Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir

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Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir

Message  Babanek le 12/02/17, 11:48 am

Après s’être cachée pendant des siècles sous la surface de la terre, l’humanité s’aventure de nouveau à l’air libre pour reprendre possession du monde. Trolls, nains, elfes, orks et humains vivent ensemble, en compagnie d’autres races plus exotiques : les t’skrangs, ressemblant à des lézards, les petits sylphelins ailés et les obsidiens au corps de pierre. Des créatures aussi bien magiques qu’ordinaires hantent à nouveau les forêts et les jungles. Des énergies mystérieuses offrent la puissance à ceux qui souhaitent apprendre les voies subtiles de la magie.
Autrefois, il y a bien longtemps, les terres étaient fertiles et verdoyantes. Des forêts florissantes abritaient plantes et animaux et les gens vivaient et prospéraient grâce aux fruits de la terre. Puis vinrent les Horreurs qui plongèrent le monde dans le chaos. Le flux de la magie s’accrut et, quand il fut à son sommet, de terribles créatures issues des plus noires profondeurs de l’espace astral envahirent notre monde, ne laissant derrière elles que souffrance et destruction. Les peuples du monde leur donnèrent le nom d’Horreurs. Elles ravagèrent notre planète au cours d’une ère terrifiante qu’on appela le Châtiment. Les forêts luxuriantes dépérirent. Les villes grouillantes de vie disparurent. Les magnifiques prairies d’herbe grasse et les montagnes majestueuses se transformèrent en rocaille aride, accidentée, à l’image de cette hideuse parodie d’existence qu’étaient les Horreurs.
Les Horreurs travaillèrent ardemment à l’anéantissement de toute vie, mais elles ne purent y parvenir. Avant leur arrivée, les magiciens de l’Empire théran prévinrent le monde de ce qui l’attendait, et les peuples de la Terre se réfugièrent en son sein. Ils creusèrent de fabuleuses villes souterraines, appelées kaers, et des citadelles. Leurs enfants, puis les enfants de leurs enfants, grandirent à l’abri dans ces demeures de pierre, sans jamais voir la lumière du soleil. Pendant quatre cents ans, les Horreurs parcoururent le monde, dévorant tout ce qu’elles pouvaient tandis que les gens vivaient cachés, dans la terreur, jusqu’à ce que le lent reflux de la magie contraigne ces ignobles créatures à regagner les puits astraux qui les avaient vomis.
Les Horreurs partirent avant la date prédite par les magiciens et les érudits. Des populations prudentes sortirent progressivement de leurs kaers à la redécouverte du monde, partagées entre l’espoir de voir enfin la fi n du Châtiment, et la crainte de voir les Horreurs toujours présentes. Si bon nombre d’entre elles avaient finalement quitté ce monde, beaucoup étaient restées, instillant craintes et cruelles souffrances dans les coeurs des autres créatures vivantes.
Alors que l’humanité se débat pour reconstruire un monde en ruine, elle doit encore faire face aux Horreurs encore présentes qui cherchent à perpétuer les ravages et le désespoir du Châtiment.
Aujourd’hui, des héros s’aventurent à travers le monde, se lancent à la redécouverte de ses légendes perdues et de sa réalité nouvelle. Car le monde a changé, et il est souvent méconnaissable. Nombreux sont les peuples qui sont morts, décimés pendant le Châtiment. Les Horreurs ont parfois réussi à s’introduire dans les kaers ou les citadelles, massacrant tous leurs occupants. Certains kaers sont en revanche restés scellés, à la suite d’un quelconque désastre ou simplement par crainte de l’extérieur. Pour tous les explorateurs audacieux, ce qu’ils contiennent reste à découvrir. Si des héros devaient y trouver des habitants encore en vie, ils pourraient conduire vers la lumière de pauvres âmes obscurcies par la peur.
Le royaume nain de Throal occupe le centre des terres de Barsaive, la plus vaste province habitée du monde connu. Les nains tentent de rallier les villes et les peuples dispersés de Barsaive sous une même couronne et bannière, pour mieux repousser l’avancée de l’Empire théran qui régnait sur le territoire avant le Châtiment. Les Thérans, en effet, sont revenus dans la province peu après la fi n de celui-ci, cherchant à nouveau à la faire ployer sous leur joug. Mais les peuples de Barsaive rejetèrent leur main de fer et se regroupèrent derrière les nains de Throal. Défaits - pour le moment - les Thérans rassemblent leurs forces en attendant de repasser à l’offensive. Tandis qu’ils cherchent des trésors perdus et livrent bataille à de fantastiques créatures, les héros de Barsaive doivent donc encore affronter les Thérans, qui complotent pour dépouiller la province de sa liberté retrouvée et faire de ses habitants de fidèles sujets de leur vaste empire.
En cet âge de légendes, les héros se dressent ensemble pour combattre les Horreurs et rendre la terre dévastée à ceux qui y sont nés. Et c’est en explorant la province transformée de Barsaive, à la recherche de cités légendaires et de trésors perdus, qu’ils deviendront les légendes qui illumineront l’avenir. Comme ceux qui les ont précédés, le récit de leurs hauts faits vivra à jamais dans le coeur des hommes. Ces héros sont issus de tous les horizons et se rassemblent pour faire cause commune. En quête d’honneur et de gloire, pratiquant souvent des disciplines très diverses, ils luttent contre les forces du mal pour que le bien ressurgisse enfin. Ces groupes de héros peuvent réunir un Illusionniste, magicien qui allie tromperie et réalité pour abuser ses adversaires ; un Maître d’armes, formé à l’art du combat à l’épée ; et un Maître des animaux, capable de dresser et de commander aux animaux de la terre et du ciel. Les héros sont innombrables, mais tous partagent un trait commun : la volonté de se battre pour sauver le monde des forces qui le menacent. Par la noblesse de leurs faits d’armes et par leur sacrifice, les défenseurs de la terre promettent au monde un futur meilleur.

Babanek


Dernière édition par Babanek le 02/06/17, 11:08 am, édité 4 fois

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Re: Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir

Message  Babanek le 12/02/17, 11:49 am

Tout commença par une vision, inspirée par les Passions, les esprits, la Terre elle-même...
Une vision où apparaît une ombre, grandissante, éclipsant le soleil et recouvrant le monde, suivie de guerres, de famines, de souffrance.
Une vision où apparaissent également des héros, un groupe de Donneurs-de-Noms de toutes races, de tous bords, qui combat au nom du courage, de la liberté, de la vie.
Une vision où apparaît un symbole, mystérieux et inconnu, ainsi qu'une ville, grandiose, resplendissante, qui soudain disparaît, pour revenir corrompue, ruinée, maudite.

Cette vision est celle des Porteurs d'Espoir, le groupe qui la vécut et qui grâce à elle naquit.

Des hauteurs des jungles de Liaj vint un obsidien, Gruuth, Guerrier qui a enduré le Châtiment, cloîtré dans sa Roche-de-Vie.
Du village Vorst, où la vie est dure et austère, héritage d'un Châtiment qui a torturé son peuple, vint Calypso, humaine et Voyageuse.
De la Cité Flottante du Lac Ban vint le fougueux Leorak Lamevent V'strimon, Danseur Caudal t'skrang haut en couleurs, prêt à défendre la veuve et l'orphelin..
De la lointaine Cathay vogua Celyanaa, Sorcière sylpheline au yeux en amande et aux pupilles fendues, chevauchant Tinsoo, son fidèle Zoak.
Des froides hauteurs des Monts du Tonnerre arriva Asht'Aark "Cœur de Lion", du clan des Griffes d'Acier, de la motte des Manieurs de Fer, Maître d'armes troll.
D'une vallée au pied des Monts du Dragon vint Cham T'nala, Chamane de sa tribu d'orks, alliée des esprits de la nature.
D'une caravane d'elfes itinérants, après maintes rapines et larcins, vint Vaan, Voleur elfe défendant la liberté qu'on voulait voler à ses terres.
De la colonie syplheline Almarra du Lac Ban, poussée par la curiosité et l'aventure, les rejoignit Lirna, Elémentaliste commandant aux forces primordiales.
Du royaume nain de Throal, membre de l'armée et destiné à un jour entretenir un navire du ciel, vint And Bourg "Souffle de flammes", également Elémentaliste.

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Chronique de Celyanaa - Acte 1 : Une p’tite mousse au réveil

Message  Babanek le 02/06/17, 11:39 am

Je me réveille, le corps transit, la tête lourde et l’esprit embrumé… Il y a un mois, j’étais sur un bateau en partance pour Urupa…. Et depuis ?... Rien ! Je ne me souviens pas de ce qu’il s’est passé pendant ce mois !... Ni surtout pourquoi je suis là et où je suis… Il fait totalement noir, l’odeur me donne le sentiment d’être en sous-sol, dans une construction inconnue.

Après avoir allumé une bougie, je vois qu’un Obsidien, une Ork, un T’Skrang, un Troll et une humaine sont avec moi. L’humaine, le T’Skrang et le Troll restent endormis et une sorte de mousse semble les recouvrir progressivement et les faire souffrir…

L’Obsidien et l’Ork essaient d’arracher la mousse de l’humaine et du Troll alors j’essaie de lancer une dague mentale sur la mousse du T’Skrang. La douleur réveille l’humaine, je lance une nouvelle dague mentale sur la mousse du T’Skrang, qui commence à se détacher par morceaux.
La dague suivante nettoie la mousse et provoque le réveil du T’Skrang… Tout le monde a l’air réveillé et sauf.

Le T’Skrang porte une armure de cuir légère, ses écailles sont bleues vertes, il semble avoir une vingtaine d’année, assez athlétique, il porte d’innombrables dagues et épées. J’apprendrai son nom un peu plus tard : Leorak Lamevent, de la maison V’Strimon. Il arbore également une magnifique épée au côté, ressortant du reste de son attirail.

L’Ork est une femelle à la peau gris foncée, ses canines sont particulièrement petites, presque ridicules pour sa race, elle porte une coiffe avec des plumes et ses cheveux sont noués en nattes emmêlées et sales, teintées de blanc. Ses yeux sont violet, elle est assez grande, habillée d’une cape en cuir. Elle porte un étrange colifichet en bois autour de son cou, reproduisant grossièrement le visage d’un Ork. Cham T’nala Ila’Ktaris Sor’Tnala… un bien beau nom… je l’appellerai Cham.

Le troll, Asht’Aark Cœur de Lion, du clan des Manieurs de fer… est un troll ! Grand, musculeux et cornu. Il porte une armure en peau de lion lui donnant un air de maître des animaux. Mais son épée troll et son écu font plus penser à un guerrier. Il ne manque pas d’allure.

La jeune femme humaine, est une brune athlétique de taille moyenne, couverte de tatouages tribaux. Elle porte une armure en cuir matelassé, une épée large mal aiguisée et dentelée, une targe… Sur son front, un diadème avec une opale apporte un peu de douceur à ce portrait… Elle se nomme Calypso.

L’obsidien a la peau rocailleuse noire, il porte une armure de disques de pierre ainsi qu’un gigantesque marteau en pierre... Un obsidien quoi ! Gruuth est le nom par lequel on peut l’interpeller.

Nous sommes tous les six dans une pièce, partiellement éboulée sur un côté. Des traces de pas sortent sur un passage dans le coin opposé aux éboulements… Je prends place sur l’épaule du Troll et nous partons explorer ce qui semble être un sous terrain. Le T’Skrang prend la tête.
Nous arrivons dans un couloir avec un croisement en croix et prenons à droite avant d’arriver dans un cul de sac, une partie de la pièce étant éboulée. A droite et à gauche, des dalles sont descellées avec de petits passages de près d’un mètre de haut et des traces de pas d’enfants autour…
Explorant le petit passage, je vois des couloirs qui s’enfoncent dans le sol avec de nombreux embranchements… En regardant mieux les traces, les traces de pieds « adultes » qui sortaient de la pièce où nous nous sommes réveillés s’arrêtent devant le passage et disparaissent.
Trop d’embranchements et d’inconnues pour que je m’aventure seule dans ces boyaux, le troll et l’obsidien ne pourraient pas m’y suivre.
Sur ma proposition, le Troll ramasse quelques rochers dans les éboulis pour bloquer ces petits passages.

Nous sortons de la pièce et descendons le couloir à droite pour arriver devant une grosse porte en bois. En écoutant à la porte, j’entends ce qui ressemble à un courant d’air.
Le Troll et l’Obsidien poussent la porte difficilement, elle s’ouvre sur une tornade faisant voler en tous sens morceaux de bois et autres débris qui rendent la zone dangereuse, ils décident de refermer la porte. J’ai le temps de mieux observer la tornade dans l’espace astrale, elle semble être le résultat d’un phénomène magique naturel et permanent…
Nous décidons d’aller sur le dernier embranchement… où nous tombons sur une nouvelle porte !
Leorak l’ouvre, derrière se trouve une intersection en Y, nous prenons à nouveau à droite… pour arriver sur… une porte. Où sommes-nous donc et en verrons-nous bientôt la fin ?

Derrière celle-ci, une pièce ovoïde et une autre porte en face. Dans la salle, les murs sont recouverts de sang séché… Un nouveau petit passage dans le mur de gauche est détecté par l’Obsidien.
La salle traversée, la porte derrière nous se referme et celle qui se trouve devant nous s’ouvre brutalement.

De l’autre côté, une demi-douzaine de ce qui ressemblerait à des morts vivants, se précipite pour nous assaillir. Avec une rapidité aveuglante…. l’humaine se prend les pieds dans ses lacets (il me semblait pourtant qu’elle portait des bottes) et se retrouve à manger la poussière. Le T’Skrang s’élance dans deux flips avant et attaque un mort vivant avant qu’il n’ait le temps de pénétrer dans la pièce. Cham tisse un filament de dards de cristal, le troll charge, les créatures pénètrent dans la pièce, je volette hors de portée pour lancer une dague mentale sur le monstre qui s’en prend à l’humaine au sol, lui infligeant une blessure grave.

Alors que Calypso se relève, je lance une nouvelle dague mentale sur son adversaire lui infligeant visiblement de graves blessures, la défense magique et la protection mystique de ces créatures est faible.
L’ork lâche ses dards de cristal sur la créature qui vient d’arriver à son contact… Il va falloir que je l’aide à se débarrasser de cet adversaire. Je lui lance donc une dague mentale juste après qu’il ait violemment frappé Cham. Pendant ce temps, l’humaine achève son adversaire, le T’Skrang et l’obsidien renvoient à trépas deux morts-vivants alors que le troll semble tranquillement jauger son adversaire.
Avant que l’Ork ne soit attaquée à nouveau, j’achève son adversaire avec une nouvelle dague mentale. Le temps de relever la tête, seul le troll conserve un adversaire debout. Cela ne durera pas. Sans que nous n’ayons réellement pris de temps pour faire connaissance, les membres de cette équipée ont rapidement trouvé leur place et complémentarités pour faire face à cet adversaire avec efficacité.

Beaucoup de mes compagnons semblent toutefois continuer à subir de graves dégâts, quelque chose doit avoir infecté leur trame. Essayant d’harmoniser rapidement un sort de dissipation de la magie, l’ensemble de mes matrices se vide… Je parviens toutefois à installer dissipation de la magie au tour suivant. La souffrance sur les visages du troll, de l’ork et de l’humaine me convainquent qu’il faut tenter quelque chose. Mais finalement, avant que je ne parvienne à dissiper les effets magiques, ils prennent fin d’eux même.
Entre temps, le T’Skrang fouille les cadavres de nos adversaire et nous distribue 3 pa chacun. De l’autre côté de la porte, un cul de sac et un tas d’immondices…

Nous finissons donc par repartir sur l’autre passage du Y…. Nous arrivons à un nouveau croisement en X. Le passage de droite débouche sur un escalier qui monte. Au pallier du dessus, tout à l’air écroulé, au niveau suivant, nous pénétrons dans une grande pièce poussiéreuse meublée d’ancien… La pièce possède deux portes et une fenêtre, malheureusement bloquées par des éboulements. Il nous semble être au niveau de la surface, il doit faire nuit à l’extérieur.

Nous redescendons, n’ayant pas le choix, et prenons sur la droite. Les murs du couloir semblent « couverts » d’une brume étrange, la perception astrale me fait penser qu’ils mènent dans un autre espace… Le dernier couloir a les mêmes caractéristiques.

Après quelques hésitations, nous empruntons le premier couloir de brumes. L’espace astral est dégagé alors qu’il était souillé dans le reste du complexe.
Après une bonne heure, nous arrivons à un coude, nous l’empruntons, nous continuons à avancer… puis un autre coude, et encore un autre… et nous finissons par ressortir là d’où nous venions…
Alors que tout le monde semble découragé, je perçois la présence d’un passage dérobé. Je pousse le passage qui laisse entrevoir un couloir dans lequel nous nous engageons. Alors que nous avançons, le T’Skrang déclenche un piège, le sol sous ses pieds comme ceux de l’obsidien et de l’humaine se dérobe et ils chutent dans une fosse.
Le T’Skrang se rattrape de justesse, l’obsidien et l’humaine n’ont pas ce réflexe !
Je descends pour voir dans la fosse, cinq mètres plus bas, mes compagnons se sont enfourchés sur des piques. Calypso me donne l’extrémité d’une corde que je monte pour la confier au Troll. La jeune femme est ainsi rapidement sortie du trou, l’obsidien, lui, prend le temps de se creuser des prises dans les parois pour grimper.

