d’œil. Il avait remarqué en Celyanaa quelque chose de différent et avait évoqué l’envoyer chez un certain Héféra pour en savoir plus. Au bout d’une longue séance de travail, il s’était finalement absenté, non sans une observation astrale poussée sur ses prisonnières pour s’assurer qu’elles ne soient pas adeptes, ni en mesure de s’échapper. Une fois encore, les anneaux de sang de tromperie astrale avaient remplis leur fonction. Le sylphelin parti, les deux mages avaient alors retiré leurs anneaux et Celyanaa avait utilisé un sort de Brise-serrure pour s’échapper. Elles avaient également accordé à Puck la merci d’une mort par Dague mentale, après avoir appris de ce dernier qu’Héréfa était un archimage versé dans l’étude des dragons. Puis elles avaient utilisé la nuit et leur petite taille pour se dissimuler et plonger dans un puit et nous retrouver.

Le sylphelin parti, les deux mages avaient alors retiré leurs anneaux et Celyanaa avait utilisé un sort de Brise-serrure pour s’échapper. Elles avaient également accordé à Puck la merci d’une mort par Dague mentale, après avoir appris de ce dernier qu’Héréfa était un archimage versé dans l’étude des dragons. Puis elles avaient utilisé la nuit et leur petite taille pour se dissimuler et plonger dans un puit et nous retrouver.

Celyanaa, durant son évasion a bien pris le temps d’observer les alentours et de recueillir de précieuses informations, elle a ainsi reconnu :
- La 5e légion, habituellement postée à Marak
- La 8e légion, habituellement postée à Vivane et Quai des nuages
- La 7e flotte, habituellement postée à l’Ouest en vasgothia
- La 5e flotte, habituellement postée à Théra et Quai des nuages.

Nous sommes dans la salle 200 esclaves pour 40 gardes. Nous nous regroupons discrètement et Celyanaa nous dit devoir agir ce soir car leur absence va rapidement être remarquée. J’invoque discrètement les pouvoirs de Lochost pour briser mes liens, puis ceux de Calypso, quand déboule brusquement le geôlier en chef :
- « Je le sens, certains se sont libérés ! »
(Mais c’est quoi ces pouvoir ?!!) Commence alors une vérification en règle des liens de l’ensemble des esclaves. Celyanaa m’aide à renouer vaguement les miens, mais les elfes au fouet parviennent à nous avant que Calypso n’ai pu renouer les siens et le premier l’invective en hurlant :
- « Comment t’es-tu détaché toi!? »
- « En mordant mes liens »
- « Te fous pas de moi ! Es-tu questrice de Lochost ? »
- « Non »
Ces raclures d’elfes de Dis emploient leur pouvoir de coercition pour forcer Calypso à parler et la situation pourrait rapidement dégénérer. Nous autres membres du groupe échangeons de longs regards, nous sommes tous d’accords : le moment n’est pas opportun pour agir. Il y a bien trop de garde à affronter, sans même avoir notre équipement. Il nous faut être plus isolés pour que notre Guerrier puisse chanter et activer le sac contenant notre précieux équipement. Heureusement, notre Vorst fait bon usage de ses nerfs d’aciers et ne s’en sort finalement qu’avec une grosse raclée de coups de fouets, la chair en sang et de nouveaux liens plus solides dans le dos.
Nous ne pouvons pas nous empêcher d’échanger quelques mots et, après un ultime avertissement, les gardiens décident en conséquence de punir tout le monde au travail de nuit ! (C’est très bien ça ! Voilà comment nous allons pouvoir nous isoler un peu pour passer à l’action)
A nouveau, les disciples du détestable Dis nous lancent leurs injonctions au travail et nous nous efforçons de respecter les ordres tout en descendant un peu plus profondément pour atteindre notre but ultime : la base de la pierre-de-vie.

Après quelques heures de minage, Léorak se stoppe en sentant une odeur forte d’œuf pourri. il meugle brusquement : « Gaaaaz ! » Et il n’a que le temps de plaquer au sol le malheureux mineur en première ligne quand l’explosion survient ! (L’éclairage à la torche, ce n’est pas le meilleur moyen d’éviter que du gaz ne s’enflamme !) Gruuth et Lirna, eux, subissent le souffle de plein fouet, mais leurs blessures s’avèrent superficielles.

