Carnets de bord de John J. Culinan

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Carnets de bord de John J. Culinan

Message  Patrick JDR le 27/11/12, 02:31 pm

Prélude :

Après avoir obtenu le déblocage de crédits de la Texaco en vue de détacher un représentant pour participer à l’expédition Starkweather & Moore, j’ai postulé et obtenu mandat du conseil d’administration pour me rendre en Antarctique en vue d’y développer les intérêts de la firme, les sous-sols du Pôle devant sans aucun doute être fertiles.
La Texaco a fait part de ma candidature au départ aux organisateurs de l’expédition, un rendez-vous me fut donné le 15 juillet 1933 à New-York au sein de l’hôtel Amherst, afin de rencontrer Starkweather & Moore.

La rencontre fut brève, après avoir confirmé la prise en charge par la Texaco du matériel de forage ainsi que de l’ensemble du carburant nécessaire à l’expédition, Starkweather, homme fantasque, prêt à manger du cirage pour briller en société, se félicita de mon adhésion à son projet. Moore, pragmatique, se révéla plus intéressé par mes compétences en vue de cette expédition, il fut rapidement rassuré sur ce point.

Ils me donnèrent rendez-vous pour le 1er septembre, avec le matériel, en vue de l’embarquement.
Lors de la préparation, je profitai de mes contacts avec Moore pour faire recruter Albert Gilmore dans l’équipe de forage, homme dont la compétence n’était plus à démontrer, je savais qu’il serait un atout pour cette expédition.
J’ai demandé la liste des membres d’équipage et de l’expédition pour m’assurer qu’aucun n’était lié à la concurrence. J’ai alors constaté avec plaisir la présence parmi les guides de l’expédition de Peter Sykes, avec qui j’avais déjà travaillé à de nombreuses reprises au Canada.

Après avoir fait préparer et expédier mon avion personnel, le matériel de forage et une bonne dose d’explosifs pour chargement sur le navire, ainsi que les réserves nécessaires de carburants, j’ai pris le temps d’organiser la gouvernance de la filiale Canadienne afin d’être prêt au départ.

Le 1er septembre, je me suis rendu à un nouveau rendez-vous à l’hôtel Amherst.
Après avoir été logé dans une chambre correcte et simple, je me suis rendu sur le quai où se trouvait la SS Gabrielle. Le chargement était commencé dans une joyeuse désorganisation… Moore faisait son possible mais ne parvenait pas à lui seul à compenser le manque de rigueur de Starkweather.
Après une séance photo et une visite médicale de routine, je fis la rencontre de Kalista Anatolieva Alexeieva, une archéologue qui ferait partie de l'expédition. Belle femme, aventureuse, qui, je ne peux le cacher, éveille ma curiosité et mon intérêt.

Nous fîmes la rencontre de l’ensemble des membres de l’expédition :
- James Starkweather – Explorateur, organisateur de l’expédition et grand communiquant prêt à tout pour que son nom soit à la une de la presse et laisse une empreinte dans l’histoire ;
- Son faire valoir, Brian Smith, journaliste chargé de le maintenir en permanence dans la lumière ;
- William Moore – Paléontologue rigoureux, âme scientifique de cette expédition cherchant à marcher sur les pas de Lake ;
- Peter Sykes, Responsable des Guides et conseiller direct de Starkwaether, il conviendra de veiller à ce que James lui prête toujours une oreille attentive !
- Nils et Gunnar Sorensen, les guides spécialisés dans les climats polaires ;
- De nombreux scientifiques :
* La jolie Kalista Anatolieva Alexeieva, Archéologue aventureuse,
* Willard Griffith, Géologue accompagné de son assistant Charlie Porter,
* Morehouse Bryce, Paléontologue accompagné par son assistant Timothy Cartier,
* Charles Myers, Archéologue accompagné d’Avery Giles, son assistant,
* Pierce Albermarle, Météorologue, avec son assistant Douglas Orgelflinger,
* Samuel Winslom, Glaciologue ;
- L’équipe du camp : Tomas Lopez, Hidalgo Cruz, Maurice Cole et William Danford ;
- La sécurité assurée par David Packard et Dryx Ozzy ;
- Le docteur Richard Greene ;
- Les techniciens :
* Louis Laroche, spécialiste radio,
* Michael O’Doul et Albert Gilmore, l’équipe forage ;
* L’équipe traineau formée par trois personnes en « lutte d’influence » : Gregor Pulaski, Enke Fiskarson et Olav Snabjorn ;
* Deux pilotes faisaient partie de l’équipe : Douglas Halperin et Ralph Dewitt, un voltigeur qui m’apparut sympathique ;
* Enfin, trois mécaniciens : Lawrence Longfellow, Alan « Colt » Huston et Patrick Miles.

Nous passâmes trois jours à participer au chargement et surtout au contrôle du matériel. Starkweather avait multiplié les erreurs et approximations dans ses commandes, tout devait être systématiquement contrôlé.
Je fis partie de l’équipe chargée d’aller récupérer les Boeings, une petite voltige avec un gros cul me permit d’apprécier le sang froid de Ralph Dewitt !

Tout le matériel de forage avait été chargé et contrôlé avec rigueur.

Concurrence et recyclage de marins usagés

Nuit du 4 au 5 septembre :
Nous sommes réveillés au milieu de la nuit par Starkweather qui tambourine à la porte de Moore… Acacia Lexington lui ferait concurrence… Elle monterait une expédition… Starkweather décide d’avancer le départ au 10 au lieu du 14 septembre.
Lexington est une aventurière, femme d’affaires efficace et renommée pour racheter et démanteler des entreprises, elle a toutefois la réputation d’utiliser des méthodes parfois discutables.