En face de la trappe, un autre passage secret part sur la gauche. Nous percevons à nouveau de petits rires moqueurs qui viennent du bout du couloir, je m’y rends jusqu’à un croisement en T et reviens sur mes pas, d’autres passages bas percent le couloir régulièrement.
Leorak ayant trouvé un levier, il referme la trappe et ouvre le passage secret, qui donne sur de nouveaux escaliers qui montent jusqu’à une porte. Leo ouvre la porte, nous parvenons dans une grande pièce meublée d’un coffre, d’armoires, d’un établit et de tables. Les murs de la pièce sont couverts d’étranges tentures avec un symbole qui nous dit quelque chose. Après inspection du coffre, il ne me semble pas magiquement piégé. Alors que je recopie le symbole des tapisseries sur un parchemin, Leo ouvre une armoire. A ce moment, toutes les portes des armoires ainsi que le coffre s’ouvrent, libérant six créatures humanoïdes et mort-vivantes.
L’obsidien se lance dans une attaque acrobatique et frappe l’une des créatures qui se retrouve projetée au sol. L’humaine effectue également plusieurs saltos pour se rendre au contact, saute en l’air, et retombe à côté de sa cible en lui assenant un puissant coup d’épée. Après l’attaque des créatures, l’obsidien redonne un coup de marteau qui achève son mort-vivant.
Cham s’écarte du combat en essayant de tisser un filament mais sans y parvenir. Gruuth s’en prend à l’adversaire de Calypso et le fait chuter juste avant que l’humaine ne le décapite. Cham essaye à nouveau de tisser un filament, mais la pression l’empêche d’y parvenir, le troll frappe encore l’un de ses adversaires avant que je ne l’achève d’une attaque astrale.
L’une des créatures saute et réussit à me frapper, sous la douleur, je ne parviens pas à rester en vol et chute brutalement. J’ai le temps de m’envoler à nouveau à l’abri avant qu’elle ne me frappe au sol, l’obsidien venant s’occuper de corriger mon adversaire.
Je lance une dague mentale sur le mort-vivant qui m’avait frappée, l’humaine achevant un nouvel adversaire alors que le T’Skrang et le Troll se retrouvent à deux contre l’une des créatures, qui se fait jeter au sol par des dards de cristal de Cham avant que le troll ne l’achève. Le dernier mort-vivant est rapidement éliminé.

Gruuth trouve ensuite un petit coffret dans un coin, après avoir été piqué par un piège à aiguille, l’obsidien le relâche, c’est Leo qui ouvre le coffre. Il contient 3 potions de guérison que nous confions à Asht’Aark, Gruuth et Leo.
En regardant mieux le style des meubles et le sigle des tapisseries, je me demande si nous ne serions pas dans un complexe Théran, dans un laboratoire d’alchimiste Théran… Finalement, je ne suis peut-être pas là par hasard…

Une fois redescendus, la trappe semble avoir été réactivée par les créatures enfantines, je la bloque à nouveau et j’entends des rires enfantins au fond du couloir… En regardant dans cette direction, nous voyons trois petites créatures aux oreilles pointues avec des morceaux de cervelle qui sortent de leur crâne… cela sent l’horreur à plein nez ! Ce que Calypso confirme rapidement, il s’agirait de fouineuses, des horreurs mesquines qui se nourrissent de la douleur des créatures qui se prennent dans leurs pièges.
Les horreurs essaient de s’enfuir, l’une d’entre elles trébuche, je profite de cette occasion et me rue à sa poursuite pour lui lancer une dague mentale, mes compagnons m’emboitant le pas. Cham trébuche à son tour, le sol est en fait jonché de cailloux qui rendent la course malaisée… Mais pourquoi ne volent-ils donc pas… Comme je les plein de ne pouvoir se libérer du sol… Dans sa chute, Cham déclenche un piège, provoquant le rapprochement progressif des murs… Si elle ne bouge pas vite, elle va mincir un grand coup… Cham réussit à sortir in extremis, la fouineuse continuant à s’esclaffer sans réellement se préoccuper des murs qui l’écrasent dans un craquement sinistre.

Nous prenons à droite et arrivons après un coude vers un lieu où le mur est écroulé… derrière coule une sorte de rivière aux eaux noires et souillées… Les murs eux même sont recouverts d’une espèce de lichen rougeâtre inquiétant... Nous gardons tous nos distances avec ce lichen, les mousses nous ont visiblement suffit pour aujourd’hui.
Nous poursuivons et arrivons rapidement dans une salle encombrée de nombreux objets et de bric à brac. N’y trouvant rien d’intéressant, nous faisons demi-tour. Alors que nous entrons dans le couloir, le plafond commence cette fois à s’abaisser. Gruuth entend le bruit de fouineuses derrière nous, nous faisons tous volte-face pour charger les horreurs et mettre fin à cette mascarade.
Gruuth se rue vers elles et chute lamentablement… lui non plus n’a pourtant pas de lacets ! Cham envoie un dard de cristal sur l’une des créatures, les quatre fouineuses en profitent pour attaquer l’obsidien au sol. Le T’Skrang se rue au combat, je lance une fureur guerrière au troll qui charge les fouineuses, suivi de près par Calypso.

Nos quatre combattants résistent aux coups des fouineuses et en abattent une pendant que Cham impose une danse des os à l’une des créatures et que je lance une fureur guerrière sur Calypso.
Rapidement, deux créatures sont tuées avant qu’un violent coup ne fasse tomber le T’Skrang au sol. Cham lance un dard de cristal sur l’une des deux dernières créatures pendant que je manque une dague mentale.
Après quelques attaques et sorts de plus, l’une des deux horreurs survivantes s’enfuit, je la poursuis pour l’achever d’une dague mentale pendant que le reste de l’équipe s’occupe de la dernière.
A la suite de la fouineuse, je pénètre dans une petite pièce où elles avaient amassé leur maigre butin.

Ma dague mentale achève l’horreur… qui tient précautionneusement dans ses bras un étrange cristal noire. L’observation astrale de cette gemme me fait penser qu’elle est à cheval entre le monde physique et le monde astrale sans être réellement ni dans l’un ni dans l’autre… Pourrait-elle créer une forme de brèche ou de passage ? Il me faudra rapidement l’examiner de plus près, je la confie au Troll pour qu’il la porte, sa taille ne me permettant de la ranger dans mon propre sac.
En fouillant le reste de la pièce, nous trouvons un grand bric à brac d’objets inutiles et en mauvais état. Sortent du lot deux épées et un écu que je confie à Léo, une hache d’apparat dont se saisit Calypso afin de commencer à démembrer les horreurs, et d’un petit coffre dans lequel je trouve une potion de guérison que je confie à Calypso, une potion de restauration qui ira renouveler le stock de Gruuth dans lequel il a été contraint de puiser et un baume quitte ou double que je prends dans mes affaires. Décidés à nous poser un instant pour reprendre notre souffle, j’observe avec étonnement Calypso découper rageusement les restes des fouineuses, couverte de leur sang, ses yeux semblent rageurs, comme s’il lui était nécessaire de prolonger leur agonie ou plutôt de prolonger le sentiment de supériorité que cela doit lui procurer sur ces créatures souillées… Je ne connais pas encore son histoire, mais la blessure est déjà criante.

Lors que nous nous reposons un peu, j’en profite pour tisser deux rangs de filament sur l’écaille de Lung. La mise à l’épreuve de mes talents de tissage semble avoir porté ses fruits, je tisse sans mal. Fing avait raison, l’apprentissage des livres est bénéfique, mais la confrontation avec la réalité permet d’accélérer les choses.
Alors que nous nous reposons un peu, je prends le temps de mieux faire connaissance avec le T’Skrang.

C’est un guerrier, un combattant, tout autant qu’un artiste. Il est fier de sa discipline, de son nom et de sa race… A moins qu’il ne soit orgueilleux ?...

Il me dit être le célèbre Leorak Lamevent, la danse céleste, la lame des cieux, le cri du vent, de la maison V’strimon (je me bornerai pour ma part à le nommer Leo… Pourquoi faut-il donc que tous les donneurs de noms prennent des patronymes si compliqués ? Croient-ils que cela renforce leur trame où espèrent-ils ainsi laisser une trace dans l’histoire ? Pour notre part, Sylphelins, nous considérons n’être qu’une petite partie d’un tout, nous appartenons à la nature et vivons l’histoire plus que nous n’avons la prétention de la faire. Je ne crois avoir jamais croisé de Sylphelin qui se revendique comme quelqu’un d’important… les créatures ne sont pas importantes pour elles-mêmes, seule la vie dont la nature leur a fait le don est primordiale).
Leo prétend être connu pour son style de combat extraordinaire ainsi que pour son corps athlétique et musclé à la couleur bleu verte (c’est vrai qu’il virevolte dans tous les sens, frappant comme l’éclair de son épée et de sa queue… S’il pouvait voler, il pourrait être impressionnant et rivaliser avec le style des Danseurs du vent !).
Ses yeux orange troublent ses adversaires pendant que sa longue queue élancée les fait basculer (tiens, nous avons finalement un point commun, ayant moi-même les yeux jaunes, je n’avais pas réellement fait attention à la couleur de ceux de Leo, mais il est vrai qu’une couleur d’yeux inhabituelle peut parfois générer des réactions étranges chez les autres donneurs de noms).
Leo se considère donc un guerrier né, héritier d’une longue lignée de maîtres d’armes, de guerriers caudaux et de guerriers des rivières dont les légendes seraient contées par les bardes.
S’il a une haute image de lui-même, au moins sera-t-il probablement sensible à la défense de sa liberté… Je pense qu’il pourra devenir un allié fervent de la cause que je défends.

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Chroniques de Celyanaa - Acte 2 : Voyage touristique à Parlainth et les affres de la mémoire

Message  Babanek le 02/06/17, 11:40 am

En fouillant un peu plus avant les affaires des horreurs, nous mettons la main sur deux livres enluminés de dorures et particulièrement bien conservés. Cela semble être des journaux rédigés en Théran, par un puissant mage, qui explique comment lui et ses confrères auraient envoyé leur ville toute entière, dénommée Parlainth, dans une « bulle », sur un autre plan, afin d’échapper au châtiment... Les livres expliquent également comment les habitants de Parlainth, une fois arrivés sur cet autre plan, se sont rends compte que la cité avait été infestée par les horreurs avant d’arriver à son refuge… et qu’ils étaient de fait condamnés à vivre dans leur bulle, avec ces horreurs… Les habitants de la cité auraient fait payer cela très cher aux mages qui promettaient exil et sécurité.
La trame astrale des livres m’apprend qu’ils sont enchantés et protégés par un tissage d’air élémentaire, c’est pourquoi ils sont toujours en si bon état… S’ils sont restés là où ils ont été écrits, nous pourrions donc nous trouver au sein des ruines de Parlainth, cette ancienne cité Thérane disparue mystérieusement et ayant réapparu il y a peu au nord de Barsaive… réputée souillée par les horreurs. Belle perspective !

Sans plus attendre, nous reprenons donc notre chemin, si nous sommes à Parlainth, mieux vaut ne pas perdre de temps et sortir d’ici…

Le couloir devant nous étant bloqué, je retourne dans l’antre des horreurs pour chercher un mécanisme qui permettrait de faire remonter le plafond… Je trouve un levier à moitié dissimulé sous des débris, je l’actionne, ce qui provoque un complexe mécanisme de contrepoids et fait remonter le plafond, libérant le passage.
Nous remontons le couloir en prenant vers la droite par le chemin que nous n’avions pas encore emprunté et arrivons rapidement devant un passage surélevé et bas de plafond… Sur 3 mètres de long, il n’y a pas réellement la place pour faire passer le Troll et l’Obsidien, même Calypso, Cham et Léo devront ramper... Sous réserve que ce ne soit pas un piège destiné à écraser ceux qui s’y engageraient. Le T’Skrang, certain de sa vivacité, passe de l’autre côté en premier, puis nous faisons passer Gruuth… Un peu en force il faut le dire, Asht’Aark le poussant alors que Léo le tire de l’autre côté… ça râpe et ça crisse, l’Obsidien grogne mais traverse quand même.
Le Troll s’élance et joue au vers de terre un moment, mais il finit par passer seul après cinq longues minutes d’effort. Vient mon tour, puis celui de l’Ork et enfin de Calypso.

Nous arrivons dans une salle gigantesque remplie de rangées de sarcophages en marbre… Une sorte de catacombe ou de mausolée. Calypso remarque des traces de combats sur les murs, traces de griffes ou de coups d’épée ayant rayé les murs. Elle a également l’impression d’entendre des bourdonnements ou des cliquetis… La fatigue semble la rendre inquiète, je prends la tête de notre groupe en chantant pour redonner courage à tout le monde.

Arrivant au coin de la rangée de sarcophages que nous longeons, je tombe nez à nez avec une masse grouillante de grosses abeilles qui viennent vers moi. Calypso hurle de faire attention aux abeilles de sang qui, si elles s’accrochent à nous, peuvent nous vider de notre sang en moins de temps qu’il ne faut pour le dire (si une humaine me dit cela, je n’ose pas imaginer à quelle vitesse ces créatures pourraient pomper l’intégralité du sang de mon petit corps !).

Léo est le plus prompt à se ruer vers elles pour asséner un coup d’épée et de queue. Il en jette deux au sol, les deux autres essayent de me harponner, je lance une dague mentale sur la troisième et volette en direction de Calypso pour essayer de m’abriter derrière elle.

Calypso attaque une abeille à son tour, lui assène un premier puis un second coup d’épée. Léo frappe les deux créatures tombées au sol et les achève. Je tisse un filament d’attaque astrale, l’une des abeilles m’attaque et me manque, l’autre échoue à frapper Calypso. Nous nous apercevons qu’il y a une sorte d’essaim sur le côté d’où sortent deux nouvelles abeilles qui attaquent Léo, le piquent, mais ne s’accrochent pas à lui. Pour l’instant, mes acolytes semblent aptes à maîtriser la situation, si tant est que nous ne soyons pas progressivement submergés par le nombre.

Calypso attaque une troisième fois son abeille et l’achève enfin, tandis que Léo virevolte et attaque de l’épée l’une des nouvelles arrivées, qui tombe au sol.
Les abeilles sont excitées mais ne parviennent pas à nous toucher. De mon côté, je n’arrive pas à conjuguer l’esquive des dards mortels et l’incantation, mon attaque astrale se dissipe sans effet, et deux autres créatures sortent à nouveau de l’essaim en se ruant sur le T’Skrang qui riposte sans tarder.
Calypso s’en prend à mon adversaire et la fait tomber au sol. Le répit est de courte durée puisqu’elle reprend aussitôt son envol alors que les trois abeilles qui harcèlent le T’Skrang finissent par perturber sa danse défensive et que l’une d’entre elles parvient à s’accrocher à lui, faisant pâlir Léo qui essaye immédiatement, mais sans succès, de transpercer la créature pour la décrocher.
Je lance une dague mentale dessus pendant que Léo lui donne un nouveau coup d’épée et parvient cette fois à la décrocher dans une grande gerbe de sang. Calypso attaque une seconde fois l’abeille qui s’en prend toujours à moi et la fait tomber à nouveau, j’achève cette engeance d’une dague mentale.

Deux nouvelles abeilles sortent de l’essaim et des bourdonnements nous indiquent que d’autres semblent venir de plus loin.
Ne serait-il pas temps de quitter les lieux ?... Calypso frappe à nouveau, de mon côté, je tisse une fureur guerrière, le T’skrang virevolte et fait tomber deux abeilles de plus… mais elles arrivent plus vite qu’elles ne tombent, quatre nouveaux bourdonnements se ruent vers nous… Puis six autres apparaissent…
Tout en continuant de queue et d’épée, le groupe commence à s’engager à la découverte du reste de la salle, espérant y trouver rapidement une porte derrière laquelle se réfugier.
Je lance une fureur guerrière sur Calypso et me rue à la suite du T’Skrang.
La bave aux lèvres, Calypso attaque férocement tout en commençant un mouvement de repli. Je tisse une nouvelle fureur guerrière en poursuivant mon avancée, à l’autre bout de la salle, je vois d’autres abeilles qui arrivent de toutes parts… peut-être avons-nous trop tardé à prendre la poudre d’escampette ?... Heureusement, un escalier en colimaçon monte du milieu de la salle et deux escaliers descendent aux extrémités dans les angles opposés… Nous avons donc des issues, bien qu’on puisse regretter l’absence d’une porte !