Plus tard, au second sous-sol, un vieil elfe éreinté s’effondre au pied d’un gardien qui se met immédiatement à le fouetter : « Tu retournes au travail ou tu meurs mon gars ! » C’est alors qu’un jeune troll se plaque sur le vieil homme en protection et se propose courageusement de subir le châtiment à sa place.
Nous sommes séparés au travail, mais non loin de la scène se trouve Calypso et Celyanaa qui, n’en tenant plus, interviennent discrètement en lardant le gardien de Dagues mentale, pendant que notre voyageuse assène des coups de pioche sur le tortionnaire qui meurt rapidement, non sans avoir émis un cri d’alerte.
Le vaillant troll s’est relevé et l’image qu’il offre à mes amis n’est guère réjouissante : l’épuisement se lit sur ses traits et son corps. De plus, il dispose d’une corne brisée, d’un œil crevé et infecté, et son dos est lézardé de cicatrice. Sans perde de temps, il s’empresse de mettre en scène une explosion de gaz et parvient ensuite à convaincre la patrouille thérane ayant accouru sur place de la mort accidentelle du gardien.
Celyanna s’est immobilisée et observe plus attentivement ce troll en piteux état. Un détail la surprend : ce dernier me ressemble étrangement ! Connaissant mon histoire et se rapprochant de lui, elle lui glisse à l’oreille :
- « K’trash’Kor ?
- Oui !? Mais comment connaissez-vous mon nom ?!
- Je suis une amie de ton frère Asht’aark, qui est aussi ici…
- Mon frère… ici ? Il a aussi été pris !?
- Non, nous faisons partie des Porteurs d’Espoir, en mission pour Throal, nous allons te libérer,
suis-nous !
Peinant à réaliser les mots échangés, K’trash suit l’intrigante petite fée volante qui lui promet la liberté.
Au détour d’un nouveau couloir, je tombe nez à nez avec ce troll : mon frère !! Malgré son état de santé probablement proche de la mort, je le reconnais immédiatement. Submergés par l’émotion et la gorge nouée, nous échangeons un long regard. Nous ne pouvons laisser éclater notre joie avec les gardes si proches…mais nous ne pouvons nous empêcher de saisir l’autre par l’épaule, pour s’assurer de la réalité de la scène. Evidemment, mon regard s’attarde sur les nombreuses blessures qui recouvrent son corps, sa corne brisée, son œil perdu… Mon cœur est empli à la fois de joie et de rage, je me sens prêt à mener l’assaut à l’ensemble de la garnison thérane ! Celyanaa me confirme qu’au vue de sa trame affaiblie, sans soins rapides, il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre !! Nous devons faire vite, atteindre notre objectif, et récupérer notre matériel.
Echouer si près du but est tout simplement exclu.

Une heure plus tard, alors que nous sommes finalement parvenus au niveau le plus bas, un élémentaire de terre émerge d’un mur et commence à broyer un à un les esclaves à portée, se téléportant d’un mur à l’autre ! Lorsqu’il parvient au niveau de Léorak et moi, nous ne voulons pas tuer inutilement un élémentaire qui ne fait que défendre son territoire face aux thérans, …Mais la retraite est difficile, et Celyanaa doit l’entraver pour nous éviter un combat. Finalement une petite escouade thérane déboule et met rapidement fin à ses jours… encore une vie que nous ne sommes pas parvenus à sauver…

Gruuth, accompagné de Lirna, est enfin arrivé aux pieds de la pierre-de-vie et commence son chant (il lui faut 10 minutes pour pouvoir activer la pierre).
Je m’efforce alors de convaincre la vingtaine d’esclaves présents à se rebeller et à ouvrir leur esprit, pour vaincre l’emprise de Dis… mieux vaut combattre libre que vivre esclave jusqu’à une mort certaine.
« Nous sommes les Porteurs d’Espoir et nous sommes volontairement venus ici pour œuvrer à la lutte contre Théra et à la libération de la pierre de vie des obsidiens. Vous autres, Donneurs-de-noms, c’est en homme libres que vous avez vu le jour. Théra vous en a privé et compte bien en priver tout Barsaive !  Comment retrouver cette liberté me direz-vous?
Il faut se battre !
A quoi bon vivre quelques jours de plus, en esclaves ici ? Votre seul perspective est la mort par épuisement. Faites ce choix de combattre ici tant que vous en avez la force ! Sinon, d’ici quelques jours, vous regretterez assurément de ne pouvoir échanger vos tristes vies momentanément épargnées pour une chance de revenir ici, à cet instant, et de tuer nos ennemis. Car ils peuvent peut-être nous ôter la vie, mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !!!!! »

Malgré des débuts hésitants, tant dans ma voix que dans mon attitude, je finis par sentir le pouvoir de Lochost affluer en moi et porter ma voix : ce ne sont plus des esclaves que j’observe devant moi, des Donneurs-de-noms libres ! L’influence de Dis a subitement cessée et nous sommes à présent totalement libres de nos mouvements. Armés de leurs pioches, des groupes d’esclaves vont aller se poster aux différents points d’accès pour monter la garde.

Puis la pierre commence à vibrer, jusqu’à une apothéose et un visage obsidien commence à émerger lentement, accommodant difficilement sur ce qu’il voit.
Gruuth les enjoint à tenir bon et leur explique qu’Omasu et nombre de gens soutiennent leur pierre-de-vie !
Le visage lui répond : « Les thérans vampirisent notre pierre de vie et nous devons nous réfugier au cœur même de celle-ci pour la protéger de nos âmes, ou risquer de tous nous éteindre. Nous tiendrons peut-être des jours, des semaines, voire des mois de plus, mais notre fin est inéluctable à ce rythme. Sauvez-nous ! »
Celyanaa lui demande alors s’il existe un passage pour sortir sous la montagne.
« Je dois déjà y retourner si je veux rester en vie, mais sachez qu’il existe bien un passage qui mène à des tunnels souterrains sous la colline, il se situe au niveau d’un bloc de roche qui ressemble à une petite pierre de vie. Notre frère saura quoi faire. Elle m’appelle… »

Grutth chante cette fois pour libérer notre matériel et nous pouvons enfin nous réarmer. Celyanaa et moi fournissons immédiatement deux potions de guérison à mon frère qui semble reprendre des couleurs. J’en profite pour mettre dans sa main la belle hache d’arme prise il y a quelque temps sur un Forgeron théran, ainsi que mon bouclier dans l’autre main. C’est dans ces circonstances extrêmes que je vais vivre l’un de mes rêves de jeunesse : batailler aux côtés de mon frère !