Réunion du 5 au matin : (Annexe 15)
Stakweather ne veut pas qu’Acacia soit la première femme à poser le pied sur l’Antarctique. Nous partirons le 8 ! Une personne supplémentaire sera affectée à la sécurité : William Saint Jones, enquêteur anglais très renommé.
Starkweather fait le tour de la presse pour faire savoir que Kalista sera la première femme à poser le pied sur l’antarctique ! savoir si nous serons prêts au départ ou non ne fait pas partie de ses préoccupations...

Le 6 au matin :
Moore et Starkweather ne sont pas au briefing.
En arrivant sur les quais, les dockers travaillent un peu mollement, je les galvanise, nous allons à bord et sommes accueillis par le second : Henry Vredenburgh.
Des journalistes font du bruit sur le quai, ils enquêtent sur le décès du Capitaine Douglas, l’ancien capitaine de l’expédition de 1931, censé être en contact avec Starkweather en vue de prendre le commandement de la Gabrielle.

Je pars vers l’hôtel pour retrouver Starkweather & Moore, je prends le journal au passage (Annexe 16). Ils sont au quatrième, je me renseigne sur l’adresse à New York de Douglas, Smith me fait savoir qu’il la connait.
Nous rejoignons Stark & Moore au 4ième. Après nous être frayé un chemin au travers des journalistes agglutinés, nous finissons par rebrousser chemin, considérant que Stark et Moore en auront pour un moment. Récupérant Saint Jones, Smith et moi nous dirigeons vers l’ascenseur, espérant rejoindre l’hôtel où séjournait Douglas. Nous sommes interceptés par Hansen, qui enquête sur l’affaire et nous pose quelques questions, puis nous prenons l’ascenseur, récupérant Alan Huston au passage, qui montait pour voir Starkweather.

Nous nous rendons à l’Hôtel Westburry où séjournait Douglas. Sur le chemin, je m’aperçois que nous sommes suivis, nous semons le véhicule conduit par un homme en impair, probablement un policier.

Arrivant à l’hôtel, nous apprenons que la chambre de Douglas est gardée, nous louons la porte mitoyenne et nous y rendons. La chambre de Douglas a été retournée (Annexe 17). Nous la fouillons et trouvons un certain nombre de documents, ainsi que de la correspondance (Annexe 18) et deux photos sous cadres (montrant le navire SS Arkham et deux hommes, un capitaine et un homme qui doit être de sa famille à en juger par les caractéristiques physiques communes).

Nous trouvons des carnets de bord de 1920 à 1933, il manque 30 et 31.

La police arrivant sur les lieux, nous nous éclipsons. Nous nous faisons agresser dans la rue, Alan et Saint Jones font fuir les agresseurs avec un tact digne des bûcherons canadiens.

Sur les papiers, je trouve les éléments suivants (dos Annexe 18). Le Purple Cup est un bar de marins dans le quartier, ouvert uniquement le soir.
Gérald Brackman est un notaire. L’adresse de Philip (le frère de Douglas) est à une demi-journée de voiture, dans l’état de New York.
Nous déjeunons à l’hôtel avant de décider que faire. L’inspecteur Hansen se pointe et embarque tout le monde au commissariat, me laissant seul.
Je décide d’appeler Lexington, sans succès. Je prends un rendez-vous avec Brackman, le notaire, à 20 heures.

Je pars avec Kalista chez Miss Lexington, j’essaye de la voir, allant jusqu’à la menacer de faire part à la police de ses contacts avec Douglas. Devant son refus, je pars au commissariat pour donner les éléments trouvés dans la chambre de Douglas à Hansen (après en avoir toutefois effectué une copie). Je le préviens de mon rendez-vous avec le notaire et de la possibilité que nous nous rendions au Purple Cup.
Je me renseigne sur Lexington, c’est la Texaco qui lui fournit son essence, je fais le nécessaire pour lui bloquer ses approvisionnements en lui faisant savoir qu’elle peut récupérer son approvisionnement en prenant contact avec moi.

Je vais voir Starkweather avec Kalista pour lui demander les noms des anciens membres de l’expédition Miskatonics qu’il avait approchés :
- Le Capitaine Douglas – Le Professeur Pabodi – Mac Tighe (travaille dans station de radio – Kingsport) – Sherman, Williamson et Wylie. Tous ont refusé d’y retourner.
- Il a toutefois réussi à engager Grimes, Brewer et Wykes, trois anciens marins de l’Arkham.

Saint Jones et Smith retournent à l’hôtel miteux pour aller sur les traces de l’allemand qui importunait Douglas… Il a signé le registre sous le nom de « Sothcott ».

A 18 heures, Lexington m’appelle, elle finit par accepter de me donner un rendez-vous sur son navire, le lendemain à midi.

Nous nous rendons chez Brackman. Il nous apprend avoir vu Douglas le 4 septembre, pour un acte dont il ne nous apprend rien. Douglas s’est inquiété de sa fin de vie mais ne se pensait pas en danger de mort immédiat.

Nous allons ensuite au Purple Club. Nous apprenons que Douglas et nos trois marins s’y sont retrouvés la veille au soir. Ils ont parlé assez longuement, de Lexington et Starkweather. La police descend et ferme le bar.

7 septembre : Enterrement Douglas à 9h, église Ste Brigitte.
Nous nous rendons à l’enterrement (présents Brackman, Starkweather, deux marins et un journaliste, ainsi qu’Hansen). Le frère de Douglas nous explique qu’au retour de l’expédition de 1931, Douglas faisait des cauchemars et avait beaucoup bu, pour oublier … la folie, le froid l’isolement du grand sud… le rongeaient. Il mit très longtemps à s’en remettre. Il nous apprend hériter des biens de son frère, suite à changements effectués par Douglas sur son testament.

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