Nous ne pouvons plus compter les abeilles, Calypso se fait piquer par deux d’entre elles et tombe au sol, Léo lui fait aussitôt boire une potion de guérison puis me rejoint. L’humaine se relève, frappe en tous sens et nous emboîte le pas, parvenant à couper une abeille en deux dans sa fuite… Pensant la situation désespérée, nous comprenons qu’elle pourrait finalement être pire… lorsque nous entendons d’autres créatures qui grouillent et semblent monter des escaliers sur les côtés, le cliquetis chitineux de leurs déplacements nous fait immédiatement penser à des araignées, Calypso prononce le nom de Jehutras ?... Je lance ma seconde fureur guerrière sur Léo puis je m’engouffre dans l’escalier en colimaçon, finalement pas assez curieuse pour rester voir à quoi ces nouvelles créatures peuvent ressembler !
Léo m’emboîte le pas très rapidement, Calypso nous alerte en haletant derrière… elle est moins rapide que nous et les créatures pourraient la rejoindre… Elle revient toutefois sur son diagnostic initial, il ne s’agirait pas de Jehutras mais de Mantes noires, des créations d’horreurs encore plus dangereuses, qui surgissent en nombre des deux escaliers latéraux.

Léo et moi arrivons dans une grande salle, à la surface, un peu de lumière du jour éclaire la pièce. Il semblerait que nous soyons dans un temple rempli de statues de quatre mètres de hauteur, de colonnes, … et possédant une grande ouverture tout au fond. Toujours pas de porte pour bloquer nos poursuivants… par contre, l’une des statues proche du colimaçon pourrait basculer pour le boucher. Calypso déboule enfin de l’escalier, avec des Mantes noires sur les talons. Je tisse une attaque astrale en m’installant sur une statue, à mi-chemin entre la sortie et Calypso. L’humaine se fait attaquer par les Mantes noires alors que mes compagnons poussent la statue pour obstruer la sortie de l’escalier en colimaçon.
La statue tombe sur la Mante noire qui attaquait Calypso et ferme effectivement l’escalier ! Malheureusement, elle heurte également Calypso qui sombre dans l’inconscience. Je lâche mon attaque astrale sur la Mante noire dont une griffe dépasse encore du dessous des amas de pierre pendant que le troll et l’obsidien portent Calypso.
Nous avons eu chaud et semblons avoir enfin un instant pour souffler.

De nombreuses statues représentent une sorte de grande créature à tête de bélier, qui pourrait être la symbolique de la passion Raggok, avant qu’elle ne devienne folle. La totalité des statues sont abimées ou profanées. Sur le sol, nous voyons de très nombreuses traces d’entailles, probablement laissées par une cohorte de Mantes noires…

Nous apercevons enfin une statue, un peu plus loin, qui semble en bon état… Garlen, la passion du foyer, a été épargnée, elle protège une petite alcôve, où nous décidons de nous réfugier.

Je place un sort de perception astrale dans mes matrices pour pouvoir prévenir l’arrivée de créatures éventuelles. Nous nous endormons, épuisés, en organisant des tours de garde.

Lorsque Léo me réveille, je ne me souviens de rien de ce qui nous est arrivé… Je ne reconnais pas mes compagnons ni ne sais ce que je fais là. Un T’Skrang que je n’ai jamais vu me dit que nous serions à Parlainth et que nous aurions passé la veille à sillonner des sous terrains en combattant et fuyant devant des horreurs. Le T’SKrang prétend que j’ai pris des notes de nos aventures, je fouille dans mon sac…
Avant que le T’Skrang ne s’endorme, je lui tends le récit afin qu’il écrive : « Moi, Léorak, Lamevent, de la maison V’Strimon, atteste avoir bien vécu tous ces évènements, même s’il est possible que je ne m’en souvienne pas à mon réveil… ». Mon parchemin et ma plume sont visiblement trop petits pour lui…

Je lance alors perception astrale… Et je me rends compte que nous sommes tous marqués par une horreur !
Dans la trame de Calypso, la marque à l’air isolée dans un coin… Il semblerait qu’elle ne puisse pas réellement influencer l’humaine, par contre, moi-même comme Léorak, Asht’Aark, Cham et Gruuth avons dans notre trame une marque noire insidieuse, ressemblant vaguement à un cerveau ou grouillent des sortes de vers !...
A limite de portée de ma perception astrale, dans les profondeurs des souterrains, je ressens la présence d’une créature à la trame sombre et étrange, porteuse d’objets magiques. Elle se rend compte que j’ai perçu sa présence et passe hors de portée de mon sort... Serait-ce l’horreur qui nous suit pour se nourrir de nos péripéties… Voire même de nos souvenirs ?!

Pendant mon tour de garde, je sens que les mantes noires se sont repliées plus bas, la bienveillance de Garlen nous offre une nuit paisible en fin de compte.
Avant la fin de mon tour de garde, je me rends rapidement à la sortie du temple pour jeter un œil, je découvre à mes pieds une gigantesque plaine couverte d’une dense végétation, parsemée de blocs de pierre érodée par le temps.
Pas de trace de l’horreur qui reste hors de portée de ma perception astrale, je réveille donc Gruuth… Il ne se souvient de rien non plus… Je le mets au courant de nos mésaventures et vais me recoucher.

En me levant, j’effectue un rituel karmique, puis je relance perception astrale… je pense que je vais laisser ce sort actif jusqu’à ce que nous ayons quitté Parlainth !
A son réveil, fort heureusement, Léo n’a pas perdu la mémoire. Peut-être la perte de mémoire n’intervient-elle que lorsque nous sommes assez proches de l’horreur pour qu’elle puisse activer sa marque ?

La nuit a fait une bonne partie de son office pour refermer les blessures de mes compagnons. Nous mangeons rapidement quelques rations avant de reprendre la route… Nous ne pourrons pas rester longtemps ici de toute façon, le groupe n’aurait de quoi se nourrir que quelques jours… Mais il faut bien admettre que je serais surprise que ce soit la faim qui ait raison de nous si nous traînons dans les parages !

Sans possibilité de redescendre pour essayer de tuer l’horreur qui nous a marqués, et compte tenu de l’armée de Mantes noires cachées dans les profondeurs, nous n’avons d’autre choix que de sortir du temple et nous diriger vers le sud. Dehors, une épaisse brume nous empêche de voir à plus de 100 mètres et achève de donner un aspect inquiétant au coin... comme si nous avions besoin de cela !

Grâce à ma perception astrale, je perçois un grand nombre de statues disséminées dans la végétation, mais qui bougent… animées par magie et souillées par des horreurs ! Elles pourraient bien nous barrer la route ! Je guide notre groupe avec discrétion dans la végétation, le faisant bifurquer lorsque notre chemin pourrait croiser celui de ces golems, en maintenant un cap global vers le sud. Les statues semblent se réunir en espèces d’escouades qui se préparent au combat… Nous entendons alors trois trompes qui sonnent dans la brume… Les escouades de statues commencent à courir en tous sens, un groupe se dirigeant vers nous. Le brouillard se dissipe partiellement, nous constatons que les statues ne sont pas toutes en pierre, certaines semblent en paille, en cire, d’autres en métal …

Une escouade de trois statues de pierre arrive sur nous. Nous essayons de les éviter en courant quelques minutes, jusqu’à ce qu’une nouvelle escouade se présente en face de nous, des statues visiblement en fer. Que faisons-nous donc au milieu de ce champ de bataille !
Je prends de la hauteur, je perçois une grande ligne et un muret qui coupe la zone où nous nous trouvons, avec une ouverture qui semble en sortir… Haut dans le ciel, difficilement visible à cause du contrejour du soleil, je vois également une espèce de drakkar de pierre, qui survole le champ de bataille… Sans trop avoir le temps de nous préoccuper de cette nouvelle découverte étrange, nous laissons derrière nous les deux groupes de statues qui s’entrechoquent et se combattent, sans même s’occuper de nous.
Arrivés vers un rempart écroulé et surplombant une grande avenue, nous quittons enfin ce gigantesque champ de bataille.

La vision qui s’offre à nous est impressionnante. L’avenue est gigantesque, bordée de bâtiments colossaux qui semblent défier les âges comme les lois de la construction, au bout de cette avenue trône un grand édifice, une sorte de pyramide.

Nous progressons difficilement sur le chemin, jusqu’à ce que je perçoive le cri aigu d’un zoak qui s’échappe de la fenêtre d’un bâtiment, juste avant qu’une lame de flammes ne lui lèche l’arrière train : Mais que fait donc Tinsoo ici !

Une grande créature le poursuit en forçant le passage au travers de la fenêtre d’où Tinsoo a fait irruption.

La créature ailée a plusieurs têtes, l’une de lion, l’une de serpent géant et la dernière ressemble à une tête d’un chien des enfers d’où s’échappent encore des volutes de fumée.

Le zoak ayant entendu mon appel, il se dirige vers nous, poursuivit par la chimère qui fond rapidement sur notre position.

Je tisse un filament de fureur guerrière alors que la chimère attaque en piqué et se pose au milieu de notre groupe. Elle attaque et mord avec ses trois têtes dans un festival de griffes et de crocs, blessant Gruuth.
La tête de chien noir essaye de me mordre et je l’évite de justesse, la tête de serpent mord Calypso sans parvenir à transpercer son armure. Léo attaque sans succès, Gruuth, se prend les pieds dans une racine et tombe au sol, alors que je lance ma fureur guerrière sur Calypso.

La chimère attaque à nouveau et me blesse très légèrement, Gruuth se relève, Léo et Calypso la manquent une nouvelle fois ! Cela ne se présente pas très bien. Tinsoo s’est réfugié derrière un arbre, attendant la fin du combat, je vais prendre un peu de distance aussi.

Je m’envole en tissant une attaque astrale.
Calypso blesse la tête de serpent et Gruuth frappe à son tour la créature. Alors que Léo manque ses attaques, je lance une attaque astrale qui fait peu de dégâts mais déchire la trame de la chimère lui infligeant une blessure grave.

La chimère prend son envol et la tête de chien se prépare à cracher des flammes, mais Calyspo et Gruuth la frappent de concert avant qu’elle ne soit hors de portée et la font chuter au sol. La créature se relève très rapidement et attaque à nouveau de griffes et de crocs.
Je prépare une nouvelle attaque astrale alors que la chimère reprend son envol et crache cette fois un torrent de flammes qui brûlent gravement Gruuth et Léo alors que Calypso parvient à se mettre à l’abri in extremis.
Léo prend une potion, l’Obsidien frappe violemment la chimère de son immense marteau de pierre, une fois, puis une seconde ! Calypso frappe à son tour avant que Léo ne la touche également, je lâche mon attaque astrale qui détériore encore sa trame ; nous prenons le dessus !
La chimère essaye de reprendre son envol, probablement pour s’enfuir, Gruuth la frappe avant qu’elle ne soit trop haute mais sans la blesser assez pour empêcher sa fuite.
Alors que j’essaye de la poursuivre pour lui lancer un sort, je me rends vite compte qu’elle est bien trop rapide pour moi, d’un vol difficile compte tenu de ses lourdes blessures, elle prend quand même de la distance et arrive déjà à proximité d’un énorme bâtiment derrière lequel elle disparaîtra à ma vue.

Là, sortant de nulle part, une immense créature ailée, noire et reptilienne jaillit d’un bond ! Des flammes infernales sortent de sa gueule et carbonisent la chimère juste avant que la colossale mâchoire du dragon ne se referme sur elle.
Tout notre groupe est abasourdi par cette vision mais heureux d’en être assez éloigné pour ne pas être les proies futures de cette créature cauchemardesque.

Je récupère Tinsoo qui sort de son trou maintenant le danger passé. Je ne sais pas pourquoi il est allé titiller cette chimère mais il semble à peu près en forme, malgré quelques marques de brûlures superficielles à l’arrière train.
Pendant que mes compagnons reprennent un peu de forces, je me rends vers le bâtiment d’où la chimère avait jaillit pour voir si son antre s’y trouve… Je me rends alors compte qu’elle était venue de plus loin, ayant poursuivi Tinsoo au travers du bâtiment. J’abandonne la recherche et rejoins mes compagnons.

La zone est construite de pyramides, zigurates et palais majestueux… Nous sommes encore loin d’être sortis d’ici et avons eu un aperçu fugace mais convainquant de la diversité et de la mortalité des dangers qui parsèmeront notre route... Sans savoir pour l’instant comment nous pourrons nous débarrasser de la marque de cette horreur qui s’en prend progressivement à notre mémoire !

Nous grignotons un morceau avant de reprendre la route, je me rapproche de l’Ork dans le but de mieux faire connaissance. Avec ces mémoires qui s’effacent, il ne me semble pas inutile de recueillir quelques témoignages de l’ensemble de mes compagnons de route.
Son parlé est assez primaire, je le transcris comme tel :
« Moi, c'est Ila'ktaris Sor'tnala, de la fière et mystique tribu des Crinières de Neige. J'gage que vous avez pas dû souvent voir une belle ork à la peau grise foncée, aux dreadlocks blanches et aux pupilles violettes comme les miennes. Faut dire que dans ma tribu, on est un tantinet spéciaux... et les plus spéciaux du tas, c'est nous, les Chamans de la famille Sor'tnala. J'men vais vous dire pourquoi...
Ch’uis née y'a de ça 12 hivers, dans notre camp d'la Vallée des Sources à Cuire. C'est une ch'tiote vallée des Monts du Dragon qu'a l'avantage d'avoir des sources chaudes... sympa quand ça commence à cailler dans les montagnes. On y descend tous les ans à l'équinoxe d'automne, pour en repartir à celle du printemps et regagner nos pâturages, plus haut sur les cols.
Ouais, ma tribu fait dans l'élevage, ça on peut le dire. Mais on fait pas du mouton nous, hein! On élève des stajians (les stajians sont une sorte de gros taureaux avec des cornes de bélier, souvent utilisés comme monture par les écorcheurs Orks) et not' cheptel doit bien compter 300 têtes. Mais bon, même si j'aime bien nos bestiaux et les bêtes en général, mon truc à moi, c'est la nature en entier, prérogative de Chaman!

C'est Papou'Grak qui m'a mise au monde et dès qu'il a vu mes beaux yeux violets, il a dansé la gigue toute la nuit pa’squ'il avait une futur Chamane à former. M'enfin c'est c'qu'on m’a dit, hein, moi je devais me gaver au sein de ma mère.
Faut dire qu'il avait de quoi s'inquiéter le Papou. Aucun de ses enfants était né avec les yeux du Chaman, alors y commençait un peu à déprimer... Bref, fidèle à not' tradition, il m'a Nommée et m'a élevée pour que j'sois un jour Chaman de la tribu, comme lui. »

Après en avoir un peu discuté avec elle, la discipline de chaman semble basée sur une forme de magie plus instinctive qu’académique, orientée vers la nature et les esprits. Le clan Ork d’où vient Ila’Ktaris me fait penser à nos clans Sylphelins, qui vivent ensemble, simplement et en harmonie avec la nature… Bien que les clans Orks semblent avoir des coutumes nettement plus violentes où la force physique brute a plus d’importance dans la hiérarchie de la tribu que la connaissance des ruches de miel et des buissons de baies ou celle des comtes passionnants que nous racontaient nos anciens.

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Chroniques de Celyanaa - Acte 3a : C’est par où la sortie ?

Message  Babanek le 02/06/17, 11:43 am

Reprenant notre route, nous arpentons l’avenue avec prudence et nous approchons de la grosse pyramide. Elle est construite d’une pierre sombre et rugueuse, une fontaine culmine à son sommet et fait couler une cascade le long de ses parois.

La pyramide est au cœur d’une gigantesque place, entourée d’une douzaine de piédestaux majestueux, porteurs des restes de grosses statues fracassées, à l’exception de trois d’entre elles qui restent reconnaissables… ce sont celles des trois passions devenues folles : Raggok, Dis et Vestrial.
L’atmosphère est lourde et sombre autour de la pyramide, bien qu’il soit près de midi, une pénombre surnaturelle nimbe les alentours et en ajoute, s’il en était besoin, à l’angoisse ambiante.

De plus près, nous constatons que la rivière qui cascade depuis le sommet de la pyramide n’est pas d’eau… mais de sang ! Du sang qui coule et sort à gros bouillons de la pyramide, diffusant une atroce odeur de pus, de mort et de pourriture.

En regardant l’astral, l’architrame de la pyramide me fait comprendre que c’était un lieu nommé et particulièrement puissant… dont chaque fil de la trame est désormais souillé et marqué par les horreurs.

Nous contournons cette pyramide en essayant d’en rester aussi éloignés que la place nous le permet.
Soudain, alors que nous sommes à mi-chemin, des gueules s’ouvrent dans la pierre de la pyramide et se mettent à hurler très fort, Gruuth et le Asht’Aark s’évanouissent, de mon côté, je suis prise d’un peur panique et je commence à m’enfuir pour me mettre en lieu sûr.
Simultanément, de petites portes s’ouvrent dans les murs, d’où sortent deux fouineuses qui se ruent vers Léo.

Je vois que Tinsoo a pris la fuite lui aussi, utilisant le draconique, je lui projette une image mentale pour lui faire comprendre qu’il doit me prendre sur son dos pour permettre également ma fuite… et que dans le cas contraire, j’en serais très en colère ! Cela semble efficace, il vire et me repère, puis il obtempère et me rejoint. Je monte sur son dos pour fuir plus rapidement.

Pendant ce temps, Calypso frappe une fouineuse et le T’Skrang met un léger coup de queue au Troll pour essayer de le réveiller. Cham, elle, panique à son tour et prétend qu’une créature invisible serait à proximité.