Soudain, un esclave surgit d’un couloir : « Les gardes seront là d’ici une minute !
L’heure de vérité a sonnée. Il nous faut tenir et trouver cette sortie pour pourvoir transmettre nos précieuses informations.
Intérieurement, je ne peux m’empêcher de souhaiter avoir l’occasion d’occire bon nombre de thérans et disciples de Dis avant de pouvoir battre en retraite. Les muscles déjà tendus, je contiens avec peine mon impatience.
Que Tysthonius et Lochost soutiennent nos bras !

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CHRONIQUES D'ASHT'AARK - ACTE 27 : PORTES PAR LOCHOST

Message  Babanek le 09/07/18, 12:09 am

Léorak et moi nous projetons vers l’accès d’où doivent parvenir les thérans. Je vois à nouveau le célèbre Leorak Lamevent, la danse céleste, la lame des cieux, le cri du vent, de la maison V’strimon, le torse bombé, loin du piètre esclave qu’il s’est amusé à interpréter ces dernières heures (image que je garderais longtemps en tête : « Je ne suis qu’un pauvre T’skrang insignifiant… », venant de lui l’image est très plaisante). Ce dernier met habilement un elfe au sol, avant de se positionner sur le croisement pour laisser Gruuth se placer à nos côtés et pulvériser la peau de bois d’un Guerrier orque. J’engage à mon tour l’orque et l’écrase au sol, mais bien que mal en point, il se relève. Quant à Calypso elle remet au sol l’elfe qui s’était relevé d’un puissant estoc de sa lame dentelée. Enfin, Celyanaa lance un sort de Fureur guerrière sur Calypso et se positionne non loin derrière nous, suivie de Lirna qui psalmodie sa prochaine salve magique.
Les thérans sifflent dans leur siffler pour sonner l’alerte et nous pouvons lire leur incompréhension quant à notre force et notre détermination, comment se peut il que des adeptes équipés aient pu s’infiltrer dans le Béhémot !?
Deux elfes sont rapidement tués. Nous laissons les ennemis gravement blessés et au sol aux bons soins des esclaves libres qui nous accompagnent, car c’est un flot d’esclaves qui se répand dans les nombreux couloirs souterrains !
Nous sommes positionnés au centre d’un carrefour pour stopper plusieurs accès.
Les thérans chutent sous nos coups, se relèvent, rechutent… nous sommes implacables, comme le flot de la liberté brisant un barrage! Les thérans ne nous font que peu de dégâts, Lochost guide nos coups ! Lirna envoie des Flèches liquide, l’une transperce un elfe.
Celyanaa nous octroie peu à peu à tous une sainte furie, puis enchaîne avec une funeste Lapidation qui commence en douceur puis qui s'emballe pour briser dents, os, … de deux thérans.
Nous entendons que des combats ont lieu un peu partout, bon nombre d’esclaves nous suivent dans notre tentative de percée mais les renforts esclavagistes affluent de toute part.

Nos 10 thérans tués, nous pouvons apercevoir que la nature du sol sur le couloir parallèle au notre est différente, (comme la gemme magique de Gruuth verrouillant son sac magique, ayant permis de cacher notre matériel). Nous suivons la piste, en courant, car le temps presse. Je garde un œil en arrière pour m’assurer que K’trash est toujours présent. Celyanaa me rassure d'un regard, je peux m’occuper d’ouvrir la voie à coup d’épée, elle garde un œil sur lui. Ne sont parvenus à nous suivre qu’un petit groupe de rescapés.

Soudain, sous sommes bloqués : une escouade surgit dans notre dos, alors qu’un groupe de suppôts de Dis nous fait face. J’exhorte mes camarades à ne pas fléchir face aux injonctions de Dis !
D’une même voix ils nous intiment alors de déposer les armes, Calypso irradie une sorte de pouvoir de volonté, qui allié aux pouvoirs de Lochost nous permet de résister in extremis à la terrible coercition des questeurs impies !
Gruuth et moi chargeons les questeurs adverses dont les 2 premiers chutent sous nos coups, alors que Calypso et Léorak ferment la marche avec les sylphelines au centre. L’arrière garde cogne efficacement les gardes, Lirna flèche le meneur de Dis.

J’exhorte toujours mes amis à résister aux nouvelles injonctions de Dis !!
" Tenez bons mes frères et sœurs de sang, les Porteurs d’Espoir ont encore bien trop de choses à accomplir pour céder si près du but! "
Celyanaa, esprit jovial et indomptable, héraut de la Liberté, nulle entrave ne peut t’atteindre tant ta soif de délivrance est grande et celui qui désir te clouer au sol et t’intimer le silence n’est pas né !
Léorak Lamevent, je ne peux croire que l’artiste que tu es puisse finir ainsi, puisse taire ses coups et cabrioles mortelles. Tu es le cri du vent, des chaînes ne peuvent entraver ta valse de mort !
Gruuth toi qui guerroie pour délivrer les tiens, quelle folie que de croire que l’on peut te stopper alors que la pierre-de-vie de tes frères est si proche et que les tiens ont tant besoin de toi. Implacable et inébranlable, voilà ce que tu es !
Calypso, âme rebelle et indépendante à la volonté de fer, qui peut se targuer de te dicter tes actes ? Sûrement pas une creusure de Dis, tu es formé pour résister à une horreur et ce n’est pas un petit théran ridicule qui va t’ordonner quoi que ce soit !
Lirna, insaisissable feu follet chasseur de cailloux, tu as encore tant à découvrir du monde, un sylphelin ne saurait accepter de perdre sa liberté. Résiste et riposte !
Il y a comme un crépitement d’énergie autour du groupe, mais nous tenons bons !

Soudain, Mabon Ardos se focalise sur moi, il semble comprendre que je participe à la résistance de mes amis et, étant questeur de Lochost je dois être une sorte d’insulte à sa vue. Il m’intime alors individuellement de lâcher mes armes et me mettre au sol, cherchant à m’atteindre personnellement. Sa détermination est plus pesante et je ne peux qu’observer, la mort dans l’âme mes mains s’ouvrire pour lâcher mes armes et mes jambes s’affaisser au sol ! Que Dis soit maudit à jamais !
Celyanaa réplique dans la foulée : « Mets-toi au sol et ne bouge plus sale con ! » lance-t-elle en lançant une entrave sur Mabon qui commençait à peine à jubiler ; ce dernier tombe saucissonné !
Les geôliers lancent de nombreux filets et bolas sur Gruuth qui se retrouve lourdement entravé !
A l’arrière garde, Calypso et Léorak ont copieusement dégagé le terrain, Calypso goutant pour la première fois à la joie de la Fureur guerrière, elle se délecte de la puissance de ses coups, mais des renforts thérans affluent à nouveau !
Devant, Gruuth, devenu une sorte de monticule de filets implacable, continue même empêtré à frapper les assaillants. Le suppôt de Dis a commis une monumentale erreur en me croyant hors combat, au sol et désarmée car, la rage au ventre, je peux continuer le combat au sol, et de mes mains, j’attrape les parties maintenant accessibles sous l’armure de cuir de mon opposant et arrache violemment ces chairs molles du théran qui s’l’effondre au sol, se tenant instinctivement l’entre jambe avec un rictus de douleur.
Il ne reste plus que 2 serviteurs devant nous. Hélas, Le chef parvient à se libérer de ses entraves , sortant des griffes acérées !
Celyanaa lapide le chef Dis et un de ses disciples, qui est achevé par Gruuth. De mon côté, roulant sur moi-même, j’esquive l’attaque de mon opposant et lui assène un coup magistral sous le tablier.
Mabon Ardos, les yeux injectés de sang se rue alors sur moi :
« Meurs serviteur de Lochost ! »
J’esquive in extremis son puissant coup, ma passion me protège ! Acculé, je croise le regard de Celyanaa et, comprenant son intention, j’acquiesce d’un regard. Notre sorcière sentant l’urgence de la situation déplace ainsi sa zone de jonglerie sanglante sur les derniers serviteurs de Dis, les achevant. J’accepte de payer le prix du sang en étant également lourdement touché.
Mais le résultat est là, la voie est dégagée !

Nous reculons progressivement et un soldat tente d’atteindre Lirna momentanément exposée, mais sa manœuvre est veine. Nous nous mettons à l'abri, couverts par la caillasse sanglante.
Nous parvenons à un pan de mur de la même matière que la pierre-de-vie et, après avoir fini de retirer les filets de Gruuth, ce dernier insère dans un emplacement qui semble parfaitement adapté à sa forme le fermoir en pierre de sa cape magique, puis se met à chanter pour ouvrir la porte secrète.

Soudain, nous ressentons un malaise et du feu jailli dans la zone que nous venons de quitter il y a peu. Après un court temps de récupération et quelques potions, je vais me positionner avec Calypso et Léorak, en barrière au croisement pour tenir le front face à l’éventuelle menace qui pourrait débouler.
C’est alors que surgit des flammes une vision d’horreur : un énorme guerrier de près de 3m avec les traits du questeur de Dis : une Augure de DIS !!!!! Et l’abomination fonce sur nous, hurlant de rage. Nous nous positionnons en garde défensive, en priant pour que Gruuth parvienne rapidement à ouvrir une issue.
La monstruosité traverse les caillasses qui le frappent fort, mais elle se rue sur nous, assenant une série de coups surpuissants sur nos chairs meurtries. Sa puissance est incroyable, nous risquons de ne pas tenir bien longtemps ! Nous lui mettons quelques coups, je l’insulte copieusement : « Ton père t’as conçu avec un chien, crevure ? » mais le combat tourne inexorablement en notre défaveur, et mes frères d’arme m’interpellent : « Et Lochost il fout quoi là !!?? »

Le temps semble alors s’arrêter… je vois comme un petit enfant troll aux yeux bleus irradiant de magie :
« Asht’Ark, votre quête est noble et je peux t’aider, mais pour cela je devrais puiser toute ton énergie karmique. »
J’accepte évidement sans la moindre hésitation : « C’est un honneur que de devenir votre augure pour sauver des vies, mes amis et défaire Dis ! »
Le pouvoir afflue en moi et, investi de la puissance de Lochost, un combat de titan s’engage entre deux augures. Mes camarades profitent de ce répit pour se soigner un instant. Empli de la fureur du juste, j’assène de nombreux coups à l’augure de Dis en l’invectivant, je porte en moi la souffrance des victimes des thérans présentes ici et, dans un instant de plénitude, l’augure de Dis explose, en même temps que l'essence de Lochost quitte mon corps. Dis vient de vivre une cuisante défaite !
Je viens de vire l’une des expériences les plus extraordinaires de mon existence !