Léo commence à danser et frapper une fouineuse alors que Cham semble hébétée. Poursuivant ma fuite à tire d’ailes, incapable de réprimer l’angoisse qui me prend les tripes, je suis contrainte d’abandonner mes compagnons à leur sort… Et celui-ci s’obscurcit encore… près de la pyramide, une forme indistincte commence à s’extirper du sol, sortant de terre… rapidement, on jurerait qu’une espèce d’énorme cerveau émerge des entrailles de Parlainth…

Pendant ce temps, le troll réveille Gruuth alors que Calypso attaque à nouveau sa fouineuse… Comme s’il était nécessaire d’en ajouter, deux autres fouineuses sortent des passages de la pyramide, pour prendre à leur tour part au combat. L’une fonce sur Cham et la griffe profondément, la faisant chuter sous la violence du coup. La seconde attaque Léo sans succès.

De mon côté, je continue à fuir, n’ayant à l’esprit qu’un objectif, quitter Parlainth et survivre... Mieux vaut avoir encore un souffle pour pouvoir pleurer mes compagnons que de mourir inutilement à leurs côtés !

Je me retourne pour observer la scène, impuissante, des larmes commençant à brouiller ma vision… Léo achève une fouineuse, en blesse une seconde, Gruuth, lui, semble étourdi à son tour… puis c’est Léo qui titube.
Un énorme cerveau est désormais sorti du sol, un corps ridiculement petit émerge en dessous, vêtu d’une vieille toge de tissu Théran, brodée. Asht’Aark frappe une fouineuse, Gruuth et Cham se relèvent, une nouvelle fouineuse sort de la pyramide et se rue sur Calypso, la jeune femme l’évite et se rue vers l’horreur…

Je poursuis toujours ma fuite, je survole désormais le champ de bataille que nous avions quitté plus tôt. Malgré la distance qui me sépare maintenant de mes compagnons, je ressens toujours la même terreur irrépressible et suis incapable d’envisager d’aller leur prêter main forte.
Les larmes coulent sur mes joues et je ne distingue plus ce qu’il se passe au pied de la pyramide… Mon esprit commence à imaginer la chute de mes compagnons, la perversion de leur âme, de leurs souvenirs, par cette horreur au cerveau hypertrophié… j’imagine leurs cris, leur désespoir… Je ne pourrai vivre avec cela sur la conscience… autant faire face et les accompagner dans ce dernier chemin.

Je reprends alors mes esprits et contraint Tinsoo à faire demi-tour pour rejoindre les combats.
A mon retour, Calypso est au contact de l’horreur, désormais complètement sortie de terre. Gruuth est au sol, étendu aux pieds de la créature et lourdement blessé. Un peu plus loin, Léo est également au sol alors qu’Asht’Aark  combat encore deux fouineuses. Cham, elle, s’est mise légèrement en retrait. Ils sont mal en point et dominés, mais encore en vie, il n’est peut-être pas trop tard pour leur apporter mon aide.
Arrivée à portée, je lance une dague mentale sur l’horreur, sans grand effet... Ce n’est pas avec cela que je ferai la différence dans ce combat !

Calypso frappe l’horreur, c’est alors que je sens la créature qui pénètre mon esprit, s’insinuant par la marque qu’elle y avait placée pour m’arracher mes souvenirs, je me tords de douleur mais parviens à rester concentrée et je m’applique à tisser le filament d’une attaque astrale, Calypso frappe à nouveau, son épée entaillant profondément l’horreur, qui reste toujours debout.
Je concentre toute l’énergie de mon désespoir, toute la colère qui me tenaille d’avoir ainsi abandonné mes compagnons à leur sort dans ce combat âpre pour notre survie et pour celle de nos souvenirs… Et je la lâche dans une attaque astrale d’une violence dont je ne me serais pas crue capable, qui passe toutes les défenses et protections de la créature et déchire littéralement sa trame, résultant dans le monde physique en une explosion sanglante de son gigantesque cerveau.
La dernière fouineuse s’enfuit… Alors que nos souvenirs réapparaissent par vagues…

……..

Alors que je faisais voile vers Barsaive à bord de la « Pucelle des mers », fier galion marchand ralliant Urupa, j’achevais enfin la méditation rituelle m’ouvrant les portes du troisième cercle de la discipline de sorcier.
Le pouvoir que j’avais éveillé dans mon corps avait rendu mon esprit survolté, ce qui n’est pas peu dire pour une Sylpheline.
L’envie me prit alors de partager ma joie autour d’un bon verre de vin Sylphelin. La chaleur écrasante avait renvoyé sur le pont la plupart des marins, mais je trouvai un matelot elfe qui semblait tout à fait enclin à la fête. Il préleva dans sa cabine plusieurs bouteilles de sa propre liqueur et échangea avec moi plaisanteries et récits d’aventures, buvant allègrement à ma santé comme à celle du monde. Mon esprit, chahuté par la douceur de ce moment partagé, les effluves d’alcool et nos rires, se laissa aller quelque peu…
Une ombre venait cacher le soleil, où guerres et famines éclataient, laissant des morts par centaines sur les champs de batailles. Des villes à l’apogée de leur gloire disparaissaient pour ne réapparaître qu’à l’état de ruines, remplies d’horreurs… L’elfe me raconta alors l’espoir, frêle mais présent, gardé par un groupe d’aventuriers hétéroclite et guidé par un symbole qu’il grava sur le tonneau où s’amoncelaient les bouteilles. Le symbole que nous avions découvert dans les ruines de Parlainth et qui résonnait dans nos souvenirs…. « La flamme brûle en toi aussi et il ne faudra manquer la fête pour rien au monde. Merci pour le Kespriss mon amie et garde espoir là où le vent portera tes ailes, fussent-elles d’écailles ! ».
Il sortit alors une fiole d’alcool transparent qu’il brisa au-dessus de sa tête. Le flot de liquide inflammable eu tôt fait de lécher la bougie qui nous éclairait et le feu l’enveloppa d’un souffle, me projetant au sol.
Je me réveillai dans mon hamac, la tête lourde et l’esprit embrumé, désorientée. Apparemment, je venais de finir ma transe rituelle… j’aurais pourtant juré avoir trinqué avec Floranuus ! Bah, quitte à visiter Barsaive, autant aller voir cette  fameuse ville qui est réapparu… Parlainth !

Après avoir débarqué à Urupa, j’ai donc utilisé une partie de mes maigres économies pour prendre un navire volant en direction de Port aux Ruines. Là, je me suis rendue à l’auberge de la Troll pointilleuse, où j’ai rencontré les héros qui devaient former le groupe d’aventuriers que j’avais vu en songes… Léo, Cham, Calypso, Gruuth et Asht’Aark avaient eux aussi eu des visions similaires et nous nous rejoignîmes naturellement. Enquêtant sur le symbole que nous recherchions, nous avons rencontré Hiermon… un érudit humain de Port aux Ruines qui nous dit que nous pourrions trouver un symbole similaire dans les ruines de Parlainth, dans la région des Spires. Si nous nous y rendions, il nous proposait de nous payer pour que nous retrouvions pour lui une rose merveilleuse et parfaite, enfermée dans un écrin de cristal. Je négociai avec lui la somme pour une telle quête que nous conclûmes rapidement à 900 pièces d’argent.

Le lendemain, nous entrions dans Parlainth sous le regard des habitants de Port aux Ruines… Après plusieurs mésaventures dans les ruines, nous parvînmes aux Spires… et c’est là que le sol se déroba sous nos pieds, que nous reçûmes terre et pierre sur la tête et sombrâmes dans l’inconscience où la mangeuse de rêves vint nous marquer et faire disparaître une partie de nos mémoires.

………

Mes esprits retrouvés, j’inspecte attentivement l’espace astral… Première bonne nouvelle, nous ne sommes plus marqués ! Je perçois également un objet à trame sur la créature… je m’approche de ce qui n’est plus qu’un amas de cervelle dégoulinante de sang pour mettre la main sur l’objet, un bracelet à fermoir en or blanc, brodé de fils d’orichalque qui dessinent les symboles des éléments, un soleil d’or enserrant une opale blanche irisée reflétant une multitude de couleurs. Le bracelet est lui aussi orné du fameux symbole ainsi que d’un autre, de base identique mais plus élaboré avec un dessin en faisant le tour. J’enserre le bracelet autour de mon biceps, il est bien trop grand pour mon poignet mais me va plutôt bien en bijou de bras.
Je trouve également 2 fioles dont une remplie d’un sang impie que je brise... Le liquide de la seconde potion semble corrompu, je la jette également.

Nous reprenons la route jusqu’à Port aux Ruines longeant discrètement l’avenue et espérant ne pas attirer de nouveaux dangers... Le coin est particulièrement calme, étrangement, nous arrivons devant les portes que nous traversons, soulagés de les entendre se refermer derrière nous.
Nous sommes dans un sas ou six gardes nous pointent avec leurs lances et nous demandent de prouver que nous ne sommes pas marqués.
Après avoir prouvé comme nous le pouvions notre capacité artistique, aussi maigre soit elle pour la plupart d’entre nous, je me retrouve avec une paire de chaussons de pierre taillée par Gruuth, que je glisse dans mes sacoches de selle, et les gardes nous laissent rentrer dans Port aux Ruines.
Nous sommes alors accueillis par Torgak, Thomar Lapini et Hiermon. Ce dernier nous demande si nous avons trouvé la rose ; devant notre réponse négative, il se montre intéressé par le cristal trouvé chez les fouineuses, caché dans le sac d’Asht’Aark.
Nous nous rendons rapidement chez lui, ses talents pourraient effectivement nous aider à en apprendre plus sur ce cristal opaque et ma curiosité sur ce sujet n’a pas été entamée par nos aventures. La demeure de Hiermon est la digne demeure d’un sorcier… un capharnaüm de livres, parchemins, fioles et composantes où lui seul doit pouvoir se retrouver. Il nous offre un repas et un repos bienvenus.

Nous sortons alors du sac d’Asht’Aark le cristal et les deux livres. Hiermon nous conseille rapidement d’aller négocier la vente des livres auprès de Vardhegul. Puis nous nous intéressons au cristal.
Un peu du sang d’Asht’Aark ayant été absorbé par son sac à dos est entré en contact avec le cristal. En ce point-là, il semble avoir été absorbé par la pierre qui est devenue translucide sur une faible profondeur.
Hiermon fouille dans son laboratoire et retrouve une fiole de sang d’elfe qu’il faut alors couler doucement sur la pierre… Le cristal devient progressivement translucide, jusqu’à laisser apparaître une magnifique rose emprisonnée en son sein. D’un rouge parfait, cette rose est la représentation même de la vision que Jaspree doit avoir de ces fleurs… Sa trame est limpide, c’est bien celle d’une rose à la pureté exemplaire.
Hiermon compte la donner à certains de ses amis du bois de sang. Cette forêt qui a subi un enchantement puissant lors du châtiment en vue de protéger les elfes de la venue des horreurs, et qui se trouve depuis pervertie, souillée et maudite. Hiermon pense que cette rose parfaite pourrait être un des éléments nécessaires à la levée de la malédiction des épines. Si cette malédiction était levée, la nature reprendrait alors ses droits au bois de sang !
Nous lui laissons donc la rose, pour le prix initialement convenu et malgré les contestations de Gruuth qui estime que la somme n’est pas à la hauteur de la qualité de l’objet. Je lui demande d’accepter de respecter ma parole donnée à Hiermon et le marché qui fut conclu, d’autant que si j’avais eu connaissance des vertus curatives de cet objet pour une forêt entière, j’aurais proposé à Hiermon d’aller la chercher pour rien !

Nous nous rendons ensuite à la Troll pointilleuse pour boire un verre, savourer la vie et prendre une chambre.
Léo nous offre une tournée, quelle douceur que de sentir à nouveau du Kespriss couler dans ma gorge et réchauffer mon corps !
Dans la soirée, Thomar Lapini vient dans l’auberge annoncer que les morts vont venir à Parlainth !... Nous sortons de l’auberge pour constater, comme les autres curieux, qu’un parchemin est cloué près du mur, sur la carte murale.

Il s’agit d’une invitation à un spectacle merveilleux… festival commençant le dix-sept Velthom avec la bénédiction de la reine des morts : Deux fois née ! Participer ou assister à un festival où morts et vivants se côtoieraient me semble immédiatement contre nature, étrange et malsain… Mais pour autant, cette idée attise également une vive curiosité en moi. Nous, les Sylphelins, pensons que la vie est sacrée et que les morts vivants sont une parodie de cette vie, privée de liberté… Nous pensons que chaque donneur de nom qui se respecte devrait attacher une importance particulière à libérer les morts vivants de leur état en rendant leur âme aux passions… Cette fête pourrait être l’occasion d’en apprendre plus sur ces créatures.

Nous retournons discuter de cette étrangeté puis, la fatigue montant, Léo nous paye un chambre où nous ne tardons pas à aller nous coucher, épuisés par cette journée riche en dangers et expériences douloureuses comme agréables.

Malgré la fatigue, je lis les livres Thérans avant de m’endormir, cherchant à en apprendre plus sur ce symbole trouvé sur une tenture dans le complexe de Parlainth, comme sur mon bracelet. Un nom ressort régulièrement, celui de la maison Krand.

Le lendemain matin, je vais chez Vardhegul pour lui céder les livres ainsi que Hiermon m’y avait invitée. C’est une T’Skrang qui semble préoccupée ou motivée par deux uniques choses, la connaissance et l’argent. J’entame la négociation après m’être lancé une brillante démonstration d’analyse logique.

Je lui vends finalement les deux livres pour 450 pa et obtient d’elle un conseil pour en savoir plus sur les symboles qui m’intéressent. Elle m’invite à me rendre chez Omag Bastabus, réputé pour ses connaissances en antiquités Théranes, et qui pourrait avoir des informations à me donner sur mon bracelet.
Sans tarder, je vais donc chez cet Omag, accompagnée par Léo et Asht’Aark. Omag ne sait pas à qui pouvait appartenir le bracelet, mais il reconnait effectivement un symbole lié à la maison Krand. Il nous indique alors qu’une partie de cette maison serait allée se réfugier à Travar. Nous devrions pouvoir y trouver un certain Heraismus Krand, un Ork tenant à Travar la position honorifique de sage, conseillé lié au magistrat elfe de la ville.

En rentrant à l’auberge, nous apprenons qu’un Galion devrait appareiller pour Travar le 19 Velthom au matin… Nous décidons donc de rester à Port aux Ruines jusqu’à la « fête des morts » puis de prendre la route de Travar… Il convient de suivre la piste de ce symbole qui doit nous guider vers l’espoir !

Nous passons le reste de la journée ainsi que celle du lendemain en méditations diverses.
En fin de journée le 17, Hiermon ramène deux potions de guérison et deux potions coup de fouet, que j’avais tout de même négociées avec lui en complément de nos 900 pa et pour récompense liée à la sortie de la rose des ruines de Parlainth. Asht’Aark en prend une de chaque, je glisse les deux autres dans mon sac en attendant de voir avec Gruuth, Léo et Calypso à qui nous les confions.

Entre deux méditations, je passe du temps avec Asht’Aark. Il se dit honoré de mon choix de monter sur son épaule, pensant que j’ai pour cela choisi celui qui me semblait le plus fort et m’apportait le plus grand sentiment de sécurité… sans doutes parce qu’il est celui qui a le plus de chance de rester en vie, ne se jetant pas devant les ennemis par d'étranges cabrioles qui finissent une fois sur deux sur les fesses !...
Après avoir bien rit, avec lui, de cette fâcheuse et surprenante technique de nos trois autres compagnons combattants, je me dois alors de lui avouer la cause réelle de mon choix… Si, bien entendu, une carrure permettant de me supporter sur de longues périodes sans que je ne sois une gêne reste un critère indispensable et pesant lourdement dans mon choix, l’acceptation de l’autre en est également un primordial. Toutefois, en prenant ces deux critères, j’aurais naturellement pu m’orienter vers les solides épaules de Gruuth. La vision qu’ont du monde les Sylphelins et les Obsidiens est certes différente, mais converge vers un respect profond de la vie et de la nature, nos deux races ont donc de tous temps été assez facilement proches l’une de l’autre, le seul point d’achoppement potentiel entre Osidiens et Sylphelins se situant sur l’empressement ou l’agitation des Sylphelins comparativement à la calme patience des Obsidiens… Mais cela tient probablement plus à la longévité des hommes de pierre qu’à un trait de caractère fondamental.
A l’inverse, le peuple Sylphelin a généralement une vision assez négative des Trolls, qui sont réputés nombrilistes et dédaigneux. De nombreux contacts entre nos deux peuples se sont soldés par une solide inimitié dans les meilleurs des cas… ils nous trouvent généralement lâches, instables ou insignifiants et ont tendance à nous le faire sentir.
De fait, les contacts entre nos deux races son rares… et c’est bien ce qui m’a poussé à choisir les épaules d’Asht’Aark pour m’y installer… Ma première intention était de constater de mes propres yeux que, conformément à ce qu’on attendait d’un troll, il allait me chasser d’un revers de la main comme on chasse les moustiques… Puis, surprise par son acceptation, ma curiosité s’est éveillée, peut-être pourrions-nous construire ensemble une relation venant justement contredire tout ce que j’avais appris sur les Trolls ! Cette simple perspective m’enchantait et nos premiers jours de proximité n’ont fait que me conforter dans ce choix…

Après deux jours ensemble, en effet, je pense que si j’avais eu l’opportunité d’apprendre à connaître mes compagnons de route avant de choisir les épaules sur lesquels je m’installerais, ce serait bien celles d’Asht’Aark que j’aurais choisies. La noblesse de son cœur de lion semble plus tournée vers les autres que je ne l’aurais envisagé, Asht’Aark est un troll qui semble vivre avec honneur, mais pas exclusivement pour celui-ci et c’est ce qui le rend attachant et fréquentable ! De son côté, Léo passe trop de temps à s’admirer pour réellement apprécier la compagnie des autres, Calypso est sombre et torturée, ne lui laissant que peu de place pour s’ouvrir au monde, Cham reste pour l’instant une énigme solitaire et Gruuth s’est révélé plus colérique et matérialiste que je ne m’y serais attendue d’un Obsidien… Pour un vrai partage, pour une relation de fond faite des rires, de confort, de protection mutuelle, de confiance et de respect réciproque, les épaules d’Asht’Aark semblent donc bien le meilleur choix… si en plus elles alimentent ma curiosité, qu’espérer de mieux !

Comme gêné par ces compliments et se sentant obligé de m’en rendre la pareille, il m’explique alors qu’il a été impressionné par la puissance de mon attaque magique contre l’horreur, n’ayant vu une tel puissance qu'une fois dans sa vie, lorsque les navires Thérans ont attaqué les siens. Je m’avoue également surprise par la violence de cette attaque, sans commune mesure avec celles que j’avais déjà expérimentées… il semblerait finalement, comme me l’avait indiqué Fing, mon mentor, que la discipline de sorcier n’est pas faite que de livres et de laboratoires poussiéreux, mais peut effectivement se conjuguer à l’aventure à laquelle j’aspirais sans avoir à se cacher toujours derrière mes compagnons et me limiter au rôle de bibliothèque magique volante…

Sentant Asht’Aark d’humeur confidente, je le pousse à me raconter un peu sa vie. D’un naturel confiant et généreux, il n’hésite pas, alors, à se livrer avec force détails, allant jusqu’à mimer certains passages d

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Chroniques de Celyanaa - Acte 3b : C’est par où la sortie ?

Message  Babanek le 02/06/17, 11:43 am

e sa vie ou à en déclamer d’autres pour rendre son récit plus prenant.

« Je me nomme Asht'Aark Cœur de Lion, du clan des Manieurs de Fer, mon père est le puissant Morg’N’Kor Brise Roc et ma mère la sage Kaori Vive esprit. J’ai également un petit frère d’un an  mon cadet, le talentueux K’Trash’Kor. Etant l’aîné, je suivis les traces de mon père, Compagnon Maître d’armes, alors que K’Trash’Kor  se destina à son rêve : écumeur du ciel.
Avec notre petite voisine : Maori’Gane, nous étions inséparables, jouant et rêvant ensemble. Nous allions devenir le « Trident de Thystonius », ou encore les « trois magnifiques », un trio indomptable et implacable qui marquerait l’histoire du clan ! Tous trois à bord du navire de K’trash, nous mènerions l’assaut sur nos ennemis terrifiés à la simple évocation de nos noms ! Nous avions fait sa connaissance lors d’une des nombreuses bagarres d’enfant avec d’autre trolls, K’Trash et moi cherchions toujours les situations les plus périlleuses et les combats les plus inégaux. Un jour où nous affrontions encore une fois  Mog’Kormek et sa bande, un jeune troll détestable et lâche, nous étions acculés à 2 contre 6, lorsqu’une petite voix  s’était fait entendre : « Thystonius avec les braves !! ». C’était une petite trolle fièrement campée derrière nos adversaires du jour. Mog’Kormek et les siens rirent aux éclats, mais lorsque ce petit bout de femme mit au tapis deux des assaillants en un rien de temps avec des coups bas bien placés, le rire laissa la place à la stupeur ! La fin de l’affrontement fut une correction. Cette petite boule d’énergie nous fit comprendre qu’elle suivait discrètement nos « aventures » depuis quelques jours, et qu’elle serait heureuse de rendre hommage à Thystonius avec nous. Depuis ce jour où nous avions partagé la fureur d’un combat, où nous avions mêlé le sang de nos blessures lors de notre cérémonie de la victoire, nous sommes devenus les meilleurs amis du monde, des frères d’arme, liés pour la vie. Un jour, nous nous sommes liés une nouvelle fois par le sang, avec une marque sanglante sur nos mains.
Nous avons par la suite acquis une certaine réputation dans la motte et nous faisions tout ce qu’il fallait pour l’entretenir,  et pour nous trouver des défis toujours plus inventifs. Nous avions développé des techniques particulièrement complémentaires : K’Trash était la force brute avec son arme à deux mains, Maori la vivacité, et moi la force tranquille, capable d’occuper les pires adversaires pendant que mes compagnons frappaient là où ça fait mal ! Notre rivalité avec Mog’ Kormek  se prolongea et se développa sur plusieurs années, nous nous affrontions régulièrement, et nous reproduisions les meilleurs défis des rivaux pour les égaler ou les dépasser en prestige !
Il était clair que Maori ressentait une sorte d’admiration pour mon frère et moi, mais vint un jour où elle me prit de court.
K’Trash étais occupé avec son formateur et nous étions seuls à parler de nos aventures futures, lorsque nous serions adultes. Ce jour-là, elle m’annonça sur le ton de la conversation qu’une fois adulte, elle m’épouserait et que nos enfants seraient dignes des plus belles légendes trolles ! Une fois la surprise et la gêne passées, je réfléchis et compris assez naturellement que je n’envisageais pas le mariage avec une autre troll que Maori ! C’est donc assez naturellement que nous continuâmes à échanger sur le devenir de notre future famille, le nom de nos futurs enfants, cela en devint même un jeu, à la fois de flirter innocemment, et même de nous interpeler comme futurs époux, «  touche pas à ma futur femme ! »,  « en t’attaquant à ma promise, c’est mon katorr  que tu agresse ! », « eh ! Ne touche pas à ça, j’en aurais besoin plus tard ! », …

Ma formation de maître d’arme débuta dès mon plus jeune âge car mon père se fit un devoir d’être mon mentor, il s’appuya dans un premier temps sur la méthode de la fondation : l’adepte initié apprend à utiliser ses acquis comme base sur laquelle le maître peut bâtir. Ainsi, il aguerrit ma force physique et mon agilité déjà très développées, tout en entretenant ma patience, chose plutôt rare chez un troll, mais très utile au maître d’arme pour profiter du plaisir du combat sans le « gaspiller » en l’écourtant inutilement, ou pour pouvoir observer son adversaire et réagir en conséquence. A ma grande surprise, la première fois que je parvins à mettre mon père à terre, il me réprimanda sévèrement, non pour l’avoir « vaincu », mais pour n’avoir à aucun moment de notre combat fait preuve de panache, que ce soit dans les gestes ou les mots, et d’avoir ainsi « gâché » ma belle passe d’arme qui aurait pu être parfaite. Dans un second temps, une fois les bases bien en place, je fus formé avec la méthode de la flatterie : l’adepte apprend sa discipline en imitant le style verbal et physique de son maître. Mon père travailla mon éloquence, et m’apprit ses plus belles techniques, sa façon de contre-attaquer, et ses manœuvres les plus secrètes. Ces entraînements fréquents continuaient souvent jusque dans le foyer, où il avait toujours un autre conseil indispensable et urgent à me prodiguer. Je pus créer un lien unique avec mon père. Enfin, l’année qui précéda mon âge adulte, il m’envoya fréquemment défier plusieurs autres maîtres d’armes, ou autres combattants, afin d’y apprendre d’autres approches de notre profession et du combat.
Ce fut une période bénie, empli de joie, d’amitié, de rivalités, de complicité, de combats, de rires, de victoires et de défaites tout autant honorables.
Le jour de mon onzième anniversaire je pus enfin partir réaliser mon rite de passage à l’état d’adulte. Ma mère m’avait assommé depuis plusieurs jours de conseils divers, alors que mon père me signifiait ses attentes par de longs discours sur l’honneur de la famille.
Je partis donc seul, sans arme, mon regard déterminé avait semble-t-il rassuré mes parents. Je leur avais hurlé à mon départ : « d’ici peu, c’est un troll adulte que vous allez retrouver à la porte de la motte, et je vous garantis que c’est avec fierté que vous m’accueillerez, quel que soit le temps que cela me prendra, ne doutez jamais de moi. Vod’arr !  » Je savais exactement ce que je cherchais, et où je le trouverai. Ma priorité fut de me confectionner les indispensables outils à ma survie : un peu de corde artisanale, un coutelas taillé dans du bois ou de la pierre, une lance en bois, et une petite réserve de nourriture glanée en plantes et racines diverses.
Mon périple risquait de durer, et j’avais besoin de force pour l’épreuve qui m’attendait, je décidais donc de chasser pour avoir un peu de viande. J’utilisais pour cela quelques fruits pourris glanés auparavant, et posais un collet, en espérant que ma cordelette de fortune tienne le choc. Dans le doute, je me posterais non loin, face au vent. L’attente me parut interminable, et je me pris à somnoler longuement. Soudain, je fus tiré de ma torpeur par un bruit : un loup était en train de dévorer ma prise ! Je bondis brusquement hors de ma cachette, et projetais violemment ma lance sur la bête… que je ratais d’un bon mètre…D’abord surpris, le loup avais sauté de côté, mais il devait être bien affamé car  je sentis son hésitation et je pus me rapprocher en douceur alors qu’il grognait tout en couvant ce qui devait être le reste d’un ragondin. Une fois assez proche, je me jetais sur lui coutelas au poing. Il aurait dû fuir. Nous luttâmes à mort, ma taille et ma force firent la différence, car au bout de quelques secondes, je tenais son corps sans vie dans les bras. Voilà une bête bien affaiblie, avec peu de fourrure à exploiter, je m’en contenterai. Cette prise aurait suffi à bien des trolls pour prouver leur courage, mais mon objectif était d’un tout autre calibre. Je repris la route.
J’atteignis le plateau après un jour de marche et me mis rapidement en quête de zones sauvages propices aux troupeaux, En trouvant le gibier, je trouverais le chasseur. J’avais entendu parler  par un troll des plaines de  passage à la motte, d’une bête terrible ne massacrant pas que du gibier, un lion immense goûtant au plaisir de la chasse à la place de ses femelles, on lui avait donné le surnom de « monstre orageux ». Aucun troll l’ayant traqué n’en serait revenu. Je trouvai un arbre pour avoir un point de vue avantageux, ce qui me permit de repérer rapidement un attroupement de cervidés. Il me fallut quelques jours d’observation pour qu’enfin elles se montrent. Des lionnes en chasse, ces tueuses professionnelles approchaient méthodiquement le troupeau, les plus visibles prêtes à rabattre les cibles vers les mieux cachées. Ce ballet ne dura pas, une scène suffit pour que le corps blessé d’une jeune biche  soit au sol, attendant son sombre destin. Seuls deux lions montrèrent le bout de leur museau pour se délecter de la part des rois. Seulement deux ? Pour huit lionnes ? Mon instinct m’alerta, quelque chose n’allait pas. Me sentant soudainement observé je virevoltai l’arme au poing, mes sens en alerte. Il était là, tapi dans les fourrés, mon défi! Un mâle bien plus gros que ce à quoi je m’attendais. Il était magnifique, doté d’une musculature impressionnante, même pour un troll. On savait en le voyant que l’on avait à faire à un véritable tueur sanguinaire. Se sachant repéré, il sortit tranquillement de ses broussailles, sûr de lui, me perçant de son regard froid. Il semblait apprécier ce qu’il voyait, cherchait-il lui aussi un adversaire à sa mesure ?
La bête tournait autour de moi, reniflant, savourant l’odeur de la viande. Ai-je fui ? Ai-je tremblé ? Non ! J’étais calme, déterminé, sans la moindre trace de peur. Ma détermination semblait lui plaire. Nous nous observâmes ainsi de longues minutes, cherchant la faille, tous deux conscients de la valeur de l’adversaire, appréciant d’avance le combat à venir. Le vent rugissait et me fouettait le visage. Je fis mine de reculer, le fauve bondit en rugissant. Je fis un pas ferme en avant, la lance levée, dans une position parfaite pour recevoir sa charge. La pointe de mon arme s’enfonça profondément dans la poitrine du  lion et je la fis pivoter sur le côté pour ne pas vaciller sous le choc. Ses pattes avant me lacéraient les avant-bras, alors que je m’efforçais d’enfoncer un peu plus ma lance. Celle-ci se brisa sous la violence des mouvements de ce monstre de chair et de griffes. J’utilisai immédiatement la hampe pour bloquer sa mâchoire qui cherchait ma gorge. Notre corps à corps était d’une violence inouïe, je baissai la tête pour protéger mon cou et utiliser mes cornes pour retenir ses assauts. Je parvins enfin à accéder à mon coutelas avec mon bras gauche ensanglanté, et lui assenai une série frénétique de coups au flan pendant que ses pattes arrière me lacéraient le corps. Je suis Asht'Aark Cœur de Lion, du clan des Manieurs de Fer ! Je dois gagner ce Nom ! Je dois le mériter ! Pour mon honneur, pour ma famille, pour mon clan, pour ma race, je dois vaincre ! Hurlant de plus bel, j’augmentai encore le rythme de ma lame, sans me rendre compte que les lacérations avaient pris fin. Le corps sans vie de la bête me bloquait au sol, alors que mon propre corps, noyé de mon sang mêlé à celui de la bête, ne me répondait plus. Après quelques minutes où je repris mon souffle difficilement, à la frontière de l’inconscience, je parvins enfin à m’extirper de sa carcasse. Quelle bête ! Je ressentis un profond respect pour ce terrible adversaire, notre danse mortelle ayant marqué ma peau, mais plus encore mon esprit. Je serais éternellement fier de ces cicatrices sur mes avants bras, elles seront le témoignage de ma bravoure! Soudain je réalisai : "Je suis enfin un adulte ! Je mérite enfin le Nom que m’ont donné mes parents ! Il ne me reste plus qu’à penser mes blessures et trouver le moyen de ramener la peau de ce puissant prédateur, je m’en ferai une armure qui m’accompagnera dans mes combats et prouvera au monde ma valeur, ce sera mon compagnon, le témoin de mes exploits."

De retour à la motte, je brandissais fièrement mon trophée au clan, et pouvais lire le respect dans le regard de nombreux trolls. Mais la réaction de mes parents restera gravée à jamais dans ma mémoire : une fierté indescriptible, d’abord solennelle, puis beuglée à qui veut l’entendre ! Mes frères d’armes me firent un triomphe, me harcelant de questions, désirant savoir tous les détails ! K’trash me fis mimer plusieurs fois mon combat, lors que Maori me dévorait de ses yeux pétillants, elle avait insisté pour toucher du doigt mes impressionnantes cicatrices. Nous fîmes la fête pendant des jours et des nuits !

Les deux semaines qui suivirent resteront gravées à jamais dans ma mémoire. Chez les Manieurs de Fer, la tradition veut que le nouvel adulte gagne le droit de se forger son arme, celle qui l’accompagnera jusqu’à la découverte de son arme sœur. Mon père me guida à chaque étape : le minage et la forge. Ce fut un moment de partage et de complicité inoubliable. Je réalisai dans un premier temps mon armure, à l’aide de la peau de lion que j’avais ramenée, je fus aidé pour certaines étapes par un artisan du village, mais le résultat fut très personnel et combla largement mes attentes. Cette armure me rendit particulièrement fier : elle me donnait une stature encore plus impressionnante, avec la crinière au niveau des épaules. En la portant, je me sentis instantanément fort et impressionnant. Pour l’arme, je choisis l’épée trolle, elle me permettrait l’usage d’un bouclier afin de coller à mon style : la force tranquille, inexorable et implacable ! La forme simple, épurée, que je forgeai lui conférait une beauté primaire, une beauté qui tire son essence de la puissance brute qui émane de cette arme à la fois lourde et bien équilibrée. Pour les finitions, j’y gravais une forme géométrique simple au niveau de la garde, et pour la lame, j’employais « la gravure à l’acide » pour graver des motifs d’une beauté et d’une grâce élémentaires. Cette lame était parfaite, elle remplirait d’effroi  mes ennemis et serait le partenaire idéal de mes exploits futurs !