Survient un bruit de roche profond, suivie de l’appel de Gruuth : le passage est ouvert !
C’est une voie souterraine, qui descend, aboutissant sur une grotte fermée par des buisson particulièrement épais. Celyanaa nous précise qu’il ne semble pas y avoir de danger derrière et que, plus loin, une pierre semble d’une pureté étincelante, n’ayant pas été souillée par les horreurs.
Gruuth appelle Jaspree pour demander au buisson de s’ouvrir et nous débuchons alors sur un amas de maquis, puis une immense stèle de pierre, dont le somment forme un dragon de pierre : Shivoam, l’esprit du fleuve ! Nous sommes sur la route du Pèlerinage et l’aube sera sur nous dans quelques heures.

Nous descendons une heure sous couvert des sous-bois. Et nous pensons nous reposer un temps, nous en sommes à 24h de travail et de combat sans repos ! Nous reprendrons le chemin du pèlerinage une fois requinqués.
Je peine toujours à réaliser ce qui vient de nous arriver et ce que nous avons accompli ! Je viens de retrouver et libérer K’Trash !! Je vis pour cela depuis près d’un an, je voudrais hurler ma joie ! J’en suis dorénavant persuadé, les Passions guident notre quête !
Je prends le temps de remercier les Porteurs d’espoir pour tout ce que nous avons bravé ensemble et pour l’affranchissement de mon frère et, me tournant vers Gruuth, puis vers Celyanaa, je leur promets d'être plus que jamais au service de la cause de Barsaive, la cause anti-thérane, la cause de la liberté des peuples, à commencer par les obsidiens enfermés si près de nous.

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CHRONIQUES D'ASHT'AARK -ACTE 28 : PELERINAGE AUTOUR DU LAC BAN

Message  Loupgris le 05/08/18, 04:39 pm

Le soir venu, Celyanaa s’attelle à relaxer magiquement K’Trash afin d’accélérer sa guérison, car son corps garde encore de profondes blessures.
Etant encore en zone d’occupation thérane, nous décidons de réaliser 3 tours de garde par groupe de deux, un perceptif et un combattant. Celyanna et moi, puis Calypso et Cham’Tnala, et enfin Lirna et Léorak. Gruuth, visiblement éprouvé par ses communions avec la pierre de vie dormira sur l’ensemble du temps de repos.
Au milieu de la « nuit » (il fait jour à ce moment de notre repos) Calypso entend un bruit, comme si un groupe se rapprochait discrètement !
Nos amis cherchent à nous réveiller discrètement, mais nos assaillants pressent le pas ! S’en suit un réveil précipité de tout le monde, et Calypso se positionne en première ligne.
Un nain au tabard théran se lance dans une attaque acrobatique sur notre Voyageuse qui esquive le coup habilement.
Celyanaa me lance une Fureur guerrière, et je sens l’adrénaline gonfler mes muscles : aujourd’hui encore, des thérans vont souffrir !
Un orque me charge ; je pars in extremis son coup à deux doigts de mon épaule gauche et, effectuant une rotation, je riposte d’un violent chassé qui l’éjecte à terre, avant de l’achever au sol en rabattant ma lame sur lui, l’ouvrant en deux.
Lirna, perchée sur sa branche, projette une Flèche liquide fulgurante qui transperce un orque net.
Cham et Léorak sont engagés par deux maîtres d’armes qui les insultent copieusement. Notre T’skrang se trouve en difficulté car il ne s’est toujours pas totalement rétabli de ses blessures reçues lors de notre folle échappée.
Deux elfes surgissent à l’est, l’un d’eux se heurte à mon bouclier, l’autre s’élance sur Léorak qui vacille mais tient bon. Puisant dans ses ultimes forces, il plante proprement sa lame dans le cou de l’humain lui faisant face.
Celyanaa saucissonne l’elfe qui prenait en tenaille Léorak, et ce dernier le frappe au sol.
Le nain et Calypso se livrent un combat équilibré mais stérile en sang versé, et l’esclavagiste voyant notre T’skrang ensanglanté se déplace pour lui assener un vicieux coup dans le dos. Notre ami s’effondre au sol. Cham semble aussi en difficulté aux prises avec un humain, je saute donc sur le théran qui tombe sous l’impact de ma lame. Au sol il cherche un cor dans son sac, mais Cham parvient à l’achever d’un Dard de cristal dans la nuque. (Je rêve ou Cham vient de nous sauver la mise !! Décidément, cette aventure est pleine de surprises !). Je poursuis ma route vers le nain qui cherche à achever Léorak, et la violence de mon coup dans le thorax le plie en deux !
Celyanaa l’entrave alors, clôturant proprement le combat.

Sur nos ennemis, nous prenons le cor, 4 potions de récupération et une de guérison, 1 hache d’arme forgé +2, 5 dagues, 5 boucliers d’infanterie, 4 épées larges forgés +1, 69 PA théran et 17 throalique, 1 cote de maille et 4 armures de cuir, autant de tabards, que nous mettons dans le sac magique de Gruuth.
Nous finissons notre nuit interrompus et nous soignons à l’aide des sorts (relaxation, nourriture, cercle de bien-être…). Au « petit matin » (en réalité vers 16h) nous sommes tous en pleine forme.