La deuxième semaine qui succéda à mon âge adulte fut aussi marquante, mais d’une tout autre façon. Alors que nous mangions en famille, mon père discutait avec ma mère de la semaine passée lorsque, soudain, sans crier gare, il se jeta sur moi un couteau au poing, enjambant la table. Surpris, je fus renversé et plaqué au sol avant d’avoir le temps de réaliser quoi que ce soit ! Mon père planta le couteau à un cheveu de ma tête, m’entaillant légèrement la joue. Me ruant de coups, il me hurla dessus : «  où est ta lame maître d’arme !? Et ton armure !? Tu dois toujours être prêt au combat, ton corps doit réagir avant ton esprit ! Souviens-toi les arpenteurs du ciel ! Ils n’étaient pas préparés à la venue des Thérans ! ». A partir de ce jour et durant de longs mois, mon père me harcela de jour comme de nuit. Ce fut une période très dure, mais je savais que mon père rendait ainsi honneur à ma force. Il me signifiait ainsi tous les espoirs qu’il portait en moi. Après l’entrainement par la fondation, par la flatterie, je serais formé par la contention, la moins courante et la plus violente méthode d’apprentissage des maîtres d’arme ! Une méthode où le maître met constamment son élève au défi, par surprise et le plus brutalement du monde. Je fus donc formé par les trois lames, on ne pouvait rêver meilleur entrainement. Mon corps s’endurcit, mes réflexes s’acérèrent. Il fit de moi une machine de guerre. Mog’ Kormek  cessa de me défier après une dernière tentative où je le ridiculisai lors d’un affrontement que j’avais volontairement laissé durer, pour le plaisir, car comme me le disait mon  père, la manière compte parfois plus que la fin pour un maître d’arme. Mon frère continuait à progresser de son côté et me poussait toujours dans mes derniers retranchements lors de nos duels. Nous nous poussions ainsi constamment vers plus de perfection guerrière.

Durant cette même période, mes rapports avec Maori furent durant quelques jours assez distants, comme solennels. Puis du jour au lendemain, nos familiarités reprirent de plus bel, tout en évoluant progressivement passant du flirt d’enfant vers celui d’adulte. Nos regards, nos conversations, tout devenait plus sérieux, plus concret et moins empreint de rêveries lointaines. Et lorsqu’elle accomplit l’année suivante son rituel de passage à l’âge adulte, elle en revint avec le nom de Vive lame, car grâce à ses talents de Guerrière, elle était parvenue à se défaire d’un grand nombre d’ennemis qui l’assaillaient simultanément. Elle était devenue une vraie troll adulte et nous en avions chacun de plus en plus conscience. La même année, K’Trash’Kor effectua lui aussi son rituel de passage à l’âge adulte. Il monta en secret à bord d’un drakkar pour participer à un raid et se couvrit de gloire ! J’étais tellement fier de mes frères d’arme! K’Trash avait acquis un tel prestige qu’on le destinait à devenir le plus jeune Ecumeur du ciel du clan et peut être même de la race troll ! Quant à Maori et moi, nous étions les meilleurs combattants de notre génération et on nous promettait un destin fabuleux !

Alors que K’Trash commençait à servir de plus en plus fréquemment lors de manœuvres sur drakkars, notre trio terrible ne rêvait que d’une chose : combattre ensemble lors d’un raid ! Et lorsqu’un raid majeur fut décidé au niveau du clan, nous étions surexcités ! Les préparatifs battaient leur plein, K’trash avait fait en sorte que nous soyons sur le même drakkar que lui, le Roc flamboyant. Maori participait au ravitaillement des vaisseaux, et moi à la récupération et au chargement de matériaux divers. Alors que je revenais des cavernes de stockage, au niveau de notre kaer ancestral, je disposais d’une superbe vue en contre bas de la place du village en ébullition. Notre clan avait acquis une certaine puissance, et le spectacle de notre petite armada en ordre de marche me rendait fier. Je visualisais déjà le combat à venir : nous l’avions rêvé depuis des années, nous allions prouver au monde notre force. Le trident de Thystonius allait enfin passer aux choses sérieuses !
Perdu dans mes pensées, je remarquais à peine un très jeune troll non loin de moi qui pointa son doigt vers le ciel en demandant à sa mère ce que c’était. Alors d’autre trolls regardèrent à l’horizon et contemplèrent un spectacle incroyable : un vaisseau non pas fait de bois, mais de pierre apparaissait derrière les nuages, et ce fut bientôt cinq navires de pierre qui assombrissaient le ciel. Leurs couleurs flottaient au vent, des bannières noires, rouges et or, couvertes de symboles incompréhensibles. Les forteresses de pierre étaient suspendues dans les airs, silencieuses et immobiles. Les trolls les plus vifs d’esprit commencèrent à crier l’alerte, alors que la motte s’animait de mouvements désordonnés de trolls, les uns fuyant avec leurs enfants, les autres sortant leur armes, d’autres hurlant des ordres de bataille, …
Dans ce chaos ambiant,  une voix s’éleva depuis le premier vaisseau de pierre parvenu aux frontières de la motte. Une voix glaciale et autoritaire, que personne ici ne comprenait. Et ce qui s’avéra être une malédiction thérane fit déferler sur le kaer un torrent de foudre qui frappa nos maisons, nos navires, mais à mon grand étonnement peu de guerriers. A chaque fois que la foudre s’abattait, elle embrasait et carbonisait sans distinction bois, pierre et chair, dans un grondement assourdissant. Après la stupeur, de nombreux cris retentirent et mon sang se glaça lorsque je vis un éclair frapper le Roc flamboyant. Mon frère devait y être ! Au milieu de la fumée, je distinguais au loin des mouvements au sol alors que l’un des vaisseaux de pierre s’était posé. N’écoutant que mon instinct, je me précipitais vers le lieu où devait se trouver le Roc flamboyant. J’entendais au loin le tumulte des combats, je sautais par-dessus des débris, évitais les adversaires potentiels. Je devais atteindre ce navire ! A bout de souffle, j’arrivais en vue du drakkar, étendu au sol comme une bête blessée. L’arme au poing, mon frère était là-bas en train de défaire ses ennemis ! Un court silence précéda l’éclair, il frappa la maison juste à ma gauche. Le choc étourdissant me fit voler de plusieurs mètres dans les airs, et je n’eus pas le temps de me relever que je vis les décombres de la maison me tomber dessus.
Je ne sais combien de temps je restai au sol. Je finis par entendre des bruits sourds, puis progressivement des voix, beaucoup de noms, des trolls appelant leurs proches. Puis je reconnus mon nom, hurlé avec celui de mon frère. Une voix féminine, Maori nous cherchait! C'est avec grand peine que je commençais à essayer de parler, d’abord d’une petite voix, puis je pus enfin crier. Maori aidée de plusieurs trolls s’attela à dégager les décombres avec une force que je ne lui soupçonnais même pas, les blocs de pierres volant comme de la paille ! J’étais enfin libre, mon corps entièrement endolori se levant douloureusement. Après une courte mais intense accolade, Maori me demanda si je savais où était K’trash. Mon frère !!! Oubliant la plainte de mon corps, je me précipitais vers ce qui restait du Roc flamboyant, haletant, partagé entre la peur et l’espoir. Arrivé à l’épave, je hurlais son nom, courant partout comme un chien fou. Pas le moindre corps de troll dans cette zone ! Enfin j’aperçu un visage familier que je savais faire partie de l’équipage. K’Zoltar était étendu au sol, le corps brisé, il répétait l’air hagard : «  ils les ont tous emmenés, ils les ont tous emmenés, ils les ont tous emmenés,… ». Je secouais ce qu’il restait de ce pauvre bougre et lui beuglais mes questions : «  où !!? K’trash l’ont-ils pris !? Réponds ! Dis-moi ! Mais tu vas parler bon sang !! ». Mon instinct me criait la vérité que je refusais : K’trash avais été pris comme esclave par les thérans ! Tombant genoux à terre, je poussais un hurlement à glacer le sang d’une horreur. Enrageant, je voulais briser quelque chose, je voulais tuer, je voulais dépecer, charcuter, éventrer, massacrer, anéantir ce peuple qui me volait mon rêve. Je promis les pires sévices aux thérans. Lorsque je me calmais enfin, pour la première fois de ma vie, je pleurais.

Le soir venu, une grande réunion fut organisée par Oglok’Torg le déluge, notre chef de clan, la présence de tous les adultes était requise. Il fallait faire le point sur les dégâts, les disparus, et l’avenir proche du clan. C’est dans une ambiance morose qui tranchait nettement avec l’euphorie du matin que l’assemblée eut lieu. Les pertes en trolls étaient énormes, entre les morts et les enlevés, cela représentait un profonde saignée dans nos forces vives, alors même que les dégâts matériels allaient demander une charge énorme aux trolls restant. Oglok’Torg insista sur la nécessité de reconstruire au plus vite, l’habitat, les moyens de production, les défenses… seuls deux drakkars pourraient être assez rapidement remis en état. Il nous promit avec force que cet affront à nos katorr, kat’ral, et katera  ne resterait pas impuni,  que dès que possible, des expéditions seraient lancées pour retrouver et récupérer les nôtres, mais que pour l’heure, nous avions besoin de toutes les forces vives… Je quittais l’assemblée.
Le jour suivant, je ne pouvais contenir ma rage, et cassais tout ce que je pouvais briser ! Je ne pouvais pas rester sans rien faire pour mon frère ! Maori qui me comprenait d’instinct, vint me dire qu’elle partait avec moi. Je savais que son père, un proche de Oglok’Torg ne l’entendrait pas ainsi ! Nous avions à peine débuté les préparatifs que nous étions tous deux convoqués auprès du seigneur de la motte. Mon comportement n’était pas passé inaperçu, j’avais senti le poids de nombreux regards lorsque j’avais quitté l’assemblée prématurément. Oglok’Torg me parla sans ambages, et me dit savoir ce que je préparais, et surtout qu’il me comprenait, moi et tous ceux qui avaient perdu un proche. S’ensuivit un long et animé échange sur les intérêts du clan, au cours duquel je laissais exploser ma fureur et mon désespoir. Je n’étais plus capable de rien, mon katorr était trop blessé ! Après un long silence, et à mon grand étonnement, il me permit de partir à la recherche de mon frère et des nôtres, à charge pour moi de les retrouver, et de transmettre l’information au clan pour qu’il puisse de son côté organiser l’expédition de sauvetage. Je jubilais intérieurement ! Puis il jugea bon de préciser que je partirais seul. Maori resterait au clan, afin de travailler aux réparations et aux préparatifs de l’expédition et peut être même à donner au clan de précieux futurs guerriers ! C’est elle qui explosa ! Son père fini par nous rejoindre, mais le ton ne baissa pas, il lui jura qu’il serait prêt à l’attacher s’il le fallait. Elle lui répondit qu’elle se couperait le bras pour partir ! Finalement, Oglok’Torg conditionna mon autorisation de départ par son obéissance à elle, tout en lui promettant qu’elle serait en première ligne pour l’expédition de sauvetage. Je mourrais intérieurement, la voir ainsi se sacrifier m’était insupportable ! Mais à nouveau calme, elle me convainc d’accepter, pour nous, pour K’Trash, afin de réunir à nouveau le trident de Thystonius…
Mes adieux à la famille furent plutôt solennels, ma mère était fière de me voir confier une mission si importante, alors que mon père me dispensait une dernière série de conseils. Il se montrait le plus confiant possible, j’avais été bien formé. Ce fut plus intense avec Maori, et nous promirent de nous retrouver, de progresser et de survivre… entre autre. Je fis le serment à tous les trolls présents lors de mon départ de retrouver les nôtres, de libérer K’Trash, mon katorr ne serait rétabli qu’à cette condition ! Je n’aurais de répit que lorsque nous serons enfin réunis, et pour chaque compagnon troll perdu, je tuerai 10 thérans ! Je leur ferai comprendre que l’on ne s’attaque pas impunément aux manieurs de fer ! Je vis de nombreux regards approbateurs et sévères se porter sur moi. Même Mog’Kormek était là, notre rivalité nous avait aguerris, et aujourd’hui, nous nous respections, en tant que frères d’armes du même clan.
Tournant le dos à la motte, je décidai que je graverais une petite marque sur ma lame pour chaque théran que je pourfendrais. Enfin, je ne gaspillerais pas inutilement ma vie et mon énergie, ainsi, je ne me perdrai plus dans des combats d’honneur inutiles à ma cause, et je décidai que considérer une offense mineure (ou involontaire) comme un affront impliquerait que mon katorr, mon ka’tral et mon katera ont si peu de valeur qu’une offense mineure pourrait les bafouer ; ce n’est qu’en faisant cet effort que je parviendrais à garder toute ma force pour la réalisation de mon objectif. Le sauvetage des miens avant tout le reste ! Avant même mon propre katorr !
Je partis le soir même, en suivant la direction que les navires de pierre avaient prise en quittant la motte, je me dirigeais vers les territoires sous contrôle théran, déterminé comme jamais, je n’échouerai pas ! J’en fis le serment devant Thystonius.

Alors que je parcourais l'Ouest de Barsaive depuis quelques mois déjà, à la recherche de mon frère enlevé par les esclavagistes, la rumeur me vint d'un tournoi de bretteurs qui avait exceptionnellement  lieu à Vivane. Je vis là l'occasion de mettre à l'épreuve mes talents, lame à la main. Ce tournoi serait pour moi un coup d'éclat me permettant de compléter le second cercle de ma discipline de maître d'armes. Et quoi de mieux que la ville thérane pour enquêter sur des esclavagistes.
Aussi, je parcourus les quelques dizaines de lieues me séparant de la ville thérane. Les miens ne prisaient pas cette partie de Barsaive, bien trop proche de Quai des Nuages et de la flotte thérane, seuls adversaires de nos drakkars dans le ciel si l'on faisait abstraction des légendaires dragons. Mais la foule cosmopolite qu'avait attirée l'évènement m'autorisa un passage sans encombre aux portes de la ville.
L'agitation ambiante semblait à première vue due au tournoi imminent, mais les deux jours que je passais à laisser traîner des oreilles distraites et des yeux curieux me convainquirent du contraire. Une tension palpable régnait parmi les soldats de l'Empire présents et le nombre de troupes stationnées rien que dans les quartiers non thérans semblait trop important, même pour la capitale thérane en Barsaive. Sans parler de l'activité au-dessus de la ville et des nombreux passages de vaisseaux allant ou venant de Quai des Nuages.

Enfin, mon attention dut se focaliser sur le tournoi. Une scène avait été construite sur la place du quartier des marchands qui bordait le mur d'enceinte du quartier théran, sous les fenêtres du palace du Gouverneur. Ainsi les résidents du quartier des citoyens thérans nous observaient du haut de leurs fenêtres et le reste de la populace des gradins qui entouraient les trois quarts de l'arène.
Après quatre séries de mêlées, desquelles ressortirent les 16 meilleurs bretteurs, vinrent des duels de plus haute volée.
J'accédais sans encombres jusqu'aux quarts mais me heurtais à un danseur caudal t'skrang de la maison K'tenshin. J'eus raison de ce dernier suite à un excès de confiance, qui me permit de le cueillir sans garde d'une riposte à la suite d'une série de pirouettes bien jolies mais peu efficaces.
Je remportai la demie finale à l'endurance, contre un ork Navigateur du Ciel fort doué. Les passes que nous échangeâmes durant 20 minutes surent tenir la foule en haleine, mais la botte secrète de mon père et maître, que j'exécutais dès que je sentis mon adversaire se fatiguer, ne lui laissa aucune chance.
La finale eut lieu au coucher du soleil et la crinière blonde du maître d'armes Elfe de sang que j'affrontai semblait embrasée lorsqu'il m'attaqua de sa lance. Peu habitué au combat contre une telle allonge, je mis du temps à trouver un tempo de combat adéquat et fus mis à mal dès le début du combat. Mais l'air hautain de l'elfe me révéla son talon d'Achille et mes Sarcasmes me permirent de casser son rythme. Mon adversaire, excédé par mes remarques sur ses épines et la folie de son peuple, en oublia la grâce pour n'utiliser que la force. Je pu enfin bloquer sa lance et la rompre de mon épée trolle après l'avoir ancrée au sol de mon épée courte. Il jeta l'éponge alors qu'explosait la foule en liesse. Je demandai immédiatement pardon à l'elfe pour mes piques sur son peuple, alors que je l'aidai à se relever. Je vis à son regard qu'il ne m'en tenait pas rigueur, acceptant sa défaite et comprenant que dans un duel, tout était bon pour vaincre, nos deux honneurs étant préservés.

Après avoir reçu, des mains du Gouverneur Quarique Pierre-à-serment en personne, une paire d'opales de feu, je passais la soirée à boire avec Cellendhyl, l'elfe de sang. Le droit de Vantardise acquis par ma victoire me valait le respect de tous les guerriers de la taverne où je résidais et nous pûmes boire à l'œil toute la nuit ! Je trouvai en l'elfe un compagnon fort agréable, tout air supérieur à présent disparu. Il m'accompagna même, le lendemain, à la pose de mes opales de feu, curieux du rituel de sang et de l'opération. Une chose en menant une autre, je lui avouai que je recherchai mon frère enlevé. Sans pouvoir m'aider, il confirma alors mon impression sur l'activité soutenue des militaires thérans et des arrivages d'esclaves plus importants que jamais. Il semblait fort bien renseigné, pour le garde du corps de marchand qu'il clamait être, mais je gardai cela pour moi. Le seul conseil qu'il put me donner, fut de quitter la région rapidement. Il avait déjà vu certains des bretteurs du tournoi se faire recruter par des gradés thérans et nul doute qu'ils tenteraient de m'aborder aussi.
Il m'offrit alors, en tant que perdant de notre duel et que Maître d'Armes de 3e cercle, de m'aider à accéder moi aussi au cercle suivant de notre discipline. Honoré par cette proposition, j'acceptai son offre avec une humilité emprunte d'amitié. Nous partîmes dès que j'eus suffisamment récupéré de mon opération, quittant Vivane pour les proches montagnes. Après deux jours de marche vers le nord, nous trouvâmes une petite vallée calme et abritée où nous pûmes nous installer. Là nous prêtâmes le serment de l'entrainement, nous liant par le sang à une pièce d'orichalque que produisit Cellendhyl. Puis nous méditâmes 10 heures durant sur mes récentes expériences et les progrès que j'avais faits en tant que Maître d'armes du second cercle. Nous devisâmes longuement sur le tournoi, les duels, mais aussi sur le monde et ce qu'il s'y passait. Le second jour, il me fit déposer mes épées et me saisir de ma lance. Il m'enseigna ses danses de guerre et le style en vogue chez les elfes du Bois de Sang. D'abord peu à l'aise à la lance, bien que mon père m'en ai également inculqué les fondamentaux, je découvris finalement que l'arme importait moins que la course mortelle de sa lame. Alors, à nouveau 10 heures durant, nous dansâmes lance en main. Les 10 heures du troisième jour, il m'apprit à me servir de la magie qui habitait mon corps pour guider le jet de ma lance et de ma dague. Le dernier jour, Cellendhyll me montra comment le rire pouvait insuffler le courage lors d'une bataille, s'il était manié et affuté comme une lame. La joie que nous ressentîmes lors de nos échanges martiaux ce jour-là restera à jamais gravée dans ma mémoire. Puis il se retira, alors que je terminais ma transcendance seul, en une bataille imaginaire contre de nombreux assaillants, de nouveau muni de mon épée trolle, qui soudain me semblait dotée d'une vie et de possibilités nouvelles. »

Asht’Aark me regardait, comme vidé par son récit. Embrasé par la passion qui le dévorait, il avait vécu à nouveau chacun des instants qu’il venait de me raconter, vibrant d’amour, de colère, de joies, de fierté ou de peine. Sa générosité était plus grande encore que je ne l’avais ressentie initialement… Il aimait son clan, son frère, sa race, la vie… toute cela, bien plus qu’il ne s’aimait lui-même.

Je lui demandais tranquillement de m’éclairer sur quelques termes de langue trolle qu’il avait employés, ce qui lui permit de revenir à la réalité et à notre tête à tête.
Le katorr constitue l’honneur personnel des trolls, le kat’ral l’honneur de leur clan et le katera l’honneur de leur race. Cette notion d’honneur est omniprésente dans la vie des trolls et guide la majorité de leurs choix… pouvant parfois les mener à un excès de fierté, mais ce n’était pas le cas de mon compagnon, il en tirait force et amour.
L’autre terme employé, Vod’arr, signifiait simplement, selon la situation « bonjour » ou « au revoir »… Je crois que j’apprécierai d’apprendre la langue Troll à ses côtés, une langue en fait toujours connaître beaucoup sur les coutumes et la façon de vivre d’une race.

Nous parlâmes ensuite de ses opales de feu, ainsi, Asht’Aark partageait avec moi une capacité primordiale, celle de pouvoir s’élever dans les airs et de se laisser guider par les courants… Certes, pour lui, elle n’était pas naturelle, mais j’étais persuadée qu’après qu’il ait expérimenté le vol, nos liens se raffermiraient, il pourrait ainsi mesurer pour partie comment les Sylphelins voient le monde. A sa demande, je lui promis de l’aider à s’exercer dans l’utilisation de ses ailes de feu.
Nous partagions d’autres choses encore, pour lui comme pour moi, le monde des donneurs de noms n’était pas adapté… Il était trop petit pour un Troll, et bien trop grand pour une Sylpheline !... Nous rîmes à gorges déployées en comparant nos problèmes du quotidien… Un tabouret où même debout je ne voyais pas le plateau de la table… et sur lequel lui n’avait pas assez de place pour poser une fesse… un verre dans lequel j’aurais pu me baigner alors que lui peinait à le tenir maladroitement entre deux doigts…

Les comtes de mon clan se trompent lourdement sur les Trolls, eux et nous avons tant à partager.

Il était déjà tard lorsqu’Asht’Aark me demanda alors, en retour, de lui parler de moi…

Je n’étais pas d’humeur à lui mentir, mais pour autant, je ne pouvais pas lui parler de Lung… Je me devais de conserver le secret, quelques temps encore au moins… Je prétextai alors la fatigue pour esquiver la question, bien qu’il me fasse promettre de lui raconter mon histoire le lendemain.

Et le lendemain, malgré nos déplacements pour vendre les livres et obtenir des réponses sur la maison Krand, malgré nos heures de méditation respectives pour avancer dans nos disciplines, Asht’Aark me contraint, le soir autour d’un verre, à lui parler de moi. Je lisais en lui l’entêtement de ceux qui ne cèdent jamais… et j’avais promis la veille… Je lui racontai donc ce que je pouvais, en lui disant simplement, avec sincérité, que je portais quelques secrets que j’avais également promis de ne pas trahir, que je ne lui raconterai que ce qui me permettrait de na pas trahir ma parole et que je savais pouvoir compter sur sa compréhension… cela ne remettant pas un instant en question la confiance que je lui accordais.

« Je suis née il y a 28 ans, selon les standards Sylphelins donc, je ne suis pas encore majeure. Ma jeunesse fut aussi simple et douce que peut l’être une jeunesse de Sylphelin, j’ai grandi paisiblement, entourée de l’affection de mon clan, qui vivait au cœur des jungles Indrisiennes. L’Indrisa est un pays magnifique et lointain, situé très à l’est de Barsaive.
Si, depuis la fin du châtiment, l’Indrisa avait à nouveau été conquise par Théra, ce n’était pas vraiment le souci de mon clan, qui vivait sous la protection de la nature et de la jungle, bien loin des péripéties politiques, des cités et de la guerre... En tout cas, c’est ce que nous pensions.
Malheureusement, les pillards et les opposants à la présence Thérane avaient eux aussi pensé trouver refuge dans les jungles d’Indrisa... Ce qui poussa la neuvième légion des forces Thérane, commandée par  le Général nain Ramillah Médari, à multiplier ses incursions et ses raids dans les jungles.

C’est lors de l’une de ces incursions que mon village fut détruit par la légion. Comme plus de la moitié de mon clan, mes parents trouvèrent la mort en essayant de me sauver... L’autre moitié du clan parvint à s’enfuir. Pour ma part, ne parvenant pas à abandonner les corps sans vie de mes parents, j’ai vécu le même sort que le frère d’Asht’Aark, j’ai été faite prisonnière.
Les Thérans n’avaient pas pour usage de soumettre les Sylphelins à l’esclavage. Déjà jugés trop faibles pour les travaux de force, notre attachement à la liberté nous poussait généralement à nous laisser mourir si nous étions placés en captivité.

Le commandant de la force m’ayant capturé ne sachant que faire de moi, me relâcher, me tuer... il demanda à son général. La maison Médari, faisant partie des maisons sophistiquées de Théra, s’enorgueillit d’être toujours à la pointe de la mode, voire même de la devancer ou de l’incarner tout simplement. Quand bien même était-il en faction en province, Ramillah était donc toujours en quête d’une nouveauté qui le distinguerait et dont on pourrait entendre parler jusqu’à Théra. Il me prit donc, étrange Sylpheline aux yeux dorés... Il me fit couvrir de bijoux en or et de volants des soies les plus chères, puis il ordonna qu’on m’apprenne à danser et à chanter afin de divertir ses invités.

Je perdis rapidement goût à la vie, même si j’étais bien traitée et soignée, le simple fait de ne pas avoir toute liberté de gestes, de paroles, d’activités et de déplacements rendait mon existence insupportable... Malgré les plus grands soins qui m’étaient apportés afin que ma beauté ne se fane pas, ainsi que l’avait ordonné Ramillah, je dépérissais.

C’est ainsi qu’après une année passée, toujours retenue par les Thérans, au service de Ramillah, je me morfondais en captivité. J’avais cessé de m’alimenter lorsqu’un étranger entra dans ma cellule.
Il prétendit être envoyé pour me sauver et me remit, en gage de sa parole, le pendentif qui depuis plusieurs générations se passait de mère en fille et que portait ma mère le jour de sa mort... ce pendentif familial que je porte à nouveau aujourd’hui ! A la vue de ce bijou, je le suivis sans mot dire, pleine d’un espoir retrouvé. Un instant avait suffi pour balayer un an de désespoir.
L’homme dit s’appeler Fing, à sa suite, tous deux nimbés d’un voile d’illusion qu’il avait invoqué, nous sortîmes de la forteresse puis de la ville avec une facilité déconcertante ! Nous prîmes ensuite un tapis volant et nous envolâmes vers l’est...
Je n’ai jamais demandé comment le médaillon de ma mère était arrivé dans les mains de Fing, pour éviter, je pense, de revoir, derrière moi, la mort de mes parents, la destruction de mon clan et le temps passé privée de liberté, je ne voulais pas regarder en arrière et décidai de me tourner vers l’avenir.

Fing était au service d’une importante puissance dont je ne peux pas te parler. Lors que je retrouvais mes forces je passais la majeure partie de mon temps avec lui. C’était un érudit, un sorcier. Je vivais à nouveau à travers lui et à travers son enseignement. Même les sciences écrites et les livres étaient passionnants lorsqu’on les appréhendait avec l’état d’esprit de Fing. Je fus alors initiée à la discipline de sorcière.

Il y a moins d’un an, j’ai eu un long entretien avec les supérieurs de Fing. Celui-ci dura longtemps, si longtemps que je me demande si je ne l’ai pas rêvé... Ils prirent le temps de m’expliquer la situation de leurs terres, d’Indrisa, et des autres provinces du monde. Ils évoquèrent les désirs hégémoniques Thérans, leur terrible oppression des peuples, l’esclavage... En un seul entretien, j’appris plus de choses sur l’histoire, la géographie et la politique que je n’en aurais appris en plusieurs années de recherches laborieuses en bibliothèques.

Mes sauveurs avaient le désir de maintenir leurs contrées à l’abri de l’expansionnisme Théran. Pour cela, ils avaient besoin de placer sur l’échiquier toutes les ressources dont ils disposaient. Ma présence à leurs côtés à l’aune de ce moment stratégique ne pouvait être un hasard, ils y virent un signe.
Ils me demandèrent de prendre ma part à leur dessein et de participer à influencer le destin des donneurs de noms... Me réservant la mission qui garantissait le plus grand exotisme et dépaysement, de quoi satisfaire une curiosité et une envie de liberté si chères aux Sylphelins.

Pour maintenir leurs terres durablement en dehors du joug Théran, il fallait faire en sorte que les autres provinces ne plient pas sous l’autorité des esclavagistes.
Ils enverraient des agents dans toutes les terres conquises, toutes les provinces revendiquées par les flottes Théranes, du Marac en Vasgothia en passant bien entendu par l’Indrisa.
Là, leurs agents auraient pour mission de favoriser et de soutenir l’émergence de courants de rébellion contre les Thérans. La toute-puissance de l’armée Thérane devrait reculer contre la volonté de liberté des peuples et ne saurait lui permettre de tous les faire plier... chaque usage de la contrainte et de la force devait insuffler un vent de révolte plus fort encore.

Pour moi, ils avaient sélectionné la province la plus imprévisible, celle où les cartes n’étaient pas encore toutes distribuées et où un vent de chaos pourrait s’abattre à tout moment... La province où Théra allait prochainement concentrer ses forces : Barsaive.

Si Barsaive tenait dans les années qui se présentaient, alors l’hégémonie Thérane s’effilocherait et entrainerait cette civilisation décadente dans une chute vertigineuse, telle était leur conviction... qui devint rapidement la mienne.

C’est ainsi que, promptement et modestement équipée, j’ai embarqué comme scribe de bord sur un navire commerçant en partance pour Urupa… puis me suis rendue à Port aux Ruines pour vous retrouver à la suite d’un étrange entretien que j’ai eu avec ce que j’ai pris pour une incarnation de Floranuus !

Comme tu le vois, nos histoire ont encore un point commun… nous lutterons ensemble contre les Thérans et tu peux compter sur moi pour t’aider à libérer les tiens de leur esclavage et de leur oppression ! »

La fin de cette discussion fut une nouvelle occasion de trinquer… Puis nous nous endormîmes… la journée du lendemain promettait bien des apprentissages, et devait se conclure par une fête inhabituelle !

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Chroniques de Celyanaa - Acte 4 : La fête des morts

Message  Babanek le 02/06/17, 11:44 am

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Chroniques de Celyanaa - Acte 5 Le luxueux

Message  Babanek le 02/06/17, 11:45 am

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Chroniques de Celyanaa - Acte 6 Spectre et Jungle

Message  Babanek le 02/06/17, 11:46 am

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Chroniques de Celyanaa - Acte 7 jungle, bateau, béhémot et Cité flottante

Message  Babanek le 02/06/17, 11:47 am

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Chroniques de Celyanaa - Acte 8 partie de pêche

Message  Babanek le 02/06/17, 11:51 am

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Chroniques de Celyanaa - Acte 9 départ et lézards

Message  Babanek le 02/06/17, 11:52 am

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Chroniques d'Asht'Aark des Manieurs-de-Fer - Acte 10 : Bateau sur l'eau

Message  Babanek le 02/06/17, 11:53 am

Nous voguons toujours en direction du royaume de Throal, et le récent affrontement contre les lézards électriques a laissé des séquelles sur mes compagnons : Celyanaa et Gruuth restent cloitrés dans leur cabine pour récupérer, alors que Calypso pense ses blessures l’air renfrognée.
Notre périple se poursuit et nous parvenons aux abords des fameuses rapides d’Adipae, longtemps impraticables, mais plus depuis le Châtiment grâce à la technologie des machines à feu. Le navire qui avait servi de leurre pour perdre nos poursuivant dans les rapides revient seul, sa mission accomplie.
Une fois tout danger semblant écarté, les T’skrang de l’équipage se lancent massivement dans une pratique étrange : Ils s’élancent les uns après les autres au bout d’une corde sur le côté du navire, au-dessus de l’eau, pour lâcher la corde, et tenter une figure acrobatique avant de la rattraper au vol. D’un naturel vantard, ils se lancent des défis, et parient sur la réussite ou l’échec des uns et des autres…C’est sûr qu’ils sont agiles, et ne manquent pas de courage (ou de folie). Naturellement, notre Léorak cède à l’appel d’une opportunité de briller devant un public et s’élance fièrement, il réussit la manœuvre et retombe avec légèreté sur le pont. Mais alors un autre T’skrang le nargue en réalisant une pirouette impressionnante, avant de retomber face à nous tout sourire sous les acclamations de ses camarades. Léorak trépigne d’excitation et annonce une pirouette rattrapée par la queue. Vaan qui a longtemps observé la scène, et intéressé par les jeux d’argent vient parier à son tour sur notre danseur de guerre. Léorak s’élance avec entrain, mais sa pirouette est trop ambitieuse. Il doit renoncer et ne parvient pas à réaliser son rattrapage caudal… très déçu, il retourne dans sa cabine.
J’ai presque été tenté de m’y essayer par curiosité mais ce déballage de vanité a fini de me lasser.