Après 4h de marche, nous parvenons au village de Aïkos et nous pouvons y observer une stèle en T’skrang « ici vécut le Vieil homme au filet… »
Léorak nous raconte que c’est un héros très connu, ainsi que sa femme, Vranna aux mille paniers. Le Vieil homme, aventurier à ses heures, ramena une graine du pays des sirènes… Sa femme en colère par sa longue absence la jeta dans le lac Ban, qui rapidement se recouvrit d’un roseau géant d’une espèce inconnue et vivace. Shivoam ; l’esprit-mère du fleuve, leur dit de tresser un panier avec ce roseau, qui donna naissance à l’île du lac Ban… le vieil homme apparaitrait encore en esprit… dit-on ; une bien belle légende.
L’image gravée sur la stèle, nous la décalquons sur un parchemin avec un fusain car nous devons prouver notre passage sur chaque étape du pèlerinage.
Nous devons ensuite aller à la seconde demeure du vieil homme, la cité sur le Lac, mais nous ne possédons aucune embarcation. Nous nous rendons donc à proximité du village. I se trouvait il y a peu encore, un village humain et un village T’skrang accolés. L’humain a été brûlé, mais non loin Cham distingue un camp de tentes, avec de légères fortifications en bois.
Cham part en observation en prenant la forme d’aigle, et perçoit aux oriflammes que c’est un avant-poste théran ! Avec de nombreuses patrouilles en vadrouille, dont l’une n’est pas si loin de nous…
Nous avons un long trajet sur l’eau à effectuer et nous ne sommes pas tous en capacité de le faire. Construire une embarcation de fortune semble compliqué …
Finalement, Calypso envoie un message lumineux à la Shivalahala pour lui indiquer où nous récupérer, et mentionne la présence du camp théran.
La réponse ne tarde guère et on nous fixe un rendez-vous vers la stèle, un navire et une diversion viendront à nous.

Notre danseur caudal, familier de ce type de zone géographique nous trouve une cachette, jusqu’à l’arrivée de deux navires bien éclairés, pistés par deux navires ennemis ainsi que d’une petite barque de pêche aux voiles noires qui nous embarquent discrètement.
Les deux premiers navires finissent par éteindre les lumières et semer leurs poursuivant dans la pénombre.

Une fois arrivée, nous sommes accueillis par Omasu et la Shivahalala qui nous félicitent et sont impatients de nous entendre ! Ils nous recevront officiellement le lendemain (il est 2h du matin tout de même) après un repos bien mérité.

On nous annonce que le prince Neden a subitement disparu, il aurait été aperçu en présence d’un marchant vêtu à la mode du Cathay, mais il nous a laissé une note « je vous attends à la maison ». Je ne peux m’empêcher de sourire intérieurement tant je suis persuadé qu’il nous concocte déjà une future mission ! En tout cas, voilà un prince qui donne de sa personne, et il a toute ma confiance.
Omasu reprend son sac magique, mais nous donne en récompense deux pièces en orichalques.
Nous donnons notre rapport
- 1000 soldats toujours présents + 1000 en patrouilles diverses, les légions, les flottes, le passage secret, le sylphelin élémentaliste psychopathe, la collecte de minerais élémentaires.
Omasu est inquiet, mais se rassure un peu, ses congénères semblent avoir trouvé le moyen de se préserver.

Une fois notre rapport de mission donné, Nous pouvons nous atteler à compléter le pèlerinage, et les étapes semblent être nombreuses et ponctuées d’épreuves !
Dans un premier temps, Il faut visiter les 5 tours élémentaires.
Nous commençons par l’Eau. Nous trempons les mains et pieds, Calypso et Lirna ressentent les navires sur le lac, ce qui se passe à la surface, … c’est une expérience incroyable ! Celyanaa, elle, ressent plus encore, ce qui se passe sous l’eau, dont une vie au ralentie endormie sous l’eau (Shivoam, un dragon ?), une sorte de communion avec le lac, toutes formes de vie sous-marine…. Le procédé est très apaisant (comme lorsque l’on s’est trempé dans de l’eau élémentaire).
Cham communique avec un esprit lacustre (une sorte de loutre à moustache aux yeux cristallins), et la convainc d’explorer le monde à l’aide de son « Arche » spécifiquement conçue pour accueillir des esprits. Ce dernier accepte après une petite conversation, il reste libre, mais grâce à de l’eau élémentaire, il se sent bien.

La Terre est la plus petite des tours. A l’entrée, de nombreux souliers sont déposés, ce que l’on fait aussi, et l’on doit escalader la paroi, munie de nombreuses prises. Parvenus en haut, nous découvrons qu’une énorme pierre bleutée, veiné de rouge sang (comme la pierre de vie obsidienne) surmonte la tour, avec de nombreuses sculptures. Nous gravons chacun un petit quelque chose, Celyanaa le symbole des Porteurs d’espoir, moi en inscription runique, le nom de notre groupe, Cham ripe et raille un bout de pierre…
Lirna cherche à ressentir un esprit élémentaire, Cham un esprit, mais sans pouvoir communiquer : ils sont trop loin enfoncés dans le sol et n’en émergent pas.

La tour du Feu est en pierre, dont les fondations se perdent dans les roseaux, nous montons un escalier en colimaçon, pour aboutir sur une grande salle ouverte sur 4 côtés, avec des personnes autour, dont l’une converse avec le gigantesque brasier central.
Le t’skrang se tourne vers nous « puis-je éclairer votre lanterne ? » (et il semble fier de son jeu de mot…) Calypso aimerait apprendre la langue du feu. Notre hôte nous révèle que Sprouuuuf, l’esprit du feu habitant la tour, est justement là pour échanger avec les Donneurs-de-Noms, capable de leur apprendre sa langue, de dialoguer avec qui le comprend sur l’origine du feu élémentaire, les interactions entre les plans lorsque l’on crée une flamme, …
Il nous révèle que l’élémentaire de feu réside ici car un jour il fut marqué par une horreur et libéré par une Shivalahala.
Certains courageux tentent de traverser le feu, son intensité varie d’une personne à l’autre.
Nous y allons tous un par un, Léorak se brûle très légèrement, Celyanaa, Calypso,Cham et moi non, alors que l’élémentaire semble rire au passage de Lirna qui subit un peu plus que les autres. Calypso réussit de justesse à apprendre la langue qui s’avère extrêmement complexe.

A la Tour du Bois, une étrange symbiose entre le roseau et un arbre elfique sert de base aux racines d’un immense arbre. Lirna nous dit que la reine elfe Dalia aurait jadis fait cadeau d’une graine à la Shivalahala. L’arbre géant abrite le Collège de la Vigne, école de magie élémentaire réputée, pourvu de ponts, d’échelles, de plateformes et de vignes folles rependues partout sur l’arbre. Elles produisent des grains de raisin presque de la taille des sylphelins ! Il produit du Kryspriss très spécifique, très amer, acide, puis doux au palet… Nous nous essayons à gober ces grains, et si l’expérience est n’est pas inintéressante, elle s’avère assez éprouvante pour bon nombre d’entre nous, qui finissent aux toilettes.

Enfin, la Tour de l’Air est un mas de navires culminant à 100 m de haut, avec des paliers de filets tous les 25m, des cordes, des échelles. Non loin devant nous un T’skrang est en train d’escalader, comme l’a fait Calypso avant notre départ pour le Béhémot. Nous nous élançons donc tous avec enthousiasme et avec succès pour la plupart, sauf Celyanaa qui finit par voler pour le premier palier (mais à quoi bon escalader quand on peut voler ! Le temple de l’air doit être honoré par des êtres volants, non ?). Calypso, Cham et moi chutons sur le deuxième palier, puis reprenons la montée (Lirna et Cham volent). Au fur et à mesure, la difficulté augmente, et nous devons nous rattraper régulièrement pour reprendre la monté, certains chutent au dernier palier, cette ascension s’avère être une épreuve périlleuse et plutôt éreintante, mais quel plaisir d’atteindre enfin son but ! J’y parviens enfin, suivie de Léorak, alors que Calypso rechute sans cesse, mais persévère longuement (rechutant jusqu’au 2e palier). Mon frère nous a suivi, effectuant de temps à autre d’immenses sauts.
Une fois en haut, s’offre à nous un grand nid de pie muni de barrières. Il est dit que les Soldats du fleuve peuvent voir n’importe quelle partie du Fleuve Serpent du haut de cette tour. Léorak cherche à voir le prochain passage de notre pèlerinage (l’empreinte de pas sur la plage de sable blanc…)
Moi je cherche à voir la Mer de feu, mais je ne parviens à voir que sa limite, vers les marécages, et j’y vois une vedette thérane qui éclaire le sol, à la recherche de quelque chose.
Celyanaa ne parvient pas à voir quoi que ce soit car elle a volé, elle décide donc de redescendre pour refaire la montée, s’envolant pour éviter les chutes et reprendre la montée. Elle met TRES longtemps, mais elle peut enfin profiter du « pouvoir » de la tour, et observe loin au nord… Lirna fait de même.
Décidément, cette cité est étonnante.

Pour la suite du pèlerinage, nous devons nous baigner au puit devant le Dôme central, (très profond dit-on), au centre du réseau de roseau.
La légende veut que Shivoam venait rendre visite au Vieil homme en passant par ce puit.
Baignade générale des Porteurs d’Espoir, nous ressentons encore une fois une sensation de sérénité. S’ensuit une séance de séchage des ailes et des poils avant de poursuivre.

Le soir venu, nous partageons un diner, avec la Shivalahala, à la table historique, il y a des roseaux tressés de façon très artistiques, nous dégustons un banquet riche en victuailles. Au cours du repas, sur la chaise en bois réservée au fondateur de l’Ile, nous nous rendons compte que siège un vieux T’skrang qui rit à la dernière blague (celui qui nous avait déjà guidé la première fois que nous sommes venus !) : le Vieil homme aux filets nous honore de sa présence ! Il nous fait parler de nous puis nous raconte ses prouesses d’antan… Même si de nombreux T’skrangs rappliquent pour le voir et l’écouter, sa présence semble faire partie des habitudes.
Celyanaa lui demande ce qui dort au fond du lac et l’esprit rit, cherchant à détourner la conversation.
Puis arrive une délégation menée par la shivalahala et 20 de ses congénères, richement vêtus et hauts en couleur. Toujours sublime, elle se tourne vers Léorak « vos actes ont rendu honneur à la maison V’strimon », elle le nomme de son très long nom complet, et lui propose de choisir son G’doinya, son nouveau nom à ajouter à sa liste de nom, ainsi que son bracelet de roseau de la Fondation centrale. Il fait enfin partie des membres honorés de l’aropagoi Il pourrait s’il le voulait devenir officier sur un navire. Notre ami a rarement autant bombé le torse et la fierté illumine son visage, il est claire qu’il briguait cette distinction de longue date !