Après quelques heures de périple lent dans les rapides, le navire a frôlé de nombreuse fois des roches, avant de racler le fond sur un passage moins profond ! Plus de peur que de mal, les dégâts sont mineurs, nous pilotons tout de même un navire de pierre !
Soudain, nous remarquons au loin une ombre menaçante dans le ciel, une vedette thérane ! Fort heureusement, elle nous dépasse sans changer de cap, le camouflage du navire en bicoque de bois semble fonctionner… sauf que de petites formes décollent du vaisseau esclavagiste : 4 griffons montés par un Théran ! Et ils se rapprochent de nous en cercles descendants ! Branle-bas de combat, la supercherie ne tiendra pas à courte distance, nous nous apprêtons à les recevoir, et je pourrais jurer sentir ma lame que je compte Nommer « Titania » vibrer d’impatience dans mon dos ! Ceux qui le peuvent font feu avec leurs moyens : dagues, lances, sorts, mais sans grands effets. Bêtes et cavaliers portent des protections.
Nous nous répartissons pour couvrir l’ensemble du navire, et les thérans se lancent enfin dans des attaques en piqués, passant et frappant sans se poser. Léorak en cueille un dès le premier passage, le jetant au sol sur le château arrière, alors que l’élémentaliste en blesse un d’un sort, que Cham s’entoure de vent, et que Vaan tente de sauter sur le dos de l’un des cavaliers au passage. Hélas pour notre nouveau compagnon, la manœuvre s’avère périlleuse tant la bête ailée vole vite, et il retombe lourdement sur le pont se faisant surement très mal car il se cachera pour toute la durée du combat (quelle lâche, nous formions pourtant un duo efficace lorsque je focalisais l’ennemi et qu’il lui portait de terribles coups bien placés…). De mon côté, je frappe magistralement au torse mon assaillant, mais sans puissance, comme un coup de semonce pour avertissement sur ma capacité à l’ouvrir en deux. J’agrémente enfin mon combat de nombreuses insultes : « face de cul de mammouth, ta mère t'a bercé trop près du mur ! Petit ton landau a pris feu et ton esclave l’a éteint à coup de pelle ! T’as été entraîné par une esclave de 10 ans ? Petite bite, un sylfelin ne te sentirait même pas passer ! ... » Je veux absolument savourer cet affrontement, bon sang, je peux enfin affronter et tuer du Théran !
Au même moment, nos frères d’armes semblent en difficulté et 2 membres d’équipage meurent, Calypso qui nous a rejointe au combat malgré ses blessures enrage à voir ses superbes attaques bondissantes esquivées par son adversaire, et Cham et la nouvelle sylfeline ne parviennent guère à passer l’armure des belligérants avec leurs sorts. Seul Léorak qui veut prouver aux siens sa valeur semble à l’aise, il harcèle ses ennemis de nombreuses attaques inutiles pour porter de temps à autre une violente frappe, et se débarrasse bientôt de deux des cavaliers.
Je profite pleinement de mon combat, comme mon maître me l’a enseigné, j’ai fini par désarçonner mon adversaire, il est entaillé comme il se doit et énervé à tel point qu’il en perd tous ses moyens, bon sang cette raclure a transféré une partie de ses blessures à sa monture ! Titania lui ouvre alors généreusement le côté, mon opposant est enfin prêt à être achevé, je savoure déjà ce délice, lorsque Léorak jaillit sur ses arrières le bouscule légèrement d’une première attaque avant d’achever fièrement MON théran qui s’effondre sous mes yeux ! Je dois contenir avec grand peine ma rage de me voir enlever ainsi mon plaisir. Et mon état ne s’améliore pas quand j’aperçois le voleur qui non content de ne pas nous avoir aidé lors du combat détrousse paisiblement les morts ! Quel manque d’honneur ! Si je n’avais pas déjà eu l’opportunité de rencontrer de vrais elfes, j’aurais une piètre opinion de cette race !
Le dernier assaillant tente de s’enfuir, mais Cham et la petite élémentaliste l’achèvent à distance. Nous soignons les blessés et nous répartissons le butin, ce n’est sans doute qu’un détail, mais les thérans fouillés par le pleutre possèdent moins d’or que le mien…

Après quelques heures de voyage, nous atteignons la ville pour y faire escale. Elle est dominée par la maison T’skrang N'ikta, seule maison de ce peuple à avoir construit des villages après le Châtiment.
Au petit matin, alors que l'équipage de l'Emergence d'Ayodhya s'éveille, un groupe de Donneurs-de-noms se présente au navire en demandant s’il peut monter à bord pour que nous les emmenions à la ville d'Ardanyan qui s’avère être l’une de nos destinations. Ils proposent, pour la course d'un jour, 100 pièces d'argent par passager, en pierres précieuses. A la lecture de leur trame, nous pouvons identifier : un guerrier nain, un archer humain, un forgeron nain, un éclaireur elfe, un orque nécromancien, une troll illusionniste. Suite à nos questions, ils affirment avoir été une trentaine, engagés pour aller récupérer du bois élémentaire dans la jungle de Servos mais ils auraient été attaqués par une végétation particulièrement hostile. Nous leur demandons un temps d’échange, et Calypso nous signale qu’ils semblent avoir menti sur plusieurs points. A ce moment, s’ensuit un débat animé, certains d’entre nous sont désireux de partir au plus vite dans cette jungle : Calypso car elle espère y rencontrer un élémentaire de bois, Cham pour y étudier la végétation, et Vaan pour l’argent ! En face, Léorak, la sylfeline et moi sommes pour donner priorité à la mission et la cause, à savoir montrer le navire à Throal, afin de donner un avantage décisif dans la guerre contre Théra. Au bout d’un moment, n’en pouvant plus, et sentant la colère monter en moi, je pars à la recherche du capitaine et de Celyanaa pour trancher. Je suis persuadé que le bien-fondé de la cause anti-théran prendra le dessus sur la curiosité de notre sylfeline, et nul doute qu’une brillante démonstration logique saura convaincre l’ensemble des nôtres. Il est décidé de les accepter à bord, mais que nous finirions la mission de transport du navire avant tout autre chose, nous verrons ensuite pour le reste. Notre élémentaliste négocie la moitié de la somme promise pour nous si nous surveillons les nouveaux passagers.

Je profite de la fin de la nuit pour parler avec l’elfe, tant sa cupidité m’inquiète, j’ai bien vu son regard pétillant à la moindre évocation de richesse. Je lui demande pourquoi il nous a rejoint : n’avait-t-il pas fait un rêve similaire au notre, n’adhérait-t-il pas à la cause anti-théran ? Il me répond en toute franchise que non, et que seul la richesse l’intéresse !! Je commence à le croire sérieux lorsqu’il parlait de son droit de propriété sur le navire…
J’avoue être particulièrement déçu et passablement énervé par sa réponse, mais pourquoi acceptons-nous cet individu avec nous !! Qu’adviendra-t-il lorsque les thérans mettront une prime sur nos têtes ?! Je compte au plus vite aborder le sujet avec le groupe, et proposer de dégager du groupe ce parasite à la première occasion, non seulement il est lâche au combat, mais il n’a montré pour le moment aucun talent utile au groupe, ou bien il a refusé de les employer pour notre bien. De plus, sa cupidité maladive est inquiétante et pourrait nous attirer des ennuis. Enfin, et c’est ce qui m’importe plus que tout le reste, il n’adhère pas à la cause ! Sans changement radical de comportement, je le défierai en combat singulier et le vainqueur gagnera le droit de rester dans le groupe, et je préfèrerais mourir plutôt que de lui laisser ma place.

Nous verrons bien ce qu’en diront mes compagnons.


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Chroniques de Celyanaa - Acte 11 kila Vs dragon

Message  Babanek le 02/06/17, 11:54 am

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Chroniques de Celyanaa - Acte 12 du rififi chez les Pâles

Message  Babanek le 02/06/17, 11:55 am

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Chroniques de Celyanaa - Acte 13 : Roi dragon et Roi nain

Message  Babanek le 02/06/17, 11:56 am

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Chroniques d'Asht'Aark - Acte 14 : A la recherche des galions perdus

Message  Babanek le 02/06/17, 11:57 am

La mission qui nous a été confiée est donc de partir dans le nord des Monts de Throal pour retrouver 4 galions disparus, dont des pièces se sont retrouvées en vente sur un marché situé dans un village minier, à trois jours de marche.
Après les derniers achats de matériel de protection contre les conditions climatiques hostiles qui nous attendent, « les Porteurs d’espoir » partent donc au petit matin, accompagnés de nains, la troupe étant déguisée en caravane marchande. Les nains comprennent : And Bourg l’élémentaliste, une vingtaine de sapeurs et ingénieurs, la navigatrice du ciel orque Praath Filevent, des mules, …

Après une journée de marche, nous campons à la belle étoile, le froid n’est pas encore mordant et je me sens particulièrement à l’aise dans ce milieu familier. Nous effectuons des tours de garde pour plus de prudence.
Aux alentours de minuit, Lirna réveille l’ensemble du groupe, car elle distingue de temps à autre comme un faisceau lumineux non loin du campement. Léorak grogne et se retourne dans son matelas bien décidé à continuer sa nuit, mais Calypso me rappelle que les Thérans utilisaient ce type de faisceau lorsqu’ils nous traquaient. Le mot magique ayant été prononcé, je me dirige déterminé au-devant des traits de lumière, Lirna et Celyaana curieuses viennent se poser sur mes épaules, et Gruuth et Calypso nous emboitent le pas.
Soudain la lumière se fixe sur nous et nous brûle gravement, surtout l’obsidien et l’élémentaliste qui tombe lourdement blessée. Aveuglés, nous distinguons un lézard d’un mètre de long aux yeux luisants. Celyanaa tisse rapidement une dague mentale, pendant que Calypso engage le combat. A leur suite, je bondis l’arme au poing et lui coupe la tête d’un coup net, heureux de constater que cette monstruosité serpentine n’est pas aussi résistante que ses attaques sont dévastatrices ! Nous pouvons alors confirmer que c’est un basilic. Celyanna récupère soigneusement ses yeux et nous retournons dormir. Celyanna tisse auparavant des sorts de Relaxation et Sommeil réparateur pour aider la récupération de Lirna, qui a frôlé la mort.

Nous arrivons au village nain de Cobal. C’est de ce village que les pièces des galions récupérées en montagne viennent, avant d’être vendues à Throal. Ces pièces seraient arrivées en même temps que des cargaisons de souffre.
Nous cherchons donc le responsable des ventes de souffre : on apprend que c’est un certain Gnus, un nain. Les autres marchands ne savent pas d’où ces pièces viennent. Nous allons donc chez Gnus, et ce dernier nous révèle que les pièces ont été achetées par un de ses gars au grand marché, à un troll. Dans la région, il y a un marché hebdomadaire regroupant les vendeurs de tous les villages du coin. Retrouvant cet associé, il nous indique un troll dont la cabane est isolée plus au nord du village : Géo Fourg’tout.
On passe entre temps voir l’apothicaire humain pour revendre les yeux du basilic.

Nous partons donc en début d’après-midi pour la cabane de Géo Fourg’tout, qui habite une cahute trolle en pierre dont la serrure ne résiste pas aux pouvoirs de Celyanaa.
A l’intérieur, le troll est mort sur sa table brisée. Après une rapide inspection, pour Celyanaa, sa tête a été fracassée avec un objet contondant, et la pièce a été fouillée et mise-en vrac pour dissimuler le tout. Il manque entre autres son matériel d’exploration, et dans le double fond d’un coffre, nous trouvons un très vieil étendard throalien, une cuillère ancienne, … des objets des anciens galions !
De plus, nous découvrons une pierre non scellé dans le mur, dissimulant un livre de compte. Il y est écrit que Grauk est celui à qui il a acheté le matos. Et une carte griffonnée indique son village !
En sortant devant la maison nous retrouvons des traces de pas quittant celle-ci, taille troll… Mais ces événements semblent avoir eu lieu il y a 15 jours !
Nous prenons tout de même le temps d’enterrer le corps à la mode troll. Puis nous nous éloignons de la maison pour dormir à la belle étoile, mais le ciel se joue de nous car il se met bientôt à pleuvoir, nous devons nous réfugier dans la cabane pour passer la nuit.
Au matin, Celyanaa monte Tinsoo pour aller chercher les nains de notre expédition.

Une fois réunis, nous reprenons la route mais progressivement le froid et la neige s’abattent sur nous, et ceux mal équipés commencent à terriblement souffrir ! Calypso tente bien de monter sur une mule, mais les nains refusent. Le T’skrang, lui, y parvient en abordant les nains avec plus de finesse.
Face à une énorme plaque de glace, les nains prennent le temps de tailler des marches. Calypso dont le corps est endolori par le froid glisse et manque de peu la chute mortelle en se rattrapant à l’aide de son piolet.
Après de longues heures de marche, nous apercevons des formes blanches se déplaçant dans le ciel. Calypso reconnait des singes des neiges, une quinzaine ! Arrivés à portée ils tissent des chaînes de glaces sur nous, comme s’ils attrapaient des éléments du ciel pour nous les envoyer une fois façonné en chaînes, et nous nous trouvons entravés dans la glace !
Heureusement, leur assaut en piqué n’est pas trop violent pour les combattant aguerris que nous sommes !
Celyanaa teste ses nouveaux sorts : elle en ligote un qui chute. Soudain, un gros singe tombe devant Léorak et lui hurle dessus, assurément le chef de la meute !
Nous faisons de lourdes pertes aux singes, et mes compagnons se jettent tous sur le grand singe qui subit des assauts magiques, les coups virevoltant du danseur de guerre, et les coups de marteau puissants de l’obsidien, qui finit par lui rentrer la tête dans les épaules.
Les singes survivants battent en retraite. Mais une fois le tumulte des combats retombés, nous découvrons que les singes sont parvenus à tuer 3 nains de notre compagnie ! Hélas, nos frères throaliens semblent assez faibles.

Une fois les blessures pansées, nous reprenons la route en hâte car une tempête de neige se lève ! Le froid est particulièrement mordant et nos chairs se meurtrissent. Celyanaa, grièvement blessée par ces conditions climatiques apocalyptiques, doit se réfugier sous ma cape avec Lirna. Nous cherchons en vain un abri, mais la visibilité gène grandement les recherches.
Finalement Gruuth découvre enfin une crevasse menant à une caverne où nous abriter, et par chance, l’ensemble de la troupe peut s’y réfugier, les Passions soient louées !

Par contre, nous comprenons vite que la grotte est habitée au vu des ossements présents de ci de là…
Pendant que les nains éreintés montent le camp, nous découvrons au fond de la cavité un trou dans la pierre. Mèneraient-ils à des galeries ? Des occupants potentiellement hostiles ? Calypso pense qu’il ne faut pas déranger les éventuels occupants, mais nous ne pouvons pas nous permettre de nous faire surprendre par des créatures sauvages, d’autant plus vue l’état de nos compagnons après la tempête de neige ! Nous décidons donc, par prudence, d’aller y jeter un œil.
Hélas, le trou ne permet pas à un troll de passer, et Celyanaa après avoir bu une potion, décide d’y aller en voletant. Elle semble pressée de pouvoir se reposer au calme ! Le reste du groupe se tient prêt à toute éventualité.
Je ne vois pas ce qui se passe du côté de notre courageuse sylpheline, mais nous sentons soudainement un violent nuage de froid sortir du trou et inonder la caverne tout entière ! Et ce froid s’avère être encore plus mordant que celui de la tempête de neige ! Des cris de créatures accompagnent ces glaces ! Les créatures appelleraient-elles du renfort ?! Désolé les gars, on ne cherchait pas spécialement la bagarre, mais c’est nous ou vous ! Comment les nains vont-ils survivre à de telles attaques !?
Des grognements annoncent l’arrivé de bêtes à l’entrée : je reconnais tout de suite des blaireaux des neiges ! Leurs attaques de givre ont la réputation d’être terribles !
Nous nous ruons à leur rencontre et mettons toute notre énergie à les mettre hors d’état de nuire pour que leurs nuages de froid cessent ! Un blaireau des neiges plus petit quitte le trou où est partie Celyanaa, toujours accompagné de son terrible nuage de froid, et nous mettons fin à sa vie avant qu’il ne cause plus de dégâts à nos frêles compagnons.
Une fois le fracas des armes terminé, nous découvrons les nains regroupés en cercle autour d’And bourg, ce dernier a les mains ensanglantées : il semble avoir sauvé les nains du froid, mais ses blessures semblent sérieuses ! Le brave nain peut se targuer d’avoir sauvé des vies.
Nous comprenons tristement au vue des corps que c’était une famille de blaireaux des neiges qui défendait son territoire, mais nous ne pouvions nous permettre de quitter ce refuge et affronter à nouveau la tempête de neige, c’était eux ou nous…
Prononçant tout bas les paroles que prononcent les chasseurs trolls de mon clan, pour féliciter ces créatures pour leur bravoures et les remercier pour leur fourrures et leur viande qui permettrons aux nôtres de vivre, je récupère les fourrures des quatre blaireaux, ce serait un non-sens de les abandonner là.

Calypso, le regard figé sur les corps sans vie des blaireaux, nous annonce brusquement qu’elle quitte le groupe, trop de divergence, on ne l’écoute jamais, écœurée que nous ayons tué les blaireaux…
Nous sommes tous interloqués ! Nous cherchons en vain à en parler, mais elle ressent un trop grand malaise pour pouvoir échanger avec nous ce soir.
A bien regarder ce qui s’est passé ce soir, c’est toujours triste d’avoir dû tuer une « famille » de blaireau des neiges. (Sachez que de nombreux chasseurs ne s’embarrassent pas de ce type de considérations, et nombreux sont les enfants trolls à être vêtus de peau de jeunes bêtes sauvages…) Mais honnêtement, nous ne savions pas que And’ Bourg se sacrifierait pour protéger les nains. Sans lui, et si nous avions pris le temps d’essayer de mettre hors combat les blaireaux sans les tuer (et je ne suis pas sûr que ce fut possible), nous aurions perdu les nains. Et comment empêcher, même ligotés, leur capacité à diminuer brutalement la température ? C’était eux ou nous. Ne pas explorer le trou au fond de la grotte ? C’eut été totalement inconscient, car jusqu’à présent, toutes les bêtes sauvages rencontrées nous ont agressés ! Et au final, les parents nous auraient agressé au beau milieu de la nuit, les blaireaux adolescents se seraient joint à eux pour un résultat surement assez similaire, si ce n’est de lourdes pertes naines dans nos rangs…

Je suis à la fois surpris et touché par cette sensibilité que je ne lui pensais pas, Calypso est une femme très mystérieuse.
J’espère que la nuit lui portera conseil et qu’elle se ravisera demain, pour poursuivre sa route avec nous, elle est membre à part entière des Porteurs d’espoirs, et il nous arrivera de ne pas tous nous entendre ou de faire des erreurs, la vie est ainsi faite.
(Et si elle veut nous quitter dans la nuit, je l’assomme ! Je ne vais pas la laisser se suicider dans le froid !)

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Re: Earthdawn - Résumés de partie - Carnets de voyage des Porteurs d'Espoir

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