Les 3 jours suivants nous nous accordons du repos et chacun vaque à ses occupations. Nous en profitons pour vendre le matériel théran (phase de jeu à effectuer la prochaine fois), pour ne pas quitter la ville inutilement chargés.

Je me sens particulièrement confiant ces derniers temps, et heureux des prouesses accomplis, je me sens prêt à relever tous les défis que Lochost et les passions mettrons sur notre route !
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CHRONIQUES DE LEORAK - ACTE 29 : ENNEMIS N°1 DES THERANS

Message  Babanek le 05/08/18, 06:13 pm

Laissez le poignard volant, le grand Léorak, vous racontez notre dernière aventure !

Nous avions laissé derrière nous la cité du lac Ban pour aller à la 5e étape du pèlerinage, une plage de sable blanc avec l'empreinte de Shivoam, le dragon du fleuve, la mère nourricière. Après avoir admiré l'immense empreinte, je partis avec un peu du sable blanc de la plage. Nous reprîmes notre route en direction de la 6e étape, le Bois de la Mémoire. Sur le chemin, nous fûmes attaqués par des T'skrangs de Théra montés sur des griffons. Il semble que notre élémentaliste les ai repéré avant leur attaque mais les pris pour de simples animaux en chasse. Je n'échappais à leur attaque surprise que grâce à ma broche de vigilance, qui me permit de lancer mon fidèle Surodoi Kaze dans le dos de l'un de nos attaquants alors qu'il se remettait en position de charge.
Nous étions désavantagés, des cavaliers impossibles à désarçonner sur des montures rapides leur donnait un avantage certain. Notre élémentaliste représentait un atout lorsqu'elle arrivait à lancer un sort, mais le reste d'entre nous n'avait que peu d'options. J'essayais de monter sur l'une de leurs montures, sans succès, mais la chance nous souris lorsque deux des cavaliers tombèrent de leurs griffons du fait de leur propre maladresse. Le troisième les rejoignit au sol lorsque je coupais les sangles de sa selle. Leur mort fut rapide, et leur dernier compagnon chuta de sa monture sous l'assaut magique de notre sylpheline. Il essaya de sortir ses ailes, car c'était un K'stulaami, un t'skrang ailé, mais mon poignard volant l’attrapa en vol.

Faisant deux prisonniers, mes compagnons décidèrent d'interroger l'un d'entre eux, apprenant qu'ils étaient une patrouille de la 8e légion, sous les ordres de l'envahisseur, le général Carinci. Notre groupe était visiblement leur ennemi public n°1 et de nombreuses patrouilles étaient à notre poursuite, mais ils ne semblaient pas savoir que nous étions sur la route du pèlerinage. J’essayai pendant ce temps d'expliquer la nature du peuple t'skrang à ce renégat, qui aurait par tradition dû rejoindre la maison Sesslakai qui était entièrement formé de t'skrangs ailés. J'appris qu'ils avaient été élevés sur Théra à partir d’œufs volés à travers le monde entier et n'avaient jamais rien connu d'autre que les mensonges de l'Empire. Je ne pus sauver son âme, malheureusement.

Reprenant notre route, nous arrivâmes à l'entrée du Bois de la Mémoire. L'aubergiste qui tenait échoppe à l'entrée de celui-ci nous apprit qu'il avait transformé il y à 10 ans l'échoppe de magie de son ancien maître après sa disparition dans la forêt. Il avait tenu commerce pendant 2 ans en utilisant les visions du passé du bois pour découvrir les connaissances-clés des objets magiques de ses clients avant de mystérieusement disparaître. Comme on nous l'avait annoncé, les énergies magiques du bois nous firent voir une vision de la bataille entre la coalition de Barsaive et les forces de Thera en 1458, il y à presque 30 ans. J'y reconnus le navire de mon niall, ce qui me rendit incapable de remarquer que des agents Thérans utilisaient la vision pour couvrir leur avance. La boule de feu prit son dû avant que nous ripostâmes, deux guerriers orcs, un combattant nain et deux maîtres d'armes humains servant de bouclier au mage humain pris en duel par notre propre arcaniste.

Fanfaronnant au début, les deux maîtres d'armes adverses perdirent rapidement de leur superbe, et les combattants de mêlée des forces de l'envahisseur se retrouvèrent rapidement à terre. La sphère de blizzard de notre élémentaliste força leur élémentaliste à quitter sa cachette, qui grâce aux prières à Jaspree de Gruuth était devenue bien moins accueillante. Il finit empalé sur un arbre d'un coup de ma lame. Notre victoire assurée, je ramassais un peu de bois pour le pèlerinage et après une remarque pertinente de Calypso, me liait à la fiole de Geai Plumal de notre obsidien afin de doubler notre capacité à utiliser notre seul objet de soin.

La nuit fut fort enrichissante. Je rêvais d'un orc bardé de colifichets et de dreadlocks affrontant une horreur de magma, qui détruisait la nature autour d'elle. Il invoqua le pouvoir d'un esprit de la nature pour la vaincre, esprit dont le visage était celui du fétiche de notre chamane. Puis, après ma garde, de rêvai de trois t'skrangs, un à la peau rouge affrontant au combat un à la peau bleue sous le regard d'un troisième à la peau blanche en train de forger un wakizashi, mon arme. Les autres eurent eux-aussi des visions, de chacun des objets magiques que les Porteurs d'espoir portaient sur eux.

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Re: Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir

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